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PYLONE METALLIQUE POUR !LIGNES ELECTRIQUES.
L'invention concerne la construction des pylônes pour supporter les lignes électriques.
Dans les formes de construction actuellement connues, surtout pour les hautes et très hautes tensions, de tels pylônes sont constitués en général par des charpentes. Le poids et l'encombrement d'un tel pylône sont êl evés et rendent le transport -même par éléments partiels - et le mon- tage sur place assez onéreux et difficiles.
Ces inconvénients deviennent-particulièrement importants lors- que la ligne doit traverser des régions accidentées ou d'accès malaisé;
On a donc cherché dans ces dernières années à utiliser des pylônes construits suivant d'autres principes;, en vue d'obtenir un allège- ment et un montage moins laborieux.
C'est ainsi que l'on a construit des pylônes à membrures tubu- laires en acier, les tubes étant remplis sur place avec du béton. Le béton a pour but d'éviter le flambage des tubes, lesquels sont utilisés avec un grand coefficient d'élancement..', - '
Ces pylores ont permis d'obtenir une-certaine réduction'' partiel le du poids de l'acier (de l'ordre de 50% en moyenne).
Mais le remplissage en béton, qui se fait sur place'après érection'du pylône, 'constitue, une sujétion souvent gênante. 11 exige en.tout cas une main-d'oeuvre assez im- portante..' ' '
De plus, il est indispensable de-protéger le-métal contre la corrosion - comme pour les pylônes en treillis de profilés - par peinture ou galvanisation. l-<J
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La présente invention a pour objet un nouveau type de pylône, présentant, entre autres avantages : - un poids considérablement réduit, - la facilité de transport du pylône, qui peut se faire en piè- ces détachées de faible encombrement, - la rapidité et la facilité d'assemblage sur place et de mon- tage, opérations pouvant-être exécutées sans main-d'oeuvre spécialisée.
L'invention consiste en l'utilisation de montants ne présentant entre eux aucun entretoisement depuis le sol jusqu'à la traverse portant là ligne, le moment d'inertie nécessaire pour résister au flambage étant obtenu par l'augmentation convenable-,de la section de chaque montant, depuis chacune de ses extrémités jusque vers son milieu.
Suivant un des traits de l'invention, des contreventements peu- vent être prévus dans le plan de chaque couple de montants, ces contrevente- ments peuvent être constitués, par exemple, par des câbles, des contrefiches, etc.
Afin d'illustrer l'invention et d'en faire ressortir les traits particuliers.. on décrit ci-dessous, à titre d'exemple non limitatif, un py- lône construit conformément à l'invention. Cet exemple représenté par les dessins se rapporte à un pylône d'alignement pour ligne à 220/225 KV, à un terne,armement en nappe. L'invention peut s'appliquer à toutes autres di- mensions de pylônes, aux pylônes d'ancrage ou d'angle et à toutes autres tensions ou portées.
De même, sans sortir des limites de la présente invention, on peut modifier la forme de diverses parties et pièces ainsi que leurs modes de fixation et d'assemblage décrits ci-dessous et représentés par les fig.
1 à 15.
Ainsi, par exemple, dans les fig. 1 et 2, la section de chaque montant a la forme d'un triangle équilatéral, mais elle peut être de toute autre forme géométrique, régulière ou non.
Les membrures sont placées aux sommets de la section; elles sont constituées par des tubes circulaires (comme l'indique le dessin) ou polygonaux ou par des profils ouverts de forme quelconque.
Les montants sont fractionnés en un certain nombre d'éléments (5 dans l'exemple choisi) de longueur facilement transportable.
Les éléments sont réunis entre eux par des manchons boulonnés sur les membrures.
Sur la longueur d'un élément, des entretoises fixées à chaque membrure par des boulons ou autres moyens, sont prévues pour limiter à la valeur convenable la longueur libre des membrures, afin d'éviter le flambage.
Les éléments sont de préférence identiques et interchangeables entre eux en partant des extrémités des montants vers le milieu, où se trou- ve un élément (ou deux) pouvant avoir, par exemple, une section constante.
On peut ainsi, par suppression ou adjonction d'un ou de deux éléments médians, faire varier la hauteur du pylône suivant nécessité pouvant provenir du pro- fil du terrain.
Aucun contreventement des montants n'existe dans le sens de
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la ligne. perpendiculaire s un co n.treyenternel1..t . en câbles d'a- cier munis'd'e tendeurs est prévu dans le plan de chaque couple de monta "'-t'- .I'o. ' Les membrures des êlément,5'extrêmes des montants sont. reu...'1:Ls.( à la partie aigue par une pièce de jonction.
Au sommet, cette pièce est disposée pour supporter le câble de terre,... , - , . ,
Au pied, elle se fixe, de préférence, par un axe, rotule,.etc... sur une pièce telle que, par exemple chape ou tige, etc..., elle-mème scel- lée dans du béton noyé dans le solo ¯, .
La être construite en tubes assemblés au moyen de raccords boulonnes. Sa section représentée sur les dessins est quadrangulaire mais elle peut être bien en- tendu triangulaire ou de toute autre forme, un'tube étant placé à chaque sonnet de la section.
Les tubes (ou autres profils) utilises peuvent être identiques, ainsi que les raccords, à ceux des montants..
La traverse-support est fractionnée en éléments de longueur telle qu'ils soient facilement transportables.
Un hauban en câble d'acier sous-tend la poutre chevalet en pre- nant appui sur des pièces portées par les entretoises des éléments supérieurs des montants.
La construction de la traverse-support de ligne peut être modi- fiée pour l'application de consoles tournantes destinées à éviter, en cas ., de rupture de la ligne, la torsion du pylône.
Ainsi qu'il a été dit plus haut, le pylône et la traverse-sup-
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port peuvent être transportés en éléments préalablement f8.1iri,qués,' l' aSJ3'-, blage de ces éléments se faisant au montage sur place. Ils peuvent aussi être fournis et transportés entièrement démontés pièce à pièce. Dans ce cas, les tubes ou profils constituant les membrures peuvent être expédiés en faisceaux et les raccords, entretoises, boulons, etc... mis en caisses.
Les pylônes conformes à l'invention peuvent -être construits
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en tous matériaux ' ropriés; il est, particulièrement.avantageux d'utiliser. à cet effet des alliages d'aluminium qui permetten iun allégement considé- rable et la suppression de toute peinture de protection... ; ,
A titre de comparaison, les poids d'un pylône correspondant à .celui représenté seraient de :
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- Construction' classique en treillis de prori2'lés 'd' ai KG.- 7.180 - " en tube remplis de béton : env. sans béton 3.500 " selon l'invention, en métalléger " 1.250
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Il " Il en acier, envi;ro11....:;. ";>.
Il. 2.. 800
Ce qui précède est illustré par. les fig. l à 15 - Fig. 1 - représente l'ensemble du pylône vue en. élévation.
- Fig. 2 - représente l'ensemble du pylône vue de profil - Fig. 3- est une'vue,en,plan de la traverse-support, - Fig. 4 et 5- respectivement élévation et plan d'une entretoise d'un pylône-construit suivant une forme d'exécution particu- lière.
- Fig. 6 à 15- représentent des détails d'un pylône construit suivant une forme d'exécution particulière.
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On distingue sur la fig. 1, les montants I constitués chacun par trois membrures 2 et fractionnés en éléments 3, 4, 5, représentés en pointillé; la liaison entre éléments est faite par les manchons 6 et les membrures sont réunies par les entretoises 7.
Les haubans 9 assurent le contreventement.
La traverse-support (chevalet) 10 se divise en éléments 11 et 12 indiqués en pointillé. Elle s'appuie sur les entretoises 13 et est munie des-haubans 8 qui passent sur les coussinets portés par l'entretoise 7.
Les figures 4 et 5 montrent une entretoise des membrures consti- tuant un élément d'un montant.
La figure 4 est une vue en élévation où l'on voit un raccord 14 avec son chapeau 15 et l'entretoise 16, ainsi qu'une membrure 2.
La figure 5 est une projection horizontale où l'on retrouve les raccords 14 assemblés aux entretoises 16.
Les figures 6 et 7 représentent les pièces de jonction réunis- sant, à la partie supérieure des montants, les membrures entre elles et les montants entre eux.
La fig. 6 montre l'élévation de cet assemblage où l'on distin- gue chaque pièce de jonction 17 et les chapeaux de serrage des tubes 15.
Les pièces 18 - 19 servent à la fixation du cable de.terre.
La figure 7 est la projection horizontale. On y voit les piè- ces de jonction 17 et les chapeaux de serrage 15.
Sur les figures 8 et 9 qui sont des projections sur deux plans ortogonaux, on voit le montage de la pièce de jonction inférieure 20, munie des chapeaux de serrage 15, ainsi que l'axe 21 qui la relie à la tige de scellement 22.
La figure 10 est une projection horizontale par dessous, du même ensemble.
Les figures 11, 12 et 13 représentent,en partie, la fixation de la traverse-support sur l'un des montants.
Sur la figure 11, on voit en élévation, en 23 - 24, les membru- res de.la poutre 10 (figures 1 et 3) constituant la traverse-support.
Chaque membrure est serrée dans les paliers 25 par les chapeaux 26. Les paliers sont supportés par un gousset 27 rivé ou boulonné sur les entretoises 28 des membrures 2 des montants.
On retrouve en coupe horizontale (fig. 12) et en coupe vue de côté (fig. 13), les mêmes détails.
Le dessin représente seulement la fixation d'une membrure supé- rieure. Chaque membrure inférieure est fixée de manière analogue.
La figure 14 montre une coupe verticale de la poutre 10 de sec- tion quadrangulaire constituant la traverse-support.
23 - 24 sont les membrures de cette poutre, qui sont reliées par des entretoises 29 au moyens de manchons 30 serrés par les chapeaux 26.
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Des contreventements 31 sont boulonnés aux mêmes manchons.
La figure 15 montre vu par bout, l'assemblage de l'extrémité des 4 membrures 23 - 24,
Cet assemblage est réalisé au moyen des manchons 30 et des cha- peaux 26 de mêmes types que ci-dessus.
REVENDICATIONS,
1 Pylône pour lignes électriques caractérisé en ce qu'il com- porte des montants ne présentant entre eux aucun entretoisement depuis le sol jusqu'à la traverse portant la ligne électrique, et en ce que le moment d'inertie nécessaire pour résister au flambage est obtenu par la variation de la section de chaque montant, croissant depuis chacune des extrémités du montant jusque vers son milieu.