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ABREUVOIR AUTOMATIQUE POUR PORCINS.
On connaît des abreuvoirs automatiques pour animaux, munis d'une soupape à eau sous pression ou d'alimentation dont la tige peut être commandée par l'animal dans le sens de l'ouverture de cette soupape. Ces abreu- voirs connus munis d'un clapet de commande pivotant sont destinés aux chevaux et aux vaches, mais ne conviennent pas aux porcs, vu qu'ils sont ouverts au- dessus et risquent d'être facilement souillés, que les auges sont difficile- ment accessibles en raison des hautes parois latérales et que l'organe com-' mandant l'ouverture de la soupape peut être difficilement atteint par les porcs. D'autre part, les porcs d'engrais et autres et les truies gravides éprouvent un grand besoin de boisson, notamment en plein été.
L'invention vise à établir un abreuvoir automatique, notamment pour porcs, dont l'auge ou niche est protégée dans une grande mesure contre les souillures et se net- toie autant que possible par l'intervention de l'animal lui-même. Ce dernier absorbe de l'eau fraîche dans -toute la mesure possible.
Suivant l'invention, les abreuvoirs automatiques du type préci- té sont encastrés dans le mur de la porcherie et munis d'une auge peu profon- de dont le nettoyage est assuré par l'eau sous pression venant de la soupape d'alimentation. Ici, l'animal remplit une double fonction. Il agit de façon que l'eau fraîche s'écoule dans l'auge.. tout en faisant en sorte que cette eau refoule de l'auge, autant que possible, l'eau ancienne qui s'y trouve- rait encore. L'abreuvoir automatique est prévu de préférence au-dessus de la rigole d'écoulement d'urines de la porcherie, ou du moins à proximité immédia- te de celle-ci.
Pour encastrer l'abreuvoir dans le mur de la porcherie ,on pratique un évidement dans une paroi plane de cette dernière. Lorsque ceci est d'une exécution trop difficile., on élève une murette en avant de la paroi de la porcherie et l'on y encastre l'abreuvoir de façon que .ses faces exté- rieures soient complètement protégées par le mur. L'auge de l'abreuvoir est encastrée de façon à être complètement recouverte par le mur de la porcherie.
Cet encastrement, ainsi que les dimensions relativement réduites de l'abreu- voir,, sont appelés à empêcher les porcs de sauter dans l'auge, ne fût ce
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qu'avec leurs pattes de devant, et de la souiller de cette façon. Pour empê- cher que l'eau ne pénètre dans le mur de la porcherie et ne le rende humide, on dispose de préférence la soupape d'alimentation dans un caisson noyé dans le mur et rendu étanche. Suivant l'invention, le fond du caisson constitue une auge d'abreuvoir peu profonde, surplombée par le mur de la porcherie.
L'encastrement du caisson dans l'évidement de ce mur, ainsi que le maçonnage doit suivre cette opération, peuvent être exécutés simplement et rapide- ment par un maçon. On peut cependant se passer de caisson. Dans ce cas, la soupape d'alimentation, l'organe commandant l'ouverture de celle-ci, ainsi que l'auge, peuvent être encastrés proprement dans l'évidement du mur à l'ai- de d'un ciment de bonne qualité.
Dans l'abreuvoir automatique suivant l'invention, il y aura tou- jours débordement d'une certaine quantité d'eau. Pour éviter un gaspillage excessif d'eau fraîche, il est recommandé de munir la soupape d'alimentation d'un dispositif permettant de régler la quantité d'eau pénétrant dans l'auge.
Ce dispositif peut être actionné aisément et rapidement, la. soupape d'alimen- tation étant dans tous les cas facilement accessible. Ce dispositif peut con- sister entre autres en deux anneaux insérés autant que possible coaxialement dans le conduit de sortie d'eau de la soupape et munis d'orifices à peu près de même grandeur, un de ces anneaux au moins pouvant être tourné depuis l'ex- térieur. En faisant coïncider plus ou moins les orifices d'un anneau avec ceux de l'autre, on peut étrangler à volonté l'arrivée d'eau fraîche.
L'objet de l'invention est représenté en plusieurs exemples d'exé- cution dans les dessins annexés, à savoir:
Fig. 1 est une vue antérieure d'un abreuvoir automatique encas- tré dans un mur de porcherie;
Fig. 2 est une coupe suivant la ligne A-B dé la Fig. 1;
Fig. 3 est 'une coupe suivant la ligne C-D dé la Fig. 4;
Fig. 4 est une coupe suivant la ligne E-F de la Fig. 3;
Fig. 5 est une coupe d'une autre construction.
L'abreuvoir est encastré dans le mur à une faible hauteur au- dessus du sol, 25 cm environ, de sorte qu'il peut être aisément atteint par les pores et les porcelets. La grandeur de l'évidement dans le mur et les or- ganes de l'abreuvoir sont adaptés aux besoins des porcs. L'ouverture antérieu- re de l'évidement dans le mur est située dans le plan de celui-ci. On évite des parties faisant saillie vers l'intérieur de la porcherie, afin que l'auge 1, de faible profondeur, soit protégée par le mnix de la porcherie et que les porcs soient empêchés, autant que possible, de sauter dans l'auge. La soupape 2 est montée dans un caisson 3 qui s'ajuste dans l'évidement de la paroi 4 de la porcherie.
L'auge 1 de faible profondeur forme le fond de ce caisson étanche,, et son bord avant retroussée, ainsi que sa partie à faible courbure, reposent sur la maçonnerie. Les parois latérales 5 étendent jusqu'à une grande hauteur, afin d'empêcher autant que possible la pénétration de l'eau dans le mur par dessus les bords supérieurs de ces parois latérales. Un cla- pet pivotant ou à pression 6 est monté à rotation en 7 dans le caisson, de- vant la soupape d'alimentation. Ce clapet pend verticalement vers le bas-, sans toucher la tige de soupape 8 dans la position de repos, Le clapet peut également être monté de façon à être légèrement en contact, dans la position de repos, avec la tige de soupape.
La soupape d'alimentation 2 est montée- à position fixe dans le caisson à l'aide d'un étrier 9 et communique avec une conduite sous pression 10 posée dans le mur ou devant celui-ci. Un disposi- tif de réglage du débit de l'eau sous pression est prévu de préférence au point de sortie de l'eau de la soupape d'alimentation. La pression de l'eau fraîche venant de la soupape est tellement forte que cette eau, en pénétrant dans l'auge; chasse par dessus le bord avant 11 de celle-ci l'eau ancienne et les souillures qui pourraient s'y trouver éventuellement, assurant ainsi le nettoyage de l'auge.
On peut aussi faire en sorte que la sortie de.l'eau fraîche soit répartie sur la longueur de 'l'auge et que, sans étrangler l'ac- cès à la soupape, 3'eau fraîche jaillisse dans un sens transversal à l'auge
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et approximativement parallèle au fond de celle-ci. Un relèvement, facile à réaliser,du clapet pivotant en direction de l'intérieur de la porcherie, permet de dégager parfaitement la soupape d'eau sous pression en vue d'un réglage éventuel du débit d'eau ou de réparations, ainsi que pour permettre le nettoyage de l'auge. 12 désigne la rigole d'écoulement des urines prévue dans le sol de la porcherie en dessous de l'abreuvoir.
Dans l'exécution des Figs. 3 et 4, la soupape d'alimentation raccordée à la canalisation d'eau potable 10 est montée fixe dans le caisson 13 dont la paroi supérieure a été supprimée. Ici également, l'auge 1 de fai- ble profondeur forme le fond du caisson. Ici, le clapet suspendu à pivote- ment est remplacé par une barre de pression 14 montée à coulissement sur des tiges fixes 15. Dans cette exécution, l'accès de la soupape et de l'auge est amélioré comparativement à l'abreuvoir des Figs. 1 et 2. La tige de pression est munie d'une petite .plaque de pression 16, prévue sur une partie aplatie de cette tige est qui agit sur le poussoir 8.
La petite plaque 16 peut égale- ment être solidaire de la tige de poussée 8. -La petite plaque 16 peut égale- ment être solidaire de la tige de poussée 8. Lorsque les pores heurtent la barre 14, refoulant ainsi la tige de poussée contre l'action de son ressort, la soupape 2 s'ouvre, de sorte que le liquide sous pression afflue dans l'au- ge peu profonde 1. Pour le reste, la réalisation des Figs. 3 et 4 peut être identique à celle des Figs. 1 et 2.
Fig. 5 représente un abreuvoir automatique encastré dans le mur, dont le tube d'eau 10 de la conduite à eau sous pression entre à étanche dans une boite 17 ronde, angulaire où d'une forme quelconque, fixée contre la paroi postérieure 18 du caisson encastré dans le mur. Sur cette boite un couvercle 19 est visé, muni de trous 20. Au fond de la boite 17 est fixée une gaine de guidage 21. Dans cette gaine de guidage 21 entre, à travers d'un forreau de guidage 23 fixé au couvercle 19, la tige de poussée 22, qui porte le plateau de soupape 24. Le plateau de soupape 24 est pressé par un ressort spiral 25 contre le couvercle 19 en fermant ainsi les trous 20.
Le cas échéant les surfaces de contact du plateau de soupape 24 et du couvercle 19 peuvent être munis de disques de joint pour rendre la fermeture entre le plateau de soupape 24 et le couvercle 19 aussi étanche que possible. Outre le ressort spiral 25 c'est la pression de l'eau à l'intérieur de la boîte 17 qui assure une fermeture aussi étanche que possible entre le plateau de soupape 24 et le couvercle 19. Sur le fourreau de guidage 23 est monté un disque 26 qui peut être tourné et qui a des trous correspondant aux trous 20. En tournant ce disque 26 on peut le mettre en telle position, que les trous du disque 26 correspondent aux trous du couvercle 19, où qu'ils les découvrent en partie. Par ce moyen l'arrivée d'eau fraîche dans l'abreuvoir peut être étranglée à volonté.
Le disque 26 peut de plus être muni de poi- gnées p our le faire tourner. Pour empêcher le désajustement involontaire du disque ajusté par la pression d'eau, un écrou de serrage 27 est placé sur le fourreau de guidage 23. Après avoir détaché l'écrou de serrage 27 les trous du disque 26 peuvent être ajustés aux trous 20 du couvercle 19 de la façon désirée. Des limiteurs de course 6' sont prévus pour le clapet 6 monté en 7, pour empêcher que celui-ci s'enfonce trop vers la soupape.
REVENDICATIONS.