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RELAIS ELECTRONIQUE DE TERRE POUR RESEAUX'-DE SIGNALISATION.
La présente invention est relative à un relais de protection pour réseaux électriques de signalisation, et principalement pour des réseaux de signalisation comportant un grand nombre de lignes alimentant chacune une si- gnalisation déterminée à partir d'une station centrale de commande.
Dans cette. station, les lignes de signalisation sont branchées en dérivation, au travers d'interrupteurs mono ou bipolaires, qui commandent la mise en service de la signalisation, sur les fils, barres ou câbles de dis- tribution d'énergie d'un réseau monophasé ou triphasé, qu'on appellera par la suite réseau d'alimentation en opposition avec réseau de signalisation.
La présente invention est particulièrement relative à un relais électronique de terre destiné à signaler et à protéger toute mise à la terre accidentelle, directe ou indirecte, d'un des conducteurs du réseau d'alimen- tation.
Elle est plus particulièrement applicable aux systèmes de signa- lisation pour réseaux ferroviaires et a pour but d'éviter, par suite d'une mise à la terre accidentelle, la création, par un circuit dérivé, d'une si- gnalisation autre que celle qui a été enclenchée à partir du poste de comman- de. Dans les réseaux de signalisation lumineuse pour lignes ferroviaires, on sait que les indications relatives à l'état d'occupation des voies, en aval des convois,sont données par des feux colorés, par exemple : - feu rouge: arrêt obligatoire.
- feu orange passage à vitesse réduite.
- feu vert : passage à vitesse normale.
Des défauts peuvent évidemment surgir dans de tels réseaux de si- gnalisation. Le défaut le plus grave est celui qui provoque la mise en sérié
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d'une des phases du réseau d'alimentation avec un feu vert ou orange alors que la voie est occupée en aval du feu, l'interrupteur bipolaire commandant la mise en service de ce feu étant évidemment ouvert. "
Ce défaut peut se produire lorsqu'il existe simultanément d'une part un contact accidentel entre le réseau d'alimentation ou -un des fils de signalisation du feu rouge et un des fils de signalisation d'un feu vert ou orange, et d'autre part une mise à la terre accidentelle de l'autre fil de signalisation du même feu.
La fig. 1 des dessins annexés est un schéma mettant en évidence un tel défaut. A titre d'exemple, on a représenté le cas simplifié d'un signal de pleine voie à deux feux colorés, l'un rouge et l'autre vert. Ces feux sont alimentés à partir d'une ligne commune Ll-L2, du réseau d'alimentation, rac- cordée à un transformateur T de centrale, sous- station ou cabine. Cette ligne présente par rapport à là terre des capacités, non nécessairement égales C'1 - C'2 qui peuvent être de l'ordre de plusieurs microfarads, vu. la capacité par rapport à la terre des différentes lignes de signalisation, généralement longues, qui sont connectées en dérivation sur cette ligne Ll - L2.
Le feu rouge est alimenté par un transformateur de feu T à tra- vers un interrupteur monopolaire I@. Le feu vert est alimenté par unRtransformateur de feu TV travers un interrupteur bipolaire IV. mateur de feu TV travers un interrupteur bipolaire
On voit facilement que par suite de l'existence d'un circuit de défaut représenté en traits mixtes, le feu vert peut être alimenté, Il en résulte l'apparition, en pleine voie, du feu vert alors que les conditions d'occupation de la voie, en aval du signal, peuvent être telles que seul le feu rouge doit être allumé.
Il importe donc de signaler des défauts de ce genre et c'est le but de la présente invention.
Selon celle-ci, le relais électronique de terre pour réseaux de signalisation est caractérisé en ce que : une tension continue est appli- quée entre le point médian d'une impédance disposée en dérivation sur les conducteurs de la ligne d'alimentation du dit réseau de signalisation et une extrémité d'une résistance dont l'autre extrémité est reliée à la terre de façon à provoquer la circulation d'un courant continu dans cette résistance en cas de défaut, c'est-à-dire en cas de mise à la terre aécidentelle, di- recte ou indirecte, d'un des conducteurs de la dite ligne d'alimentation, des moyens étant prévus pour appliquer tout ou partie de la différence de potentiel existant dans ce cas aux bornes de la dite résistance à la grille d'un thyratron de façon à bloquer celui-ci,
le dit thyratron mettant alors en oeuvre un moyen avertisseur convenable.
La figure 2 des dessins annexés représente, à titre d'exemple non limitatif, un schéma de réalisation de relais selon l'invention.
Sur cette figure, la source à courant continu est obtenue à par- tir d'une tension alternative, fournie par le secondaire SI d'un transforma- teur Tl dont le primaire Pl est branché en dérivation sur les conducteurs du réseau, et qui est redressée par la double redre-sseuse Vl et filtrée par le condènsateur Cl et le potentiomètre Rl. '
Le pôle négatif de la source est connecté au point médian de Pl tandis que le pôle positif est mis à la terre au travers d'une résistance R2 shuntée par un condensateur G2.
La tension comprise entre le curseur du potentiomètre Rl et la terre est appliquée en série avec une tension alterna- tive, fournie par le secondaire S'2 d'un transformateur T2 dont le primaire P2 est raccordé au réseau; entre la grille et la cathode du thyratron V2, de façon telle qu'en l'absence de tension continue aux bornes de R2, la grille de commande du thyratron soit portée à un potentiel continu positif.
La tension alternative de grille est déphasée de 180 par rapport à la tension plaque - cathode; une résistance de grille R3 a également été prévue pour li- miter le courant de grille, tandis que le condensateur C3 facilite l'alluma- ge,
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Le circuit de grille comprend donc : la grille, la résistance de grille R3, l'enroulement S'2, la résistance R2 shuntée par C2, la fraction du potentiomètre Rl comprise entre le point commun de R2 et RI et le curseur enfin la cathode. Quant au circuit plaque-cathode il comprend : la plaque du thyratron à grille écran V2, la bobine K du relais shunté par le condensa- teur C4, le contact kl de ce relais qui est ouvert lorsque le relais est hors service et qui est shunté par le contact du bouton - poussoir B, l'enroulement S2 et la cathode.
Les contacts k2 et k3 du relais K servent à mettre en action le dispositif d'alarme. -
On remarquera en outre que la grille écran a été connectée à la cathode.
Le fonctionnement du relais est le suivant :
Si on pousse sur le bouton B la tension alternative de l'enroule- ment S2 se trouve appliquée entre la plaque et la cathode du thyratron V2; celui-ci, du fait de sa polarisation positive, débite et alimente la bobine du relais K qui ferme le contact d'entretien K1 ainsi que K2; le relais est à présent armé. Cette polarisation positive ne disparaîtra qu'en cas de dé- faut interne de l'appareil, tel que le claquage de V1 par exemple.
Quant un défaut externe a lieu, une tension continue apparaît aux bornes de R2 qui est telle, du fait du choix judicieux des éléments, qu'elle est suffisante pour bloquer le thyratron V2 qui cesse d'alimenter le relais K, lequel libère ses contacts déclenchant ainsi le dispositif d'alarme. ta sensibilité du relais est évidemment réglée par la position du curseur dupotentiomètre RI.
On remarquera, en outre, que le relais est protégé également contre le claquage du tube V2.