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VOITURE D'ENFANT OU VEHICULE ANALOGUE A ESSIEUX BASCULANTS.
On connaît des voitures d'enfant dans lesquelles les roues avant et arrière, pour faciliter 'le franchissement de marches comme dans le cas du passage du trottoir à la chaussée et inversément, sont montées basculan- tes afin de maintenir la position horizontale de la caisse du véhicule. On a également proposé des voitures d'enfant dont l'un des essieux, au moins, associé à ses bras supports, constitue un élément en U qui s'articule sur un axe fixé du châssis de la voiture et peut être basculé en direction de l'autre essieu pour franchir des gradins.
La présente invention concerne une voiture d'enfant ou véhicu- le similaire muni d'essieux basculants du type énoncé ci-dessus et elle a pour but, grâce à un nouvel agencement du châssis, d'améliorer et de facili- ter le franchissement d'escaliers et elle consiste essentiellement en ce que les éléments en Uy dont chacun s'articule autour d'un point fixe du châssis, sont reliés à demeure entre eux et exécutent des mouvements oscil- lants qui sont en substance contraires entre eux. On obtient un mode de réa- lisation particulièrement simple lorsqu'au moins un des bras supports d'un des éléments en U se prolonge au-delà de son point d'articulation où il est relié en pivotement à une biellette dont l'extrémité opposée s'articule à son tour sur le bras support de l'autre élément en U au-dessous de son point d'articulation avec le châssis.
Pour permettre de mieux comprendre l'invention, on a représenté sur le dessin annexé, à titre d'exemple non limitatif,un mode possible de réalisation de l'invention. Sur le dessins
Figure 1 est une vue latérale de la voiture.
Figure 2 est une vue en plan montrant cependant seulement la moi- tié du véhicule, jusqu'à un plan vertical imaginaire de sectionnement par le milieu axial, attendu que l'autre moitié est identique.
Les figures 3 à 5 montrent des vues latérales de la voiture res-
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pectivement dans la position de préparation au franchissement de gradins et dans la position de franchissement proprement dit des gradins.
Les longerons 1 du châssis portant le siège 34 de la voiture sont incurvés aux extrémités et comportent à celles-ci des axes de pivote- ment 2, 3 pour le repose-pied et le dossier 50
Sur chacune des faces opposées entre elles des longerons 1 est fixé un élément profilé plat 54 dont les deux extrémités cambrées sur champ vers le bas portent chacune un axe de pivotement 55 ou 56. L'axe 55 de l'ex- trémité avant., ainsi que l'axe 56 de l'extrémité arrière du profilé plat 54 sont situés dans le même plan et portent en pivotement les bras supports 15, 16 des essieux 11, 12, respectivement, des roues avant 13 et arrière 14.
Les bras supports 15, 16 se prolongent vers le haut au-delà de leur point de pivotemento Les prolongements 16', dans la position normale représentée sur la figure 1, s'appuient par leur bord avant contre des butées latérales 57 prévues sur le profilé 54, de telle sorte que l'élément en U constitué par les bras supports 16 et l'essieu arrière 12 ne puisse pivoter dans le sens inverse à celui des aiguilles d'une montre,toujours en regardant la figure 1. Quand aux prolongements 15', ils portent chacun à leur extrémité supérieure un axe de pivotement 58 pour une biellette 59 dont l'extrémité ar- rière s'articule en 60, c'est-à-dire au-dessous du pivot 56, sur le bras sup- port arrière correspondant 16.
L'agencement est établi de telle sorte que la distance entre les axes de pivotement 58 et 55 soit environ le double de celle qui sépare les axes 60 et 569 et que des droites imaginaires passant respectivement par les axes 56, 58, d'une part, ou 60, 56, d'autre part,for- ment entre elles un angle d'environ 120 lorsque les bras supports 15, 16 sont dans la position indiquée figure 1, qui correspond à la marche sur ter- rain plat.
Les extrémités inférieures des bras supports 15, 16, constitués par des éléments profilés plats, sont tordues de manière à coïncider avec un plan perpendiculaire à celui du restant de l'élément plat et, de plus$' ces extrémités sont reliées entre elles deux par deux au moyen de traverses 61, 62. Sur les bras supports avant 15 pivotent en 63 des bras 64 sur l'ex- trémité convenablement façonnée desquels sont ancrés des boulons filetés 65 dont une partie lisse traverse avec un certain jeu l'essieu avant 11 et dont la tête s'appuie contre l'extrémité tordue précitée des bras supports 15.
Entre l'essieu 14 et les bras 64 sont interposés des ressorts de compression 66 qui entourent chacun un boulon 65. La suspension de l'essieu arrière ainsi qu'il ressort du dessin, est identique.
Le guidon ou barre de direction est constitué par un profilé 36 qui s'articule en 35 sur des pivots coaxiaux fixés de part et d'autre du véhicule sur des longerons 1, selon le procédé habituelavec un dispositif de blocage. Les accotoirs 27 s'articulent par leur extrémité arrière sur les montants du dossier 5 et sont fixés en 30 par leur extrémité avant à des élé- ments profilés recourbés sur champ 29 qui s'articulent à leur tour, en 28, sur les longerons 1.
Pendant la marche sur terrain plat, les essieux 11, 12 portant les roues 13, 14 occupent la position indiquée figure--4 assurée grâce aux butées 57, ce qui empêche les essieux de s'éloigner l'un de l'autre en rai- son du poids et de la charge de la voiture. Le poids du véhicule est sup- porté par les ressorts 66.
Pour franchir un escalieron fait basculer l'es- sieur arrière 12 de la position figure 1 à la position de la figure 3,ce que l'on obtient en soulevant légèrement l'arrière de la voiture autour des roues avant 13 à l'aide du guidon 36; cela permet de pousser facilement avec le pied l'essieu arrière 18 et les roues 14 qui basculent ainsi vers l'a- vantCe mouvement déplace légèrement vers l'avant la biellette 59.En même temps, les bras supports 15 prennent une position moins inclinée par rap- port au terrain,, ce qui soulève dans une faible mesure l'ensemble du châs- sis.Dans cette position, on tire la voiture contre la première marche à l'aide du guidon 36, jusqu'à faire porter les roues arrière contre le bord de la marche 67,
lequel accentue le basculement de l'essieu arrière dont les
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bras supports 16 prennent la position indiquée figure 4. En même temps, les bras supports 15 de l'essieu avant prennent une position perpendiculai- re au sol en raison du mouvement que leur a imprimé la biellette 59 (figure 4), ce qui produit un soulèvement du châssis de la voiture et soutient le mouvement de franchissement par les roues arrière 14 de l'arête 67 de la marche. Toujours en tirant sur le guidon 36, les roues avant 13 rencontrent ensuite le bord antérieur de la marche 67 et, en roulant sur celui-ci, pro- duisent un basculement inverse des bras supports 15 jusqu'à la position re- présentée figure 15, ce mouvement étant transmis par la biellette 59 aux bras supports arrière 16 qui reprennent leur position initiale.
Il s'ensuit un nouveau soulèvement du châssis en raison de l'inclinaison des bras sup- ports 16, ce qui favorise désormais le roulement des roues avant sur l'arê- te de la marche 67. Pendant ce temps, les roues arrière 14 rencontrent le bord de la marche suivante 68 et la suite de mouvements décrite ci-dessus se répète en permettant le franchissement du bord supérieur de la marche 67 par les roues avant 13.
Lorsque la voiture descend une marche, la suite de mouvements dé- crite et représentée se produit dans l'ordre inverse. Ainsi qu'on le voit sur le dessin, les deux paires de roues de la voiture se soutiennent entre elles grâce à la liaison positive entre leurs éléments en U respectifs, même pendant le frachissement d'escaliers, ce qui facilite sensiblement la conduite de la voiture et permet de passer d'une marche à l'autre sans secousse et sans uti- liser un ressort de rappel de l'élément articulé arrière, attendu que les roues 13, 14 roulent en commun sur les marches, quelle que soit la position de cet élément. Grâce à l'agencement décrit du mécanisme de liaison entre les éléments en U du châssis, l'angle de basculement de l'élément arrière est à peu près le double de celui de l'élément avant.
La liaison positive entre les éléments ou fers en U 11, 61, 15 et 12, 62, 16 peut être assurée par d'autres dispositifs au lieu de la biellet- te 59, par exemple au moyen de secteurs dentés solidaires des axes de bascule- ment des bras supports et engrenant entre eux, ou bien à l'aide de leviers, de câbles ou organes analogues. Par ailleurs, le mécanisme de liaison prévu sur les deux longerons du châssis peut être aménagé sur un seul côté, ou en- core dans l'axe longitudinal au-dessous du siège. D'autre part, la suspen- sion de la voiture peut être assurée par liaison directe des essieux avec les bras supports des éléments en U, au moyen de ressorts reliant les bras sup- ports et le châssis.
Bien entendu, le châssis décrit convient également pour toutes sortes de véhicules à propulsion manuelle, tels que chariots, fauteuils de malades sur roues, etc...