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METIER A TISSER ET NOTAMMENT REGULATEUR DE TENSION DES FILS DE
CHAI NE
La présente invention concerne les métiers à tisser et notam- ment des métiers à tisser circulaires et a plus particulièrement pour ob- jet l'organe de réglage de la tension des fils de chaîne.
Dans ces types de machines les fils de chaîne du métier sont divisés en sections qui ont des mouvements non pas simultanés mais consé- cutifs et il est essentiel que les fils de chaîne restent continuellement sous la même tension pour maintenir rigoureusement la forme de l'onde dans laquelle circule la navette. De plus la présence de fils cassés dans la zone de tissage doit être évitée à tout prix et le rôle normal du régula- teur de tension est demmagasiner une certaine énergie élastique qui, au moment de la rupture du fil est libérée en retirant le fil cassé de la zone dangereuse tout en conservant encore assez d'énergie en fin de course pour actionner le contact électrique du casse chaîne. De nombreux dispositifs sont déjà connus mais aucun ne répond aux conditions du problème.
En effets la compensation de longueur du fil de chaîne implique seulement une petite extension et doit être très rapide; l'extraction du fil-cassé de la zone de tissage exige au contraire une grande extension, c'est-à-dire un type de ressort complètement différent. Par suite tous les dispositifs connus et ne comportant qu'un seul ressort ne peuvent pas ré- pondre aux conditions du problème posé.
Le régulateur de tension décrit ci-après et qui constitue 1' objet principal de l'invention est du type à piston et est caractérise par ce qu'il présente deux ressorts ayant des caractéristiques différentes et disposés en série.
Dans un mode de réalisation de l'invention ces ressorts trams- mettent leur poussée à une coupelle démontable instantanément.
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L'invention s'étend en outre à un régulateur comportant un oeil- let d'une forme particulière très favorable à la circulation alternative des fils grossiers présentant des irrégularités de filature tels que le juta et fibres similaires.
Un exemple de réalisation de l'invention est décrit ci-après à laide des dessins joints.
Dans la figure 1 qui représente le schéma classique d'une moi- tié de métier à tisser circulaire avec un régulateur de tension on voit que la longueur du fil de chaîne d'une nappe soit longueur de 1 plus lon- gueur de 1' (égale à 2 plus 2') est forcément plus grande que celle de la . diagonale 3.En conséquence pour que le fil ne devienne pas mou pendant le mouvement des cadres, il faut que le régulateur, placé à 1-'arrière, absorbe la différence de longueur correspondante. Cette différence de longueur est minime.On peut l'apprécier facilement en plaçant un compas aux points 0 et 0' et en, traçant les circonférences G et C'.
La distance séparant les points dintersection.des circonférences C et C' sur la ligne 3 représente la longueur qu'il- est nécessaire d'absorber par 1?élasticité du compensa- teur.
Si maintenant nous admettons une rupture du fil en 0', cas assez fréquente nous voyons que le compensateur devra extraire une longueur de fil à peu près égale à 1' ou 2', longueur qui est 4 ou 5 fois plus gran- de que la longueur dont il a été question précédemment.
Par cet exemple., on comprend pourquoi tous les systèmes de ré- gulateurs proposés se révèlent déficients. Si l'on fait travailler le régu- lateur dans le voisinage du fond de course,, la tension nécessaire pour le maintenir dans cette position devient très grande. Si 1-'on se places au con- traire.,, du côté du début de la course on perdra inutilement une grande par- tie de cette course qui ne pourra être utilisée pour extraire le fil cassé.
De plus, dans cette dernière hypothèse la certitude du contact électrique de fin de course devient très précaire.
Le régulateur de tension est placé en arrière du point 0, et., dans la disposition angulaire représentée., à 45 environ par rapport à la ligne 3 ou plan moyen du tissage. Il comprend une tige 3, terminée par un oeillet 4 (représenté en coupe).
Cette tige est enfilée dans les guides circulaires 8 et 9 qui sont des anneaux entourant le métier. L9anneau 8 qui est lui-même isolé électriquement de la masse du métier comporte des bagues isolantes individuelles 10.L' anneau 9 est relié à la masse du métier. Après avoir dépassé la bague 10, la tige 3 est enfilée d'abord sur un ressort 6 puis'sur un autre ressort 5.
Ces deux derniers ressorts ont des caractéristiques différentes au point de vue de leur constitution et au point de vue de leur action élastique.
Le ressort 5 est court et puissant. Le ressort 6 est plus fle- xible et d'une course de 3 à 5 fois plus grande environ que celle du res- sort 5. Ce ressort 6 est calculé pour être voisin de sa compression totale lors de la marche du métier avec des fils convenablement tendus, car le rappel de longueur pendant la marche normale est effectué par le ressort 5.
La tige 3 comporte une entaille circulaire 11 visible sur la figure 1 bis, à peu près dans sa partie médiane et à une distance conve- nable de l'oeillet 4, cette entaille servant de retenue à une petite cou- pelle 7 dont la rainure 12 a une largeur correspondant à l'entaille 11.
On comprend qu'en comprimant les ressorts à la main et en enfilant la cou- pelle 7, il suffit de lâcher les ressorts pour que ceux-ci appuyant sur la coupelle., la maintienne en position.
L'action différentielle des ressorts est la même dans le cas où les tiges des régulateurs sont verticales c'est-à-dire perpendiculaires au plan moyen du tissage. Les tiges pourraient être aussi horizontales c' est-à-dire parallèles au plan moyen du tissage. Ces dispositions n9ont pas grande importance en elles mêmes; en fait la qualité de la régulation dépend
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étroitement de la dualité daction des 2 ressorts dont les caractéristiques doivent être choisies selon le fil utilisé pour provoquer en marche noria- le une petite compression du ressort 5 et une forte compression du ressort 6.
Dans la figure 2 qui représente une disposition verticale on voit les deux ressorts 5 et 6 de caractéristiques différentes.En marche normales la compensation de longueur du fil est illustrée par la flèche AB; dans le cas de rupture du fil la course est égale à B.C, bien plus grande que AB et la coupelle 7 vient buter avec une grande force sur le cercle iso- lé 8, actionné par Inaction combinée des ressorts 5 et 6 mais principalement par l'extension du ressort 6.
Quand on veut diminuer le nombre de régulateurs en action et les empêcher de rester en contact électrique avec le cercle 8, on utilise de petites pinces 13 (Fig. 4) qui sont enfilées sur la tige 3 après que cel- le-ci a été abaissée. La pince bloquant la tige 3 l'empêche de remonter.
Etant donné le mouvement incessant de levée et d'abaissement des lisses, il est évident que le fil de chaîne est soumise dans l'oeillet 4 du régulateur à un mouvement continuel de va et vient. Les irrégularités de filature dans les fils grossiers empêchent cette circulation alternati- ve rapide et aussi l'extraction des fils cassés, car, en général il n'est pas possible d'utiliser des oeillets larges étant donné qu'il faut en placer un grand nombre dans un espace donné.
Le régulateur visé comprend donc à son extrémité un oeillet spécial de préférence en porcelaine, et qui est représenté par la Fig. 3.
Cet oeillet comporte deux flancs 14 et 15 qui ont la particu- larité de ne pas être en vis-à-vis, et qui possèdent un orifice 17 dans le sens de l'enfilage et un trou 16 perpendiculaire à l'orifice 17.
On voit dans la coupe AB la conséquence de cette disposition particulière qui procure un espace réel de circulation y nettement supérieur à l'espace apparent xo Les imperfections du fil.,, au lieu de disposer dans l'axe 16 d'un espace limité par les deux côtés de l'oeillet., disposent en réalité de tout l'espace séparant deux oeillets voisins c'est-à-dire de 1' espace maximum possible.