<Desc/Clms Page number 1>
HOURDIS EN POTERIE.FOUR PLANCHERS.
La présente invention a pour objet un hourdis creux en poterie pour planchers en ciment armé.
On construit depuis longtemps des hourdis de,. ce genre en vue de réduire au minimum les dépenses de construction des planchers en ciment ar- mé. Ils permettent de construire à coffrage perdu la dalle nervurée en ci- ment armé qui en forme l'élément principal et assurent par leurs alvéoles remplis d'air l'insonorisation du plancher. Leurs dimensions sont normali- sées.
On dispose en files jointives certains de leurs éléments creux de manière à constituer le coffrage des nervures de la dalle à construire et leurs autres éléments remplissent,,totalement ou partiellement, les in- , tervalles entre ces nervures et la dalle de manière à ce que, dans ces in- tervalles, leurs faces supérieures se confondent avec la face inférieure de la dalle tout au moins pendant que l'on coule celle-ci.
Dans les planchers situés au-dessus du rez-de-chaussée, on donne de préférence à leurs éléments des formes et des positions telles que leurs faces inférieures se trouvent'. la dalle une fois construite dans un même plan horizontal. qui constitue le plafond uni de l'étage inférieur.,
Dans les éléments de hourdis actuellement employés pour la con- struction des nervures des dalles de planchers le béton et les armatures des nervures sont placés dans une auge centrale allant jusqu'au fond de chaque élément de sorte que le béton vient en contact avec la face inférieure de ce dernier.
Comme il est bon conducteur de la chaleur,, on voit que si l'air en contact avec la face supérieure du plancher est beaucoup plus froid que celui qui en lèche la face inférieure, la condensation de la vapeur d'eau contenue dans l'air relativement chaud se produira de préférence au droit de l'auge centrale;, car de chaque côté de cette dernière des alvéoles paral- lèles à l'auge et pleins d'air s'opposent à, l'écoulement de lá chaleup. Cet- te vapeur d'eau plus ou moins souillée par les poussiones laisse à la lon-
<Desc/Clms Page number 2>
gué, en se déposant, des traînées noires du plus mauvais effet.
Les éléments de hourdis à auge centrale actuellement connus ont souvent une forme symétrique par rapport à un plan médian longitudinal, mais cette forme ne permet pas de les utiliser comme éléments de remplissage en- tre nervures en les plaçant sens-dessus dessous. Il en résulte que pour com- bler l'intervalle entre ces nervures il faut toujours utiliser des éléments de forme différente de ceux-ci, ce qui complique la fabrication et.augmente le prix de revient.
En outee les hourdis actuels ont une résistance à la compression comprise entre cent et cent cinquante kilos par centimètre carré. Cette ré- sistance bien inférieure à celle du béton pur, qui est au moins égale à deux cent cinquante kilos par centimètre carré., ne permet pas de leur faire sup- porter une partie importante des charges appliquées aux planchers.
La présente invention remédie à ces inconvénients. Elle a d'abord pour objet une matière céramique pour la fabrication de hourdis, dont un poids donné contient, pour au moins la moitié, de l'argile colloïdale yprésienne et pour le vingtième au plus, de la chaux. Cette matière à après cuisson une ré- sistance à la compression supérieure à six cents kilos par cm carré.
L'invention a ensecond lieu pour objet un hourdis creux fait de la matière ci-dessus mentionnée et comprenant deux éléments, dont l'un est constitué par deux pièces prismatiques creuses et identiques, ayant chacune la forme d'un escabeau à deux marches ou gradins, qui sont placées dos à dos, symétriquement par rapport à un plan parallèle aux contre-marches. Elles sont réunies à leurs parties supérieures par une plaque mince et fragile et à leurs parties inférieures par deux plaques parallèles, dont l'une arase les faces inférieures des deux pièces ; l'autreélément étant constitué par une brique plate à trous.
L'invention a en outre pour objets les planchers en ciment--.armé construits avec le hourdis suivant l'invention.
L'auge centrale de l'élément symétrique du hourdis suivant l'in- vention,appelé ci-après élément à gradins, est formée par l'intervalle lais- sé entre les deux pièces au-dessus de leurs plaques inférieures de liaison lorsqu'on a brisé la plaque supérieure de liaison -le long de ses jonctions avec ces pièces. Cette plaque sert surtout à assurer la rigidité de l'élément pendant le transport. Après avoir placé bout à bout une série d'éléments à gradins, on y coule une nervure et en disposant sur les murs du bâtiment à construire un certain nombre des poutres ainsi construites, parallèlement les unes aux autres, on forme une travure de plancher.
Si l'écartement de ces pou- tres est constant et convenablement calculé, on peut remplir les intervalles qui les séparent en faisant reposer sur les gradins inférieurs opposés de cha- que paire de poutres des éléments à gradins placés sens dessus dessous. On interpose entre les poutres et ces éléments renversés une couche de mortier en vue d'obtenir un bloc monolithe qui supporte une partie appréciable des charges appliquées, car les dimensions de la dalle en béton armé sont choi- sies de telle manière que la fibre neutre de l'ensemble dalle-hourdis coupe les nervures de la dalle. On réalise ainsi,,sans renforcer le hourdis, une économie de béton.
En outre l'existence d'une nappe d'air entre le fond de l'auge centrale des éléments à gradins et leurs faces inférieures s'oppose à la transmission de la chaleur entre le béton de la nervure et l'air de l'étage au-dessous ce qui supprime la condensation de vapeur d'eau.
A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et représenté aux des- sins annexés divers modes d'assemblage des deux éléments du hourdis.
La figure 1 représente un hourdis formé par des éléments à gra- dins parallèles reliés deux à deux par des briques plates; la figure 2 représente un hourdis formé par des éléments à gra- dins parallèles reliés deux à deux par des éléments identiques placés à l'en- vers ;
<Desc/Clms Page number 3>
la figure 3 représente un hourdis formé par des éléments à gra- dins placés côte à côta la figure 4 représente un hourdis formé par des éléments à gra- dins placés côte à côte et par des briques disposées entre les pièces pris- matiques situées de part et d'autre des joints de ces éléments; la figure 5 représente un hourdis formé par des éléments à gra- dins placés côte à côte et par des briques creuses qui coiffent les deux piè- ces prismatiques situées de part et d'autre des joints latéraux de ces élé- ments.
Sur la figure l, on voit que le hourdis se compose d'éléments A et B, qui forment respectivement le coffrage des nervures 1 de la dalle en ciment armé et des éléments du coffrage de la chape de béton 2 qui réunit ces nervures. On voit que chaque élément B en forme de brique plate à trous s'ap- puie à ses deux extrémités sur les rebords opposés de deux éléments A voisins par l'intermédiaire d'un joint 3 en mortier de ciment.
L'élément A, appelé également élément à gradins, se compose de deux pièces prismatiques creuses et identiques 4 ayant chacune la forme d'un escabeau à deux marches ou gradins, qui sont placés dos à dos, symétriquement par rapport à un plan X'X parallèle aux contre-marches des escabeaux et qui sont réunies à leurs parties supérieure et inférieure. Leur liaison inférieure est assurée par deux plaques parallèles 5 et 6, dont l'une arase les faces in- férieures des deux pièces. Cette liaison est très solide. Leur liaison supé- rieure est, par contre, fragile et constituée par une languette 7,rainurée en son milieu 8 et à sa jonction avec les bords des pièces 4. Cette languette, qui arase les faces supérieures desdites pièces, ert pendant le transport à donner de la rigidité à l'élément A.
Lorsque ces derniers sont sur le chan- tier,prêts à être utilisés comme coffrages, on casse les languettes 7 le long de leurs rainures de jonction, on place ces éléments bout à bout en file rec- tiligne, on dispose dans leurs auges centrales les armatures 25 et on y coule du béton jusqu'à ce que sa surface affleure la face supérieure des éléments.
On laisse le béton faire prise puis on place les poutres ainsi construites pa- rallèlement les unes aux autres sur les murs du bâtiment à construire, dont le niveau supérieur atteint précisément la hauteur du plafond de l'étage déjà édifié. On donne naturellement à ces poutres des espacements mutuels qui per- mettent d'effectuer la mise en place des éléments B entre elles avec interpo- sition de joints en mortier 3 comme on l'a dit ci-dessus. Les éléments B sont faits de la même matière que les éléments à gradins A et résistent donc à la compression au taux de 600 kilos par cm2 environ. La chape en béton 2 est en- suite coulée sur les hourdis et sa parfaite liaison avec la nervure 1 est as- surée par l'un des procédés connus.
Les joints 3 assurent une parfaite liai- son entre les éléments du hourdis, que l'on fait travailler à la compression et à la traction en donnant au plancher des dimensions telles que la fibre neutre, parallèle aux faces de la chape, passe dans les nervures 1 et dans les éléments A et B. En raison de la grande résistance à la compression de la ma- tière céramique comparativement à celle du béton cette disposition permet, pour des charges données par mètre carré de plancher, de réaliser une sensi- ble économie de béton, de poids et aussi de main-d'oeuvre.
En faisant varier la. longueur de l'élément B, on peut donner à l'espacement entre poutres une valeur appropriée aux charges du plancher à construire.
Suivant la variante de réalisation représentée par la figure 2 le coffrage de la chape en béton 9 qui forme la partie supérieure de la dalle nervée est constitué d'une part par des poutres formées par des filesparallè- les d'éléments à gradins A, à évidements centraux bétonnés et armés par des ronds 10, d'autre part par d'autres éléments à gradins C qui remplissent l'in- tervalle entre deux poutres consécutives quelconques, mais qui sont placés sens dessus dessous par rapport aux premiers, de manière que leurs renforts latéraux supérieurs 11 reposent sur les gradins inférieurs des poutres par l'intermédiaire de joints en mortier 12.
On laisse en place les languettes 13 des éléments C, ce qui permet d'obtenir un plancher dont la face inférieure
<Desc/Clms Page number 4>
parfaitement plane constitue un support excellent pour la couche de plâtre qui parachève le plafond. Le cas échéant, on peut utiliser l'évidement central des éléments C pour y faire passer des canalisations électriques ou diverses tuyauteries.,,après avoir brisé la languette.
On voit que la résistance d'un tel plancher à des charges vertica- les données par mètre carré est nettement supérieure à celle de celui de la figure 1, car pour le même entraxe des poutres dans les deux cas, le long de l'élément C, dans le cas de la figure 2, la section utile de matière travail- lant à la compression seulement est supérieure à celle de l'élément B. En ou- tre l'élément C travaille également à la traction tandis que Isolement B n'y travaille pas.
Suivant la forme de réalisation représentée par la figure 3, le coffrage de la chape en béton 14 qui forme la partie supérieure de la dalle nervée est constitué par des poutres à bords latéraux jointifs, individuelle- ment constituées par des files rectilignes d'éléments à gradins à placés bout à bout et dont les auges centrales sont bétonnées et armées de fers 15, les faces inférieures de ces poutres étant toutes dans le même plan.
Suivant la forme de réalisation représentée par la figure 4, le coffrage de la chape en béton 16 qui forme la partie supérieure de la dalle est constitué par des files rectilignes d'éléments à gradins A à auges cen- trales bétonnées et armées de fers 17, qui forment des poutres en contact par leurs faces latérales et dont les faces inférieures sont situées dans le même plan horizontal.
Le canal ainsi aménagé entre deux poutres quelconques sert de logement à la partie inférieure d'une brique plate à trous 18, posée sur champ et scellées aux parois du dit canal par une couche de mortier 19. Le plancher ainsi obtenu présente une plus grande épaisseur que ceux des figures 1, 2 et 3 et la résistance à la compression de la brique précitée y est utilisée au maximum en raison de la distance de sa partie supérieure à la fibre neutre de ce plancher. On voit donc que ce type de plancher est à la fois très résis- tant et très léger.
Suivant la forme de réalisation représentée par la figure 5, le coffrage de la chape en béton 20 qui forme la partie supérieure de la dalle est constitué par des files rectilignes d'éléments à gradins A à évidements centraux bétonnés et armés de fers 21. Ces éléments forment ainsi des poutres en contact par leurs faces latérales ; leursfaces inférieures et supérieures sont respectivement placées dans les mêmes plans. Les pièces prismatiques creuses 22, dont les faces latérales forment la surface de contact de deux poutres jointives quelconques,, sont recouvertes par une file de briques creu- ses 23 jointives, faites de la même matière que les éléments A et disposées transversalement à la dite surface de contact.
Ces briques sont scellées à plat aux dites pièces par des couches de mortier 24. On voit que le plancher ainsi constitué ressemble à celui que représente la figure 4 et que, comme ce dernier, il est à la fois léger et très résistant.
L'invention n'est naturellement pas limitée aux formes de réali- sation ci-dessus décrites. En particulier, les pièces prismatiques qui for- ment par leur assemblage l'élément à gradins pourraient comporter trois gra- dins au lieu 'de deux sans sortir du domaine de l'invention. De même les bri- ques pourraient avoir plusieurs trous au lieu de deux.
REVENDICATIONS.
EMI4.1
-------------=-------
1. - Matière céramique pour la fabrication des hourdis, caracté- risée en ce qu'elle contient, en poids, pour au moins la moitié de l'argile colloidale yprésienne 'et, pour le vingtième au plus de la chaux.