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DISPOSITIFDE DEEIBRAGE ET D HOMOGENEISATION .DE''MATIERE: 'NOTAMMENT .DE PEAU -ANIMALE) 'POUR LA FABRICATION DE CORPS'EN'PEAU ARTIFICIELLE; AU MOYEN DE
FILIERES CONFORMATRICES.
Pour la fabrication de corps en peaux artificielles, surtout en matière fibreuse animales il faut diviser considérablement les matières pre- mières tout en ménageant leur texture et les transformer en une masse homo- gène plus ou moins pâteuse.qui peut être fagonnée sous pression en boyaux à paroi fine dans des filières à ouvertures fines, par exemple des filières à fente annulaire.
.Il est nécessaire de prendre des mesures particulières, en con- sidération d'éventuelles impuretés de la masse, en particulier lors de l'u- tilisation de matière provenant de peau animale, et des éléments constitu- tifs des particules non réductibles ou difficilement réductibles pour que ces masses soient débarrassées de ces impuretés indésirables avant la confor- mationo Une peau animale qui apporte avec elle, à l'état où elle est formée, même après un nettoyage préalable., des impuretés telles que sable, éclats de bois, parfois aussi des particules métalliques, présente,
en outre des pe- tites nodosités provenant de particules cornées de 1-'épiderme ou des parties lenticulaires fournies de micro-fibres qui se séparent du fait de la diffi- culté de leur réduction, lors de la transformation de la peau en pâte. Des réductions longues et difficiles ne suffisent pas à mettre ces inclusions perturbatrices hors d'état de nuire, de sorte qu'elle donnent lieu dans les peaux finies à des trous et des déchirures par une séparation ultérieure lorsqu'elles parviennent dans la filière de conformation avec la pâteo
En considération particulière de ces nodosités de l'épiderme diffi- cilement saisissables on a préféré, en règle générale, jusqu'à maintenant,
de séparer l'épiderme dans son ensemble après l'avoir préparé par un traitement convenable au moyen de produits chimiques. L'enlèvement de l'épiderme repré- sente naturellement une perte de matière parfois considérable. Pour ce motif, on a recherché d'autres moyens et on a, en conséquence, fait passer les mas-
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ses de peau finement divisées sous pression à travers de fins tamis. Ab- straction faite de la nécessité où l'on est d'employer pour cela de for- tes pressions, et abstraction faite de la forte usure des appareils, on n'est également pas parvenu par ce moyen à supprimer complètement avec sûreté les particules nuisibles, car celles-ci arrivent à se glisser sous les hautes pressions ou provoquent des engorgements.
Conformément à la présente invention, on propose pour surmon- ter ces difficultés lors du fagonnage de matière fibreuse provenant de peau animale, d'intercaler, sur le trajet de la matière vers la filière un dispositif qui est formé par au moins deux pièces concentriques tra- vaillant l'une dans l'autre, par exemple un noyau cylindrique et au moins une enveloppe cylindrique entourant le noyau, ainsi que des moyens de commande pour la production d'un mouvement relatif dans le sens périphérique, les surfaces tournées l'une vers l'autre des enveloppes des pièces concentriques comportant des rainures n'allant jusqu'à l'extérieur que d'un seul côté.. puis les deux pièces de travail renfermant au moins une fente annulaire dans la section non traversée par les rainures,
fente dont la section trans- versale n'est pas plus grande que celle de la filière servant à prbduire des corps en peau désirése
Le dispositif peut par exemple être constitué par deux pièces tournant à l'inverse l'une de l'autre à la distance de l'ouverture de la filière, en particulier d'un cylindre creux intérieur et d'un cylindre creux extérieur, dont les surfaces tournées l'une vers l'autre des enve- loppes présentent suivant des axes parallèles à distances égales à partir d'une des faces de base,des rainures de même largeur et de même profon- deur, ne se prolongeant pas sur toute la longueur axiale, mais laissant un secteur annulaire sur l'enveloppe des deux pièces,
de sorte qu'il est for- mé une fente annulaire régulière qui se prolonge dans la filière de forma- tion faisant suitel'intervalle radial libre limité par les parois étant plus petit que la profondeur des rainures.
On a constaté d'une manière surprenante que la masse venant du côté de l'amenée et entrant dans les rainures, puis passant entre les piè- ces travaillant à l'inverse l'une de l'autre,, est homogénéisée d'une maniè- re remarquable et que des particules plus grossières ne peuvent pas traver- ser la fente annulaire avant réductiono
Il s'est montré particulièrement avantageux, en particulier en considération des inclusions mentionnées de particules d'épiderme, de faire travailler sans jeu entre eux les éléments tournant l'un dans l'autre et de faire comporter aux surfaces de palier les rainures mentionnées ne traver- sant pas de part en part en direction axiale,
puis de réaliser par contre le secteur annulaire non traversé par les rainures des deux surfaces des en- veloppes plus profond que les surfaces de palier, de façon qu'il se produi- se entre les deux parties une fente annulaire qui est plus petite que la fen- te de la filière de conformation.
En vue de faciliter la conduite extérieure de la masse, on peut également faire comporter avantageusement aux éléments travaillant à fin- verse l'un de l'autre, sur le côté d'entrée des rainures, des décolletages circulaires, de manière à former des canaux d'entrée annulaires;, élargis vers l'extérieur, coniques suivant une coupe longitudinale axiale.
La matiè- re entrant dans cet espace annulaire allant en se rétrécissant vers les rai- nures;, parvient dans ces dernières sous la pression normale de refoulement, par exemple d'une vis transporteuse, est pressée vers l'avant dans les rai- nures, poussée par le mouvement relatif produit entre le noyau et l'envelop- pe comportant des rainures semblables, pétrie et roulée dans les rainures, mise en fibres par les arêtes des rainures au cours de leur jeu relatif et ne peut quitter les rainures par la fente annulaire antérieure que lorsqu' elle possède un degré approprié de mise en fibres.
On a constaté que, par ce procédé, également les fines nodosités d'épiderme sont défibrées en leurs micro-fibres et qu'elles peuvent alors traverser sans causer de perturba-
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tions, la fente annulaire qui peut servir, dans certains cas, en même temps, de filière de conformation ou de conduite menant dans une telle filière. Cette filière à fente annulaire peut être une filière de confor- mation usuelle comportant des pièces mobiles l'une par rapport à l'autre, c'est-à-dire comportant un noyau et un manteau se mouvant relativement l'un par rapport à l'autre ou elle peut être aussi une filière à noyau fixe.
Un tel dispositif offre encore l'avantage particulier qu'il dépose une très fine pellicule lubrifiante sur la pièce intérieure du fait du support sans jeu, mais que cette pièce ne peut pas vibrer excentrique- ment et que d'autre part, une véritable filière de conformation qui se raccorde, reçoit le noyau fixe ou tournant en tant que cylindre,creux.,On évite ainsi les mouvements excentriques redoutés, entre le noyau et l'en- veloppe lors d'emploi de pièces à mouvement relatif, qui ont pour effet que le boyau formé présente en section différentes grosseurs et a ainsi une so- lidité moindre.
Un dispositif conforme à l'invention, comportant un support sans jeu du noyau et de l'enveloppe forme donc aussi un excellent support pour des filières annulaires ou leurs éléments ou un support pour des élé- ments à mouvement relatif qui servent en même temps à faire passer et à homogénéiser des masseso
Deux formes de réalisation et d'application pratique de l'ob- jet de l'invention sont représentées, à titre d'exemples, au dessin an- nexé.
La Figo 1 est une coupe longitudinale axiale schématique des deux pièces cylindriques de travail mises en mouvement l'une par rapport à l'autre dans le sens périphérique.
La Fig. 2 est une coupe partielle suivant la ligne II-II de la Fig. le
La Fige 3 représente de la même manière que la Fig. 1 une au- tre forme de réalisation des deux pièces travaillant l'une contre l'autre..
La Fig. 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la Fig. 3, avec un détail à plus grande échelle.
La Figo 5 est une coupe à plus grande échelle suivant la ligne V-V de la Fig. 3.
La Figo 6 est une forme de réalisation du. dispositif compor- tant une filière de conformation.
1 désigne un cylindre creux claveté sur un arbre d'entraînement non représenté, un cylindre creux 2 ayant un mouvement opposé au cylindre 1.
Les deux cylindres présentent sur leurs surfaces en regard l'une de l'autre des rainures 3 et 4 de section semi-oirculaire, parallèles à l'axe et à égale distance les unes des autres, qui le cas échéant, se rétrécissent co- niquement vers l'avant, débouchant sur l'une des faces de bout, mais ne s'é- tendant pas jusqu'à l'autre face de bout;
, de sorte qu'il reste entre les deux pièces de travail une fente annulaire non traversée par les rainures formées par la largeur restante des enveloppes, et par l'intervalle radial existant entre les deux corps de travailo La masse entre dans les rainures et dans l'intervalle entre les deux pièces, dans la direction de la flèche et ne peut les quitter seulement que lorsqu'elle possède un degré de division qui correspond à la fente annulaire 5.
Un tel dispositif peut être monté co-axialement de suite derriè- re une filière annulaire, le cas échéant, un dispositif du type décrit plus loin peut encore être monté devant le premier; pour pouvoir augmenter pro- gressivement le degré de la division.
Aux Figso 3 à 5, le cylindre creux 6, qui peut être également clavetés sur un arbre d'entraîement, est placé sans jeu dans le cylindre creux 70 Les deux cylindres présentent sur les surfaces travaillant l'une
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contre l'autre, des rainures 8, 9 à axes parallèles qui se prolongent vers la face d'entrée, indiquée par un flèche, sous la forme d'une chambre annulaire 10 allant en s'élargissant en cône vers l'extérieur et qui débou- chent dans une fente annulaire 11 allant jusqu'à l'autre face de bouto
Suivant la Fig.
6, le cylindre 12 forme l'enveloppe extérieure d'une filière conformatrice, qui est par exemple disposée fixement et dans laquelle le cylindre 13 est monté de f-agon à pouvoir tourner, ce dernier cy- lindre étant monté fixement ou de manière à pouvoir tourner sur l'arbre creux 14.
Un joint à labyrinthe devant être monté si nécessaire, en cas de support à rotation, en 15 et d'autres paliers devant être disposés entre le noyau fixé et/ou sa tige ne sont pas représentéso Selon la fig. 6, la masse entre dans la direction des flèches, le cas échéant refoulée par une vis sans fin, sous un état convenablement réduit, dans la chambre annulaire 16, puis elle parvient de là dans les rainures et, convenablement réduites et homogénéi- sée, dans la fente ménagée entre les pièces 12 et 13 mises en mouvement re- latif, qui est prolongée par la fente de filière proprement dite 17 servant à la conformation.