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PERFECTIONNEMENT AU. MONTAGE DE CONTRE-CLABOTS.
Pour assurer le démarrage d'un moteur à combustion interne, on est amené é communiquer au vilebrequin un couple important en un temps très court.
On connaît divers dispositifs de démarrage tels que, notamment, électriques,mécaniques (à inertie), hydro-pneumatiques.
Quel que soit le mode de démarrage adopté, il y a toujours lieu de prévoir en bout du vilebrequin ou, plus généralement, d'un arbre lié au moteur, un contre-clabot avec lequel est destiné à venir en prise le clabot du dispositif de démarrage. e contre-clabot proprement dit doit être fait en acier spécialement traité puisque ses dents doivent avoir une résistance mécanique élevée.
Comme les clabots des démarreurs sont, en général, standardisés, il y a intérêt à standardiser également les contre-clabots.
A cet effet, il est avantageux de prévoir, entre le bout du vile- brequin et le contre-clabot standardisé, une pièce intermédiaire dont l'une des extrémités est agencée de manière à pouvoir recevoir ledit contre-clabot standardisé, tandis que son autre extrémité est destinée à être adaptée au moteur. Dans de nombreux cas, cette pièce doit également comporter des orga- nes tels qu'une ou plusieurs poulies d'entraînement des accessoires du moteur.
Cette pièce intermédiaire constituant le support de contre-clabot peut être faite-en un acier ordinaire du fait qu'elle n'est pas soumise à des chocs mécaniques comme le contre-clabot proprement dit.
Un autre avantàge de réunir le contre-clabot au vilebrequin ou ana- logue par une pièce intermédiaire est qu'on peut ainsi éviter la nécessité de remplacer ladite pièce intermédiaire lorsque le contre-clabot est usé.
Faut-il encore pour cela pouvoir démonter ledit contre-clabot.
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Le montage du contre-clabot sur la pièce intermédiaire présente de nombreuses difficultés. Le contre clabot, se présentant sous forme d'un organe annulaire de faible étendue radiale, doit être immobilisé en rotation par rapport à la pièce intermédiaire, de manière que la liaison résiste aux efforts énormes qui s'exercent au moment du démarrage sur le contre-clabot.
On a déjà essayé de réaliser l'assemblage par des clavettes, mais on conçoit que ces clavettes ne pouvant pas avoir une étendue radiale impor- tante, devraient au moins avoir une grande longueur. Cependant, l'étendue axiale du contre-clabot étant également limitée pour des raisons constructives, on ne peut donner aux clavettes la longueur voulue.
L'assemblage par cannelures, également suggéré, s'avère, lui aussi, indésirable. En effet, la pièce intermédiaire doit souvant être exécutée sur place et être munie de cannelures destinées.à,correspondre exactement aux cannelures dû contre-clabot, ce qui ne s'avère pas toujours facile. De plus, il y a lieu de prévoir des moyens pour maintenir en place le contre-clabot.
En dernier recours, on a été amené à visser le contre-clabot sur une partie cylindrique filetée de la'.pièce intermédiaire, ce qui, bien enten- du, rend l'assemblage parfaitement sûr.
On s'est aperçu, toutefois, que, si' cette solution assure un bon assemblage, elle rend le démontage, c'est-à-dire'l'enlèvement du contre-clabot usé de la pièce intermédiaire, pratiquement impossible. En effet, le serrage obtenu sous l'effet d'énormes efforts exercés ,sur le contre-clabot, dans le sens du serrage, au moment du démarrage rend ledit démontage impraticable.
La présente invention a pour but de résoudre d'une façon simple, peu coûteuse et efficace, le problème, de l'assemblage et de la séparation fa- cile d'un contre-clabot et de la pièce intermédiaire fixée en bout du vilebre- quin ou plus généralement en bout d'un arbre lié au moteur.
Suivant l'invention, le contre-clabot 'est vissé sur une partie cy- lindrique filetééo de la pièce intermédiaire mais,, au lieu de venir porter par sa face opposée à celle qui porte les dents,de loup contre un épaulement de la pièce intermédiaire, elle vient porter 'contre une pièce complémentaire constituée,par une simple rondelle métallique ,. cette-dernière étant agencée de manière telle que; lorsqu'on désire démonter le contre-clabot, elle puisse être rapidement et facilement détruite, ce qui supprime le serrage entre le contreclabot et la pièce intermédiaire et ce qui rend le dévissage du contre- clabot excessivement facile.
Suivant un premier mode de'réalisation, la rondelle destructible a une étendue relativement importante,-de manière à pouvoir être fendue'ra- dialement en deux par un outil de coupe, par'exemple monté sur n'importe quel tour. Il est particulièrement prévu de donner au pourtour extérieur de la rondelle une forme telle qu'elle assure le centrage du contre-clabot sur sa portée cylindrique, centrage qui n'est jamais parfaitement assuré lorsqu'il s'agit de pièces vissées.
Suivant une autre disposition complémentaire, ce pourtour extérieur présente une légère gorge médiane indiquant-la circonférence suivant laquelle l'outil de coupe doit mordre dans la rondelle?- -
Suivant un autre mode de réalisation, la rondelle destructible est faite en une matière fusible, ou plus'généralement susceptible d'être liquéfiée ou désagrégée par des agents chimiques, thermiques, etc...
et notamment en un métal à bas point de fusion tel que du zinc, de l'étain ou un alliage fu- sible dur, par exemple, cette rondelle venant se 'monter dans le fond d'une gorge pratiquée sur la face frontale de l'épaulement de la pièce intermédiai- re, des trous étant prévus, dans le rebord de centrage constituant le pourtour de cette gorge, de sorte que si l'on chauffe l'ensemble à une'température suf- fisante pour amener la matière de la rondelle à l'état de fusion, cette matiè- re s'écoule par le ou les trous prévus à cet effet. Par exemple,, dans le cas de l'étain, il suffit de chauffer à environ 250 , température qui peut être atteinte facilement et sans danger pour les'pièces en acier.
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On comprendra que la pièce intermédiaire précitée peut servir, in- dépendamment de son utilisation comme support de contre-clabot, à. d'autres buts ; par exemple, on peut réaliser une pièce présentant une partie cylindri- que filetée, sur laquelle vient se visser un engrenage de distribution, une autre partie périphérique formant poulie pour la courroie d'entraînement des divers accessoires du moteur, et ainsi de suite.
L'invention sera mieux comprise à. l'aide de la description détail- lée qui suit et 8 1'examen des dessins .annexés sur lesquels on a représenté, titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention.
Sur ces dessins :
La fig. 1 représente, vue en coupe axiale, une pièce intermédiaire, destinée à être montée sur l'extrémité d'un arbre de moteur à combustion in- terne, cette pièce portant un contre-clabot et une rondelle suivant l'inven- tion.
La fig. 2 est une vue de face de l'ensemble de la Fig. 1.
La fig. 3 montre, en coupe axiale, l'extrémité d'une pièce inter- médiaire destinée à recevoir un contre-clabot ce dernier étant monté sur cette pièce avec interposition d'une rondelle suivant l'invention, conformément à un deuxième mode de réalisation.
La fig. 4 est une vue en plan avec coupe partielle de la rondelle de la Fig. l.
La fig. 5 est une vue en plan de la rondelle de la Fig. 3.
En se référant .aux dessins , et plus particulièrement aux Figs. 1, 2 et 4, on voit en 1 une pièce intermédiaire, en 2 le contre-clabot et en 3 la rondelle destinée à être détruite pour permettre le démontage du contre- clabot.
Dans l'exemple des Figs. 1, 2 et 4, la pièce intermédiaire consti- tue à la fois un support de contre-clabot, une poulie 4 pour les courroies d'entraînement des dispositifs accessoires destinés à être entraînés par le moteur et un support fileté 5 sur lequel est destiné à venir se visser, par exemple, un engrenage de distribution.
Le contre-clabot 2 vient se visser sur une portée cylindrique 6, formée à l'extrémité de la pièce intermédiaire 1 opposée à celle qui vient se fixer sur l'extrémité du vilebrequin ou de l'arbre 7. Cette fixation s'ef- fectue de toute manière appropriée ; dans l'exemple représenté, elle est réali- sée au moyen d'une clavette 14 et d'un boulon 15. La partie cylindrique 6 comporte un taraudage dont le pas correspond à celui du pas standard du contre- clabot 2.
Conformément à l'invention, on interpose entre la face du contre- clabot 2 opposée à celle qui porte les dents de loup 8 et l'épaulement annu- laire 9 de la pièce 1 entourant la partie cylindrique 6, une rondelle desti- née à être détruite au moment où on veut démonter le contre-clabot 2.
Pour réqliser le démontage du contre-clabot 2, on démonte la pièce intermédiaire de l'extrémité 7 du vilebrequin et on la monte sur un tour, un outil de coupe étant placé en face de la gorge médiane 10 de la rondelle qui sert de repère pour la mise en place de l'outil, un mouvement d'avancement étant communiqué à cet outil pendant la rotation de la pièce 1. L'outil de coupe pénètre ainsi progressivement dans la matière de la rondelle et tend à la couper en deux suivant son plan diamétral médian.
En fait, l'expérience a prouvé qu'avant même que la rondelle ne se trouve coupée complètement en deux, le contre-clabot se trouve débloqué et peut être facilement démonté.
Dans l'exemple représenté sur les figures précitées, le pourtour extérieur de la rondelle 3 forme deux épaulements dont l'un, 11, assure le centrage de la rondelle sur la pièce 1 et l'autre, 12, le centrage du contre-'.
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clabot 2 par rapport à ladite rondelle. On assure ainsi le centrage du contre- clabot sur la pièce par l'intermédiaire de la rondelle 3.
Il va de soi que la forme exacte de la rondelle ainsi que celle de ses épaulements peuvent varier dans de larges limites sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. Par àilleurs, la rondelle 3 peut être faite en un métal quelconque, mais il est'préférable de la faire en acier doux de manière à faciliter sa destruction.
Dans l'exemple des:'figures 3'et 5 la rondelle 3a est également des- tinée à être détruite pour assurer le démontage du clabot 2 vissé de la même manière que sur la Fig. 1 sur uné pièce'intermédiaire 1. Toutefois, dans l'exem- ple des Figs. 3 et 5, la destruction de la rondelle est envisagée d'une manière différente. Au lieu d'être coupée par un outil suivant un plan diamétral, elle est simplement destinée à être fondue. Dans ce but, il est particuliè- rement prévu, suivant l'invention, de réalisercette rondelle en un métal ou alliage ayant un'point de fusion bas mais présentant une dureté suffisante pour servir de surface d'appui au contre-clabot 2. Ainsi, par exemple, il est envisagé de faire'cette rondelle en étaïn ou en alliage à base d'étain ou de zinc.
Pour détruire la rondelle) il suffit de porter la zone de la pièce 1 dans laquelle e'st montée la rondelle à une température légèrement supérieure à celle du point de fusion. Pour permettre l'écoulement du métal fondu, il est prévu, par exemple, un'certain nombre de trous tels que 13.
Dans l'exemple de la' f-ig. 3, le centrage du contre-clabot par rapport à la pièce intermédiaire 1 est assuré par un épaulément 16, la rondelle 3a étant logée ainsi dans une gorge frontale annulaire. Les trous 13 sont pratiqués dans l'épaulement 16. @ 'On remarquera qu'on peut utiliser dés contre-clabots ayant des dia- mètres standardisés, tant extérieur.D qu'intérieur d et un filetage standard, la pièce intermédiaire pourra 'avoir toute forme. désirée et devra simplement avoir un siège 6 d'Un' diamètre correspondant au diamètre d et un pas corres- pondant à celui des contre-clabots. standards.'.
Il doit être bien entendu que, bien'que l'invention ait été décrite dans son application particulière au'démarrage des moteurs à combustion interne, elle n'est nullement limitée à ladite.application ni à une applica- tion particulière.quelconque et qu'on peut, sans s'écarter pour cela de l'es- prit de l'invention, adapter le système d'assemblage, objet de l'invention, à tout appareillage, lorsqu'il s'agir d'applïquer à une pièce, uncouple de torsion élevé toujours dans le même'sens et de pouvoir néanmoins démonter la- dite pièce.