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PROCEDE .DE 'PREPARATION D'UNE SUBSTANCE .DE -CONTRASTE POUR LA RADIOGRAPHIE.
Il est connu que les iodostéarates d'alcoyle peuvent être utili- sés dans la radiographie comme substances de contraste. Ces composés sont employés sous forme colloïdale, par exemple en émulsion avec une solution aqueuse de glucose ou d'un autre composé permettant d'obtenir un sol isoto- nique. Les émulsions de ce genre sont parfaitement tolérées par le corps, leur emploi est indolore et il permet d'obtenir des radiographies très opa- ques. Il importe cependant que ces émulsions soient d'une homogénéité par- faite, d'une grande stabilité et qu'elles soient formées de particules très fines et de dimensions uniformes.
Ces conditions surimposent tout particuliè- rement lorsqu?il sagit d'émulsions destinées à être injectées dans les vais- seaux sanguins. En ce cas, toutes les particules doivent être d'une finesse telle que toute possibilité d'obstruction des vaisseaux soit exclue. Les di- mensions des particules doivent être inférieures à celles des globules du sang. La présence d'un petit nombre de particules trop grosses., présentes initialement dans l'émulsion ou formées dans celle-ci pendant la conserva- tion9 par démixtion ou agglomération de particules,pourrait causer des acci dents graves. Dans le but d'assurer la stabilité, l'homogénéité et la fines- se de l'émulsion des iodostéarates d'alcoyle, on a déjà songé à les préparer en présence d'un émulsionnant.
Un émulsionnant, pour être-convenable, doit remplir différentes conditions. En effet, il doit non seulement conférer à l'émulsion les propriétés requises, il doit aussi être parfaitement toléré et indifférent par rapport aux autres constituants de 1*'émulsion. De tous les émulsionnants essayés, seulement la lécithine a trouvé une application pratique, mais les émulsions qui en contenaient devaient être conservées à des températures de 5 à 7 C et encore dans ces conditions, leur durée de sta- bilité ne dépassait pas un petit nombre de mois.
J'ai maintenant trouvé que l'on obtient des émulsions de stabi- lité parfaite et de très grande finesse, convenant comme substance de con- traste pour la radiographie9 en émulsionnant des iodostéarates d'alcoyle et
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une solution aqueuse de glucose en présence d'un dérivé polyoxyalcoyléni- que d'un ester du sorbitan avec des acides gras de 10 à.18 atomes de-carbone.
Les émulsions obtenues selon la présente invention sont d'une très grande stabilité et homogénéité. Elles peuvent être stérilisées par tyn- dallisation répétée à 60 C et conservées ensuite à température ordinaire.
Après 9 mois d'observation, on n'a pu constater une altération des émulsions qui obligerait d'envisager une fin prochaine de la période de stabilité -ou la nécessité de les retirer pour une autre raison des essais radiologiques.
L'émulsionnant utilisé est un dérivé polyoxyalcoylénique d'un ester du sorbitan et de l'acide laurique, palmirique, stéarique ou oléique.
Il s'agit de produits utilisés dans la technique comme agents émulsionnants, de mouillage ou de dispersant. Bien que l'un d'eux figure sous le nom de "Polysorbate 80" dans la Pharmacopée des Etants Unis d'Amérique du Nord-, XIVe édition, il n'était aucunement prévisible que les produits de ce genre soient tolérés en injection et qu'ils soient capables de communiquer aux émulsions des iodostéarates d'alcoyle les propriétés nécessaires pour en fai- re un produit de diagnostic radiologique d'un usage large et sans danger.
Exemple.- La préparation de l'émulsion des iodostéarates d'al- coyle doit évidemment être exécutée en observant scrupuleusement toutes les conditions de stérilité requises. Le produit iodé utilisé, contenant environ 45% d'iode sous forme de diiodostéarate en mélange avec un peu de triiodostéarate d'éthyle, a été préparé de façon connue par ioduration des esters éthyliques des acides gras non saturés,obtenus de l'huile de lin ou d'une autre huile siccative. Dans un mélangeur à agitation mécanique, on in- troduit 220 g de produit iodé et 22 g de monooléate de sorbitan polyoxyéthy- lénique. Après une minute d'agitation, on ajoute peu à peu 324 cm3 d'une so- lution de glucose à 5%, filtrée sur filtre bactériologique et préparée au moyen d'eau bidistillée.
Il se forme d'abord une émulsion du type eau dans l'huile et la masse s'épaissit fortement. Peu à peu, en continuant l'addi- tion de la solution de glucose, l'émulsion s'inverse (huile .dans l'eau) et la masse se fluidifie. A partir de ce moment, la solution peut être ajoutée plus rapidement. Pour amener le pH à la valeur de celui du sang, on intro- duit lentement environ 0,5 cm3 d'une solution de soude caustique pure à 10%. On fait alors passer le mélange à plusieurs reprises par une émulsion- neuse, par exemple du type à filières. Après trois à cinq passages, selon le type de l'émulsionneuse, l'émulsion a atteint le degré de stabilité et d'homogénéité désiré. La dimension des particules est d'environ 1 micron.
On obtient 500 cm3 d'émulsion à 20% d'iode, (en volume) prête à être mise en ampoules. Celles-ci sont tyndallisées trois fois à 600C.
Un résultat semblable s'obtient en utilisant le produit iodé des esters propyliques des acides gras non saturés obtenus à partir de l'huile de lin ,ou en remplaçant le monooléate de sorbitan polyoxyéthylénique par le composé monolaurique, -palmitique'ou -stéarique correspondant.