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PROCEDE DE CHAUFFAGE ET DE REFRIGERATION.
Le présent brevet d'invention se rapporte à un procédé de chauffage et de réfrigération par rayonnement, dans lequel on utilise comme fluide de transport,, de la chaleur dans le premier caset du froid dans le second cas, du gaz ou de l'air naturel,, filtré s'il en est besoin. Ce fluide est réchauffé ou se refroidit respectivement préalablement dans un générateur ou un réfrigé- rant appropriés.,le régime de température et de débit étant obtenu très rapide- ment dans le local à chauffer ou à refroidir en envoyant ledit fluide, au moyen d'un ventilateur,
dans des tuyaux pouvant être d'un diamètre relativement petit ou dans des caissons situés au-dessus du sol à la hauteur convenable.9 de manière à ce que la transmission de 'la chaleur ait lieu à une température uni- forme et la mieux adaptée dans chaque cas et par une surface de transmission maximum.
L'invention s'étend en outre à une installation pour Inapplication du procédé de l'invention ou procédé analogue. Une telle installation comporte essentiellement l'emploi des éléments suivants : - quelques caissons ou surfaces métalliques ou d'une autre matière appropriée, disposés de manière à former une série de tuyaux réunis horizonta- lement et à l'intérieur desquels on fait circuler, au moyen d'un ventilateur, de l'air ou du gaz réchauffé ou refroidi dans le réchauffeur ou le réfrigéra- teur correspondant., lesquels appareils sont placés à l'intérieur ou à l'exté- rieur du local, les caissons étant disposés à la partie supérieure dudit local.
- ces caissons ou éléments sont isolés thermiquement du plafond à leur partie supérieure et présentent en leur partie inférieure une surface à grand pouvoir d'émission ou d'absorption la nature et les dimensions de 1' enveloppe isolante des caissons étant choisies de manière à obtenir le rapport désiré entre les quantités de chaleur émises ou absorbées par rayonnement (ra- diation) et celles dues aux effets de convexion.
- le fluide circulant dans les tuyaux des caissons est constitué par un mélange de l'air intérieur du local même et d'air ou de gaz dûmement réchauffés ou refroidis qu'on insuffle sous une grande vitesse à l'entrée des
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tuyaux ou des caissons au moyen d'injecteurs de petit diamètre - l'air, à sa sortie de ces caissons ou tuyaux., peut être envoyé à l'intérieur du local en vue de compléter l'effet de chauffage ou de réfrigé- ration et d'assurer en outre la ventilation ou le renouvellement de l'air du local ou bien il peut être ramené en totalité au réchauffeur ou au réfrigéra- teure - les caissons ou éléments qui comportent la surface radiante de chauffage ou de réfrigération peuvent,,
au lieu d'être parcourus par un unique courant de gaz ou d'airêtre parcourus par deux courants circulant dans des conduits ou caissons parcourus en sens contraire dans le but d'assurer, dans toute la surface de ceux-ci., une température moyenne plus uniforme.- Pour permettre de profiter de toute la différence de température entre celle du gaz ou de l'air et la température ambiante, les éléments en question peu- vent encore être établis en zig-zag afin d'alloger le parcours.. ou bien encore on donne au caisson la forme d'une fourche.
Le procédé suivant l'invention a une efficacité très supérieure aux procédés utilisés actuellement qui emploient comme fluide de transport de la chaleur ou du froid., l'eau ou la vapeur ou des fluides frigorifiques cir- culant dans des tuyaux disposés sur les parois, le sol ou le plafond des lo- caux ou dans des caissons en acier ou en aluminium disposés à la partie supé- rieure de ces locaux.
En dehors de l'inconvénient de l'emplacement important que néces- sitent les éléments radiants correspondants, ces procédés lorsqu'ils sont à eau ou à vapeur, sont sujets à des avaries par suite des gelées ce qui impose la vidange de l'instàllation quand elle n'est pas en service ou son maintien en fonctionnement permanent sous un régime réduit.
En outre;, tous les procédés connus présentent une inertie thermi- que de l'installation qui rend leur réglage difficile.
Le procédé est susceptible d'être appliqué dans différents modes d'installation différant tant en ce qui concerne la disposition des éléments caractérisant le procédé que par le gaz ou le mélange de gaz utilisés et que par la manière de les porter à la température voulue et la manière de les met- tre en mouvement et de les faire circuler. Cependant les modifications ap- pliquées dans l'un quelconque de ces domaines ou à d'autres détails analogues n'affectent pas le procédé proprement dit., ces installations diverses de chauffage ou de réfrigération ne constituant que des variantes ne sortant pas pour autant du domaine de l'invention.
Les détails exposés ci-après sur des modes d'application du procé- dé doivent être considérés sonne des exemples non limitatifs de formes d'ap- plication.
Les caissons sont des caisses on boîtes de très petite épaisseur quelques centimètres, tandis que leur largeur est de l'ordre de plusieurs dé- cimètres et que leur longueur atteint jusqu'à des dizaines de mètres. Ils sont réalisés en feuilles métalliques ou autre matière appropriée, ajustée de manière adéquate pour obtenir l'étanchéité requise.
La plaque ou face inférieure présente des ondulations ou toute for- me convenable pour obtenir la plus grande surface radiante.
En leur partie supérieure., ils portent une plaque d'isolant ther- mique comme il a été précédemment indiquée
A leurs extrémités ils comportent des bouches ou entrées pour l'air ou le gaz chaud ou froide suivant l'application dont il s'agit, qu'on introduit à la température et en quantité voulue pour réaliser l'équivalence entre la quantité de chaleur ou de froid cédée pour obtenir la variation de température de l'air que l'on désire dans les tuyaux et celle que la surface extérieure du caisson peut émettre par rayonnement (ou radiation) et en partie par conve- xion dans l'air ambiant pour obtenir finalement la température que l'on désire atteindre.
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En -vue d'avoir une meilleure distribution de l'air qu'on veut in- troduire dans l'air ambiant du local dont on désire le chauffage ou laréfri- gération on peut pratiquer dans les caissons des ouvertures de grandeur ap- propriée, sur toute leur longueur.
A la sortie du caisson;, on peut ou bien récupérer entièrement cet air ou ce gaz en l'envoyant, au moyen d'un ventilateur au réchauffeur ou au ré- frigérateur en créant ainsi un circuit fermé, ou bien on le dissipe dans l'air ambiant pour compléter l'effet de chauffage ou de réfrigération et assurer en même temps, s'il s'agit d'airla ventilation avec renouvellement total ou partiel de l'air du local. Dans le cas où le gaz ou l'air, à sa sortie, res- te dans le local, on prolongera de manière appropriée la plaque supérieure du caisson de façon à diriger l'air vers le bas.
Avec le procédé objet de l'invention la radiation (ou rayonnement) par unité de surface de la plaque du caisson est, pour une même différence de température entre le fluide et l'air ambiant du local, beaucoup plus grande qu'avec les procédés connuso Dans ceux-ci, l'eau ou la vapeur, circule dans des tuyaux étroits réunis par soudure ou par agrafage à des plaques ou ailettes de diffusion de largeur relativement grande et la transmission de la chaleur ou du froid à partir du fluide est très difficile bien que la température réelle de la plaque entre les tubes et les ailes extrêmes soit bien différen- tes de celle du fluide.
En revanche, dans le procédé de l'invention, le fluide est en con- tact sous une grande vitesse avec la totalité de la surface d'émission de sor- te qu'on obtient une meilleure transmission de la chaleur ou du froido
Les applications du procédé peuvent présenter des variantes rela- tives au courant de gaz ou d'air circulant dans les tuyaux ou caissons. Si par exemple, il s'agit de quatre tuyaux on peut introduire dans deux d'entre eux,l'air pur par une extrémité et dans les autres,, le faire entrer par l'ex- trémité opposée., de sorte que les courants soient de sens contraire dans les tuyaux.
On peut aussi injecter l'air ou'le gaz sous une grande vitesse par des tuyères ou embouchures de diamètre inférieur aux embouchures des caissons de manière qu'à l'entrée il se produise une dépression et une aspiration de l'air du local qui se mélange ainsi à l'air mis en circulation dans l'appa- reilo
Ainsi, le débit de l'air amené se trouve diminué et sa tempéra- ture doit être plus élevée en hiver et plus basse en été, pour obtenir en fait la même température moyenne désirée à l'intérieur des tuyaux. De cette façon, on réalise une circulation semi fermée et le diamètre des tuyaux d'a- limentation de gaz ou d'air peut être réduit au minimum.