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ENSEIGNE ,ELECTRIQUE,
La présente invention concerne les enseignes et dispositifs de présentation similaires et plus particulièrement, les appareils comportant un ou plusieurs tubes électriques à décharge;, c'est-à-dire des corps creux remplis de gaz ou de vapeurs,portés à la luminescence par un champ électrique alternatifappliqué extérieurement, de préférence un champ à haute ou radio- fréquence
Avec la plupart des enseignes et dispositifs de présentation simi- laires usuels comportant des tubes à décharge remplis de gaz ou de vapeurs;, il est nécessaire de brancher séparément les électrodes d'excitation de cha- que tube aux différentes bornes de la source fournissant le fluide d'excita- tion.
La nécessité de ces branchements séparés impose des limites rigoureu- ses à la facilité de 7.-'agencement et du changement périodique du sujet pré- senté par l'enseigne. Pour augmenter la facilité de déplacement et de chan- gement des tubes à décharge, on a déjà proposé d'utiliser un champ alternatif à radio=fréquence)) mais les agencements de ce genre n'ont pas été satisfai- sants par suite de la difficulté d'obtenir une excitation uniforme de plu- sieurstubes séparés, et par suite des difficultés résultant du rayonnement donnant lieu à des interférences avec d'autres appareils électriques ou ra- dio-électriques.
Le but de la présente invention est de créer une enseigne ou un dispositif de présentation similaire capable de fonctionner en radio-fréquen- ce et permettant le changement extrêmement simple et facile des tubes à déchar- ge et (ou) la modification de leurs positions relatives, enseigne dont la ra- diation est négligeable et qui est d'une construction simple et facileo
Suivant une caractéristique de l'invention,, le ou les tubes à dé- charge du dispositif sont disposés entre une première électrode en forme de plaque et une deuxième 'électrode,, qui est au moins partiellement translucide
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ou transparente, entourant et enfermant sensiblement la première électrode,
ces électrodes étant agencées pour être branchées respectivement aux bornes d'une source appropriée de tension à haute fréquence, avec la deuxième électro- de ou électrode extérieure reliée à la masse, cette dernière électrode fai- sant ainsi office d'écran pour empêcher ou pour réduire le rayonnement d'éner- gie à haute fréquence par le dispositif.
Dans un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, la première électrode et une partie de la deuxième électrode présentent des surfaces sen- siblement planes, parallèles entre elles, avec les tubes à décharge formant un dessin quelconque intercalés entre ces électrodes de façon qu'ils soient largement excités dans une direction transversale, au lieu de produire de la manière plus usuelle une décharge longitudinale entre des électrodes placées aux extrémités opposées d'un unique intervalle de décharge nécessairement non ramifié.
L'invention s'étend également à la réalisation d'un signe ou élé- ment de présentation facilement amovible, par exemple une lettre alphabétique ou un chiffre, et qui comporte un corps creux en verre ou une autre matière transparente ou translucide, coudé, moulé ou façonné d'une autre manière à la forme désirée, des moyens pour monter l'élément de présentation sur un support fixe, et un organe élastique de compression et de liaison entre le corps creux et ces moyens de montage.
Dans un mode de réalisation préféré du signe ou autre élément de présentation, le corps creux est muni d'une électrode conductrice ou semi- conductrice sur le côté 'opposé à celui par lequel la décharge doit être obser- vée, et le dispositif de montage ainsi que l'organe élastique intercalé sont agencés de façon que l'électrode précitée soit électriquement reliée à un conducteur faisant partie du support de montage.
Grâce à l'agencement dudit organe élastique intercalé, un ou plu- sieurs signes de présentation montés sur le support fixe peuvent être recou- verts par un élément transparent ou translucide, et maintenus en contact avec la face intérieure de cet élément qui peut être une plaque de verre par exemple.
Si cet élément de couverture transparent ou translucide est consti- tué pour former une deuxième électrode ou contre-électrode, de la manière indiquée précédemment au sujet de la première caractéristique de l'invention, ce contact avec le corps creux du ou des signes ou éléments de présentation améliore le degré d'excitation grâce à l'intervalle raccourci entre les élec- trodes auxquelles est appliquée l'énergieo De plus, cet agencement réduit le risque de détérioration mécanique des signes, tandis que les tolérances de fabrication sont augmentées en ce qui concerne l'épaisseur finale des signes ou autre éléments de présentation.
Pour mieux faire comprendre ces caractéristiques et d'autres carac- téristiques de l'invention, on décrira ci-après quelques modes de mise en oeu- vre en regard du dessin annexé sur lequel :
La fig. 1 est une vue de face, et la fig. 2 une vue en coupe ver- ticale transversale suivant la ligne II-II de la fig. 1, d'un mode de réali- sation d'une enseigne suivant l'invention.
La fig. 3 montre le schéma des circuits électriques du dispositif représenté aux figs. 1 et 2.
Les figs. 4, 5 et 6 sont des vues partielles en perspective de quelques modes de réalisation de la partie transparente de la deuxième élec- trode ou électrode extérieure.
La fig. 7 est une vue en perspective, et la figa 8 une vue en cou- pe verticale transversale suivant la ligne VIII-VIII de la fig. 7, d'un mode de réalisation d'un signe mobile suivant l'invention.
La fige 9 est une vue en perspectives, et la fig. 10 une vue par- tielle en coupe verticale transversale suivant la ligne X-X de la fig. 9, d'une variante de réalisation du signe.
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Les figs. 11 et 12 montrent des modifications de certains détails des signes.
Dans le cas des figs. 1 et 2, l'enseigne représentée comporte une première électrode 10 sous la forme d'une plaque plane en tôle et une deuxiè- me électrode 11 formant le panneau de face d'une boite 12 entourant et enfer- mant complètement la première électrode 10. Cette boîte 12 est essentiellement faite en feuillard et comporte des parois en bout 13,une paroi postérieure 14, et un socle creux 15. La forme de la section verticale transversale est sensiblement triangulaire ainsi que l'indique la figo 2, de sorte que le pan- neau frontal constitué par la deuxième électrode 11 est légèrement incliné par rapport à un plan vertical.
La première électrode 10 est montée à l'intérieur de la boîte 12 sur des isolateurs 16 portés par des supports 17 fixés aux parois en bout 13.
La deuxième électrode 11 se présente sous la forme d'un panneau transparent, de préférence constitué, (de la manière indiquée sur la fig. 4), par deux plaques de verre 18, 19, entre lesquelles sont intercalés en grand nombre des fils métalliques parallèles très fins 20, électriquement reliés en- tre eux sur deux bords opposés du panneau-électrode pour former un écran con- ducteur ou écran de Faraday.Ce panneau électrode transparent mais conducteur est monté dans un cadre-21 auquel il est relié électriquementet qui est ar- ticulé en 22 le long de son bord,,supérieur à l'autre partie de la boîte 12 pour permettre l'accès à l'intérieur de l'appareil, et notamment à la premiè- re électrode 10,
par simple relèvement dudit cadre 21. Celui-ci est muni d'un interrupteur de sûreté 23 qui coupe automatiquement l'arrivée du courant de la source chaque fois qu'on ouvre le cadre 21.
Entre la première électrode 10 et la deuxième électrode ou paroi 11 sont disposés un ou plusieurs signes ou éléments de présentation 25,con- tenant chacun un tube à décharge 26 dont la luminescence doit assurer la pré- sentation. Ces éléments sont intercalés entre les électrodes, et on les voit de l'extérieur à travers l'électrode transparente 11. L'excitation des tubes 25 est assurée par un champ électrique alternatif à haute fréquence ou radio- fréquence engendré entre l'électrode 10 et l'électrode transparente à écran 11. L'énergie oscillante nécessaire est fournie par un oscillateur à radio- fréquence 27 logé dans le socle 15 de la boîte avec une source d'énergie 28 branchée sur le réseau.
Le schéma des circuits est représenté sous la forme de blocs sur la fig. 3. On voit qu'une borne de sortie de l'oscillateur à radio-fréquence est reliée à l'électrode intérieure ou électrode "vive" 10, tandis que l'au- tre borne est reliée à la boîte 12 et à la deuxième électrode il$) qui sont à leur tour reliées à la masse ou à la terre de la manière indiquée sur la fi- gare. Dans les conducteurs d'alimentation est intercalé un filtre 24 pour les ondes à radio-fréquence. Si on le désire, on peut également intercaler un dis- positif de clignotement 29 par lequel les oscillations à radio-fréquence peu- vent être interrompues et rétablies d'une manière répétée, le fonctionnement de ce dernier dispositif étant alors commandé par un interrupteur 30.
Dans un agencement de ce genre, les éléments 25 peuvent être placés dans des positions quelconques avec des orientations également quelconques entre les panneaux-électrodes 10 et 11., sans qu'il soit nécessaire d'utili- ser des dispositifs spéciaux pour le branchement électrique des éléments.
Au lieu de construire le panneau-électrode transparent ou translu- cide 12 de la manière précédemment décrite,on peut également le constituer de la manière indiquée sur la fig. 5, avec deux plaques espacées 18, 19 en verre ou une matière similaire, l'intervalle 40 entre ces plaques étant rem- pli d'un fluide tel que la glycérine, une solution de sel, ou du silicate de sodium.
Dans une autre variante, telle que la montre la figo 6 une résil- le métallique 41 est intercalée entre deux plaques de verre 18,19. Dans d'au- tres modes de réalisation,on peut former une grille ou trame métallique par impression avec ezne solution d'argent colloïdal et cuisson consécutive en vue
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de la conversion de la solution en argente Dans d'autres variantes,on peut appliquer sur une plaque de verre un revêtement conducteur transparent et min- ce par exemple d'une épaisseur moléculaire, en métal ou en oxyde d'étain, ou utiliser une toile métallique seule y out encore une matière transparente ou translucide électriquement conductrice.
Un mode de réalisation préféré de chaque signe ou élément de pré- sentation 25 est représenté plus clairement sur les figs, 7 et 8, qui montrent uniquement à titre d'exemple le caractère alphabétique "H". Ce signe compor- te un tube à décharge 26 constitué par un tube en verre 31 de section circu- laire ou autre,coudé et (ou) raccordé dans un seul plan pour se présenter sous la forme nécessaire. Ce tube est soudé, évacué et rempli d'un gaz ou d' une vapeur à faible pression, par exemple du néon. La moitié du pourtour ex- térieur, qui doit faire face à la première électrode ou électrode "vive" 10, est recouverte d'une matière électriquement conductrice ou semi-conductrice., par exemple une pellicule métallique indiquée en 32.
Ce revêtement, destiné à rapprocher l'électrode 10 de la masse gazeuse à l'intérieur du tube d'une manière décrite plus loin, est de préférence constitué pour présenter une fa- ce intérieure réfléchissante en contact inti.me avec la face extérieure du tu- be. De plusla couleur de ce revêtement est de préférence choisie telle qu' elle accentue ou modifie d'une manière appropriée la couleur de la décharge proprement dite.
Le tube 26 est monté sur un support 33 avantageusement en matière plastique moulée et isolante ayant une forme qui correspond sensiblement à celle du signe ou caractère désiré. Dans la face antérieure du support 33 est pratiquée une gorge 34 destinée à recevoir jusqu'à la moitié de la section du tube 26,de façon que le revêtement 32 soit masqué. Le tube est fixé dans la gorge du support par un moyen approprié, par exemple un cimenttandis que la face postérieure du support est évidée en 35 pour recevoir de petits blocs 36 à aimantation permanente. Ces blocs 36 sont montés à coulissement dans le support par des broches à tête 37 engagées dans des douilles métalliques 38 encastrées dans le support. Les blocs 36 sont normalement sollicités d'avant en arrière, c'est-à-dire en partant du tube à décharge 26, par de légers res- sorts hélicoïdaux 39.
Ces ressorts hélicoidaux 39 assurent la liaison élec- trique entre le revêtement conducteur 32 sur la face postérieure du tube à décharge 26 et les blocs 36 et, par conséquent, avec le panneau-électrode 10, lorsque les blocs à aimantation permanents sont appliqués sur celui-ci pour maintenir le signe ou caractère dans une position désirée quelconque avec une orientation également quelconque.
L'agencement du support 33 autour du tube à décharge 26 est des- tiné à réduire la fragilité du signe ou caractère. De plus, ce support peut être fait en une matière d'une couleur appropriée faisant apparaître le sig- ne même si le tube proprement dit n'est pas porté à la luminescence. Le sup- port peut porter, sur sa face supérieure et (ou) sur ses faces latérales, un revêtement de poudre ou peinture fluorescente destiné à augmenter la lumino- sité. On peut également incorporer une matière fluorescente au support.
Les figs. 9 et 10 montrent une variante du signe ou caractère 25; Dans ce cas, le tube à décharge 26 'est fixé par des moyens appropriés à la face supérieure d'un support en forme de plaque 33 constitué de préférence par une boîte rectangulaire creuse 52. Le tube 26 est monté sur le couvercle 53 de la boite, tandis que le fond 54 est évidé pour recevoir des blocs à ai- mantation permanente 36 montés à coulissement. Ces blocs.sont munis d'une bri- de latérale 55 limitant le déplacement vers l'extérieur sous l'action de lames élastiques 39, qui assurent comme précédemment la liaison électrique entre le bloc et le revêtement 32 du tube 26.
Dans ce mode de réalisation, le tube 26 présente une section trans- versale qui n'est ni constante, ni circulaire. Cet avantage résulte de l'ex- citation transversale du tube à décharge et permet de présenter des signes ou caractères à corps lumineux de largeur et de pourtour variables. Si on le dé- sire,, on peut appliquer sur le tube à décharge 26 un deuxième revêtement con- ducteur ou semi-conducteur 32a, diamétralement opposé au premier revêtement
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32, et destiné à favoriser l'excitationo Ce deuxième revêtement doit être nettement transparent ou translucide.
Au lieu d'utiliser le dispositif précité à aimants permanents pour la fixation et la liaison électrique du tube avec la première électrode ou électrode "vive" 10,on peut prévoir d'autres moyens tels que celui de la figo 11,comportant une ventouse 43 en caoutchouc électriquement conducteur ou en matière équivalente fixée à la face inférieure du support 33 et reliée électriquement, par exemple à l'aide d'une lame élastique 44, au revêtement métallisé 32 sur la moitié inférieure ou' postérieure du tube 26. Dans cer- tains cas on peut même utiliser le moyen plus simple, constitué par des fiches ou des crochets coopérant avec un panneau électrode 10 perforé.
Dans ce dispo- sitif à éléments non magnétiques, l'électrode 10 peut être également faite en matière non magnétique- par exemple en aluminium. On peut alors même la rendre transparente ou translucide comme la deuxième électrode 11.
Les tubes à décharge peuvent être constitués d'une manière connue, avec des remplissages différents en gaz et (ou) en vapeur, pour l'obtention d'une luminescence en couleurs différentes. Si on le désire., les tubes peuvent recevoir des revêtements fluorescents ou d'autres moyens destinés à modifier les couleurs.
L'excitation de tubes à décharge en atmosphère gazeuse par des champs électriques à haute fréquence élimine la nécessité du montage d'élec- trodes à l'intérieur des tubes. Mais on a trouvé que leur décharge luminescen- te est d'une autre couleur et généralement moins brillante que celle qu'on ob- tient avec le même remplissage et avec des électrodes intérieures. Cet effet est attribué à une contamination plus importante du remplissage gazeux par sui- te de l'absence d'un moyen de nettoyage existant dans les procédés de fabri- cation usuels, dans lesquels on surcharge le tube en appliquant une tension appropriée aux électrodes à la fois pendant l'évacuation et pendant le rem- plissage avec un gaz.
Suivant une autre caractéristique de la présente invention:, on ré- duit ou évite cet effet non désiré par une opération de getter ou d'absorp- tion dans l'espace de décharge du tube, si celui-ci ne contient pas d'élec- trodes. L'introduction du getter ou matière d'absorption nécessaire fait naî- tre une difficulté pour empêcher la dispersion non désirée sur la surface du tube et pour la fixation de la matière dans le tube par des moyens ne créant aucune surintensité locale de la décharge dans leur voisinage.
Pour vaincre cette difficultéune caractéristique de la présente invention consiste à appliquer la matière du getter de la manière indiquée sur la fig. 12 sur un petit élément en forme de disque 46,par exemple en mi- ca ou une autre matière électriquement isolante et mauvaise conductrice de la chaleur,inséré dans l'espace de décharge. De préférence, ainsi que le montre la fig-. 12, cette matière absorbante ou getter et son support sont logés dans un prolongement 48 du tube place de façon qu'il soit invisible de l'extérieur.
A cet effet. l'extrémité du tube est repliée à 180 . Le prolongement replié peut être également constitué par le queusot usuel de soudure 49.
Lélément en forme de disque 46 peut s'adapter par sa propre pres- sion. Il est disposé axialement dans le tube et sensiblement dans un plan dia- métral. Il est orienté de façon que la matière absorbante soit dispersée de la manière indiquée en 50 en s'écartant de la partie qui intervient pour fai- re naître la décharge luminescente. Un moyen supplémentaire pour limiter la dispersion de la matière absorbante consiste à couder l'extrémité du disque 46 de la manière indiquée en 51.
Bien entendu, on peut imaginer d'autres modes de réalisation sans s'écarter du principe de l'invention. La forme de l'appareil peut varier sui- vant la forme désirée de l'enseigne. Par exemple? on'peut prévoir une deuxiè- me- électrode transparente ou translucide sur chaque côté d'une première élec- trode commune pour obtenir une enseigne à deux faces. La première électrode peut être divisée en plusieurs sections,l'énergie appliquée à chaque section étant alors commandée par des moyens de commutation cycliques pour l'obten- tion d'une présentation à changements continuels.