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SERRURE PERFECTIONNEE.
La présente invention a pour objet une serrure remarquable en ce qu'elle est constituée, en combinaison, par trois éléments, à savoir une tige métallique dont une extrémité forme pène et qui présen- te une partie formant crémaillère, un élément cylindrique destiné à être engagé dans la porte paral- lèlement à sa tranche et comportant un crochet dans l'ouverture duquel vient s'adapter la tige précitée, un organe venant se placer dans l'axe de l'élément cylindrique précité et présentant une partie dont le pourtour, situé dans le plan de la crémaillère,est agencé de manière à coopérer avec cette crémaillère et ceci de manière à pouvoir, lorsqu'il reçoit un déplacement angulaire,
entraîner la tige précitée en translation mais sans pouvoir être entraîné en rotation par la translation de ladite tigeo
Suivant un mode de réalisation, l'élément cylindrique est cons- titué par une serrure à cylindre et l'organe venant se placer dans l'axe de l'élément cylindrique est solidarisable de l'extrémité du cylindre intérieur de ladite serrure, l'entraînement en rotation de cet organe étant alors, bien entendu, obtenu par la clé de la serrure et empêché tant que la clé n'est pas introduite dans ladite serrure.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, la serrure est double, c'est-à-dire du type comportant deux cylindres identiques de même axe ou encore un cylindre et un bouton à commande manuelle réunis par un pont pré- sentant dans son milieu une partie en retrait formant le crocheta précité.
Suivant un mode de construction préféré, ce pont est constitué - par deux éléments formés chacun par un flan découpé et cambré de manière à' présenter une partie tubulaire et une patte s'étendant au-delà de l'une des extrémités de ladite partie tubulaire et parallèlement à un plan diamétral
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de ladite partie,ladite patte étant destinée à être réunie-avec la patte correspondante du second élément., le plan de mi-épaisseur de ce pont se trouvant dans un plan diamétral de la serrure et chacune des parties tubulai- res étant susceptible de recevoir un organe de commande cylindrique, tel qu'u- ne serrure à cylindre;
Suivant une disposition particulière de l'invention, le profil de la crémaillère a une forme en croix de Malte développée, l'organe coopé- rant avec cette crémaillère étant constitué par un panneton présentant un beu ton d'entraînement excentré et un deuxième bouton d'immobilisation axé sur l'axe dudit élément cylindrique
Suivant une disposition constructive, le panneton présente la for- me générale d'un cylindre, comportant dans son plan médian une gorge dans la- quelle s'engage le profil en croix de Malte développée de telle manière que ce profil coopère avec le bouton central d'immobilisation, le bouton de com- mande excentré étant disposé dans' ladite gorgeo
Suivant une caractéristique de l'invention,
la tige présente une section égale à celle de l'espace compris entre le profil extérieur du panne- ton et la profil intérieur du crochet, de sorte que ladite tige est entourée et guidée suivant la totalité de son profil.
Suivant un mode de construction, la tige est constituée par trois lames parallèles, le profil en croix de Malte étant formé sur la lame centra- le dont la largeur.correspond à celle de la gorge du panneton tandis que les deux autres lames ont une largeur égale à celle d'une des parties cylindriques du panneton situées de part et d'autre de ladite gorgeo
On conçoit que la serrure suivant l'invention ne nécessite plus de boîtier et peut se monter dans une porte ou analogue d'une manière simple et rapide en évitant tout risque d'effraction.
En effet, il suffit, pour monter la serrure, de percer dans la porte, ou analogue;, un trou parallèle à la tranche de la porte et ayant une section correspondant à celle de l'élément cylindrique précitée d'introduire dans ce trou ledit élément cylindrique; de percer dans la tranche de la porte un trou perpendiculaire au premier, ayant la section de la tige précitée, et situé de manière telle que la crémaillère de la tige vienne s'engager, après la mise en place de cette tige dans ce trou, dans le crochet de l'élément cylindrique, tout en venant en prise avec l'organe d'entraînement;
de mettre sur la tranche de la porte une plaquette métallique per- cée d'un trou dont la section est égale à celle du pène, de manière à assurer le guidage de la tige par deux parties métalliques, à savoir :le crochet de l'élément cylindrique et ladite plaquette.
On comprendra que la serrure suivant l'invention présente, en plus de sa simplicité et de son prix de revient très bas, dû au nombre limité d'organes et à l'absence de tout coffret, une inviolabilité parfaite.
En effet, il est impossible de faire exercer sur l'élément rota- tif de la serrure un effort de torsion en agissant en translation sur la ti- ge précitée, par exemple, après avoir percé un trou dans le bois de la porte; il est également impossible de sortir l'élément cylindrique de ladite porte, tant qu'on n'a pas retiré le pène du fait de la liaison en corix entre la ti- ge et l'élément cylindrique et enfin la disposition relative de la tige et du panneton supprime tout interstice entre eux, et par conséquent, toute pos- . sibilité d'introduction d'un outil permettant de faire sauter le profil en croix de Malte du bouton central du panneton qui l'immobilise.
Par ailleurs, dans certains cas, et en particulier dans le cas de coffres-forts et surtout de coffres-forts de banques ou d'hôtels, on cher- che, pour augmenter la sécurité, à utiliser des serrures dans lesquelles le pène est verrouillé par au moins deux dispositifs différents impliquant cha- cun l'utilisation d'une clé individuelle. Cette disposition, en particulier,,'
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ne permet l'ouverture du coffre qu'en présence des deux personnes qui ont chacune leur clé.
Dans le cas de coffres de banques ou d'h@ttels, il est éga- lement hautement désirable de pouvoir changer la combinaison d'au moins une des serrures, celle-ci correspondant à la clé possédée par un client afin que, lorsque le coffre est utilisé par un autre client, celui-ci ait une clé diffé- rente de celle que possédait le client précédente
L'invention vise donc, en outre, une serrure du type général dé- crit ci-dessus, mais agencée de manière à permettre l'utilisation de deux cy- lindres et même de plus de deux cylindres agissant sur le même pène, et ceci sans entraîner de difficultés mécaniques quelconques, les cylindres utilisés étant interchangeables à volonté, et ceci sans qu'il soit nécessaire d'utili- ser le moindre outilo
A cet effet, suivant un autre mode de réalisation de l'invention,
la crémaillère prévue sur le pène a un profil en croix de Malte développé du même type que celui décrit ci-dessus, le panneton de l'une des serrures étant semblable à celui décrit ci-dessus, tandis que le panneton de la deuxième ser- rure ou les pannetons des autres serrures, si l'ensemble en comporte plus de deux, ne portent chacun qu'un seul bouton disposé au centre du panneton et ayant la forme d'un cylindre présentant un méplat, tandis que le bouton dis- posé vers la périphérie du panneton est supprimée Avec cette disposition, pour pouvoir effacer le pêne, il faut d'abord agir sur la ou les serrures ne comportant que le bouton axial à méplat, de manière à amener ce méplat dans la position dans laquelle il est dégagé du cran correspondant en arc de cer- cle du profil en croix de Malte développé,
après quoi il suffit d'agir sur le panneton de la serrure présentant le bouton périphérique pour laisser ce dernier entraîner le pène en translation de façon à l'effacero
Suivant un mode de construction, on prévoit deux (ou davantage) cylindres fixes parallèles dont les pannetons se trouvent dans le même,plan et agissent sur une crémaillère prévue, dans un seul plan de la tige formant pèneo
Suivant un autre mode de construction, on prévoit deux groupes de cylindres, les cylindres de chaque groupe comportant des pannetons situés dans le même plan, la tige formant pène présentant alors deux crémaillères paral- lèles disposées dans des plans-différents dont chacun correspond au plan dans lequel sont situés les pannetons du groupe de cylindres correspondanto On conçoit qu'avec le dispositif suivant l'invention,
il suffit pour changer le cylindre désiré, après avoir ouvert la porte du coffre,de retirer le pène par un mouvement de translation, en agissant dans ce but sur le cylindre ro- tatif dé' la serrure dont le panneton comporte le bouton d'entraînement, aprs quoi chaque cylindre peut être retiré et remplacé immédiatement par un autre sans qu'on ait à utiliser le moindre outil pour effectuer cette opération.
L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détail.- lée qui suit et à l'examen des dessins annexés sur lesquels on a représenté, à titre d'exemples non limitatifs, deux modes de réalisation de l'invention.
Sur ces dessins :
La Fig. 1 représenteen perspective, une serrure à deux cylindres suivant l'invention.
La Figo 2 représente, la même serrure en coupe suivant le plan axial longitudinal du pèneo
La Fige 3 est une coupe de la serrure suivant l'axe longitudinal des cylindres de la serrureo
La Figo 4 montre., à une échelle agrandie, le panneton de la ser- rure.en élévation et en coupeo
La figo 5 représente-en élévation et en coupe axiale le bouton double assurent la solidarisation du panneton avec l'un ou l'autre des deux cylindres intérieurs de la serrureo
La figo 6 est une coupe transversale d'un autre mode de réalisa-
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tion représentant la porte d'un coffre-fort portant un bloc destiné à recevoir des cylindres et un pêne.
La Figo 7 est une coupe longitudinale dudit bloc faite par un plan passant par l'axe A-B de la Fig. 60 La Fig. 8 montre schématiquement le fonctionnement du système des Figso 6 et 7.
La Figo 9 est une coupe faite par un plan passant par l'axe C-D de la Figo 7 et,, La Figo 10 montre le bloc avant la mise en place dés cylindres et du pène, vu dans le sens de la flèche F de la Fig. 6.
Sur ces différentes figures, les organes correspondants sont dé- signés par les mêmes chiffres de référencée
Sur les Figso 1 à 5, on a représenté une serrure du type compor- tant deux cylindres identiques disposés suivant le même axe et réunis entre eux par un pont du type décrit ci-dessus, la tige métallique étant disposée dans le plan médian transversal de la serrure double,sa partie 10a formant crémaillère s'engageant dans l'encoche médiane de ce pont, qui forme dans cet exemple,le crochet ci-dessus mentionnéo
Les deux cylindres de la serrure double viennent se loger dans les parties tubulaires du pont respectivement 1-4 et 2-5, les parties 1 et 2 constituées dans cet exemple, par des chapeaux séparés étant assemblées avec les parties tubulaires 4 et 5, respectivement,
du pont proprement dit avant la mise en place des serrures à cylindre. Le panneton unique 6 disposé entre les extrémités voisines des deux cylindres et solidarisable au choix du cy- lindre intérieur de l'une ou de l'autre serrure est agencé de manière à agir en combinaison avec la crémaillère 10a.
La crémaillère 10a est formée dans une barre 10 de part et d'autre de laquelle sont fixés deux éléments 8 et 9 symétriques par rapport à la bar- re 10 et destinés à assurer son renforcement, son guidage et l'obstruction permanente de l'espace 7.
L'extrémité de cet ensemble de trois barres forme le pèneo
Les deux éléments 8 et 9 présentent dans la partie'destinée à s'engager dans l'espace 7 entre le pont et le panneton une partie découpée, comme indiqué en 13, de macière à permettre cet engagement sans laisser entre le panneton et la base du pont aucun intervalle qui permettrait un jeu laté- ral de la tige et éventuellement l'introduction d'un outil, par un trou décou- pé dans la porte, entre le panneton et le pont pour faire sauter le cran de la croix de Malte en prise avec le bouton central.
La partie 10a porte un pro- fil en croix de Malte développée et est elle-même découpée de telle manière que ledit prof-il en croix de Malte puisse être engagé dans la gorge ménagée à cet effet dans le panneton 6, ce qui permet de prévoir au centre de ce pan- neton un bouton d'immobilisation de ce profil dans ses trois positions possi- bleso L'ensemble est complété par une plaquette de sécurité 14 dans laquel- le est ménagée une ouverture 15 de même section que le pène et qui est desti- née à être vissée à travers les trous 16 sur la tranche d'une porte, ou ana- logue. L'ensemble de la tige se trouve ainsi guidé par deux éléments métalli- ques, le passage 7 du pont 3 et l'ouverture 15 de la plaquette de sécurité 14.
Sur la Fig. 2, on peut voir que le profil en croix de Malte dé- veloppée 10a comporte trois crans en arc de cercle 17 correspondant chacun à l'une des trois positions du pène (dans le cas où celui-ci est à fermetu- re à deux tours)., à savoir : l'ouverture, la fermeture à un tour et la fer- meture à doubla'tour.
Les crans-en forme d'arc de cercle 17 sont séparés par les encoches 21. -Le panneton 6 présente deux.boutons dont l'un;, 18, disposé au centre du panneton a la forme d'un cylindre présentant un méplat 19 et dont l'autre 20, disposé vers la périphérie du panneton 6 a une forme cylindrique. le bouton 18 étant destiné à assurer l'immobilisation et le verrouillage du pêne dans chacune des trois positions précitées et le bouton 20 étant destiné
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à entraîner le pêne de l'une desdites positions à la position voisine.
Dans . la position représentéele bouton central @@ est engage dans le cran médian 17 et immobilise, par conséquent, le pêne dans la position de fermeture à un tour.
Lorsque le panneton tourne, au début de sa rotation, le bouton 18 tourne dans le cran 17 et le pêne ne change pas de position, puis le bou- ton 20 vient s'engager dans l'une des gorges 21, et, à ce momentle bouton 18 présente devant le cran 17 son méplat 19, -de sorte que ledit cran est li- béré du bouton 18 et que le bouton 20, agissant dans la gorge 21 peut dépla- cer le pêne en translation et l'amener dans l'une des deux autres positions dans chacune desquelles un autre cran 17 est en face du bouton 18 ; la rota- tion du panneton se poursuit et le bouton 20 quitte la gorge 21, cependant que la partie cylindrique du bouton 18vient à nouveau verrouiller le pène en s'engageant dans le nouveau cran 17. La clé ne peut être retirée de la serrure que dans.la position angulaire-du bouton 20 représentée sur la Fig.
2,c'est-à-dire quand le pène est verrouillé dans l'une de ses trois posi- tions par le bouton 18. Il est donc impossible d'obtenir l'ouverture du pè- ne en agissant sur celui-ci en translation quelque soit l'effort exercé, puis- que le bouton excentré 20 qui commande le pêne est à ce moment complètement dégagé de la crémaillère, celle-ci n9étant en prise qu'avec un organe lisse cylindrique centré sur l'axe de la serrure.
Le panneton 6, comme représenté sur la Figo 4, est constitué par deux cuvettes 22 et-23 soudées l'une à l'autre par leurs fonds 24; ces fonds présentent un segment et une gorge annulaire emboutis 25 et 26, la partie @on emboutie 27'formant, après-la soudure., le bouton de commande 20, tandis que la partie non emboutie 28, forme, après la soudure, le bouton d'immobilisation 18; cette disposition permet l'engagement du profil en croix de Malte dévelop- pée 11 dans la gorge 26, comme déjà indiquéo La fixation de la serrure sur la porte s'effectue au moyen de deux plaques circulaires 28 présentant des trous convenables 29.
La solidarisation du panneton avec l'élément cylindrique tournant (non représenté) de l'une ou l'autre des serrures peut s'effectuer par des .. moyens connus et, par exemple, au moyen de l'organe de solidarisation spécial représenté sur la Figo 5. Cet organe est constitué par deux éléments en ferme d'U 67 assemblés par leurs bases au moyen d'une goupille à deux têtes 68.
La base des "U" a la même section qu'une ouverture rectangulaire 30 découpée dans le fond commun des cuvettes 22-23 et centrée sur l'axe longitudinal de la serrure,de sorte que les éléments 67 ne puissent être engagés dans ladite ouverture que pour une seule position autour de l'axe de la goupille 680 Les branches des "U" sont, de préférence;
, rabattues vers l'extérieur, comme indi- qué en 69 dans un plen parallèle à leur basée L'étendue dans la direction axiale de la serrure des parties des branches des "U" destinées à coulisser dans l'ouverture 30 est égale ou très légèrement supérieure à l'épaisseur du fond commun des cuvettes 22-23 du pannetons De cette manière, lorsque l'un des éléments 67 est engagé à fond dans l'ouverture 30, l'autre élément 67 peut pivoter librement autour de la goupille 68, Les branches de chacun des "U" sont constamment solidaires de l'un des cylindres intérieurs de la serrureo On comprendra donc que dans le cas qui vient d'être envisagé, c'est-à-dire quand 19un des éléments 67 est engagé à fond dans l'ouverture 30, par exemple sous l'action de la clé enfoncée dans la serrure,
ledit élément 67 solidarise le cylindre intérieur correspondant du panneton cependant que du fait que l'au- tre élément 67 est alors libre de tourner sur la goupille 68, l'autre cylindre intérieur est désolidarisé dudit pannetono
En se référant aux Figs. 6 à 10, on voit en 31 un bloc de métal dans lequel sont percés deux alésages, respectivement 32 et 34, qu'ils tra- versent de part en part et qui sont prolongée , mais sur une, partie seule- ment de l'épaisseur du bloc, par des rainures 33 et 35 .disposées diamètrale- ment par rapport aux alésages 32 et 34 respectivement et communiquant avec ceux-ci.
Les serrures à cylindre 36 et 37 sont mises en place dans le bloc 31 par un déplacement axial par la face arrière du bloc dans la direction de la flèche F de la Fig. 6, les ponts respectivements 38 et 40 des cylindres
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36 et 37 étant engagés dans les rainures 33 et 35, respectivemetn, ce qui em- pêche les cylindres de tourner dans le bloc 31.
Chacune des deux serrures cylindre comporte un panneton, respectivement 41 et 42, lesquels, après la mise en place dans la serrure de la clé correspondante, peuvent être entrât- nés en rotation par le cylindre inférieure Les deux pannetons 41 et 42 com- portent chacun un bouton axial, respectivement 18 et 44, de forme générale cylindrique, de même axe que celui du cylindre correspondant et comportant chacun un méplate respectivement 19 et 46. Le panneton 41 du cylindre 36 présente? en plus, un bouton d'entraînement cylindrique 20. Le bloc 31 com- porte, indépendamment des alésages 32 et 34, une fente 48 située dans un plan normal aux axes des cylindres 36 et 37.
Dans cette fente peut se déplacer d'un mouvement de translation une tige 49 dont l'épaisseur est sensiblement égale à la longueur de la fente 48 et dont l'extrémité forme pêne et qui pré- sente une crémaillère en forme de croix de Malte développée, l'épaisseur de cette crémaillère étant égale à la longueur de la gorge des pannetons c'est-à- dire à la distance entre les disques 15. Le rayon de courbure des dents 17 et 17a est égal à celui du bouton 18 du panneton 41. Une gorge 51, ménagée entre ces deux dents a une largeur telle que, lorsque le panneton 41 tourne, le bouton 20 puisse s'y engager. La crémaillère comporte, en plus, une dent 17a dont la courbure est égale à celle du bouton 44 du panneton 42.
La dis- tance entre les plans médians des dents 17a et 17b est égale à la distance entre les axes des deux cylindres 36 et 37. Dans la position des pannetons des deux cylindres représentés sur la Fig. 7, le pène 49 est verrouillé par les deux cylindres du fait que les deux boutons 18 et 44 sont engagés dans les parties arrondies des dents, respectivement 17a et 17b. Afin de pouvoir déplacer le pène 49. c'est-à-dire, dans l'exemple représenté, pour l'effa- cer,on doit tout d'abord faire tourner le cylindre rotatif et le panneton 42 de la serrure à cylindre 37 de 180 .
Dans cette position (voir Fig. 8), le méplat 46 est amené dans une position dans laquelle il est dégagé de la dent 17b, de telle sorte que celle-ci peut se déplacer sans que le bouton 44 -se trouve sur son trajet. A ce moment, en faisant tourner le cylindre ro- tatif de la serrure à cylindre 36 par la clé correspondante, on déplace la crémaillère 49 de la gauche vers la droite, en se référant aux dessins, le bouton 20 s'engageant dans la gorge 21,
tandis que le méplat 19 vient déga- ger la dent 17a du bouton central 180 Le pène 49 se trouve immobilisé de nouveau dans la nouvelle position dans laquelle il a été amené par le fait que le bouton 18 ayant tourné de 180 vient s'engager par sa partie courbe dans la partie courbe de la dent 17 de la crémaillère,
Sur la Figo 6, on voit un mode de construction d'une porte de coffre-fort utilisant la serrure à deux cylindres parallèles qui vient d'être décrite,, Sur cette figure, on voit que le bloc 31 peut être fixé à la porte 54 du coffre-fort par des boulons s'engageant dans des trous 56 (voir Figo 10).
La porte 54 présente un épaulement 57 servant au guidage du pêne 49 et assurant, en plus, dans la position de fermeture représentée sur la Fig. 6, une liaison directe entre.la porte 54 et la paroi fixe 55 du coffre La por- te 54 est articulée sur la paroi 55a en pivotant autour d'un axe 58.
Pour remplacer une des serrures à cylindre ou les deux, il suffit d'ouvrir la por- te, d'amener le cylindre rotatif de la serrure à cylindre 37 dans la position de la Fig. 8 dans laquelle la crémaillère peut se déplacer librement sans être verrouillée par le bouton 44 et de faire tourner ensuite le cylindre ro- tatif de la serrure à cylindre 36 dans le sens des aiguilles d'une montre deux fois de 360 , grâce à quoi, tout d'abord, la dent 17a et ensuite la dent 17b sont déplacées vers la gauche d'une distance telle que la crémaillère soit complètement dégagée des deux pannetons'et puisse être retirée complètement.
Une fois le pène retiré du bloc 31, les deux serrures à cylindre se trouvent libérées et peuvent être retirées axialement par la partie ar- rière du bloc par un déplacement dans le sens opposé à celui de la flèche F de la Fig. 6. -Il suffit ensuite d'introduire dans le bloc des cylindres du même type, mais présentant des combinaisons différentes? Il suffit alors de nouveau de mettre en place le pène par un déplacement de translation en l'in- troduisant dans la fente 48 du bloc 31 et en faisant tourner deux fois, dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, le cylindre rotatif de la
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serrure à cylindres36 ou celle qui l'a remplacée
Ainsi qu'il a été dit ci-dessus,on peut,
sans sécarter pour cela de l'esprit de l'invention, prévoir un nombre quelconque de cylindres en parallèle agissant sur une crémaillère prévue sur la tige du pêne. Il suffirait pour cela de prévoir des dents complémentaires correspondantes sur cette crémaillère,, On peut également prévoir une tige de pène présentant deux crémaillères parallèles, les pannetons des cylindres étant situés alors dans'des plans différents et correspondant aux plans desdites crémaillères, Ainsie par exemple,on peut réaliser un ensemble comportant quatre cylindres,
les pannètons de deux de ces cylindres agissant sur une des crémaillères du' pène et les pannetons des deux autres sur la deuxième crémaillère du même pè- ne parallèle à la première,
On remarquera, bien entendu, qu'indépendamment de tous les avan- tages qui viennent d'être décrits ci-dessus, ce deuxième mode de réalisation présente les mêmes avantages que le premier, ces avantages étant encore accen- tués du fait qu'il est impossible de retirer le pêne de la serrure sans pos- séder les clés de toutes les serrures à cylindre que comporte le systèmeo Enfin, il semble utile de souligner que, malgré la sécurité la plus absolue offerte par le système, celui-ci est d'un prix de revient,-,
très faible du fait que les serrures à cylindre: sont du type standard et que leur montage et leur remplacement est pratiquement instantané et ne nécessite aucun ou- tilla ge.
Il -doit être bien entendues l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits et représentés et qu'elle est susceptible de nombreuses variantes;,accessibles à l'homme de lart, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela du domaine de l'invention.