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PERFECTIONNEMENTS AUX ALIMENTS POUR ANIMAUX ET A LEUR PREPARATION.
L'invention concerne des' perfectionnements aux aliments pour ani- maux et à leur préparation.
Elle a pour but de procurer un aliment qui soit riche en protéine et qui puisse être donnée tel quel ou mélangé d'autres aliments qui ne sont pas aussi riches en protéines, à des animaux tels que les vaches et la volaille.
L'aliment peut consister principalement en matières végétales, sa- voir des plantes-comme la verdure, les déchets de légumes et l'herbe, fraîche- ment coupées, mais il peut également comprendre ou provenir d'antres matières comestibles naturelles,. par exemple la viande, la volaille, le poisson, et la présente invention procure un procédé permettant de traiter'ces matières pour en faire un aliment,sous une forme convenable,facile à stocker et à utiliser comme on le désire.
On a essayé sans succès déxtraire la protéine de matières végéta- les et de la préparer sous forme d'un concentré comestible, en coupant ces ma- rières en petits morceaux pour briser leur structure.,
Suivant la présente invention;
, dans un procédé de préparation d'a- liments pour animaux à partir de verdures et autres matières comestibles natu- relles,on traite la verdure ou autre matière sous une pression suffisante pour briser sa structure cellulaire mais sans la découper ni la broyer, et ensuite on lave le résidu fibreux pour extraire les protéines des fibres, la liqueur produite, avec ou sans la matière protéinique aqueuse extraite au moment où la verdure est comprimée.? étant chauffée ou traitée autrement pour produire la coagulation des protéines, qu'on peut alors facilement séparer, Suivant une autre caractéristique de l'invention, le résidu fibreux, obtenu après avoir soumis les matières comestibles naturelles telles que verdure, viande, volaille et poisson,
à une action mécanique pour briser leur structure
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cellulaire et libérer ainsi la matière protéinique aqueuse que l'on en retire, est introduit dans une masse de liqueur aqueuse et on l'agite dans cette masse pour extraire les protéines des fibres par lavage, puis on sépare des fibres la liqueur résultante et on coagule alors les protéines dans la liqueur et les précipite de la liqueur séparée.
La liqueur aqueuse dans laquelle on introduit le résidu fibreux, peut consister en tout ou en partie, en liquide protéinique aqueux libéré des cellules par un traitement mécanique antérieur et séparé du résidu fibreux.
On peut retirer les fibres de la liqueur et on peut séparer mécani- quement des fibres la liqueur qui y adhère avant de coaguler les protéines dans la liqueur ainsi séparée. Dans certains cas, il est préférable que la matière aqueuse contenue à l'origine dans les cellules et qui en est libérée par une action mécanique, soit recueillie sans l'introduire dans la liqueur aqueuse dans laquelle on lave le résidu fibreux, et les protéines qui y sont contenues sont ensuite coagulées.
On coagule les protéines contenues dans la liqueur séparée, de pré- férence par la chaleur,et on les sépare ensuite de la liqueur mécaniquement, par exemple par filtration. La liqueur dont on a retiré la protéine coagulée, peut retourner à l'opération et on peut l'utiliser au lavage de la rpotéine du résidu fibreux provenant d'une charge fraîche, si on le désire.
On favorise de préférence la coagulation en élevant la températu- re au moins à 60 C (140 F), par exemple à 82 C (180 F), sans atteindre une tem- pérature à laquelle les protéines sont détruites.
La présente invention comprend également un appareillage pour l'exé- .cution du procédé, pouvant comprendre en combinaison un appareil de réduction de dimensions du genre décrit dans la suite, une cuve de lavage placée à la sortie de cet appareil pour recevoir la matière fibreuse brisée, un agitateur dans la cuve de lavage, commandé par l'arbre de l'appareil de réduction de di- mensions,et des,organes placés sur cet arbre pour soulever ou retirer autre- ment la matière de la liqueur se trouvant dans la cuve et la décharger de la cuve.
L'invention est illustrée par les dessins annexés, dans lesquels :
Figure 1 est un schéma illustrant le procédé de l'invention;
Figure 2 (..IL et b) est une élévation, partie en coupe, d'un appareil pour l'exécution de ce procédé;
Figures 3 et 4 sont des coupes transversales suivant les lignes III- III et IV-IV de la Figure 2, respectivement;
Figure 5 est une vue en coupe à échelle agrandie de la vis et de la chambre d'extrudage, servant à comprimer la fibre;
Figure 6 est une vue en plan d'une installation modifiée construite sous forme de trois unités indépendantes pour l'exécution du procédé de l'in- vention, et
Figure 7 est une élévation, partie en coupe, représentant un laveur, un second extrudeur pour le déchargement de la fibre et une partie du premier extrudeur.
Le procédé de l'invention, dans lequel la structure cellulaire de la verdure ou d'autres matières comestibles est brisée par pression mécanique pour libérer la matière protéinique aqueuse contenue dans les cellules, est représenté sur la Figure 1.
En partant de l'opération servant à briser la structure cellulaire, qu'on effectue avantageusement au moyen d'un appareil à vis, dont la vis crée une pression contre une plaque de distribution, le résidu fibreux est conduit dans une cuve de lavage où, suivant la réalisation préférée de l'invention, il est introduit dans un liquide aqueux qui consiste entièrement ou partielle- ment en matières protéiniques aqueuses extraites d'une charge antérieure ou similaire de matières comestibles, par traitement mécanique.
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Après lavage, on retire le résidu fibreux et on traite la liqueur finale par la chaleur dans une cuve de cuisson pour coaguler les protéines.
La liqueur aqueuse extraite lors du traitement mécanique initial peut.9 dans certains cas où elle est suffisamment concentrée, être transférée directement à la cuve de cuisson pour être coagulée, mais ordinairement? on préfère ajouter liqueur au liquide dans la cuve de lavage pour augmenter la concentration de la liqueur contenant les protéines.
Après la séparation finale, la matière fibreuse est disponible comme sous-produit et peut par exemple servir à la préparation de fourrage ani- mal. Une autre utilisation, spécialement dans le cas de fibres végétales, est de servir de matière première pour la fabrication de papier.
Sur les figures 2 et 3 des dessins, l'appareil comprend une cuve allongée 10 placée horizontalement, montée sur des supports au sol 13. La cuve, qui a des faces verticales 12 et un\ fond arrondi, dans lequel est recueil- lie la liqueur extraite des fibres, est divisée en deux compartiments extrêmes 19, 30 et un compartiment médian 16 dans lequel les fibres sont lavées pour extraire la matière protéinique après que la structure cellulaire des matières comestibles a été brisée dans lé compartiment 30.
La matière comestible dont la structure doit être brisée pour en extraire les protéines, est introduite par une trémie d'alimentation 25 dans le compartiment de droite 30, comme on le voit sur les dessins., et dans ce! compartiment, elle est soumise à une pression au moyen d'une vis 22, décrite ci-après., travaillant dans une enveloppe tubulaire convergente 21, du petit bout de laquelle la matière fibreuse brisée est déchargée dans le compartiment médian 16 où la masse de matière fibreuse est agitée par un mécanisme d'agi- tateur approprié dans un bain de liqueur ou d'ean indiqué en 32.
Dans le com- partiment médian 16 se trouve, en plus du mécanisme agitateur, des organes tels qu'un dispositif en forme de pelle pour recueillir la matière fibreuse à une extrémité du compartiment et la décharger dans un goulot 37 qui introduit la masse de matière dans le second appareil à vis, 24, pour briser par compression et extrusion les fibres lavées, et dont la construction et le fonctionnement sont semblables à ceux de l'appareil à vis 210
L'arbre principal 14, supporté par des paliers, portés par des sup- ports transversaux 15 dans le compartiment médian 16, traverse axialement les extrémités extérieures 17 de ce dernier.
Comme .:le montre la figure 2, les compartiments extrêmes de droite et de gauche 30 et 19 sont ouverts au-dessus mais le compartiment médian est fermé par une plaque formant couvercle 18.
L'arbre 14 est entravé au moyen d'une commande à courroie repré- sentée en D, par un moteur M, et une vis 22, travaillant dans une enveloppe tubulaire convergente 21, comme le montre en détails la Figure 5, est fixée à chaque extrémité de l'arbre 14, respectivement dans les compartiments 19 et 30.
Chaque appareil de désagrégation et d'extrusion, représenté de fa- gon générale en 20, 24 sur la figure 5, comprend une enveloppe 21 ayant la for- me d'un cône sur la plus grande partie de sa longueur,, mais se terminant à chaque extrémité par une partie cylindrique 111; à son extrémité la plus étroi- te (déchargea l'enveloppe 21 est munie d'une bride 112, à l'aide de laquelle on la visse à une plaque terminale ou de séparation 29 entre les compartiments 16 et 30.
A son autre extrémité, l'enveloppe 21 porte contre la paroi termi- nale 17 à laquelle est boulonnée la bride 113 d'un bossage 114.A son extré- mité de décharge, l'enveloppe porte une ouverture annulaire 115, comprise entre la périphérie de la vis et la partie cylindrique 111 de l'enveloppes qui est normalement fermée par une paroi pleine formée par une plaque annulaire 116, la plaque étant poussée contre l'ouverture 115 par un ressort 117. La plaque 116 fonctionne à l'encontre de l'action de la vis, qui, quand on la fait tour- ner, force les fibres vers l'extrémité étroite de l'enveloppe-dans l'ouverture annulaire 115 et contre la plaque 116; celle-ci, lorsque la pression est suf- fisante, s'écarte pour laisser passer les fibres.
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Il en résulte que la pression exercée à l'intérieur de l'enveloppe entre la vis rotative 22 et la plaque 116, sépare par tordage la matière aqueu- se des fibres et cette matière liquide tend à s'accumuler à l'extrémité la plus grande de l'enveloppe d'où elle s'écoule à travers une grille.de tamisage à fils épais 27 placée en travers de l'ouverture de drainage 170.
Le montage de la plaque formant soupape 116 est de préférence tel qu'elle tourne avec l'arbre 14 pour que la face intérieure 118 de la plaque exerce une action de frottement par contact avec un siège sur la paroi de sé- paration 29.
Un support annulaire 130 est fixé à la paroi de subdivision 29 et se termine dans un logement de palier 131 pour recevoir un manchon 132 dans lequel l'arbre 14 est monté pour pouvoir tourner. Une extrémité du manchon 132 est munie d'une bride 133 servant d'appui au ressort 117 dont l'antre ex- trémité est centrée au moyen d'un épaulement placé sur la plaque 116. Le man- chon est empêché de se déplacer vers les extrémités sur l'arbre 14 par la pres- sion exercée par le ressort 117 bandé au moyen d'un écrou à cran d'arrêt 134 qui se visse sur un collier 135 fixé à l'arbre 114 par des vis noyées 136.
On voit par conséquent qu'en faisant tourner l'écrou à cran d'arrêt 134, la longueur du ressort 117 peut être réglée de manière à faire varier la pression de la plaque formant vanne 118. On remarque que le support est découpé en 137 pour laisser passer la matière fibreuse et empêcher les dégâts au ressort117, qui est renfermé dans un manchon 138.
A son extrémité la plus large, la vis 22 est montée de façon simi- laire dans un manchon 140 supporté dans le logement de palier 114, un palier de butée 141 logé dans une plaque à bride 142 étant prévu pour recevoir la pous- sée axiale sur le manchon.
Une plaque de fond fixée concentriquement à l'extrémité de la vis à l'extrémité la plus grande du récipient, s'étend radialement jusqu'à la paroi du récipient¯et écarte du palier la matière traitée par la vise
Un regard de visite 143 peut être prévu à l'extrémité étroite de l'enveloppe, et de'-préférence, comme c'est montré, cette extrémité de l'enveloppe présente des ondulations 144 qui s'étendent suivant la circonférence au-dessus du manchon supérieur de l'enveloppe ou de la plaque formant couvercle, quand 'elle existe.
La vis est de construction standard et des résultats satisfaisants sont obtenus quand on utilise une vis avec un jeu d'environ 1,6 mm. (1/16 pouce) entre le filet de la vis et la paroi intérieure du récipient.
En utilisant une soupape ou plaque terminale rotative 118, on a trouvé que des feuilles de légumes contenant par exemple 95 % d'eau quand on les introduit à l'entrée, sont déchargées sous forme de fibres ayant une teneur en humidité notablement plus basse et rendant dans certains cas les fibres ap- tes à être incorporées dans un mélange avec de la farine sèche, avec faible tendance à la formation de conglomérats.
En ce qui concerne les ouvertures de drainage 170, une grille ayant des perforations de 1,6 à 2,4 mm. (1/16 à 3/32 pouce) de diamètre .donne des résultats satisfaisants. L'ouverture de drainage 170 est rectangulaire et le petit côté est disposé perpendiculairement à l'axe de la vis, et, comme le mon- tre la Figure 5, les petits côtés de la grille 27 dépassent quelque peu les parois de l'enveloppe 21 pour suivre la courbe générale de la paroi.
Revenant à laFigure 2, on voit que l'appareil est muni d'une tré- mie pour recevoir la verdure brute ou d'antres matières comestibles, d'où elles tombent sur la vis et sont entraînées par elle dans l'extrémité étroite du récipient, et sont comprimées vers le bas au-delà de le plaque soupape 118.
Avant de sortir par la plaque 118, la verdure s'accumule graduellement dans l'ouverture annulaire et est comprimée par la verdure qui pénètre et par les palettes de la vis; la plaque soupape 118 ne cède pas -le passage aux fibres avant que la pression ne soit suffisante, et à ce moment la plus grande partie des fibres de verdure a été brisée par compression pour en extraire les ma-
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tières protéiniques aqueuses. La masse de fibres qui s'accumule à la plaque 118 agit également comme un joint évitant la sortie du jus.
Le contenu aqueux s'écoule à travers le tamis 27 sur un plan incli- né 28 qui l'amène au fond du compartiment médian 16. On remarquera que la pa- roi de séparation 29 s'étend vers le bas jusqu'au sommet de la plaque 28 mais est découpée en 50 pour former une ouverture de passage du liquideo
En même temps., la matière fibreuse brisée est déchargée par la pla- que soupape 118 à l'extrémité du dispositif 20 pénétrant dans le compartiment médian 16, où elle tombe dans le liquide déjà recueilli dans le fônd du compar- timent 16 qui communique avec le compartiment de droite 30 par un filtre 31 placé en travers du fond de la cuve.
Le liquide peut s'écouler librement d'un compartiment à l'autre à travers le tamis 31, mais un robinet (non représenté)
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peut être fermé contre la face du filtre 31 et an-dessus de la partie découpée 50 pour couper l'introduction de liquide du compartiment moyen 16 au comparti- ment d'entrée 30, pour permettre au liquide extrait en premier lieu des fibres d'être séparé et traité séparément.
L'agitation des fibres dans le compartiement médian 16 s'effectue au moyen de deux séries de palettes 32, 32' placées le long de la circonférence,
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la série centrale des palettes 32 étant supportée par des bras radiaux 33. te- dis que l'autre série plus petite de palettes 32' est supportée par une série -unique de bras 33' et se prolonge au-delà de l'extrémité du compartiment dans lequel les fibres sont déchargées.
Les fibres, qui sont remuées dans le liquide avec le résultat que les protéines sont extraites par la solution, sont finalement enlevées du com- partiment 16 au moyen de pelles rotatives 36 portées par des bras radiaux 35.
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Chaque polle., comme on peut le voir sur la Figure 4 a une section en forme de gouttière ou de U et est placée de manière qu'au sommet de son cercle de rota- tion, elle se tourne d'un côté pour décharger les fibres dans la trémie 37 par laquelle les fibres sont transférées au second appareil de compression et d'extrudage, 21-24. Comme on peut le voir âur la Figure 4, la paroi de sépa- ration 34 entre,' le compartiment médian et les compartiments extrêmes, est dé- coupée en 39 pour recevoir la goulotte 37 qui permet également d'enlever d'un bloc l'appareil 20-24 complet aux fins de réparation et d'inspection.
Une découpure verticale analogue 39 existe dans la cloison 29 à 1'entre extrémité du compartiment central 16, pour permettre l'enlèvement du premier.appareil à vis, l'arbre 14 étant divisé en sections médianes et extrê-
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mes, 1Je;Couplées par des embrayages à griffes 41.o Le second appareil à vis 21 fonctionne essentiellement pour sépia- rer les fibresq dont les protéines ont été extr!U"1tes par la solution dans le compartiment médian 16, du liquide ou de l'eau) qui s'écoule à travers la
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grille 2?' dans une goulotte 38 aboutissant dans la paroi du compartiment .6a On remarquera qu'un filtre 31' est placé entre le compartiment extrême de gau- che 19 et le qpmpartiment médian 16, et que, de même,
la paroi 34 est découpée pour fournir une ouverture centrale pour le passage du liquide.
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' A chaque extrémité de la cuve, des tubes de -trop-pl,61È--42 sont pré- va..s pour amener le liquide 33 dans une cuve de cmisson (non représentée) dispo- sée de manière à décharger son contenu dans une cuve de dépôt quand on le désire.
En marche, on laisse tomber dans la-trémie d'alimentation 25 une charge de matières fraîches, par exemple des verdures telles que de l'herbe et des feuilles de choux, et on fait tourner l'arbre 14. La vis 22 à l'extré- mité d'entrée oblige la verdure à passer de l'entrée 26 à la plaque extrême 23. La verdure s'écrase et les fibres cellulaires sont briséeso La matière
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aqueuse s'en écoule;, descend dans l'en-pel-eppe 21 et se filtre à travers le ta- mis 27 sur lequel les fibres grossières sont retenues. La matière aqueuse fil- trée tombe dans la goulotte, d'où elle passe par l'ouverture 50 dans le compar- timent médian 16.
La vis 22 comprime en même temps la verdure tassée ou d'autres fi- bres à travers l'extrémité convergente de l'enveloppe contre la plaque extrême
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23 qui cède, ce qui fait que les fibres cellulaires sont broyées et extrudées entre la force fournie par la bride 112 et la plaque 23, et rend ainsi à peu près complète la désagrégation mécanique des fibres cellulaires. De la plaque 23, la fibre broyée tombe dans le compartiment moyen 16 où elle est mouillée par la matière aqueuse qui s'y est rassemblée. Si le mélange de fibrés et de liquide n'est pas fluide, on ajoute de l'eau en quantité pouvant atteindre jus- que la moitié du poids de la charge, par l'ouverture 18.
La rotation des palettes agitatrices 32, 32' a pour effet que les
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particules adhérentes de matière prctéinique'aqueuse sont sép;arées des fibres - par lavage, la matière protéinique passant en suspension dans l'eau. L'eau et la matière aqueuse en suspension se séparent d' el1&s-mêmes des fibres en passant à travers :les :ÏSjes 31 dans les compartiments extrêmes 19 et 30 et s'écoulent finalement au dehors par les tubes de trop plein 42 quand le niveau s'élève, et l'opération continue. L'appareil à vis, à l'extrémité de sortie,
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est alimenté par des pelles 36 qui fonctionnent continuellfIl't.tp0l1rn:rEia.üill1ir les fibres lavées quand elles se rassemblent à leur tour dans le compartiment médian 16.
Le rôle de la seconde vis consiste principalement -à extraire par tordage la matière aqueuse des fibres et toute quantité d'eau ajoutée restant encore dans les fibres. La matière aqueuse et l'eau exprimées par tordage re- tournement au compartiment moyen 16 par la goulotte 38 et le filtre 27', pen- dant que les fibres restantes sont extrudées de l'enveloppe du dispositif de sortie 24 au-delà de sa plaque extrême 23 dans une cuve collectrice (non repré- sentée)
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Des tubes de trop-plein 1,,2, le liquide contenant la matière protéi- nique en suspension 'aqueuses est conduit à la cuve de cuisson où on le chauffe à une température de 820C (180 F) La matière en suspension se cs3e par l'élévation de températureo Après la coagulation,
on vide la cuve de cuisson dans une cuve de -dépôt dans laquelle la matière aqueuse coagulée .:forme -une cou-
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che vert fon.,'Cé au fond de la cuve avec de l'eau claire au-dessus d'elle. On décante l'eau claire et on la rejette ou bien on la réintroduit dans le compar- timent moyen 16 prêt à recevoir une charge fraîche de verdure ou d'autres ma- tières comestibles. La matière aqueuse est riche en protéines et peut être séchée pour être conservée ou consommée telle qu'elle ou en mélange avec d'au- tres aliments par des poulets, porcs ou vaches laitières.
Quand on traite de la verdure introduite dans la trémie 25, qui est jeune et non contaminée par des substances gommeuses comme ce peut être le cas lorsque l'herbe n'est plus jeune quand on la coupe, il est avantageux mais non essentiel d'amener la matière aqueuse exprimée par le premier tordage des fibres dans l'appareil à vis d'entrée, directement à la cuve de chauffage au lieu de la laisser couler dans le compartiment 16. On arrive à ce résultat en fermant le robinet 40 et en drainant la matière aqueuse à travers un robinet (non représenté) de la goulotte 289 dans le compartiment d'entrée et la déver- sant à l'extérieur par les tubes de trop-plein.
Quand on traite dans l'appareil des matières telles que du poisson, la matière aqueuse qui en est extraite par le dispositif d'entrée est déversée dans le compartiment médian.
Suivent des analyses d'échantillons extraits des produits de l'opé- ration. Les matières utilisées dans les exemples I à III sont de la luzerne, et celles des exemples IV-IV, de la morue.
On traite 1,360 Kgrs (3 livres) de luzerne fraîchement couper dans l'appareil représenté sur laFigure 2. La matière aqueuse extraire de la luzerne par l'appareil d'entrée est envoyée directement à la cuve de chauffage. On ajoute 3,4 litres (6 pintes) d'eau dans le compartiment médian pour laver les fibres. Après le lavage, on laisse couler le liquide du compartiment médian
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dans la ccve de chauffage et on élève la température à 74C (165 F) pour coa- guler les protéines, et on laisse déposer les protéines coagulées.
On retire de l'appareil 453grs (1 livre) de fibres contenant 18,25 % d'humidité, dans la trémie servant de collecteur, 425 grs (15 onces) de protéines coagulées, contenant 80,85 % d'eau dans la. cuve de chauffage et 4,55 litres (8 pintes) de liquide dans la cuve de chauffage. L'analyse de ces trois produits est don-
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née ci-dessous sous les titres respectifs Exemple 1, II.et III.
EXEMPLE I.
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+ Protéines (N x 625) 2030 % Eau (perte à 100 C) 18,25 %
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+ Comprenant g Azote 3.25 % Le chiffre des protéines est calculé de la manière usuelle en
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multipliant le pourcentage d'azote par le facteur 6,250 L'azote contenu dans la luzerne., spécialement après qu'elle a été traitée ne se trouve pas entière- ment sous forme de protéine pure, une certaine quantité étant présente sous des formes pour lesquelles le facteur de multiplication de au est trop élevé.
Si on sèche la matière d'échantillon jusqu'à ce qu'elle soit entiè- rement exempte d'eau, 100 parties de l'échantillon renferment
Protéines (N x 6,25) 27', % S. on la sèche jusqu'à ce qu'elle ne contienne que 7 % d'eau, 100 parties de cet échantillon séché contiennent :
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Protéines (N x 6925) 231 % EXEMPLE 25,
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+ Protéines (N x 6,25) 9,b5 Eau (perte à 100 C) 80,85 %
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+ Comprenant :
Azote le54 % Le chiffre des pro#.ânes est calculé de .façon usuelle en multipliant le pourcentage en azote par le facteur b,,25o L'azote dans la luzerne-, spécia- lement après qu'elle a été traitée ne se trouve pas entièrement sous forme de protéine pure, une certaine quantité étant présente 16. une forme pour laquelle le facteur de multiplication de 6,25 est trop élevé. Si on sèche'la matière d'échantillon jusqu'à ce qu'elle soit entièrement exempte d'eau, 100 parties- de l'échantillon entièrement sec contiennent
Proétines (N x 6,25) 50,5 %
Si on sèche l'échantillon jusqu'à ce qu'il ne contienne que 7 % d'eau, 100 parties de l'échantillon ainsi séché contiennent
Proétines (N x 6,25) 46,8 % EXEMPLE III.
Matières solides totales, dissoutes et en .
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suspension 2525 % Eau (perte à 10CPC) 7 7
100,00 %
906 grammes (2 livres) de morue sont out d'abord découpés puis lavés avec 1,12 litre (2 pintes) d'eau additionnée de 28,4 40 (1 once) de sel ordinaire. On introduit la morue dans l'appareil et on la traite.
On
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laisse couler la matière aqueuse escrimée de la morue dans une masse d-lesa.., dans le compartiment médian. On fait passer le liquide de la '.cuve dans l'ap- pareil de chauffage et on élève la température à 82 C (180 F) pour coaguler
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les protéines qu'on laisse ensuite déposer; elles ont une coule ¯grâ3.co L'exemple IV ci-dessous donne l'analyse des fibres recueillies dans la trémie-;: l'exemple V donne celle des protéines et l'exemple VI celle du liquide à par- tir duquel les protéines ont été déposées.
EXEMPLE la + Protéines (N x 6,25) 2.
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Eau (Perte à 10C c) 29'0 + Contenant : Azote 279 % Le chiffre des protéines est calculé de la manière usuelle en mul-
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tipliant le pourcentage d'azote par le facteur 6,25a L'azote dans la chiait
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de poisson, spécialement après qu'elle a été traitée, ne se trouve pas entre- rement sous forme de protéine pure,, une certaine proportion étant présente sous des formes pour lesquelles le facteur de multiplication de 6,25 est trop élevé.
Il s'ensuit, par conséquent, que le chiffre ci-dessus concernant les protéines est trop élevé par rapport aux protéines vraies,!) et ceci explique le fait que, calculée sur base sèche, la teneur dépasse 100 %, comme montré ci-après.
Si on sèche l'échantillon jusqu'à ce qu'il soit entièrement exempt d'eau, 100 parties de l'échantillon entièrement sec contiennent :
Protéines (N x 6,25) 93,8 % EXEMPLE V.
+ Protéines (N x 6,25) 15,50 %
Eau (perte à 100 C) 82,65 % + Comprenant :Azote 2,48 %
Le chiffre ci-dessus pour les protéines est calculé de la manière usuelle en multipliant le pourcentage d'azote par le facteur 6,25o L'azote dans la chair de poisson, spécialement après qu'elle a été traitée, ne se trou- ve pas entièrement sous forme de protéine pure, une certaine proportion existant sous des formes pour laquelles le facteur de multiplication de 6,25 est trop élevé.
Si on sèche la matière d'échantillon jusqu'à ce qu'elle soit entiè- rement exempte d'eau, 100 parties de l'échantillon entièrement sec contiennent :
Protéines (N x 6,25) 89,3 %
Si on sèche l'échantillon jusqu'à ce qu'il ne contienne plus que 7 % d'eau., 100 parties de cet échantillon sec contiennent :
Protéines (Azote x 6,25) 83,1 % EXEMPLE VI.
Matières solides totales dissoutes et en suspension 0,61%
Eau (pertes à 100 C) 99.39 % 100,00
On remarquera, à propos du procédé décrit, qu'on peut appliquer tout mode opératoire 'approprié pour briser la structure cellulaire des fibres, sans les découper ou les broyer, pour qu'elles libèrent de la matière aqueuse, et également pour séparer la matière aqueuse des fibres. Le procédé n'est pas non plus limité à de la verdure ou du poisson, mais on peut utiliser de la vian- de, des fruits, certaines feuilles d'arbres,!) et des rhizones et tubercules, tous à l'état brut ou dans certains cas, à l'état sec.
Les figures 6 et 7 des dessins montrent une variante d'installation pour l'obtention de protéines, dans laquelle les deux vis d'extrudage et la cuve de lavage médiane sont construites sous forme de trois unités réparées désignées par A, B et C,ce qui offre l'avantage que les différents éléments peuvent être expédiés indépendamment l'un de l'antre et, quand c'est avantageux, peuvent être munis de commandes séparées, permettant ainsi de les commander à des vitesses différentes pour répondre à des conditions de travail locales.
L'unité A comprend la première vis et son enveloppe d'extrusion; sa construction et son fonctionnement sont semblables à ceux de la vis et de la chambre d'extrusion représentée en détails sur la Figure 5
L'unité B comprend une cuve de lavage munie de bras agitateurs pour faire circuler et recueillir les fibres lavées,- sa construction et son fonction- nement sont analogues à ceux du compartiment de.lavage central représenté- en 18b et décrit ep; détails avec référence à la Figure 2.
L'unité C a, de même, une construction et un fonctionnement analo- gues à ceux du second appareil d'extrudage à vis et comprend une vis travail'-
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lant dans une enveloppe comme décrit en détails avec référence à la Figure 20
Dans la réalisation représentée sur les Figures 6 et 7 l'unité A comprend un transporteur d'alimentation désigné par 61, qui peut consister en -un transporteur à courroie standard ou bien, si c'est nécessaire, pour satis- faire à des exigence s, on peut y adapter un élévateur du genre servant pour- le foin,pour élever la matière brute et l'introduire dans la trémie 25,
qui donne accès à une chambre à vis 143a contenant la vis d'extrusion à l'aide de laquelle les fibres sont déchargées sous forme de fibres partiellement dépro- téinisées à travers une plaque soupape 116a.
Après avoir quitté la plaque soupape 116a, au-delà de laquelle elles sont poussées par la pression exercée par la vis, les fibres sont re- prises par une vis transporteuse 60 fixée sur un arbre 62 et amenées dans la trémie 64, qui débouche dans un passage d'entrée 65 faisant partie de l'unité de ravage Bo .Dans -le passage'65 se trouve une autre vis transporteuse 66 fixée à un arbre séparé 67,qui amène les fibres dans la chambre de lavage 18b. L'ar- bre 67 passe à travers la chambre de lavage 18b et porte à l'intérieur de la chambre, des bras ou disques 68 munis de palettes qui font circuler les fibres à laver à l'intérieur du compartiment 18b, puis les retirent et les déchargent dans une trémie de déchargement 69.
De la trémie 69, les fibres lavées suivent un passage de sortie 70 dans lequel une seconde vis 71 fixée sur l'arbre 67, transporte les- fibres lavées jusqu'à ce qu'elles aient dépassé une ouverture en forme d'entonnoir 80, dont l'orifice 81 est placé au-dessus de la trémie 82 s'ouvrant dans la seconde d'extrusion 19c.
On voit que l'ouverture en forme d'entonnoir 80 comprend une paroi verticale 83 s'étendant jusqu'à un niveau au-dessus du fond du passage 70, de manière que tout liquide qui s'échappe des fibres s'accumule dans le passage et retourne, à la chambre 18b.
A l'intérieur de la chambre d'extrusion 19c, tout liquide restant contenant des protéines est exprimé de la fibre par la vis d'extrusion., la décharge des fibres déprotéinisées étant placée sur le coté de l'installation, comme le montre la vue en plan de la figure 6.
En dessous de l'unité d'extrudage A, l'unité de lavage B et le pas- sage d'alimentation, se trouve un réservoir collecteur 84 dans lequel s'écoule le liquide de chaque élément., et le liquide du réservoir 84 est pompé du fond de l'auge dans une cuve de chauffage.
Chacune des unités A,B et C est commandée par un moteur séparé, et comme le montre la Figure 6, trois moteurs électriques 85a, 8512 et 85c sont prévus pour commander respectivement les deux éléments à vis et le laveur, la commande s'effectuant chaque fois par l'intermédiaire d'engrenages de réduction 86a, 86b et 86c. Il est évident qu'on peut disposer l'alimentation et le dé- chargement des deux côtés de l'installation pour répondre aux exigences des usagers.
REVENDICATIONS.
1.Procédé de préparation d'aliments pour animaux à partir de ma- tières comestibles naturelles:! telles que verdures,, viande, volaille et poisson, caractérisé èn ce qu'on soumet la verdure ou autre matière à une pression suf- fisante pour briser la structure cellulaire sans découpage ni broyage-, en-vue de libérer les matières protéiniques aqueuses contenues dans les cellules, on lave ensuite le résidu fibreux pour extraire des fibres la matière contenant les protéines, et on chauffe la liqueur obtenue,.
avec ou sans la matière pro- téinique aqueuse extraite par compression de la verdure, pour produire la coa- gulation des protéines.9 qu'on peut alors séparer.
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