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PROCEDE ET MACHINE POUR LUETETAGE ET L'EVISCERATION DE POISSONS.
La présente invention qui est due à Messieurs Henri CHEPTEL et Emile Frangois SANDERS, se rapporte à un procédé et à une machine pour l'é- têtage et l'éviscération des sardines et d'autres poissonso
L'un des buts poursuivi est de permettre l'extraction de l'in- testin et son détachement par rapport à 1?anus sans crainte de détériorer la cavité abdominale, ni déchirer le péritoineo
Un autre but est la création de machines de grande production susceptibles d'être groupées en éléments à vitesse élevée pouvant faire partie de batteries à commande unique et conçus de façon à obtenir le meil- leur rendement de la main découvre utiliséeo
Ce procédé est caractérisé essentiellement en ce que, après une incision partielle au niveau du cou,
les têtes des poissons sont saisies par une première série de pinces et sont entraînées en exerçant en même temps une traction sur 1?intestin pendant que le poisson se déplace en é- tant maintenu entre des éléments faisant partie d'une chaîne sans fin et en ce que, au moment où 1?intestin est mis sous tension il est saisi à pro- ximité du cou du poisson par des''pinces faisant partie d'un second jeu et est tiré hors de la cavité abdominaleo
La machine utilisée pour la mise en pratique de ce procédé se distingue en ce qu'elle comprend une chaîne sans fin formée d'éléments en- tre lesquels les poissons sont maintenus,
un premier jeu de pinces qui sont montées sur un plateau tournant en synchronisme avec le déplacement de la chaîne sans fin et qui saisissent les têtes des poissons et les entraînent en même temps qu'une traction est exercée sur l'intesin et un second jeu de pinces qui tournent dans un plan perpendiculaire à la direction du dé- placement de la chaîne sans fin et qui saisissent 1-'intestin au niveau du cou au moment où il est sous tension et le tirent hors de la cavité abdomi=- naleo
La machine comprend également un couteau pratiquant une inci- sion au niveau du cou et en général un autre couteau servant à couper la queueo
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Afin de bien faire comprendre l'invention, on décrira ci-après à l'aide des dessins annexés et à titre purement exemplatif un mode d'exé- cution de cette machine.
Les figures 1 et 2 sont des vues respectivement en élévation de face et en élévation de côté de l'ensemble de la machine.
La figure 3 est une vue schématique illustrant comment s'effectue l'enlèvement de la tête et la traction sur les viscères.
Les figures 4, 5 et 6 sont des vues de détail relatives aux élé- ments de retenue des poissons (La figure 5 est une coupe par la ligne V-V dans la figure 4) .
Les figures 7 et 8 sont des vues de détail de la commande de la première série de pinces.
Les figures 9, 10 et 11 sont des vues de détails de la commande de la deuxième série de pinces.
La machine, objet de l'invention, comprend une chaîne sans fin passant sur deux roues à chaîne 1 et 2 et portant des éléments ayant comme fonction de tenir les poissons en position pendant les diverses opérations auxquelles ils doivent être soumis. Ces éléments sont représentés à la fi- gure 1 schématiquement en 31 et 41.
La chaîne est formée de maillons constitués de deux plats paral- lèles et intercalés chaque fois entre des maillons 4 également constitués de deux plats parallèles (fig. 4 et 5). Les éléments 3 et 4 sont articulés entre eux grâce à des pivots 5.
Les plats 3 sont repliés vers l'extérieur en formant des pattes 6 (figo 5) servant à supporter des plaques 7 disposées transversalement et percées de fentes 8 traversées par des boulons 9 ou d'autres organes assu- rant la fixation de ces plaques 7 en position réglable.
Sur leurs bords situés vers l'extérieur, ces plaques 7 sont re- pliées en forme de cornières 10 et donnent naissance à des appuis 11 (figo 6) pour le poisson P. Celui-ci repose sur une plaque 12 fixée sous une pla- que 13 constituant le fond d'un élément 41 et rendu solidaire de rebords formés par les plats constituant les éléments 4 de la chaîne. Les plaques 13 sont repliées latéralement de la manière représentée en 10 pour les pla- ques 7 mais possèdent une largeur moindre (fig. 2) et forment en 15 des surfaces d'appui pour le poisson semblables aux surfaces 11 des éléments 7-10.
Du côté opposé à celui portant la plaque 12, chaque plaque 13 est repliée verticalement comme représenté en 16 (fige 4) et se prolonge par une lèvre 17 pénétrant dans l'espace intérieur de l'élément voisin 31.
Sur les cornières 10 de l'élément 41 est fixée une plaque 18 (figo 4 et 6) qui s'engage au-dessus de la lèvre 17.
Les plaques 7 des éléments 31 comportent un appui élastique 19 constitué habituellement par une tige élastique repliée comme représenté à la figure 6 et fixé à un bloc 20 porté par la plaque 7.
Gomme le montre la figure 1, les éléments 31 et 41 s'écartent les uns des autres au moment de leur passage sur la roue à chaîne 1 et laissent entre eux un espace vide dans lequel l'ouvrière peut déposer un poisson (P1- fig. 1) qui vient reposer sur une plaque 120 Même lors du pas- sage sur la roue 1, les lèvres 17 et 18 continuent à se recouvrir afin d'em- pêcher le dépôt d'un poisson dans l'intervalle formé sous ces lèvreso
Les poissons sont déposés de telle manière que leur dos soit dirigé vers le centre de la roue et l'on prévoit une pièce d'appui 21 (figo 2) contre laquelle prend appui la tête du poisson.
Dans la partie rectiligne du parcours de la chaîne, les pinces 31 et 41 se ferment et coopèrent entre elles de manière à tenir le poisson, lequel est soumis en face de l'appui 15 de la pince 41 (figo 2) à la pres- sion élastique du ressort 19 (fig. 6).
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Tout au début du parcours rectiligne du transporteur, est prévu un couteau rotatif 22 dont la fonction est de faire une incision partielle dans le corps du poisson immédiatement derrière la tête et jusqu'à l'arête centrale. Ce couteau est fixé sur un arbre 23 qui porte un autre couteau ro- tatif 24 destiné à couper la queueo L'arbre 23 est monté excentriquement dans une douille 25 afin de rapprocher et d'éloigner alternativement les cou- teaux par rapport aux poissonso
Le couteau 22 occupe sur 19 axe 23 une position fixe bien déter- minée tandis que le couteau 24 peut être déplacée ce qui permet un réglage selon les différentes dimensions des poissons.
Immédiatement en-dessous des couteaux et dans le même plan ver- tical que le couteau 22, se trouve une plaque fixe 26 qui présente une par- tie courbe 261 épousant la forme d'un secteur du couteau 22 et qui prend la place du couteau 22 dans l'entaille produite par ce derniero
Après le transporteur coopère une -première série de pinces mon- tées sur la périphérie d'un plateau 28 tournant en synchronisme avec le mou- vement de la chaîne (figo 7 et 8)0
Ces pinces 29 sont montées et commandées par paires de telle ma- nière que les pinces de chaque paire occupent une position ouverte quand, sous l'effet de la rotation du plateau 28, elles se rapprochent du transpor- teur et qu'elles se ferment au moment où la tête T du poisson vient se pla- cer entre les pinces (figo 2).
Sous l'effet des mouvements combinés d'avancement du transpor- teur et de la rotation du plateau 28 les pinces s'éloignent progressivement du transporteur tandis que la tête T est séparée du corps et tire avec elle l'intestin (positions fil et T de la tête g figo 2).
Pendant l'intervention des pinces 29, le poisson- est maintenu, d'une part, par les éléments 31 et 41 et, d'autre part, par la plaque 26 et est soumis en outre à l'action d'une bande 27 qui le maintient contre les fonds des éléments 31 et 410
Ainsi que cela ressort des figures 7 et 8 les bras 30 de chaque paire formant les pinces 29 sont recourbés en 31 à leur extrémité située du côté du plateau 28 de manière à s'articuler ensemble sur un axe 32 pé- nétrant dans une boutonnière 34 de l'un des replis 31 et portant un galet 33 soumis à Inaction d'une came 34,
constituée par une pièce fixe conve- nablement profiléeo
Les bras 30 peuvent osciller autour d'axes 35 portés par le pla- teau 28 et fixés à celui-ci dans l'exemple représenté par des écrous 36 et sont munis d'oreilles 37 en forme de fourches (fige 8) servant d'attaches à un ressort 38 tendant à maintenir les pinces 29-30 en position d'ouvertu- reo
Quand l'intestin a été complètement tiré du poisson, il arrive un moment où l'intestin est tendu entre la tête et l'anus (position T2 de la figure 2) où l'intestin reste entre fixéo
C'est habituellement alors que les boyaux se brisent et que le nettoyage parfait de la cavité abdominale est ainsi rendu impossible.
Afin de prévenir ce danger,, on prévoit une seconde série de pin- ces qui sont montées sur un plateau 40 et qui tournent dans un plan perpen- diculaire à la direction du déplacement du poissono
Ces pinces 41 sont formées par des bras 42 qui oscillent autour de pivots 43 portés par le plateau 40 et qui s'articulent ensemble sur un axe 44 pénétrant dans une boutonnière 45 formée sur l'un des bras 42. L'axe 44 porté un galet 46 venant en contact avec une came 47 portée par l'axe 48 sur lequel tourne le plateau 40.
Ces pinces sont maintenues ouvertes par la came 47 et se ferment quand le galet 46 vient en contact avec la partie 50 du profil de la came
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la plus rapprochée de l'arbre 48. Elles sont reliiez entre elles par un res- sort 51 qui facilite leur fermeture.
Lorsque lé poisson se trouve dans la position P2 de la figure 2 dans laquelle l'intestin est sous tension, les pinces 41 se ferment pour saisir l'intestin juste à proximité du cou et le tirant vers l'extérieur tandis que le poisson continue son parcours avec la chaîne sans fin et que la tête et l'intestin séparés sont entraînés par les pinces 29 (position T3 - fige 2).
Quand la chaîne sans fin passe autour de la roue 2, les éléments 31 et 41 s'ouvrent à nouveau et lâchent les poissons qui tombent sur un transporteur 52 (fig. 1).
Il est avantageux de donner aux pinces 42 un mouvement de va- et-vient de manière que, au moment où elles sont fermées et serrent l'in- testin, elles puissent occuper alternativement les positions 42 et 421 de la figure 3. On réussit ainsi à provoquer l'arrachement du boyau par un coup sec et à éviter ainsi que par la traction le boyau n'abîme le ventre du poisson.
Ce mouvement est obtenu en prévoyant sur la came fixe 47 (fige 9,10, 11) une rample 53 coopérant avec une rampe 54 formée sur un manchon 55 monté autour de l'arbre 48 et portant un plateau 56 solidaire du pla- teau 40.
Un ressort 57 est intercalé entre le manchon 55 et une butée fixe 58 portée par l'arbre 48 lequel est soutenu par un support 59.
On comprend que, grâce à ce dispositif, on obtient un mouve- ment de va et vient du manchon 55 et du plateau 56 ainsi que du plateau 40 lequel peut coulisser avec les pinces 42 sur l'axe 48 tout en étant entraîné par celui-ci.
Cette machine permet de pratiquer l'étêtage et l'éviscération de manière à détacher l'intestin de l'anus sans détérioration du poisson et assure donc une augmentation du rendement au point de vue de la quali- té.
De plus, elle est conçue de telle manière que l'on peut pré- voir pour chaque ouvrière une chaîne du type représenté et l'on peut ain- si pousser au maximum la vitesse avec laquelle les organes de retenue des poissons passent devant l'ouvrièreo
La conception de la machine permet en outre de placer plu- sieurs éléments du type représenté les uns à côté des autres et de les ac- tionner par une commande unique. Diverses combinaisons sont possibles sui- vant les nécessités de la production.
Ces avantages sont obtenus sans aucune complication mécanique et en fait l'installation ne comprend aucun mécanisme compliquée Il en est notamment ainsi des éléments de retenue des poissons qui s'ouvrent et se ferment sans qu'un dispositif spécial doive intervenir.
REVENDICATIONS..
1) Procédé pour l'étêtage et l'éviscération de sardines et d'autres poissons caractérisé en ce que, après une incision partielle au niveau du cou, les têtes des poissons sont saisies par une première série de pinces et sont entraînées en exerçant en même temps une traction sur l'intestin pendant que le poisson se déplace en étant maintenu entre des éléments faisant partie d'une chaîne . sans fin et en ce que, au moment où l'intestin est mis sous tension, il est saisi à proximité du cou du pois- son par des pinces faisant partie d'un second jeu et est tiré hors de la cavité abdominale.
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