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DISPOSITIF MOBILE DE DETECTION DES RAYONNEMENTS IONISANTS.
@ La présente invention concerne lés dispositifs détecteurs de rayonnements ionisants ou rendus'tels, et, .plus particulièrement, le circuit d'alimentation de l'appareil détecteur de rayonnement proprement dit, par exemple un compteur de Geiger.
On sait que le mode de fonctionnement de ces appareils exige le maintien d'une différence de potentiel variant généralement de quelques cen- taines à des milliers de volts ; l'énergieabsorbée par ces appareils est as- sez faible.
Pour assurer l'alimentation de l'appareil détecteur, on peut uti- 'liser l'énergie fournie, soit par un réseau de distribution directement, ou par l'intermédiaire d'un convertisseur, soit par un générateur indépendant tel qu'une dynamo, une batterie de piles ou d'accumulateurs.
La première solution permet de résoudre aisément les problèmes que pose l'étanchéité nécessaire dans de nombreux cas. Mais cette solution présente l'inconvénient de ne pouvoir s'appliquer qu'à des installations à 'posté -fixe. Si l'on utilise un groupe convertisseur, on peut également réa- liser, dans les mêmes conditions, une bonne étanchéité, mais le poids et 1' encombrement de l'ensemble du dispositif se trouvent très augmentés, la consommation de courant étant également plus élevée par suite de la diminu- tion du rendement. L'utilisation de piles ou d'accumulateurs rend très déli- cate la réalisation de l'étanchéité complète des parties sous tension élevée, y compris les dites piles ou accumulateurs.
De toute façon, pour assurer l'a- limentation de l'appareil détecteur, pour avoir une réserve de marche suffï- sante, on est contraint d'utiliser une batterie importante à cause de la dé- charge inévitable des piles, même à -circuit ouvert. On est ainsi obligatoire- ment conduit à des appareils lourds et encombrants.
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La présente invention a pour objet un dispositif mobile de dé- tection de rayonnements ionisants qui évite ces difficultés et inconvénients.
Ce dispositif .cpmprend fondamentalement un appareil détecteur tel que par exemple un compteur Geiger auquel est associé par l'entremise du primaire d'un transformateur un organe récepteur, par exemple un écouteur téléphonique permettant de déceler les indications fournies par le dit appareil détecteur, ce dernier étant branché aux bornes d'un condensateur à grande constante de temps préalablement chargé par une valve dont le filament est chauffé par le dit transformateur qui, pendant la charge, est alimenté par une génératrice ou tout autre mode d'alimentation,la tension secondaire étant stabilisée par résonance du dit transformateur et d'un condensateur mis en circuit par l'a- morçage d'une lampe à néon.
Tout ce dispositif peut être enfermé dans un boitier étanche, à l'extérieur duquel se présente seule une prise d'alimentation permettant le raccordement du primaire du transformateur soit avec le récepteur, soit avec la source de tension. L'appareil détecteur proprement dit est ainsi alimenté par l'énergie'accumulée dans le,condensateur pendant le temps où celui-ci est en liaison avec la source¯de tension. Ce condensateur conservant sa charge pendant un temps prolongé, .il est donc possible, après avoir chargé le con- densateur, de séparer la source de tension externe du montage situé à l'inté- rieur du boitiero On évite ainsi le transport de la source de tension, ce qui allège considérablement le dispositif dont le poids est d'environ 300 grs.
Pour résister aux chutes accidentelles, le montage est réalisé sur un châsis .élastiquement maintenu.
Afin de diminuer les pertes électriques, le montage est avantageu- sement mis sous pression interne par un remplissage d'azote sous une pression de 5 kg/cm2o '
L'invention est exposée plus en détail ci-après avec référence aux dessins ci-annexés, dans lesquels : fig. 1 est un schéma d'un exemple d'une réalisation du dispositif conforme à l'invention; fig. 2 est une courbe de la tension aux bornes du transformateur dans ce dispositif.
Une lampe à gaz 1 dont la tension d'amorçage est de 70 volts en série avec un condensateur 2 de valeur 3000 & s'amorce, pendant la manoeu- vre d'une magnéto 3 branchée aux bornes de la prise 10 dès que la tension au secondaire du transformateur 4 dépasse 70 volts, la tension retombant ensuite à 60 volts. Le condensateur 2 supporte pratiquement toute la tension secondai- re lorsque celle-ci a atteint la valeur de crête de 900 volts.
@ Tout se passe comme si le condensateur 2 était connecté sur le se- condaire du transformateur 4.
On obtient aux bornes du secondaire du transformateur la courbe de tension .en fonction de la vitesse de la génératrice 3 représentée à la fig.
2; la vitesse de la génératrice est portée en abcisses et les tensions de crête en ordonnées.
Le système.. voltmètre de crête constitué par le condensateur 5 d' une valeur de 30.000 & et'la valve 7 se charge donc à la tension de 'crête Vr. Le condensateur 5 est ainsi chargé à Vr, produisant la tension né- cessaire au fonctionnement d'un tube de compteur Geiger 8.
Pendant la charge, le point de retour du condensateur de couplage 9 de valeur 100 f est fixé par la lampe à gaz 1. à # 60 v. maximum par rapport à la tension de l'armature positive du condensateur 5. Le compteur est ainsi protégé :contre le risque de surtension.
Ce processus demande quelques secondes. On remplace alors, aux bornes de la prise 10, la génératrice 3 par le casque 11 et l'appareil est en état de marche pour 2 heures.
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Après la charge, la lampe à gaz 1 n'est-plus conductrice ; le transformateur n'étant plus alimentée les impulsions de charge induites sur le fil du compteur de Geiger par suite de la détection d'une particule ioni- sante ne peuvent se déplacer vers la cathode du compteur qu'en traversant le condensateur 9, le condensateur 2, le secondaire du transformateur et le con- densateur 5.
Le primaire du transformateur est donc le siège d'un échange de charges avec le récepteur qui y est connecté, fonctionnant ainsi en adaptateur d'impédances., Les charges convenables sont restituées au système par la résis- tance 6 dont la valeur doit être choisie telle que la constante de temps soit grande par rapport à la durée de l'impulsion sur le compteur, cette durée étant de l'ordre de 1 microseconde et par rapport à la période du système transformateur récepteur (environ 30 x 10-4 seconde) mais inférieure à la fré- quence maximum du générateur.
L'ensemble qui vient d'être décrit, à part l'organe récepteur 11 et la génératrice 3, est enfermé dans un boîtier étanche 12 figuré schématique- ment en traits mixtes.
REVENDICATIONS,
1. Dispositif pour la détection de rayonnements ionisants compre- nant un appareil détecteur tel qu'un compteur de Geiger, mis sous tension au moyen d'un condensateur adapté pour être chargé par une source de courant ex- térieure, caractérisé en ce que les armatures du dit condensateur, qui est à grande constante de temps, sont reliées, en série avec une valve électronique respectivement aux deux extrémités de l'enroulement secondaire d'un transfor- mateur, enroulement qui est shunté par un condensateur en série avec un tube à néon, la cathode de l'appareil détecteur étant reliée à celle des armatures du condensateur de mise sous tension de cet appareil qui n'est pas reliée di- rectement au secondaire du transformateur, tandis que l'anode du dit appareil est reliée, d'une part,
à celle des armatures du condensateur shuntant le dit secondaire qui n'est pas reliée directement à ce dernier et, d'autre part, au secondaire du dit transformateur, à travers une résistance dont la constante de temps est élevée par rapport à celle du dit secondaire, les extrémités du primaire de ce dernier étant respectivement reliées aux deux bornes d'une prise permettant de brancher,sur l'appareil, une source de courant lorsque l'on désire charger le dispositif et un organe récepteur des impulsions four- nies par l'appareil détecteur, lorsque l'on désire procéder à la détection d'un rayonnement.