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PROCEDE DE TRAITE-MECANIQUE:. ET APPAREILLAGE EN PERMETTANT LA MISE
EN OEUVRE.
On connaît des procédés et appareils de traite mécanique dans les- quels on utilise une succion, provoquée par une pompe ou dispositif analogue, qui aspire le lait par saccades, cette succion pouvant être accompagnée d'un massage des trayons.
Dans de tels procédés, le sang est attiré vers l'extrémité du tray- on et la pression sanguine augmente dangereusement à chaque succion, c'est-à- dire plusieurs dizaines de fois par minute. Si l'on fait appel à un massage du trayon, c'est-à-dire à une pression dirigée en sens inverse afin de faire refluer le sang, le lait qui reste dans les trayons est également refoulé vers l'intérieur du pis ce qui provoque une irritation des cellules.
D'autre part, pendant que la traite se poursuit, le pis devenant de plus en plus flasque, chaque trayon et même une portion du pis sont aspirés dans la tétine et il en résulte un étranglement de la base du trayon, ce qui freine la sortie du lait, durcit les tissus et altère les qualités laitières de la bête. Pour remédier à cela, on tire sur les gobelets trayeurs, ce qui peut faciliter la traite d'une bête difficile mais fatigue également les tis- sus fragiles du pis.
Comme les quatre trayons ne donnent pas des quantités égales de lait, lorsqu'un ou plusieurs trayons sont taris, la succion qui se prolonge dans ces derniers agit jusqu'à l'intérieur du pis et irrite encore les cel- lules qui tapissent l'intérieur des trayons et la glande collectrice du pis.
Le plus efficace des remèdes consiste à retirer les gobelets des trayons taris mais il faut un opérateur consciencieux et exercé qui doit surveiller souvent la traite de plusieurs bêtes, ce qui ne facilite guère son travail.
En vue de remédier à ces inconvénients, la présente invention con- cerne un' procédé de traite mécanique dans lequel on supprime la succion et on la remplace par une série de compressions qui reproduisent beaucoup mieux les mouvements naturels de la langue et de la cavité buccale d'un veau ou de la
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main d'un opérateur.
Suivant ce procédé, on ferme le canal lactifère à la base du tray- on au voisinage du pis puis on comprime progressivement toute la longueur du trayon, de la base à l'extrémité, suivant un mouvement continu qui fait jail- lie le lait et l'on relâche le trayon, ce qui lui permet de se remplir à nou- veau, cette opération se reproduisant régulièrement suivant des pulsations rythmées.
L'invention comprend également un appareillage permettant la mise en oeuvre de ce procédé, appareillage caractérisé par le fait qu'il comprend des gobelets trayeurs destinés à être adaptés sur les trayons, chacun de ces gobelets comportant un manchon rigide sensiblement cylindrique qui sert de sup- port à une garniture souple et élastique dont une extrémité forme un sphincter susceptible d'étrangler la base du trayon, une chambre annulaire étant formée entre la paroi extérieure et la paroi intérieure souple, chambre dans laquelle on envoie un fluide comprimé qui établit une pression de la base à l'extrémité du trayon en écartant la paroi souple de la paroi rigide en faisant jaillir le lait.
Suivant une particularité, le gobelet est fendu suivant une généra- trice ce qui autorise son ouverture par élasticité de la paroi rigide afin de permettre la mise en place du gobelet sur le trayon. Le gobelet peut être avan- tageusement muni de deux leviers formant pince qui assurent son ouverture par pression sur ces leviers.
Suivant une autre particularité, la partie formant sphincter est munie de saillies d'accrochage au trayon et elle présente des zones évidées qui facilitent sa contraction sous l'action de la pression.
Selon une forme de réalisation avantageuse, l'armature extérieure rigide est exécutée en tôle métallique mince et la paroi intérieure élastique est exécutée en caoutchouc naturel ou synthétique ou matière analogue n'irri- tant pas le trayon.
Le récipient ou "pot trayeur" qui reçoit le lait peut être avan- tageusement suspendu à une sangle bouclée sur le dos de la bête et sur la par- tie supérieure du pot peut être placée une garniture souple qui s'appuie con- tre la mamelle, assurant un massage des quartiers qui facilite l'évacuation complète du pis.
Chaque gobelet est, de préférence, relié à un appareil qui envoie, de façon connue, un fluide comprimé suivant des pulsations régulières.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé à titrée? exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en oeuvre.
La figure 1 représente un gobelet trayeur en coupe axiale par 1-1 de la figure 2.
La figure 2 est la vue en plan correspondante.
La figure 3 est la vue en coupe axiale par III-III de la figure 2.
Chaque gobelet comporte une armature rigide 1 sensiblement cylindri- que, fendue suivant une génératrice, exécutée en tôle métallique rigide et élas- tique susceptible de s'ouvrir pour permettre la mise en place du gobelet sur le trayon.
Sur l'armature 1 sont emmanchés les deux bourrelets 2 et 3 d'un corps creux cylindrique 4 en matière souple et élastique telle que le caout- chouc naturel ou synthétique ou matière analogue n'irritant pas le trayon. En- tre les parois 1 e t 4 est ainsi formée une surface annulaire et, sur la paroi 1, sont fixées deux branches courbes 5 qui font saillie à l'extérieur du gobe- let sous forme de deux leviers 6. En pinçant ces leviers, on ouvre le gobelet, ce qui facilite sa mise en place correcte sur un trayon.
Le bourrelet 2 se prolonge, à l'intérieur du gobelet, par un anneau 7 muni de saillies périphériques 8 qui'assurent l'accrochage du gobelet sur le
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trayon, l'anneau 7 se trouvant à la base du trayon, tout près du pis. De plus, cet anneau présente des zones évidées 9 dont le rôle sera expliqué dans ce qui suit.
Le gobelet étant en place sur un trayon, on le relie, par l'inter- médiaire d'une tubulure 10, communiquant avec la surface annulaire intérieure,, à un appareil apte à envoyer dans le gobelet, suivant des pulsations rythmées, un fluide sous pression tel que l'air comprimé.
A chaque arrivée d'air comprimé, l'anneau 7 se resserre, ce qui est facilité par les évidements 9 et forme un sphincter qui étrangle la base du trayon et interrompt la communication entre .ce dernier et le pis. La pression continuant à agir, la paroi 4 s'écarte de la paroi 1, produisant un serrage qui progresse du bourrelet 2 au bourrelet 3 en expulsant le lait contenu dans le trayon. Quand la pression retombe, la paroi 4 se rapproche de la paroi 1 et le sphincter 7 s'ouvre, permettant au trayon de se remplir à nouveau de lait.
Cette opération se répète régulièrement au rythme des pulsations de la pres- sion, jusqu'à ce que le pis soit tari.
La pulsation rythmée de l'air comprimé est obtenue, de préférence, en utilisant les pulsateurs existant pour la traite par succion, mais en les inversant, puisque ces pulsateurs qui travaillent normalement au vide doivent travailler maintenant à la compression.
D'autre part, la mise sous pression suivant des pulsations rythmées peut être obtenue à l'aide d'un fluide autre que de l'air.comprimé, par exemple à l'aide d'un liquide contenu dans un récipient dont une paroi est déformable, cette paroi étant déformée périodiquement, à l'aide d'un dispositif à came par exemple, pour envoyer dans le gobelet une quantité de liquide sous pression dé- terminée à l'avance.
Le lait est reçu dans un récipient ou pot trayeur suspendu à une sangle placée sur le dos de la bête que l'on trait. Cette suspension est ré- glable en vue de faire varier à volonté l'équilibre du pot. Sur l'orifice de ce pot, est placé un réceptacle à lait à l'intérieur duquel viennent se lo- ger les trayons munis de leurs gobelets trayeurs. La partie supérieure du ré- ceptable est munie d'une garniture souple, en caoutchouc par exemple, qui vient s'appuyer sur la mamelle afin de produire un léger massage des quartiers, mas- sage qui facilite l'évacuation complète du pis et supprime de "repassage"à la main. La puissance de ce massage est réglée en fonction de la position donnée au récipient par sa suspension.
Vers sa partie inférieure, le réceptacle est muni d'un tamis des- tiné à filtrer le lait et à empêcher l'entraînement des impuretés.
Sur le pot, se trouve placé, de préférence, le pulsateur qui en- gendre les pulsations rythmées d'envoi de l'air comprimé au gobelet trayeur.
Il va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, on pourrait apporter des modifications à la forme de réalisation qui vient d'être décrite.
- REVENDICATIONS - ===========================
1.Un procédé de traite mécanique caractérisé par le fait que 1' on ferme le canal lactifère à la base du trayon au voisinage du pis puis on comprime progressivement toute la longueur du trayon, de la base à l'extré- mité, suivant un mouvement continu qui fait jaillir le lait et l'on relâche le trayon, ce qui lui permet de se remplir à nouveau, cette opération se reprodui- sant régulièrement suivant des pulsations rythmées.