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APPAREIL CINEMATOGRAPHIQUE'PERMETTANT LES PROJECTIONS AU RALENTI
SACCADE.
Lusage du cinéma n'est plus à discuter, les réalisations mécani- ques sont arrivées à un degré de perfectionnement considérable,son emploi est connu.
C'est dans son utilisation qu'il faut chercher ce qu'il reste à fai- re.
C'est dans cette voie que j'ai été guidé par une inspiration qui m'est venue à la suite d'observations qui m'ont frappé et qui m'ont permis de concevoir un perfectionnement aux appareils existantse appelé à apporter à l' emploi des appareils de projection, des applications nouvelles., qui auront sur la photographie cinématographique d'amateur et même professionnelle, une répercution économique considérableo
Ce perfectionnement consiste I ) dans la possibilité de projeter un film comme à l'ordinaire c9est-à-dire., présenter la suite des vues permet- tant la réalisation du mouvement, 2 ) par des arrêts momentanés réglables et consécutifs, de décomposer un mouvement filmé ou de permettre la vision arrê- tée pendant un temps donné, d9un portrait,
paysagge, mouvement dont on veut commenter le sujet.
Ces divers mouvements sont obtenus en apportant aux appareils exis- tants ou à construire une légère modification mécanique qui réalise ces chan- gements de régimes pendant le mouvement régulier de 1appareil poursuivant son fonctionnement normale,c'est-à-dire que l'appareil actionné par son moteur, passe de 1-'un à 1?autre régime sans arrêter son mouvement et ceci dans les deux sens, soit en avant soit en arrière.
Je décris ci-dessous une des possibilités de réalisation, donnant les résultats cités ci-dessus., applicable selon la construction de certains appareils existants.
L'entraînement qui commande l'avancement du film se fait à l'aide d9une griffe mû par un excentrique; c'est donc sur celle-ci qu'il faut agir
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pour obtenir l'arrêt du film.
Cette action est créee par l'influence d'un organe complex qui est en relation avec la roue dentée motrice de l'appareil.
Cet organe complexe se compose d'un axe creux (2) sur lequel est fixé l'engrenage gar en relation avec la roue motrice de l'appareil.
Le réglage du temps de vision des images en régime ralenti sacca- dé s'obtient par un système différentiel contrôlable, même en marche, avec point de repaire indicatif mentionnant les temps d'arrêt:
Ce système est en connexion avec l'organe complexe par la roue dentée (3); celui-ci se compose de deux disques (4&6) solidaire chacun d'un engrenage (3&7), ceux-ci montés sur l'axe (2). Le disque (4) présente à sa périphérie plusieurs encoches (5) placées à distances régulières, tandis que le disque (6) offre sur sa périphérie des encoches irrégulières dont les pleins sont disposés de tel fagon qu'ils peuvent venir obturer ou dégager les enco- ches (5) du disque (4); c'est ce mouvement comme nous le verrons ci-dessous, qui règle le temps de vision des images.
Pour permettre le maintient de la dis- position choisie, l'engrenage (3) et le disque (4) sont percés d'outre en outre afin d'y placer une bille (4') qui sera maintenue en place par un petit res- sort immobilisé par une vis fixée à la face supérieur de l'engrenage (3).
Le disque (6) sur une ligne circulaire correspondant au trou de la bille, a une série d'alvéoles dans lesquelles par pression du petit ressort, la bille nient se loger en immobilisant dans cette position l'ensemble (3-4 & 6-7) sui- vant le temps que l'on veut consacrer à la vision de l'image. Lorsque le ciné- ma fonctionne normalement, l'organe complexe décrit ci-dessus est abaissé à l'aide du levier à fourchette (non indiqué) se trouvant dans la gorge (8) qui comprime le ressort (9) et de ce fait n'a pas d'action sur la griffe d'entraî- nement.
Si l'on désire arrêter le mouvement,on libère le ressort (9) qui, agissant, fait remonter l'organe complexe; celui-ci, dans sa rotation présente à 1-'ergot tateur (10) de la griffe d'entraînement (II) ses encoches (5) déga- gées ou obturées; l'ergot (10) rencontrant une encoche (5) dégagée, peut y pénétrer et de ce fait, agir sur le film et changer l'image qui reste visible tant que l'ergot (IO) de la griffe (II) qui a été repoussé par 1-'excentrique (18) passe sur la périphérie du disque (4) dont les encoches (5) sont obturées; à la première encoche libérée rencontrée, l'opération recommence et l'image change à nouveau.
Le réglage de l'obturation des encoches (5) du disque (4) se fait par l'utilisation du système différentiel cité ci-dessus.
Celui-ci, par l'engrenage (I2) est en connexion avec l'engrenage (3) qui lui transmet le mouvement moteur. Cet engrenage (12) a sur la moitié de son épaisseur, à sa périphérie, des dents droites et sur l'autre moitié des dents coniques; celles-ci engrainent l'engrenage conique (13) maintenu en place par l'axe (14) qui peut tourner librement autour de l'axe (15) à l'aide d'une bague (15') à laquelle il est fixé solidement.
L'engrenage (13) sous la dépendance de l'engrenage (12) transmet le mouvement en sens contraire à l'engrenage (16) qui, est en connexion avec un engrenage pignon (17) qui agit sur l'engrenage libre (7) lui donnant le même sens de rotation que l'engrenage (3). En tournant autour de l'axe (15) d'un cer- tain angle, l'axe (14) portant l'engrenage (13), les engrenages (3&7) se déca- lent l'un par rapport à l'autre d'un angle double; ce décalage se transmet aux disques (4&6) suivant le rapport de transmission adopté. C'est ce décalage qui se transmet aux disques (4&6) qui permet l'obturation ou le dégagement des en- coches (5) du disque (4) par les pleins du disque (6) et ceci grâce à une échelle graduée à encliquetage qui fixe à l'avance la manoeuvre désirée.
Ces opérations peuvent se faire en marche et dans les deux sens, marche avant ou marche arrière.
Le fonctionnement de l'appareil tel qu9il est décrit ci-dessus ne serait possible si les bobines d'enroulements et les tambours débiteurs n'é- taient synchronisé avec le mouvement de l'appareil à action ralentie, c'est
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pourquoi il a été nécessaire d'établir un mouvement connexe et synchronisé qui immobilise la bobine d'enroulement et les tambours débiteurs au moment de l'arrêt du film, en les débrayant avec freinage réglable pour compenser la mise hors service de ces organes qui libère une force disponible du moteur, ce freinage empêchant celui-ci de s'emballer et maintenant la vitesse normale de la marche de l'appareil.
Pour obtenir ce résultat, j'ai conçu une ajoute mécanique fixée sur l'axe de la roue motrice.
Cet axe (19) a été creusé sur une certaine profondeur,le trou en a été taraudé permettant le placement d'une vis (20) destinée à agir par pres- sion sur un ressort (21) retenu en place par une goupille (22) traversant l'a- xe (19).
L'ajoute mécanique consiste en un plateau entraîneur (23) maintenu et solidaire de l'axe par la goupille (22) citée ci-dessus. Cette goupille (22) traverse l'axe (19) dans un trou ovalisé (24) de manière à permettre au pla- teau entraîneur (23) un mouvement de bas en haut et vice versa.
Sur le plateau entraîneur (23) est placé un roulement à bille (25) recouvert par une rondelle piste (26). Une roue dentée en bakélite (27) vient recouvrir le plateau entraîneur (23) et par quelques plots anti-frictions (27') faisant corps avec elle,vient se solidariser avec celui-ci par frot- tement obtenu par la pression du ressort (21) agissant sur la goupille (22) maintenant et poussant le plateau (23).
Le roulement à bille (25) subissant la pression du plateau (23) créée par la vis de pression (20) est recouvert par la rondelle piste (26) qui est en contact avec quelques billes (28) noyées partiellement dans un noyaux mé- tallique (29) fixé solidement au centre de la roue dentée (27), en sorte que ces billes (28) subissant également la pression ci-dessus ressortent de l'au- tre côté d'un tiers plus ou moins de leur diamètre.
Il est à remarquer que l'engrenage (27) est la pièce principale commandant l'entraînement des tambours débiteurs et enrouleurs des films ré- glables par pression.
Au dessus de la roue dentée (27) se trouve une tubulure (30') per- cée au diamètre de l'axe (19) et fixée à un nouveau plateau (30) muni d'al- véoles (31) correspondantes au nombre et aux emplacements des billes (28) ; ces alvéoles qui sont ovales et chanfreinées ont pour mission de repousser les bil- les (28) et assurer ainsi le débrayage.
Au dessus du plateau (30) est placé un roulement à bille (31) dont les billes sont de très petits diamètres,qui facilite le recul du plateau (30) lors du réembrayage. Sur ce roulement à bille, est placé une rondelle piste (32) maintenue en place par un écrou buttée rattrape-jeu d'usure régla- ble (33). Cet ensemble (30-31-32-33) placé sur l'axe (19) est maintenu en place au travers de la roue (27) contre le plateau entraîneur (23) par une rondelle piste (34), un roulement à bille (35) une autre rondelle piste (36) et un écrou butée (37).
Sur la surface extérieure du plateau (30) et sur son bord, sont placés un certain nombre de tenons correspondants au nombre d'image dont une rotation de l'engrenage moteur assure le passage.
La commande du débrayage se fait synchroniquement de la façon sui- vante : la griffe d'entraînement (II) possède un talon (38) sur lequel vient agir l'excentrique (39) qui assure son recul, l'avance se faisant par l'action d'un ressort (40) qui est fixé d'une part à une tige (41) située au dessus de l'ergot (10) de la griffe (11). d'autre part à une tige (42) fixée sur le bâti de l'appareil.
Dans son recul extrême, le talon (38) vient buter contre un bras de levier (43) muni d'un crochet d'arrêt (44), qui vient de ce fait, en contact avec l'un des tenons du plateau (30) et arrête le mouvement de celui-ci, opé- rant ainsi le débrayage par l'action des billes (28) libérant la roue (27) pen- dant le temps que la griffe d'entrainement est immobilisée.
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Les mouvements décrit ci-dessus peuvent être produit d9une façon au- tomatique lors d9une projection par le film lui-même sans que l'opérateur aie à intervenir.
Bour réaliser cette automaticité, il est nécessaire de faire, aux endroits du film devant subir un arrêt, une légère petite encoche d'un milli- mètre environ. Lors du passage du film, cette encoche, dans son mouvement de translation rencontre un petit ergot tateur situé de préférence dans le canal du film où ailleurs; ce petit ergot est monté sur un levier qui agit sur un contact électrique qui lui-même agit sur un électro-aimant qui commande par un levier dont la fourchette vient s'emboîter dans la gorge (8) de l'organe com- plexe, le mettant ou non en service.
Cette automaticité peut s'obtenir aussi mécaniquement.,
Un levier spécial situé sur la commande existante de l'arrêt auto- matique sur l'image pour la lecture des textes raccourci permet d'obtenir soit le passage continu du filmsans s'inquiéter des encoches, soit l'arrêt pour le texte., soit la transition automatique pour les films mixtes (partie cinéma, partie portraits, paysages etc. pêle-mêle, au hazard de la photographie.
L'usage de ces divers procédés nouveaux offrent des possibilités con- sidérables d'utilisations économiques des films cinématographiques, surtout ceux en couleurs dont le prix est un obstacle à une consommation plus étendue. L'u- sager peut actuellement, soit prendre un film cinéma ou prendre des vues sépa- rées et les projeter tels qu'il les a prisent, ce qui offre la possibilité de réaliser des économies considérables et d'assurer une prajection de plus longue durée.
L'invention est complètée par un pied permettant de prendre un cer- tain nombre de vues panoramiques fixes dont la section peut être divisée à vo- lonté de fagon régulière et automatique. Cette façon de procéder assure à la prise de vue panoramique une grande netteté et une grande économie de film.
Les dessins sont à une échelle double de la réalité.
REVENDICATIONS ==============
1 ) Je revendique comme étant mon invention un mode nouveau d'utili- sation des films cinématographiques qui peuvent être pris soit en cinéma à la cadence normale ou autre, soit en vue par vue séparées; la projection de ce film pouvant se faire I en cinéma normale, 2 en décomposant les mouvements filmés par le ralenti saccadé avec temps de vision réglable, 3 soit en pré- sentant les vues séparément et consécutivement pendant un temps voulu pour la vision de chaque image permettant d'en faire le commentaire., 4 de projeter des films, soit partie en mouvement, soit partie où le mouvement ne joue pas de rôle essentiel et pris vue par vue et cela automatiquement.
2 ) Je revendique comme étant mon intention, le moyen de réaliser mécaniquement les affirmations présentées, en apportant à certains appareils existants ou à construire,, des modifications dont les descriptions ci-dessus assure la possibilité d'exécution.
3 ) Je revendique comme étant mon invention, tout mouvement mécani- que réalisant les possibilités énumérées ci-dessus; l'exemple mécanique présen- té et décrit ne pouvant s'appliquer qu'à un certain nombre d'appareils.,une au- tre solution étant nécessaire pour les autres systèmes.
4 ) Je revendique comme étant mon invention, la possibilité de pro- duire un mouvement uniforme ou, ralenti, intermittant, saccadé, suivant la né- cessité de la présentation du film pris et cela de façon soit commandée? soit automatique.
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