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PERFECTIONNEMENTS AUX EXTINCTEURS D'INCENDIE COMBINES AVEC UNE TUYAUTERIE
SOUPLE.
La présente invention se réfère aux appareils extincteurs compor- tant un réservoir renfermant le fluide utilisé pour la lutte contre l'incen- die, un engin de projection que l'opérateur doit tenir à la main pour diriger ce fluide sur le feu, et une tuyauterie souple permettant de relier cet engin au réservoir,lequel n'a donc pas besoin d'être déplacé et orienté à chaque instant, comme dans le cas des appareils portatifs dont la capacité se trouve obligatoirement limitée. A titre d'exemple d'extincteurs du genre en question, on peut citer les appareils à gaz carbonique de forte et de moyenne capacité, dans lesquels l'engin de projection est constitué par un tromblon, mais cette indication n'est nullement limitative.
Dans tous ces appareils la tuyauterie est normalement repliée sur le réservoir ou au voisinage immédiat de celui-ci, de manière à tenir le moins de place possible et elle est généralement fixée en place avec l'engin depro- jection par le moyen de colliers appropriés ou dispositifs analogues. Lors d' un sinistre, l'opérateur doit d'abord défaire ces dispositifs de fixation, puis dérouler la tuyauterie avant de pouvoir mettre l'appareil en marche. L'expérien- ce montre que ces manoeuvres préalables, souvent effectuées dans l'affolement occasionné par le feu ou dans la fumée dégagée par celui-ci, exigent un temps considérable qui retarde indûment le début de la lutte contre les flammes.
Il existe évidemment des appareils à dévidoir qui évitent cet in- convénient, mais ils sont relativement encombrants et coûteux ce qui limite leurs possibilités d'application.
L'invention vise à permettre de réaliser un dispositif grâce au- quel le seul fait pour l'opérateur de saisir l'engin de projection et de le décrocher de son support assure quasi-automatiquement le dégagement du tuyau et son déroulement, sans aucun risque de formation de noeuds.
Le dispositif suivant l'invention est essentiellement remarquable
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en ce que l'engin de projection s'accroche à l'extrémité d'un support sur le- quel la tuyauterie est enroulée, de telle manière que les spires de celle-ci soient verrouillées sur ledit support par cet engin et soient au contraire im- médiatement libérées quand celui-ci est décroché.
Dans la forme d'exécution la plus simple de l'invention, le sup- port de tuyauterie comporte deux barres sur lesquelles la tuyauterie est en- roulée en forme de huit, ces barres étant fixées par une extrémité soit au réservoir lui-même, soit à tout autre support auxiliaire approprié, tandis que leurs extrémités libres sont agencées pour recevoir des crochets solidaires de l'engin de projection. On comprend aisément que la tuyauterie enroulée sur ces barres ne peut se dégager aussi longtemps que l'engin de projection est accroché à l'extrémité libre de celles-ci, mais qu'au contraire elle peut li- brement glisser et se dérouler aussitôt que l'engin a été décroché.
Dans d'autres formes d'exécution, on peut utiliser pour l'enrou- lement de la tuyauterie des berceaux de largeur notable. Pour la retenir sur ces supports on peut alors, suivant l'invention, employer des traverses auxi- liaires que les crochets de l'engin de projection retiennent par leur milieu.
Dans ce cas encore, aussitôt que cet engin a été décroché, ces traverses sont libérées ; elles tombent et libèrent à leur tour la tuyauterie qui peut se dé- rouler librement.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux com- prendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer :
Fig. 1 est une vue en élévation d'un extincteur à neige carbonique comportant application de l'invention.
Fig. 2 est la vue de côté correspondante.
Figs. 3 et 4 indiquent de même façon une variante de réalisation.
En figs. 1 et 2, l'extincteur comporte un réservoir 1, de capaci- té relativement importante, renfermant du gaz carbonique liquéfié. A ce réser- voir, on a fixé par des ceintures 2 deux barres 3 disposées en porte-à-faux l'une au-dessus de l'autre et parallèlement l'une à l'autre.
L'extincteur comporte encore un tuyau souple 4 qui part du haut du réservoir 1 (lequel est pourvu d'un robinet d'arrêt 5 et d'un tube plongeur à la façon connue) et aboutit à un tromblon de projection 6 dans lequel le gaz carbonique se transforme en partie en neige qui est projetée sur le feu. Ce tromblon porte latéralement deux crochets 7.
En position d'attente, le tuyau 4 est enroulé en huit sur les barres 3, comme montrée et les deux crochets 7 du tromblon sont enfilés dans deux lumières verticales'prévues à l'extrémité de l'une et de l'autre barres 3. On comprend aisément que le tuyau ainsi enroulé est en quelque sorte ver rouillé en place par le tromblon qui l'empêche de se dégager en glissant sur les barres 3. On peut d'ailleurs,comme montré, prévoir les crochets 7 de ma- nière à ce qu'ils fassent saillie vers le haut de la barre 3 supérieure et vers le bas de la barre 3 inférieure, afin de mieux arrêter la dernière spire du tuyau 4. étant toutefois observé que même si cette spire arrivait à glisser sur les crochets 7, elle serait néanmoins retenue par le tromblon 6 lui-même.
Quand on désire utiliser l'extincteur, il suffit de décrocher le tromblon 6 pour libérer le tuyau 4 dont les spires successives peuvent glisser librement sur les barres 3 et se dérouler sans aucun risque d'emmêlement. On peut en- suite ouvrir la vanne de commande dé l'appareil pour déterminer le jet de fluide extincteur.
On conçoit sans peine qu'en remplaçant le tromblon 6 par une lance appropriée, le même dispositif est applicable à un appareil à mousse à pression, en charge ou aspiré, à un appareil à bromure de méthyle, à tétra- chlorure de carbone, etc... Les barres 3, au lieu d'être fixées au réservoir 1 lui-même, pourraient l'être à un support approprié quelconque au voisinage
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de ce réservoir, ou même éventuellement à une certaine distance de celui-ci.
On notera encore que les barres 3, bien que prévues pour l'en- roulement sous forme de huit, pourraient recevoir un enroulement en spires non croisées. Le fonctionnement resterait le même, mais l'opérateur devrait avoir soin de détordre le tuyau en faisant tourner le tromblon 6 sur lui-même au fur et à mesure de dégagement des spires successives.
Dans la variante de figs. 3 et 4, le support de tuyauterie que les ceintures 2 fixent au réservoir 1 est constitué par deux berceaux 3a de largeur importante sur lesquels le tuyau 4 est enroulé en forme de huit, cha- que berceau 3a étant à peu près disposé suivant le diamètre horizontal de la demi-spire d'enroulement. Avec une pareille disposition, les crochets 7 du tromblon 6 ne pourraient suffire à retenir les spires sur les berceaux d'en- roulement; on y remédie très simplement en assurant la retenue de ces spires par des traverses 8 disposées sur les deux berceaux 3a et traversées par les crochets 7 qui les verrouillent ainsi en place.
Quand l'opérateur décroche le tromblon 6, les traverses 8 tombent et les spires du tuyau 4 sont libérées comme expliqué plus haut.
Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n' a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend notamment qu'on puisse ima- giner bien des dispositions de supports des spires d'enroulement d'un tuyau souple, qui permettent le glissement des spires vers une extrémité libre du support, ce glissement étant toutefois empêché par un verrou constitué soit directement par le mécanisme d'accrochage du tromblon, lance ou autre engin de projection, soit par un organe lui-même verrouillé par ce mécanisme.
D'autre part, et comme il va de soi, l'invention englobe non seu- lement les dispositifs d'enroulement de tuyauterie souple et d'accrochage d'engin de projection de fluide extincteur du genre décrit, ou de tout autre équivalent, mais'encore les extincteurs ou installations d'extinction munis de tels dispositifs.