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COMBINAISON DE REDRESSEURS'POUR CONVERTIR'UN COURANT'TRIPHASE EN COURANT,
PAR EXEMPLE MONOPHASE, =DE-FREQUENCE'DIFFERENTE.
Pour alimenter des réseaux de traction à partir d'un réseau élec- trique triphasé, il a été proposé d'employer, au lieu d'un convertisseur à douze anodes, une combinaison de redresseurs formée de douze récipients mono-anodiques. Les redresseurs sont groupés en trois ponts en montage de Graetz et les diagonales desdits ponts sont reliées respectivement aux trois phases de l'enroulement secondaire d'un transformateur de type'normal. On peut alors prendre directement aux points de branchement des ponts le courant monophase désiré. Ce dispositif connu est décrit dans la Revue ETZ 1948, pages 381-382 et représenté à la figure 1 du dessin annexé. Il a l'avantage de ne nécessiter qu'un seul transformateur de construction normale. Avec une charge purement ohmique, le montage est utilisable dans la forme indi- quée.
Toutefois, dès que, par suite de la présence d'une réactance, il se produit un déphasage entre la tension et l'intensité dans le circuit mono- phasé, il apparaît des courants de circulation qui rendent l'exploitation pratiquement impossible. Ces courants de circulation prennent naissance du fait que sur chaque phase du transformateur se trouvent des récipients de mutateurs en montage antiparallèle, et qu'ainsi suivant la position de phase, le courant passe par le redresseur ou par l'onduleur.
Comme ces deux ré- cipients sont, en conséquence, tenus (au moyen de la commande par grilles) prêts à intervenir, et que, d'autre part, la commutation ne débute pas au même instant pour les redresseurs et pour les onduleurs, il se dévelop- pe par suite de cet écart entre les instants d'allumage un courant dit cou- rant d'écart d'allumage et dont l'intensité n'est limitée pratiquement que par l'inductance de fuites du transformateur. Le courant d'écart d'allu- mage qui circule ainsi lors de la commutation, par exemple du groupe de sou- papes 9, 10 au groupe 11, 12 entre l'onduleur 12 et le redresseur 9, allonge toutefois la commutati on et augmente le courant de décharge des récipients de façon inadmissible.
Pour limiter le courant d'écart d'allumage à une valeur supporta-
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ble, on intercale, d'après la présente invention, entre les récipients travail- lant alternativement en redresseurs ou en onduleurs dans l'ordre de succes- sion imposé par la commande, des bobines de self limiteuses d'intensité, et cela de telle sorte que le courant de différence entre l'onduleur d'un grou- pe et le redresseur de l'autre!- groupe passe toujours par la self.
L'invention a pour objet une combinaison de redresseurs pour con- vertir un courant triphasé en courant par exemple monophasé, de fréquence dif- férente, combinaison dans laquelle à chaque phase du courant triphasé sont affectées deux paires de redresseurs montés en pushpull, elle est caracté- risée en ce que les récipients qui travaillent alternativement en redres- seurs ou en onduleurs dans l'ordre imposé par la commande ont leurs points de prise de courant reliés entre eux dans chaque groupe par l'intermédiaire d'une self calculée pour limiter un courant d'écart d'allumage qui se pro- duit entre l'onduleur d'un groupe et le redresseur de l'autre groupe par sui- te de l'écart entre leurs instants d'allumages respectif s.
La figure 2 représente schématiquement, un exemple de réalisation de l'objet de l'invention. La combinaison de douze récipients mono-anodiques 1-12 est branchée aux enroulements secondaires R, S, T d'un transformateur, à savoir de façon telle que les quatre soupapes en montage de Graetz qui appartiennent à une même hase, il se trouve chaque fois deux soupapes anti- parallèles qui, à leurs points de prise de courante sont reliées par une bobine de self. Pour les récipients 1-6 de l'une des alternances du courant monophasé à recueillir, il est prévu une self commune L1, et pour les ré- cipients 7-12 de l'autre alternance, il est prévu de même une self commune L2. Aux points milieux M et M2 des deux selfs est branchée la charge Z, par exemple un réseau de traction à 16 2/3 périodes par seconde.
Le courant de charge est pris, aux points Ml et M2, aux soupapes commandées à la fré- quence de ce réseau, et dont celles désignées par des numéros impairs tra- vaillent, pendant la première demi-période, comme redresseurs, tandis que celles qui sont désignées par des numéros pairs travaillent alors comme on- duleurs. Par les soupapes qui travaillent, partie comme redresseurs,partie comme onduleurs, passent les courants correspondant à la tension de phase qui existe à chaque instant dans les enroulements R, S, T. Ainsi par exem- ple, le courant de charge passe de l'enroulement R par la soupape 1, la char- ge Z et la soupape 9, pour rejoindre l'enroulement S.
Lorsque la tension passe de S à T, il se produit, suivant le trajet indiqué en pointillé, entre T et R un courant de commutation JK qui chemine à travers les soupapes 12 et 10 et par là éteint la soupape 10. De plus, par suite de la différence de tension entre S et T, il se produit un courant d'écart d'allumage J2D qui suit le trajet indiqué en trait interrompu en traversant la soupape 12,. la self L2 et la soupape 9, Mais la soupape 9 est bloquée par suite de la commutation, tandis que pour le courant de charge, la soupape 11 qui s'est allumée en même temps que la soupape 12, devient active.
La self L2 limite le courant d'écart d'allumage à une valeur acceptable de,sorte qu' il ne peut pas influencer défavorablement le processus de la commutation de 9 à 11 et de 10 à 12. Des processus analogues se déroulent lors de la com- mutation dans les autres soupapes.