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PROCEDE ET APPAREIL POUR L'OBTENTION D'ANCRAGE S DANS LE SOL.
La présente invention a pour objet un procédé permettant d'ob- tenir un ou plusieurs ancrages dans le sol, ces ancrages pouvant servir no- tamment de points d'appui pour exercer un effort sur le sol ou encore sur un objet lié au sol ou à enfoncer dans le sol.
Des applications de ce genre sont a) le fonçage de pieux au moyen de vérins,procédé qui, s'il présente des avantages certains par rapport au fonçage par battage, néces- site cependant un point d'appui résistant pour supporter la réaction du vé- rin ; b) les essais de charge de pieux déjà foncés par une méthode quelconque et également la mesure de la résistance d'un terrain ou d'un corps quelconque à des efforts verticauxo
Les ancrages peuvent aussi constituer des éléments permanents d'ouvrages ou de constructions.* attache de câbles de ponts suspendus, de câbles de téléfériques, etc...
Conformément à l'invention, ayant fait un trou dans le sol et placé dans le trou une tige, un tube, ou autre objet allongé à ancrer, muni à son extrémité inférieure d'une embase en saillie, puis déversé au fond contre ladite embase une charge d'un matériau fragmentaire dur: gravier, pierres ou analogues, on bourre cette charge contre la paroi du trou par une action de coin, de manière qu'elle s'étende radialement en refoulant le terrain et forme ainsi au fond du trou une sorte de bourrelet qui résis- te à l'action d'arrachement de la tige en prenant appui contre le terrain.
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De préférence, base de la tige a une surface conique ou cu- néiforme ayant sa section plus étroite vers le haut, toute action sur la .tige pour l'arracher détervnant ainsi, par l'effet de coin de l'embase, l'ex- tension radiale du bourrage et l'appui contre,le terraino De préférence en- core, le bourrage est fait par un piston conique ou cunéiforme ayant sa plus petite section dirigée wers le bas.
L'invention 'étend au dispositif destiné à la réaclisation de l'ancrage, dispositif qui comporte la tige munie de son embase, les organes servant au fonçage de cette tige et un piston ou mandrin bourreur ayant, de préférence, une surface conique ou cunéiforme d'orientation inverse de cel-
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le de 1"embase.
L?invention' ' ,nd aussi les ancrages terminés et la combi- naison de tels ancrages bâti les réunissant entre eux par les extré- mités hautes des tiges ancrée' et offrant un point d'appui pour un organe de charge tel qu'un vérin de fonçage de pieux ou d'essai de résistance.
Le dispositif peut être perfectionné en prévoyant des moyens pour maintenir fixe l'extrémité supérieure de la tige et, par suite, l'em- base, pendant les opérations de bourrage ou de mise en précontrainte du solo
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La figo 1 est une coupe axiale d'une forme de réalisation d'un dispositif convenant à la réalisation d'un ancrage selon l'invention, le dispositif étant représenté vers la fin de la phase de fonçage de la ti- ge et de son embase conique.
La figo 2 est une coupe transversale selon II-II.
Les figo 3 et 4 sont deux coupes axiales du même dispositif illustrant deux autres phases de la réalisation de l'ancrage.
La figo 5 montre un ancrage terminée
La figo 6 est une vue en coupe axiale d'un dispositif permet- tant de soumettre l'ancrage et le terrain à une contrainte permanente.
La figo 7 montre en élévation et en coupe verticale un appa- @ reil comportant deux ancrages comme celui montré figo 5 et convenant à des essais de résistance du sol ou de pieux ou même au fongage de pieux.
Les fig. 8 à 11 représentent diverses formes de réalisation de l'embase de la tige.
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@La figo 12 est une coupe selon la lignes XII-XII montrant une m particulière de la liaison entre la tige et l'embase.
' hes, figo 13 et 14 sont des vues schématiques, en coupe vertica- deux phases successives de l'opération de bourrage dans une de réalisation perfectionnée.
La fig 15 est un diagramme des efforts sur le mandrin bour- reur et l'embase, dans le mode de réalisation des fig. 13 et 14.
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Les figo 16 à 20 montrent des détails de l'embase selon diver- ses variantes.
La fig. 21 illustre un bourrage utilisant deux embases superpo- sées dans le forageo
La fig. 22 montre un plot solide de précontrainte du sol après séparation et enlèvement de la tige.
Dans le mode de réalisation représenté sur les figo 1 à 5, la tige à'ancrer 1, en une ou plusieurs pièces reliées entre elles, est soli- daire à son extrémité inférieure d'une embase résistance biconique 2. Cet- te tige et son embase sont foncées dans le sol en creusant ainsi dans ce- lui-ci un trou cylindrique dont le diamètre est égal au plus grand diamètre de l'zmbase. Ce fonçage peut être fait par battage, l'action de battage étant exercée non directement sur la tige pour ne pas risquer de la fausser ou de détériorer sa liaison avec l'embase, mais étant transmise par un cas- que de battage la recevant les percussions à un tube en acier 3 qui s'appuie à son extrémité inférieure par un sabot conique 4 contre le cône supérieur de l'embase biconique 2.
Un tube extérieur 5 ayant un diamètre un peu plus petit que le plus grand diamètre de l'embase 2 est foncé en même temps que la tige 1 et le tube 3, ce tube servant à éviter les éboulements de terre pendant les opérations de battage et les rétrécissements consécutifs du trou formé par l'embase 2, rétrécissements qui pourraient résulter du fait que le tube 3, devant s'appuyer par son sabot conique 4 contre l'embase, a un diamètre notablement plus petit que celle-cio Le tube 5 est en une piè- ce ou en plusieurs pièces assemblées entre elles par vissage ou autrement, Le battage est exécuté jusqu'à la profondeur reconnue désirable pour obte- nir la réaction d'ancrage nécessaire, ce qui conditionne la hauteur des di- verses pièceso Lorsque cette profondeur est atteinte (c'est la phase illus- trée par la figo 1),
le casque de battage est enlevé ainsi que le tube in- térieur 30 On introduit alors progressivement dans le tube 5 une charge K d'un matériau judicieusement déterminé (cailloux, gravier, sable ou autre) en même temps que l'on remonte progressivement le tube 5 (figo 3). On procède ensuite au bourrage et au refoulement radial de ladite charge dans le terrain adjacent.
Pour cela, ces matériaux, qui sont en contact avec le terrain dans le fond du trou au-dessus de l'embase de la tige, sont com- primés par battage d'un mandrin tubulaire 6 disposé autour de la tige et se terminant à son extrémité inférieure par une embase 7 en tronc de cône, tronc de pyramide ou autre, présentant sa petite section vers le bas, c'est-à-dire orientée en sens inverse de la forme supérieure de l'embase 2 (fig.4).
On conçoit que le rapprochement des surfaces cunéiformes du mandrin et de la tige a pour effet de chasser radialement les fragments de la char- ge K, dont la hauteur diminue mais dont le diamètre augmente aux dépens du terrain qui se trouve refouléo La charge prend ainsi la forme d'une sorte de bourreleto Après enlèvement du mandrin 6, le remplissage du reste de la hauteur du trou peut être réalisé par le même matériau que celui de la char- ge K ou par un matériau différent, de la terre par exemple, en même temps que l'on continue à extraire progressivement le tube 5. La figo 5 montre un ancrage terminé. Le trou est rempli de ballast sur la hauteur H1 et de terre sur le reste H2 de la hauteur.
Lorsqu'on soumet à l'arrachement la tige 1 ainsi ancrée, le cône supérieur de son embase tend à comprimer radialement le bourrelet de ballast qui prend appui sur le terrain et résiste à l'effort d'arrachement.
On a constaté que pour arriver à l'arrachement,on doit exercer un effort croissant jusqu'au moment où la cohésion des terres est rompue suivant un cône de terrain tel que C (figo 5) ayant son sommet vers l'embase 2 et un angle au sommet9 qui est fonction de la nature du solo A partir de cette rupture de la cohésion du terrain, la force d'arrachement décroit et prend une valeur constante mesurée par le poids du cône de terre C.
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. Il résulte de ces constatations que par des moyens très simples l'invention- permet d'obtenir des ancrages extrêmement résistants,
On peut encore renforcer la qualité de ces ancrages par les moyens suivants . a) à l'effet du bourrage effectué à la partie inférieure de la tige à ancrer,comme il vient d'être dit, on peut ajouter l'effet d'un ou plusieurs bourrages supplémentaires effectués dans une ou plusieurs zones intermédiaires.. Sur la figo 5, on a représenté en pointillés des tenons 1b prévus dans une partie intermédiaire de la tige 1 et qui peuvent servir d'appui à un cône 2a que l'on enfile sur la tige après avoir réalisé le bourrage à la partie basse de celle-ci.
Une fois ce cône 2a mis en place, on peut déverser sur lui une nouvelle charge de pierres ou de gravier et bourrer celle-ci dans le terrain, comme indiqué par la ligne en pointillés 2b, au moyen d'un mandrin conique analogue au mandrin 6 précédemment dé- crito La présence des tenons la sur la tige oblige naturellement à prévoir le mandrin 6, de manière qu'il ne soit pas arrêté par ces tenons lors de l'exécution du premier bourrage à la partie basse, ce qui est facile à réa- liser en donnant au tube de ce mandrin un diamètre suffisant ou en le mu- nissant de rainures permettant d'éviter les tenons 1b. De même, si l'on veut faire plus d'un bourrage intermédiaire, les tenons correspondant au bourrage le plus haut devront permettre le passage du cône 2a pour le bour- rage le plus bas.
On pourra pour cela placer les tenons dans des positions angulaires différentes et prévoir sur le cône, servant au bourrage inter- médiaire le plus bas, des échancrures lui permettant d'éviter les tenons placés au-dessus. b) un autre moyen d'amélioration de l'ancrage (figo 6) consis- te à mettre le bourrage et le sol en contrainte. On peut, pour cela, fai- re agir un ou plusieurs vérins hydrauliques 8 entre deux butées 9 et 9a, solidaires respectivement de la tige 1 et du mandrin bourreur 6. La con- trainte ainsi créée avant la mise en service de l'ancrage pourra être main- tenue pendant le service, c'est-à-dire pendant que l'ancrage supportera un effort de traction.
Dans ce cas, le trou sera comblé au-dessus du pis- ton 7 du mandrin 6 maintenu en place, l'extrémité supérieure de la tige au-dessus de la traverse 9 servant à la liaison de l'appareil ou de la construction que l'on veut accrocher au sol par le moyen de l'ancrage.
On doit noter que la disposition de la figo 6 a déjà pour ef- fet de soumettre la tige à un effort de traction tendant à l'arracher du sol puisque les vérins 8 agissent sur le haut vers la traverse 9. Le disposi- tif réalise donc une véritable précontrainte du sol et une relation existe entre l'effort de précontrainte et l'effort de traction définitif que la tige 1 de l'ancrage pourra supporter lors de son emploi. Connaissant cet- te relation, qui peut être déterminée expérimentalement, on pourra connaître l'effort de traction disponible sur chaque ancrage, en fonction de l'effort de précontrainte réalisé par les vérins 8 et fixer, avec sécurité, le nom- bre d'ancrages nécessaires.
La figo 7 montre deux tiges 1 ancrées par les moyens décrits et dont les extrémités hautes sont reliées par des raccords filetés 10 à des prolongements 11 de hauteur convenable et, par ceux-ci, aux deux extrémités d'un bâti triangulé 12. La partie centrale de ce bâti comporte une plaque 13 servant d'appui à un vérin 14. Ce vérin permet de foncer un pieu, la réaction de fonçage étant supportée par les deux tiges 1 auxquelles elle est transmise par l'intermédiaire du bâti 12. Sur le dessin, l'appareil est appliqué à un essai de charge effectué sur deux pieux coniques 15, fai- sant application des principes décrits par le demandeur dans sa demande de brevet belge No. 388.885, déposée le 16 octobre 1950, pour "Pieux cunéifor- mes et leurs applications".
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Le vérin 14 agit sur le sommet des pieux par un intermédiaire convenable comprenant une plaque 15 qui repose sur les pieux et un chapeau 16 en tronc de pyramide.
L'embase 2 de la tige 1, qui a été supposée ci-dessus biconique, peut en réalité recevoir des formes variées. C'est ainsi que le cône infé- rieur peut être supprimée 1-'embase se terminant par un plan 17 (fige 8) ou par une surface concave 18. Cette dernière diposition présente l'avantage que le bord à angle aigu de l'embase.permet de briser les obstacles rencon- très lors du fonçage. L'embase peut aussi avoir une forme pyramidable.
La figure 9'présente une embase en acier ayant la forme d'une double pyrami- de quadrangulaire. On a, en outre, dessiné sur cette figure des plaques de tôle trinagulaires 19 disposées sur chacune des faces de la pyramide supé- rieure et terminées en bas par un bord recourbé 20. Ces plaques peuvent être maintenues, pendant le fongage, par des ligatures en fil de fer 21.
Quand on bourre la charge à la fin du fonçage, cette charge, qui s'appuie sur la face externe des plaques 19 et sur leur bord 20, tend à faire glis- ser les plaques 19 vers le bas, le frottement de la charge sur l'acier de l'embase étant ainsi remplacé par un frottement acier sur acier.
La figure 10 représente une autre disposition dans laquelle l'embase est constituée par des rpimmes 22,23, à face plane ou courbe.
Cette disposition, qui peut être combinée avec l'application d'un mandrin bourreur 6 comportant à sa partie inférieure, au lieu du cône 7, deux diè- dres ayant une orientation'inversé de celle'du prise 22 de l'embase, pré- sente l'avantage que les poussées réalisées dans le terrain se trouvent dirigées parallèlement au plant de section droite des prismes et peuvent, par conséquent, être orientéeso Cet avantage est sensible dans une telle disposition telle que la fig. 7, oû il peut être préférable de diriger les poussées perpendiculairement au plan du dessin, afin qu'elles ne pertur- bent pas l'zquilibre des pieux 15 en essai.
Une autre réalisation de l'embase est représentée figo 11.
Dans ce cas., l'embase comporte un corps en béton 24, mtzni d'un revêtement de tôle 25. L'embase peut être liée rigidement à la tige ou être fixée à celle-ci d9une manière amovibleo Deux exemples de cette disposition sont représentés., d'une part, sur les figures 1 et 8, et, d'autre part, sur les figures 11 et 12. En figures 1 et 8, l'extrémité inférieure de la ti- ge 1 est filetée et se visse dans un taraudage 26 de l'embaseo Sur les figures 11 et 12, la tige 1 présente à sa partie basse deux tenons dia- métralement opposés 27 qui viennent coopérer avec des rainures 28 de l'em- base, le tout formant un emmanchement à baïonnette.
Dans le cas d'une embase en béton, comme représenté sur les figures 1 et 11, le raccord de l'embase est prolongé par des queues de car- pe 29 noyées dans le béton et évitant son arrachement.
La liaison amovible entre l'embase et la tige permet d'enlever et de récupérer la tige après usage du dispositif d'ancrage sans que l'on ait à arracher l'embase du solo Il suffit, en effet, d'extraire la tige par dévissage ou déblocage de l'emmanchement à baïonnette. L'embase sera perdue, mais sa perte entraînera, en général, moins de frais que son arra- chage. Si l'on voulait d'ailleurs procéder à celui-ci, on pourrait foncer à nouveau., dans le sol et à travers le bourrage, le tube 5 qui a servi à la réalisation de l'ancrage de manière à couper le bourrage, après quoi ce tube pourrait être extrait en même temps que l'embase et la tigeo
Des essais effectués sur les dispositifs décrits ci-dessus ont révélé dans certains cas les inconvénients suivants :
'1 ) Le dispositif étant mis en place en terrain mou, l'embase s'enfonce au. moment de l'opération de bourrage, cet enfoncement se produi-
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sant au détriment de l'épanouissement du bourrelet de matière d'apport au- dessus de l'embaseo
2 ) Au moment de la mise en précontrainte du sol suivant le dis- positif de la fig. 6, l'embase monte d'une façon sensible en laissant sous elle une cavité.
3 ) Au moment de la mise en précontrainte du sol, la base des vérins ne prenant pas appui sur le mandrin mais sur le sol lui-même, le mê- me phénomène se produit quelquefois avec même cavité subséquente sous l'em- base.
Les modes de réalisation qui vont être décrits maintenant évi- tent ces inconvénients.
Daxs le dispositif représenté sur les figo 13 et 14 on a supposé que le fonçage a la cote désirée de l'ensemble : embase 2 à section co- nique ou cunéiforme, tube de fonçage 5, mandrin bourreur 6 terminé par une partie conique ou cunéiforme 7 dirigée en sens inverse de celle de l'emba- se 2 et de la tige filetée 1, était produit-, par des vérins hydrauliques 30 prenant appui sous un châssis fixe 31 qui peut être celui d'une machine spécialement conçue pour se déplacer sur le terrain et porter les divers accessoires, notamment la pompe d'alimentation des vérins.
On a supposé que le tube 5 et le mandrin bourreur 6 sont so- lidarisés par une clavette 32, les positions relatives du tube et du man- drin bourreur lors du fonçage étant celles indiquées sur la figure 13.
Lorsque l'embase 2 est descendue à la profondeur requise, la clavette 32 est enlevée et le tube 5 est extrait jusqu'à ce que sa partie supérieure vienne en contact avec la tête 33 de l'embase du mandrin. Le tube 5 est alors solidarisé du mandrin au moyen de la clavette 34, traver- sant des trous du tube 5 et du mandrin 6, décalés par rapport à l'axe du mandrin de manière à laisser libre la tige 1. L'ensemble tube-mandrin est extrait et des matériaux de bourrage K sont déversés dans la cavité puis l'ensemble tube-mandrin est réintroduit dans la cavité. La tige 1 est prolongée par une tige la dont la partie supérieure est rendue solidaire du châssis fixe 31, par exemple par des écrous 35.
L'ensemble tube-man- drin est alors soumis à la pression des vérins 30, la cote d'enfoncement de l'embase 2 dans le sol étant invariable grâce à la liaison des tiges 1 et la au châssis. L'embase 2 étant ainsi rendue fixe au moment du bourra- ge, les efforts se transmettent au sol adjacent suivant des efforts ra- diaux T1 et T2 (aux frottements près) (fig.15), les deux composantes ver- ticales =action R1 et réaction R2- s'annulant. L'embase joue le rôle de point fixe de réaction pour l'épanouissement du bourrage dans le solo De la mise en oeuvre de ce dispositif résulte immédiatement la possibilité de faire un bourrage aussi intense qu'on le désire, les possibilités de bour- rage étant simplement limitées par la réaction disponible pour buter le vérin (poids de la machine portant le châssis 31 dans le cas envisagé).
Ainsi se trouvent supprimés les trois inconvénients mentionnés ci-dessus.
On notera à ce sujet que les pressions de bourrage sont enre- gistrées au manomètre lié au vérin et qu'une comparaison peut être immédia- tement faite dans un terrain déterminé entre la pression de bourrage, celle enregistrée au moment de la mise en précontrainte et l'effort total dispo- nible à l'extraction de la tige 1 au moment de la mise en service du dispo- sitif. Il devient alors possible de trouver dans un terrain déterminé et pour une profondeur donnée, une loi permettant de trouver l'effort d'arra- chage disponible en fonction de la pression de bourrage et celle mise en
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oeuvre au moment de la précontrainte.
La figure 16 montre un mode de fixation de la tige centrale 1 au sabot constituant l'embase. Des expériences auxquelles il a été procédé, il résulte quil est possible au moment du coulage d'un élément de béton, tel que l'embase 2 de njyer l'extrémité d'une tige filetée préalablement graissée. Lorsque le bécon a fait sa prise la tige filetée est dévissée, laissant ainsi dans le béton son empreinte 35. Il est alors possible de visser, dans l'embase, une tige 1 munie à sa partie inférieure du même fi- let et d'exécuter les opérations telles qu'elles ont été décrites en regard des fige 1 et 2.
Lorsque l'opération est terminée, la tige peut être dé- vissée avec la même facilité et ainsi récupéréeo
La fig. 17 représente une variante de la figo 16 dans laquel- le le filet terminal est cylindrique au lieu d'être conique comme dans la figo 16. La fig. 18 est une vue en plan correspondant aux fige 16 et 17.
Il peut être intéressant d'autre part pour que l'embase joue pleinement son rôle de sabot à réactions de laisser à ce sabot sa section totale y compris sa pointe. Le sabot est alors muni latéralement de plu- sieurs, par exemple trois cavités filetées, dans lesquelles sont assujet- ties trois tiges lb ayant une section ronde, ovale, carrée etc... (figo19 et 20).
Ces tiges sont munies à leur partie inférieure de filets ayant mêmes caractéristiques que les filets des cavités ménagées dans le saboto Le nombre des tiges et des cavités correspondantes dans le sabot est na- turellement variableo
Comme indiqué précédemment,, on peut mettre en oeuvre un ou plusieurs sabots à réaction sur la hauteur du forage, suivant le degré de compressibilité des couches de terrain rencontrées sur ladite hauteur.
Le matériau K introduit dans le forage'pour être bourré dans le sol peut être constitué par des agrégats sable, gravier,ballast, ou un mélange défini de ces agrégats ou un béton maigre, l'objet de l'inven- tion étant d'obtenir un bourrage dans le terrain, aussi énergique qu'on le désire, dune part par le maintien à une position fixe dans le sol de l'embase comme il est décrit ci-dessus.\) et d'autre part par le bourrage en- gendrant des efforts horizontaux dans le sol et provoqué par le profil même de l'embase et du mandrin bourreur, l'intensité de compression latérale du sol conditionnant l'effort disponible au moment de la mise en précontrain- te du terrain et de l'essai d'arrachage.
Le dispositif ci-dessus décrit qui assure la fixité de l'emba- se dans le sol n'est pas nécessaire si le terrain sous l'embase est assez résistant pour éviter toute descente de l'embase au moment de l'opération de bourrage.
Le mode de réalisation des figo 13 et 14 donne entre autres résultats, celui de permettre d'augmenter, dans de très notables propor- tions, le volume de matériaux de bourrage introduits dans le sol à la pro- fondeur voulue. En réalisant des forages suffisamment rapprochés on peut alors améliorer considérablement les qualités d'un sol donné, tant au point de vue de sa cohésion que de sa compressibilité, donc de son pouvoir portant.
Les fig. 21 et 22 représentent ainsi deux phases de la réa- lisation d'un élément confortatif de sol comportant application de deux embases. L'opération de la figo 14 étant terminée, la tige filetée 1 est dévissée. On dispose ensuite une autre embase 2a sur la partie supérieure de la première tranche de bourrage. Cette embase 2a est fixée à une tige filetée le.\) sauf si la première tranche de bourrage est suffisamment ré- sistante pour empêcher l'embase 2a de descendre sous l'effet du deuxième
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bourrage.
Ce deuxième bourrage K1 est effectué dans les mêmes conditions que celui qui est représenté sur la fig. 14, après quoi la tige le est enle- véeo
La fig. 22 représente l'élément confortatif du sol terminéo @
Ce procédé d'amélioration des sols peut être employé utilement tant pour les fondations de bâtiments et ouvrages d'art que pour les fon- dations de routes 36 ou pistes d'aviation, dans le revêtement desquelles on aura au préalable percé des trous 37 pour permettre les forages.
Il ap- porte à ce problème une solution particulièrement simple, rapide et écono- mique. Alors que les procédés actuellement employés ne permettent d'obte- nir un compactage efficace du sol que sur des profondeurs relativement faibles, l'invention permet au contraire d'améliorer le sol à toute pro- fondeur et au degré désiré.
Dans la description qui précède on a supposé que les opéra- tions de fonçage et de bourrage étaient réalisées au moyen de vérins hydrau- liqueso Il est évident que ces opérations peuvent être obtenues par batta- geo L'embase pent être enfoncée par battage, le bourrage étant réalisé par battage ou par action de vérins. Dans une autre variante, le trou au lieu d'être retenu par battage peut être creusé d'avance, le bourrage étant exé- cuté par battage du mandrin 6 ou par action de vérin.
De la sorte le pro- cédé est d'une application suffisamment souple et étendue pour obtenir des réactions d'ancrage s'échelonnant sur une gamme très variée, ou des taux d'amélioration de sols de fondations à la demande des problèmes à résou- dreo
On notera que la mise en oeuvre d'un ou de plusieurs vérins hydrauliques à grande course donne le possibilité d'étudier les caractéris- tiques d'exécution de chacun des éléments confortatifs du sol (pression de fonçage pression de bourrage, pression de précontrainte) au fur et à me- sure de leur réalisation et par suite d'adapter la densité et la profon- deur des éléments confortatifs aux terrains dans lesquels ils sont mis en place, en fonction des pr"essions précitées.
Il va d'ailleurs de soi que les modes de réalisation décrits n'ont été donnés qu'à titre d'exemples et qu'ils pourraient être modifiés, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention.
En particulier,il est clair que l'on ne sortirait pas du ca- dre de l'invention si, au lieu de foncer directement la tige et son embase dans le terrain vierge, on commençait par faire un trou par un moyen quel- conques et si l'on plaçait ensuite dans ce trou la tige et son embase.
REVENDICATIONS.
1. Procédé d'obtention d'ancrages dans le sol, selon lequel, ayant fait un trou dans le sol et placé dans le trou une tige, un tube ou autre objet allongé muni à son extrémité inférieure d'une embase en sail- lie, puis déversé au fond du trou contre ladite embase une charge d'un matériau fragmentaire durs gravier, pierres ou analogues, on bourre cette charge contre la paroi du-trou, par une action de coin, de manière qu'elle s'étende radialement en refoulant le terrain et forme ainsi au fond du trou une sorte de bourrelet qui prend appui contre le terrain.
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