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CHARNIERE A FREIN.
L'invention concerne une charnière à frein, dont l'axe, qui est soumis à l'action d'un ressort de frein, est monté dans un élément en for- me de douille et accouplé à rotation avec un autre élément en forme de douil- le. La plupart des charnières à frein connues jusqu'ici sont extrêmement com- pliquées et par conséquent difficiles à fabriquer, très coûteuses et, en ou- tre, de construction très délicate. La disposition du dispositif de frein est preque toujours telle que l'assemblage des différentes parties de la charniè- re à frein est compliqué, de sorte qu'il exige beaucoup de temps et en parti- culier, surtout lors du montage ou du démontage des battants ou vantaux de portes et de fenêtres, etc., que tout le dispositif de frein doit être monté et démonté à part.
De plus l'action de frein des charnières connues n'est'pas limitée aux surfaces de freinage proprement dites; au contraire, des parties essentielles de la charnière participent elles-mêmes à la production du moment de friction nécessaire, de sorte qu'elles s'usent en conséquence, ce qui com- promet la précision du réglage et respectivement la sûreté du fonctionnement du freinage' sur les surfaces utilisées à cet effet.
C'est pourquoi on a déjà proposé de donner à l'une des moitiés de la cheville de la charnière la forme d'une clavette à écartement allant en s'amincissant vers l'extrémité et sur laquelle on a monté un corps de freinage divisé en longueur, cylindrique extérieurement, s'adaptant intérieurement à la forme-de la clavette, et soumis à l'action d'un écrou de serrage vissé sur l'extrémité de la cheville. Ces charnières à frein n'avaient pas tous les dé- fauts des autres charnières à frein qui viennent d'être mentionnées, mais la fabrication, notamment celle des surfaces de clavette sur la cheville de la charnière et sur le corps de freinage, était compliquée, et un freinage impec- cable n'était pas assuré.
Or l'invention permet de supprimer tous les inconvénients des charnières à frein connues jusqu'ici et de créer une chambre à frein dont la construction, ainsi que le montage et le démontage des battants et vantaux de
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portes et de fenêtres, etc., sont aussi simples que possible, et dont le fonctionnement est absolument sûr, même après des dizaines de milliers d'o- pérations d'ouverture et de fermeture.
Suivant l'invention on obtient ce résultat en utilisant un corps de frein constitué par deux anneaux de frein montés un de chaque côté de la douille de charnière et frottant chacun par une de ses surfaces d'extrémité sur une douille de support reliée à la douille de la charnière, tandis que l'autre surface d'extrémité de l'un des anneaux de frein frotte sur un collet de l'axe de la charnière, et celle de l'autre anneau de frein, sur un écrou de serrage vissé sur l'extrémité extérieure de l'axe de la charnière et met- tant les anneaux de frein sous tension. Cette construction de la charnière à frein assure le maximum de simplicité dans le montage et dans la forme des différentes pièces, ainsi qu'un fonctionnement impeccable.
Pour servir de matière pour les anneaux de frein, une résine ar- tificielle, notamment une résine artificielle de phénol et d'aldéhyde formi- que (bakélite-) a donné de bons résultats, cette résine ne susant pas, même sous le plus grand travail de freinage, de sorte que bastion-de freinage ne diminue pas. Il n'est donc pas nécessaire d'utiliser les corps à ressort qui font partie des types connus de charnières à frein et qui peuvent donner lieu à des dérangements. Un autre inconvénient des charnières à frein connues con- sistait en ce que ces charnières ont un mouvement perdu (vibration) de très grande amplitude, parce que les pattes de la charnière sont beaucoup trop courtes par rapport à ia longueur et à la hauteur des encadrements de fenê- tres.
En outre, avec ces charnières à fixation du type connu, les parties en bois des châssis de portes et de fenêtres, ainsi que de l'encadrement corres- pondant, travaillent d'une façon tellement nuisible que l'assiette de ces charnières se desserrait dans les parties en bois et par conséquent que la fixation finissait par faire entièrement défaut.
C'est pourquoi, suivant l'invention, on cherche à empêcher sûre- ment un tel mouvement perdu et untel desserrage de l'assiette des charnières.
On peut obtenir ce résultat au moyen de plaques de calage emmanchées sur les pattes des charnières et en les pinçant comme le ferait une paire de tenail- les, ce qui empêche tout mouvement de la patte de la charnière dans les par- ties en bois du châssis et de l'encadrement des portes et des fenêtres, et assure ainsi une assiette entièrement sûre, en évitant toute fatigue parti- culière des parties en bois.
Lorsque la construction de l'encadrement de la porte ou de la fenêtre ne permet pas d'utiliser une plaque de calage, on' ,peut obtenir l'as- sujettissement désiré en assurant le renforcement de 1 assiette de la char- nière dans l'encadrement de la porte ou de la fenêtre au moyen d'une vis à bois qui traverse Isolément de charnière et qui se visse ensuite dans le bois, ce qui fait,que Isolément de charnière et l'encadrement de la porte ou de la fenêtre sont solidement assemblés entre eux, et que tout mouve- ment perdu ainsi que toute fatigue particulière' du bois sont rendus impos- sible.
Un mode de réalisation de l'objet de l'invention est représen- té à titre d'exemple dans le dessin ci-joint.
La fig. 1 est une coupe médiane de la charnières et
La fige 2 est une élévation de profil d'une plaque de calage.
La charnière comprend une patte supérieure ou un battant 1 et une patte inférieure 2, ces deux pattes étant recourbées, de façon connue, en forme de douille de charnière. La cheville ou l'axe de charnière 3 a dans sa partie inférieure un diamètre plus petit que celui de la cavité cy- lindrique formée par la douille de charnière 2; cette cheville est montée dans deux douilles de support 14, 14' insérées dans la douille 2 et assem- blées à rotation avec celle-ci de façon appropriée. La cheville 3 porte en outre un collet 10 dont le diamètre extérieur est égal au diamètre exté- rieur des douilles de la charnière, et elle est filetée en 5 à sa partie inférieure.
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Au-dessus du collet 10 la cheville de charnière 3 a un diamètre suffisamment grand pour ne pouvoir être introduite dans la douille de char- nière supérieure 1 qu'avec le jeu indispensable, et à son extrémité supérieu- re elle est pourvue d'une saignée diamétrale 7.
Lors du montage de la cheville de charnière 3 dans la douille de charnière inférieure 2 on engage un anneau de frein 6 en bakélite ou matière analogue entre le collet 10 et la douille de support supérieure 14; en outre, ori engage un anneau de frein semblable 6' par le bas sur l'extrémité libre de la cheville, et on visse un écrou de serrage]2 par dessus. On serre cet écrou assez fort pour obtenir l'action de frein désirée entre les deux faces d'ex- trémité des anneaux de frein 6,6' d'une part, et les surfaces d'extrémité des douilles de support 14, 14', le collet 10 et l'écrou de serrage 12, d'autre part. Cela fait, on applique quelques coups de pointeau 8 pour empêcher l'é- crou de serrage 12 de se desserrer.
L'ouverture supérieure de la patte de charnière supérieure 1 est fermée au moyen d'un rivet muni d'une tête 4;en outre, une goupille 11 tra-
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versant diamétaralenient l'ouverture"de la douille de charnière supérieure 1 est engagée dans cette douille de manière à s'engager dans la saignée 7 de l'axe de charnière 3, lorsque l'on accroche la porte ou la fenêtre, et à assurer ainsi un accouplement entre ces parties.
La douille de charnière 1 est pourvue d'un alésage diamétral 9 dans lequel on engage le cas échéant une vis à bois 16 pour assujettir la patte de charnière 1 avec ,l'encadrement de la porte ou de la fenêtre et l'em- pêcher de se desserrer.
La patte de charnière inférieure 2 porte une plaque de calage.
13 présentant une saignée 15 en son milieu. Cette plaque de calage 13, qui est destinée à être fixée à l'encadrement de la porte ou de la fenêtre et dans la saignée de.laquelle sont coincées les pattes de la charnière à fi- xer sert d'encrage pour la patte ou de pièce de fixation empêchant cette pat- te de se desserrer. , .Lorsque la charnière est montée, les deux surfaces d'extrémité des anneaux de frein 6 et 6' frottent sur d'autres éléments, de sorte qu'il en résulte une action de frein sur quatre surfaces. Le montage des deux éléments de charnière, c'est-à-dire la mise en place d'une porte ou d'une fenêtre, a lieu exactement de la même manière qu'avec une charnière usuelle de sorte que cette opération ne présente aucune difficulté.
Il est évident qu'une plaque de calage comme celle qui est men- tionnée plus haut pourrait aussi être utilisée pour la patte de charnière supérieure au lieu de la vis à bois. La vis à bois 16 peut aussi jouer le rôle de la goupille 11 si l'axe 3 de la charnière est prolongé jusqu'au-des- sus du milieu de la patte de charnière supérieure 1 et pourvu d'une saignée pour l'entrée de la vis à bois 16.
REVENDICATIONS.-
1. - Charnière à frein dont l'axe, qui est soumis à l'action d'un corps de frein, est monté dans une douille et accouplé à rotation avec l'autre douille, caractérisée en ce que le corps de frein est constitué par deux anneaux ou bagues de frein disposés de chaque côté de la douille de char- nière et frottant chacun par une de ses surfaces d'extrémité sur la surface d'extrémité de l'une de deux douilles de support reliées à la douille de charnière, tandis que l'autre surface d'extrémité de l'un des anneaux de frein frotte sur un collet de l'axe de charnière et celle de l'autre anneau de frein sur un écrou de serrage vissé sur l'extrémité extérieure de l'axe de charnière et mettant les anneaux de frein sous pression.
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