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PERFECTIONNEMENTS AUX ISOLATEURS.
Le brevet principal n 494.582 du 16 Mars 1950 implique dans son objet le remplacement dans les isolateurs des liaisons céramique-céramique obtenues jusqu'alors généralement par scellement par des liaisons de collage au moyen d'un adhésif à très forte adhérence.
La présente invention est relative à de nouveaux développements de cette technique et a surtout pour but de' supprimer dans la fabrication des isolateurs la cuisson de pièces de grandes dimensions lourdes à manier et dont les déchets sont onéreux.
Elle a pour objet un procédé suivant le brevet principal de liai- son des éléments céramique entre eux dans les isolateurs au moyen d'un adhé- sif à très forte adhérence, utilisable notamment pour les isolateurs de gran- des dimensions, de formes complexes caractérisé en ce que l'on emploie plu-. sieurs éléments céramique assemblés entre eux au moyen d'un adhésuf à très forte adhérence de nature organosynthétique après cuisson séparée de ces différents éléments.
Selon l'invention, lorsqu'un isolateur comportait jusqu'à main- tenant une seule pièce céramique volumineuse, ou de forme complexe, celle-ci sera à présent constituée d'au moins deux éléments céramique.
Le dessin ci-annexé montre à titre non limitatif quelques exem-' ples d'isolateurs assemblés conformément au procédé selon l'invention.
La figure 1 est une vue avec demi-coupe longitudinale d'un iso- lateur de traversée.
La figure 2 est une vue avec demi-coupe longitudinale d'un iso- lateur à fût plein.
La figure 3 est une vue avec demi-coupe longitudinale d'un iso- lateur support ou rigide.
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La figure 4 est une vue en coupe d'un isolateur à cuve.
La figure 5 est une vue avec coupe partielle d'un mode de fixa- tion d'armature sur la partie céramique d'un isolateur.
La figure 6 est une variante de la figure 5.
La figure 7 est une vue avec coupe partielle d'un isolateur avec mode de fixation des armatures suivant la figure 5 ou 6.
La figure 8 est une vue d'un détail.
L'isolateur de traversée représenté par la figure 1 comprend quatre éléments en céramique (10, 11, 12), mais ce nombre d'éléments est évidemment choisi ici arbitrairement. Jusqu'alors, les isolateurs de traver- sée sont généralement exécutés en pâte molle élément par élément, les élé- ments sont collés en mou à la barbotine avant cuisson de façon à constituer la pièce entière puis soumis à la cuisson. Selon l'invention, les éléments céramique sont exécutés et cuits séparément puis collés après cuisson.
Il en résulte certains avantages : moindre encombrement dans le four, moindres difficultés de manutention, déchets limités à un élément au lieu d'une pièce entière.
On connaît certes déjà un procédé de collage à l'émail des élé- ments après cuisson séparée de ces éléments, mais l'invention donne une bien meilleure tenue électrique à la perforation.
A titre de précision, par adhésif à très forte adhérence de natu- re organosynthétique, il s'agit d'une colle polymérisable telle que phéno- lique et formvar (Redux), résine polyaryléthylènéoxyde (Araldite), ou caout- chouc naturel vulcanisé dans des conditions particulières (Réanite), etc....
L'isolateur à fût plein représenté par la figure 2 comprend trois éléments céramique (20,21) et son montage selon l'invention s'effectue dans les mêmes conditions que celui de la figure 1.
L'invention s'étend à des réalisations correspondant à des pièces fabriquées usuellement par éléments séparés et assemblés après cuisson par scellement au ciment, à l'alliage fondu ou par chanvrage. C'est le cas par exemple des isolateurs rigides ou supports, tels que, celui représenté par la figure 3 et comprenant deux cloches céramique (30,31) qui sont assemblés usuellement au ciment. L'Assemblage par adhésif selon l'invention élimine les inconvénients résultant du contact étroit des matériaux ayant des coef- ficients de dilatation différents, porcelaine et ciment, et introduit dans les fonctions une certaine élasticité favorable.
En outre,le diélectrique constitué par plusieurs parties de cé- ramique assemblées au moyen de colle à base de résine ou analogue est plus homogène que le diélectrique constitué par ces mêmes parties assemblées par du ciment.
L'inventiôn s'étend aussi aux pièces isolantes exécutées usuel- lement en un seul élément, mais dont l'exécution en deux ou plusieurs éléments assemblés après cuisson par collage selon l'invention facilite la fabrication.
C'est par exemple le cas de l'isolateur à cuve représenté par la figure 4 qui est constitué de deux éléments au lieu d'un :l'isolateur proprement dit 41 et la couronne 42 assemblés par collage.
Pour réaliser une bonne adhérence de la céramique à l'armature cylindrique, il importe que celle-ci présente de l'élasticité. En effet, lors du collage qui s'effectue à chaud avec les colles usuelles, la partie cylindrique de l'armature exerce sur la partie céramique, en se refroidissant, un effort de frottage qui est maintenu dans des limites acceptables par l'é- lasticité de l'armature.
L'invention comporte également les mesures assurant la limitation convenable de cet effort de frettage; à cet effet, chaque armature comporte un élément cylindrique sur lequel s'effectue le collage, cet élément étant de faible épaisseur de façon à donner à l'armature une élasticité acceptable.
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Cette élasticité peut être obtenue entre autres procédés en don- nant à l'épaisseur de l'élément cylindrique la valeur minimum compatible avec la résistance mécanique à obtenir ou en ménageant des fentes longitudinales.
D'autres caractéristiques de cette partie de l'invention apparaî- tront au. cours de la description qui va suivre se référant aux figures 5 à, 8.
La figure 5 représente un isolateur comportant une armature cons- tituée par un tube métallique mince 1 soudé à une plaquette 2 munie d'un dis- positif d'accrochage, l'armature constituée par les pièces 1 et 2 étant col- lée à l'isolateur céramique 3 sur le pourtour de la portée cylindrique du tube 1 avec l'isolant 3.
Ainsi que le montre la figure 8, le tube 1 peut être muni de fen- tes 8 dirigées suivant des génératrices du cylindre et en particulier ces fentes peuvent s'étendre depuis l'extrémité inférieure du cylindre sur au moins toute la hauteur du collage.
La figure 6 représente une autre réalisation dans laquelle le tube mince 1, sans ou avec fentes, est embouti en forme sur la plaquette 2 munie du dispositif d'accrochage et soudé sur celle-ci.
Le capot peut être fini avant collage sur la céramique par sou- dure des parties qui le constituent : ou bien la partie tubulaire de l'arma- ture peut être d'abord collée sur la céramique puis, après cette opération, une plaque peut être fixée à ce tube par soudure ou par tout autre procédé.
Dans le collage de la céramique sur le tube, il faut bien prendre garde que la couche adhésive ne dépasse pas la surface cylindrique. En d'au- tres termes, pour éviter la formation de tensions internes défavorables dans la céramique, il ne faut pas que l'armature soit collée à. la. céramique sur toute sa surface intérieure, mais seulement sur la surface de contact cylin- drique. On peut préserver une portion de la surface en céramique du collage en l'enduisant d'une substance telle que la cire.
Une autre réalisation particulièrement avantageuse du collage d'armature métallique sur un isolateur céramique est représentée sur la figure 7. Elle consiste à coller préalablement les armatures à portées cy- lindriques 4 et 5 sur des éléments cylindriques 6 en céramique et à coller ensuite ces éléments sur le corps principal de l'isolateur 7. L'expérience a montré, en effet, que s'il est préférable d'exécuter le collage de la cé- ramique sur les armatures métalliques par des surfaces cylindriques, le col- lage céramique sur céramique peut, sans inconvénient, s'effectuer, sur des surfaces planes. Les éléments 6 peuvent avoir un coefficient de dilatation intermédiaire entre celui du corps principal 7 et celui des armatures.
Les qualités mécaniques et électriques d'isolateurs constitués ainsi par plusieurs éléments céramique collés ensemble sont comparables à celles d'isolateurs faits en une seule pièce céramique, mais les conditions de fabrication ou de fixation des ferrures s'en trouvent grandement améliorées.
Naturellement les isolateurs fabriqués selon l'invention peuvent jouir également des mesures faisant l'objet du brevet principal et de ses deux premiers certificats d'addition.
REVENDICATIONS.
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1) Procédé de liaison des éléments céramique entre eux dans les isolateurs au moyen d'un adhésif à très forte adhérence, suivant le brevet princinal, utilisable notamment pour les isolateurs de grandes dimensions, de formes complexes, caractérisé en ce que l'on emploie plusieurs éléments céramique assemblés entre eux au moyen d'un adhésif à très forte adhérence de nature organosynthétique après cuisson séparée de ces différents élé- ments.