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TRACTEUR,-NOTAMMENT POUR IE 'TRANSPORT DU BOIS.
Pour les tracteurs tous terrains à roues et les tracteurs à chenilles, les frais fixes par heure pour l'amortissement, les intérêts, les assurances et les réparations sont plus élevés que les salaires et la direc- tion d'une équipe supplémentaire de chargement, y compris les frais-fixes pour une deuxième et même une troisième remorque. On évite par conséquent les temps d'attente du tracteur par des chargements préparés d'avance sur les remorques, auxquelles le tracteur peut être attelé sans perte de temps.
Les courses à vide et en charge se suivent ainsi sans interruption. Cette considération économique est actuellement du domaine public de la techni- que des transports avec des véhicules routiers. Mais il ne répond pas en- core aux conditions nombreuses et difficiles du transport du bois, notam- ment en pays montagneux. La présente invention concerne un tracteur permet- tant d'améliorer considérablement l'économie du transport du bois notamment en montagne, et facilitant également le travail difficile du manoeuvre.
Suivant l'invention, le tracteur est construit pour recevoir un support d'attelage qui, pour réduire au minimum le temps de chargement du tracteur, est agencé pour être indépendant ou séparable du tracteur pour l'é- tablissement d'une liaison avec l'extrémité avant de la charge ou avec un plateau reposant sur un train arrière et destiné à la préparation d'une char- ge d'attente, d'une part, et qui peut venir reposer sur l'arrière dégagé du tracteur tout en faisant partie de la charge d'attente, d'autre part. La par- tie avant du tracteur, qui est équipé de la manière usuelle d'un moteur, d'un dispositif de direction, de sièges et d'un treuil, porte également une grue à poulie de renvoi surélevée à l'aide de laquelle la remorque portant la charge d'attente peut être attelée au tracteur.
Pour permettre le chargement du bois sous des formes multiples, par exemple sous la forme de longrines ou troncs d'arbre, de billes et de bûches, sur les tracteurs à roues ou à
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chenilles, et pour parvenir au but commun de la préparation de charges d'at- tente en vue d'une utilisation intégrale du temps de travail du tracteur et' de la suppression des arrêts irrationnels pendant le chargement et le déchar- gement, il est nécessaire, suivant l'invention, de prévoir deux supports d'at- telage montés sur l'arrière du tracteur par une rotule, un élément porteur de la charge et-un train porteur arrière qu'on peut utiliser avec ou sans pla- teau de chargement.
L'un des éléments d'attelage est caractérisé par un bras porteur dont la partie portant la tête de rotule est munie d'un organe de fi- xation pour le câble passant sur la poulie de renvoi surélevée du treuil, tandis que l'autre partie est agencée pour le raccordement amovible à un élé- ment d'appui ou de liaison avec l'extrémité antérieure d'une charge allongée ou d'un plateau de chargement à train porteur arrière, ce dispositif étant complété par des entretoises amovibles formant avec l'élément d'appui ou a- vec le plateau de changement un ensemble rigide. L'autre support d'attelage est constitué par une plaque d'appui pour l'extrémité antérieure de-la char- ge allongée et qui se présente sous la forme d'une ridelle rotative montée sur une rotule et pouvant être accrochée au câble passant sur la poulie sur- élevée.
Grâce à ces supports d'attelage la charge n'est toujours supportée qu'en trois points. Suivant qu'il s'agit de longrines, de billes ou de bû- ches, on assure la stabilité latérale de la charge utile sur le tracteur ou sur le train porteur-arrière. Dans tous les cas, et grâce à ce triangle de stabilisation, le tracteur est parfaitement à l'abri de contraintes de tor- sion ou de gauchissement, de même qu'il est soustrait à toutes les réactions de la charge utile provenant des résistances à l'avancement. Pour le trans- port de longrines, la pointe du triangle de stabilisation est orientée vers l'arrière.
Le support d'attelage est alors constitué par un support pivotant fixé à l'extrémité antérieure de la charge allongée, monté directement sur le tracteur de manière à pouvoir tourner autour d'un axe vertical, et dont la stabilité latérale est assurée par deux galets roulant sur un chemin cir- culaire, l'ensemble étant amovible. Le troisième point du triangle de stabi- lisation est constitué par l'extrémité postérieure d'une longrine traînant par exemple librement sur le sol. Pour le transport de billes ou de bûches, la pointe du triangle de stabilisation est orientée vers l'avant.
Pour les billes, l'extrémité antérieure de celles-ci est reliée rigidement au bras d'attelage prenant appui sur le tracteur par une rotule, tandis que l'extré- mité postérieure est amarrée sur un train porteur arrière muni de roues, de patins ou de chenilles. Pour des bûches chargées sur un plateau, celui-ci est fixé rigidement par son extrémité antérieure au bras d'attelage, tandis que son extrémité postérieure repose sur le train porteur arrière.
La division de l'ensemble de la remorque (en un support d'atte- lage, un élément porteur de la charge, et un train porteur arrière) telle qu'elle est prévue suivant l'invention fournit non seulement de nombreuses possibilités de modes de chargement, mais elle présente également cet avan- tage que l'équipe de chargement peut facilement en manipuler les différentes parties. Il est surtout possible et aisé de placer les différents éléments dans la position correcte nécessaire pour la préparation de la charge. Pour permettre l'attelage aisé des charges au tracteur même sur un terrain acci- denté, ce tracteur comporte à l'avant un treuil dont le câble passe sur le chevalet de la grue solidaire de son châssis.
Pour permettre le soulèvement de charges reposant sur le sol à côté du tracteur, le chevalet peut être équipé d'une flèche orientable supplémentaire.
Suivant l'invention, on peut également remplacer le support d'at- telage par un affût en soi connu, à condition que l'articulation de cet affût soit assurée à l'aide d'une rotule vers le milieu du tracteur. Il en résulte cet avantage qu'il devient possible, notamment avec des affûts à voie étroite, de suspendre des charges étroites en arrière de l'essieu des roues de l'affût sans qu'il en résulte une gêne dans la direction du tracteur. Dans les types de construction connue, on attelle le bras antérieur de*l'affût à l'extrémi- té arrière du tracteur. La suspension de la charge à l'arrière de l'affût- produit un couple de basculement ayant tendance à soulever l'arrière du trac- teur, en diminuant ainsi l'adhérence au sol et en contrariant la maniabilité du tracteur.
Pour les tracteurs légers, du type nécessaire en montagne, cette
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particularité a jusqu'ici rendu impossible l'utilisation d'affûts de ce genre.
Mais si l'affût est articulé au milieu du tracteur de la manière prévue sui- vant l'invention, le couple de basculement, qui est du reste considérablement réduit par la plus grande longueur du bras antérieur de l'affût s'applique également au milieu du véhicule, ce qui supprime tout effet nuisible sur la direction, notamment sur les tracteurs à chenilles. Pour permettre la pré- paration dé la charge sans perte de temps pour le tracteur, même avec des af- fûts de ce genre, ceux-ci sont équipés d'un treuil.
Pour faciliter le travail de chargement, notamment lorsqu'il' s'agit de billes, le support d'attelage à bras antérieur est agencé pour re- cevoir une flèche de grue auxiliaire, qui permet de rendre la remorque enco- re plus indépendante du tracteur. Cette flèche de grue munie d'un treuil peut être détachée à tout instant du bras du support d'attelage, de sorte qu'elle reste sur le lieu de chargement pour être montée uniquement sur'la remorque qui doit être chargéeo
La solution du problème sur lequel repose l'invention, qui est le transport économique du bois par voie de terre, surtout sur des chemins difficiles de montagne, et l'exploitation économique de régions montagneuses riches en bois, exige en premier lieu l'utilisation d'un tracteur à chenilles.
Pour les méthodes de transport du bois en montagne indiquées ci-dessus, l'in- vention prévoit un tracteur à chenilles de dimensions réduites, rapide et léger et qui, pour adhérer suffisamment au sol, doit supporter une partie de la charge utile. On parvient à ce résultat suivant l'invention par le fait que tous les organes placés au-dessus du châssis du tracteur à chenilles, tels que le moteur, le radiateur, le treuil, les sièges, les leviers de com- mande, sont reportés vers l'avant, tandis que la moitié arrière est complè- tement débarrassée d'organe mécaniques. Sur cette partie arrière dégagée du tracteur est montée, sensiblement au milieu de la surface d'appui des che- nilles, la cuvette destinée à recevoir l'élément d'appui et de liaison du support d'attelage.
Le bras de ce support ou de la ridelle peut ainsi pivo- ter librement même dans les virages à faible rayon. Ni le poids ni la résis- tance à l'avancement de la charge n'exercent une action nuisible sur la mania- bilité du tracteur. Pour maintenir le centre d'appui de la charge sensible- ment au milieu de la surface d'appui des chenilles, même dans les plus gran- des pentes en montée et en descente, on peut prévoir une cuvette .de¯rotule réglable longitudinalement, ou plusieurs cuvettes alignées longitudinalement.
De cette manière, il est également possible d'empêcher le tracteur dé se ca- brer au démarrage, effet qui est par ailleurs très nuisible.
Le mode d'attelage proposé pour la charge utile, par l'intermé- diaire d'une rotule, permet la préparation préalable, indépendamment du trac- teur, d'une charge complète avec des longrines, des billes ou des bûches, de façon qu'elle soit prête à être remorquée et que, en faisant glisser le trac- teur sous le support d'attelage ou en soulevant ce dernier avec la charge à l'aide de son treuil pour le déposer sur le tracteur, ce dernier puisse en- traîner cette charge sans perte de temps. L'importance économique de ce pro- cédé de chargement apparaît particulièrement dans un mode de transport com- biné, d'abord à l'aide d'un tracteur à chenilles sur des chemins forestiers et en montagne, et ensuite à l'aide de tracteurs à roues sur routes.
A cet effet, le tracteur pour le transport routier est équipé à l'arrière et à une même distance du sol du même dispositif que le tracteur à chenilles pour la réception ou l'appui et la fixation de la tête de rotule du support d'attela- ge. A la fin du transport sur les chemins de foret ou de montagne, il suffit alors de faire passer la charge attelée du tracteur à chenilles au tracteur à roues. On évite dans ce cas toutes les manoeuvres intermédiaires, toutes les pertes de temps, et même les différences de hauteur dans le chargement.
Il en résulte une économie jusqu'ici inconnue pour le transport du bois entre le lieu d'abattage et la gare de chemin de fer.
Afin de permettre l'utilisation d'un seul type de tracteur pour le transport combiné du bois à l'aide d'un tracteur à chenilles et d'un trac- teur à roues, l'invention permet la réalisation d'un tracteur muni d'un châssis
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à chenilles comportant, d'une manière en soi connue,à l'intérieur des che- nilles, des moyeux de roues entraînes en rotation et destinés à recevoir des roues amovibles pour la circulation sur routes, ce châssis pouvant également recevoir à l'avant, toujours d'une manière en soi connue, un train de roues avant directrices supplémentaire, tandis que l'agencement de la cuvette de la rotule recevant le support d'attelage est tel que le centre d'appui de la charge est placé entre les essieux du tracteur à roues, et sensiblement au milieu de la surface d'appui sur le sol des chenilles du tracteur à chenilles.
L'invention comprend également des'particularités concernant l'agencement d'un véhicule de ce genre.
Le dessin annexé représente,à titre non limitatif, un mode de réalisation préféré d'un tracteur suivant l'invention.
La fig. 1 représente le tracteur sous la forme d'un véhicule à chenilles.
La fige 2 le montre sous la forme d'un véhicule mixte à chenil- les ou à roues.
La fig. 3 le montre sous la forme d'un véhicule à roues.
La fige 4 montre le tracteur à chenilles chargé d'une longrine.
La fig. 5 le représente avec une charge de billes.
La fig. 6 le montre attelé à un affût.
La fig. 7 le représente attelé à un plateau chargé de bûches.
Le châssis 1 repose, de chaque côté, par deux ressorts à lames 2¯, sur un train flexible à cinq éléments, dont les rouleaux 3, 4, 5 sont montés dans des balanciers 6, 6a, 6b, 6c de fagon à pouvoir se déplacer in- dépendamment les uns des autres. Ceci permet au train à chenilles de fran- chir les obstacles éventuels tels que les quartiers de roche, les racines d'arbres, etc..., sans qu'il en résulte une réduction de l'adhérence des éléments de la chenille non en contact avec l'obstacle. Grâce à la partie avant inclinée des chenilles, le véhicule peut franchir sans choc des obsta- cles assez élevés.
L'engrènement des pignons antérieurs d'entraînement suré- levés 2 est bien plus correct que celui de pignons d'entraînement reportés à l'arriérée On évite surtout les contraintes excessives dues à l'entraîne- ment de corps étrangers. Le pignon tendeur 8 des chenilles, qui n'est pas exposé, est disposé à l'arrière. L'essieu moteur des chenilles est prévu à l'extrémité avant du châssis et est surélevé de 35 cm environ au-dessus du sol. Pour chaque chenille est prévu un mécanisme de transmission à change- ment de vitesse par présélecteur sans dispositif d'accouplement. Pour la mar- che avant en ligne droite, les deux mécanismes sont réglés sur la même vi- tesse au moyen du levier de manoeuvre correspondant. Pour les virages, la chenille intérieure est ramenée en descendant sur la première ou deuxième vitesse suivante.
Les deux chenilles se déplacent alors à des vitesses dif- férentes, mais toujours avec une pleine puissance de traction. Grâce à ce mode de direction prévu pour les deux chenilles, le tracteur peut virer par exemple avec six rayons différents. Un autre rayon de virage,.permettant au tracteur de tourner sur place, peut être obtenu de la manière usuelle par la marche à vide d'un mécanisme et le serrage du frein de braquage correspon- dant. Ce mode de virage sûr, qui a lieu sans interruption et sans réduction de la puissance de traction, est particulièrement important pour les trans- ports difficiles en montagne. Tous les organes placés au-dessus du châssis, tels que le moteur, le radiateur, le treuil, les sièges, les leviers de man- oeuvre, etc... sont logés dans la moitié avant du châssis.
La moitié arrière est complètement débarrassée d'organes mécaniques au-dessus du châssis.
La fig. 2 montre qu'on peut fixer d'une manière amovible (par emboîtement) un essieu supplémentaire 9 à roues directrices 10 pour obtenir un véhicule mixte à roues et chénilles. La moitié arrière du balancier 6 des chenilles porte des moyeux entraînés 11 (moyeux à tambour du frein de blocage des chenilles). Si on fixe à ces moyeux des roues 10a pour la cir- culation sur route, de la manière indiquée sur la fig. 3, on obtient un
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véhicule roulant exclusivement sur roues. Il est alors possible d'augmenter la vitesse d'avancement par exemple de 10 à 25 km.
La partie arrière dégagée porte sensiblement au milieu de la- surface d'appui des chenilles une cuvette d'articulation 12 pour un support d'attelage solidaire de la charge, cette cuvette servant d'appui à une par- tie de la charge. Ce support d'attelage est muni d'une tête de rotule qui, une fois insérée dans la cuvette, est bloquée et maintenue dans cette derniè- re. Grâce à la disposition de la cuvette 12 sensiblement au milieu de la surface d'appui des chenilles, une partie de la charge utile est portée par le tracteur, et cette partie de la charge assure ainsi l'adhérence nécessai- re du tracteur au sol. De plus, cet agencement supprime le couple de cabrage nuisible au démarrage. Les mouvements de virage et d'avancement du tracteur ne sont pas contrariés par la charge ou sa résistance à l'avancement.
Afin que le point d'appui de la remorque soit maintenu sensiblement au milieu de la surface d'appui des chenilles dans les pentes fortes en montée et en des- cente, et pour que les forces de traction ou de freinage ou encore les mou- vements de la charge n'exercent aucune action nuisible sur la direction, le tracteur porte plusieurs cuvettes 12 sur sa partie arrière. A cet effet, on peut également prévoir une cuvette 12 réglable longitudinalement. L'a- gencement des moyeux 11 destinés à recevoir des roues 10a est tel que le point d'appui de la charge soit toujours situé sensiblement au milieu de la surface d'appui des chenilles ou à l'avant de l'essieu des roues arriè- re 10a. Pour la marche du véhicule sur roues, le dispositif d'entraînement des chenilles peut être débrayé.
La partie antérieure du tracteur porte un chevalet 13, à pou- lie de renvoi surélevée 14. La mise en place du support d'attelage sur le tracteur se fait à l'aide du câble 15, passant sur ladite poulie de renvoi surélevée, et du treuil prévu à l'extrémité avant du véhicule, le support d'attelage formant un ensemble rigide avec la charge de bois (charge d'at- tente). Pour permettre le soulèvement de charges se trouvant à côté du trac- teur, on prévoit, au chevalet ou support 13, une grue à flèche 16, rotati- ve, avec poulie à câble 17. Pour le transport de charges longues (bois long) notamment, on emploie, comme le montre la figure 4, une ridelle pivotante comme support d'attelage.
Celle-ci comporte une plaque d'appui 18 munie en son centre d'une tête de rotule pour la cuvette 12 et de deux galets laté- .raux 20 destinés à reposer sur un chemin de roulement circulaire 19 prévu à l'arrière du tracteur en vue de la stabilisation latérale de la charge.
La plaque est complétée par des flasques latéraux 21 et porte à l'arrière une chaîne d'amarrage 22. La ridelle reliée à la longrine de manière à for- mer un ensemble rigide est accrochée en 23 au câble 15 à l'aide duquel on l'élève pour la placer sur l'arrière du tracteur. En 24 est indiquée une rampe inclinée prévue sur le tracteur pour le halage de l'extrémité anté- rieure de la charge d'attente.
Dans le cas des f igs. 5 et 7, le support d'attelage est cons- titué par un bras d'attelage 25. L'extrémité de ce bras portant la tête de rotule 26 est également munie d'un organe d'accrochage 23 du câble 15. La partie postérieure du bras d'attelage est raccordée à un tablier transver- sal 27. La plaque 28 ou le plateau 29 recevant la charge et relié à un train porteur arrière 30, est accroché en 27a au tablier transversal. Le bras d'at- telage 25 et la plaque 28 ou le plateau 29 sont maintenus en un ensemble rigide par des entretoises 31.
Ainsi que l'indique la fig. 5, la charge constituée par des billes, dont l'extrémité postérieure repose sur un train porteur arrière 33, est assemblée par une chaîne 32 avec le support d'atte- lage 25, 28, 31 pour former avec celui-ci une charge d'attente rigide dans le sens dela flexion. Dans le cas de la fig. 7, le bras d'attelage 25 for- me une charge d'attente rigide avec le plateau 29 chargé de bûches et le train porteur arrière 30. Ainsi que l'indique la fig. 5, le bras d'attelage 25 est agencé pour recevoir une flèche de grue 34 destinée à faciliter le travail de chargement et grâce à laquelle le support d'attelage est rendu indépendant du tracteur. Cette.flèche de grue est munie d'un treuil 35 et peut être démontée à tout instant.
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La fig. 6 représente le tracteur combiné avec un affût 36 en soi connu. L'articulation de l'affût est assurée par une tête de rotule 26 destinée à venir se loger dans la cuvette 12 prévue sensiblement au milieu du véhicule. Le câble 15 peut être accroché en 23 à l'extrémité avant de l'af- fût. Celui-ci est équipé d'un treuil 37.
Les moyeux 11 des roues du tracteur peuvent au besoin recevoir des tambours de treuil auxiliaires fixés par des boulons. Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, chaque chenille est actionnée par un mécanisme séparé.
Il est donc possible de faire fonctionner, d'arrêter et de freiner les treuils indépendamment l'un de l'autre. A cet effet, le conducteur utilise les leviers prévus pour la direction du véhicule. Grâce à cet agencement, le tracteur peut servir d'appareil à double treuil, avec un câble principal et un câble de rappel. Dans ce cas, les chenilles sont débrayées et le tracteur est immobilisé sur le sol. Grâce à l'entraînement de tous les treuils par l'intermédiaire des mécanismes de marche et de direction, ces treuils peuvent fonctionner avec plusieurs vitesses. Il en résulte cet avantage particulier que les treuils sont également actionnés sans choc par l'intermédiaire d'un dispositif'd'accouplement hydraulique si le tracteur est lui-même équipé d'un dispositif de ce genre.
Grâce à la surface dégagée que présente le tracteur à l'arriè- re, il est possible de transporter jusqu'aux lieux d'abattage les plus re- culés les appareils auxiliaires nécessaires à la mécanisation de travaux tels que l'abatage, l'ébranchage, l'écorçage et le découpage, par exemple un générateur de courant électrique pour les scies électriques, ou un compresseur d'air pour les outils à air comprimé, le chargement et le dé- chargement même de groupes pesants ayant alors lieu sans aucune peine par le treuil et la flèche de grue. On peut même transporter de cette façon à des hauteurs autrement inaccessibles des groupes indépendants munis de treuil pour grues à câble, etc..., sans qu'il soit nécessaire de les démonter.
Le tracteur se prête également au montage d'une pelle de nivellement, ce qui permet de l'utiliser dans les limites de son poids à la construction de rou- tes légères. Le soulèvement et l'abaissement de la pelle de nivellement, qui peut également servir de chasse-neige, ont lieu par voie hydraulique.
Il va de soi que l'on peut apporter des modifications aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques.