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DISPOSITIF' D'ACCOUPLEMENT, POUR MACHINES A PISTONS ENTRAINEES PAR DES MOTEURS A COMBUSTION INTERNE, EN PARTICULIER POUR MACHINES, DIFFICILES
A METTRE EN MOUVEMENT.
Dans des installations mobiles principalement, mais aussi dans des installations fixes, qui ont comme source de force motrice des moteurs à.combustion, on emploie des accouplements des divers systèmes, par exemple des accouplements à cônes ou à lamelles, etc..., qui, puisque la machine à combustion ne peut être lancée en même temps que la machine de travail, sont assez lourds, car ils doivent transmettre toute la puissance motrice et nécessitent une force de manoeuvre appréciable.
En plus, à la mise en route, il faut la plupart du temps accélé- rer une masse inerte relativement grande, particulièrement pour des compres- seurs, des pompes et analogues, en sorte qu'il faut vaincre des forces élas- tiques importantes par suite des petits nombres de tours souvent nécessaires et des couples élevés qui en résultent. On utilise des leviers d'embrayage relativement longs, qui à nouveau, à cause de leur longueur, entraînent des déplacements grands lors de leur utilisation et en outre demandent encore uns force d'actionnement importante. Celui qui assure le service de l'accouplement ne va donc pas, la plupart du temps, comme cela lui a été prescrit, embrayer lentement l'accouplement, mais, à cause de la sollicitation des forces, sur- tout lorsqu'il s'en suivra une mise en prise, il embrayera de manière sacca- dée.
De ce fait.tout l'ensemble des machines subira un choc, qui agira aussi bien sur la transmission du moteur à combustion interne que sur le compresseur aussi. C'est ainsi qu'on arrive souvent, dans la transmission ' des dégrada- tions des paliers ou des pistons, le régulateur du moteur saute, etc.., en sor- te que l'on a des inconvénients pour tout l'ensemble du moteur.
Grâce à l'invention, la-force à déployer pour embrayer doit être réduite à un minimum pour l'homme de service, et en outre la mise en route de l'installation doit se faire doucement. Chaque moteur à combustion interne, possède un graissage à l'huile sous pression, dont,la surpression s'acquitte
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de l'embrayage de l'installation grâce à une prise sur la conduite à huile du moteur. Une conduite d'huile supplémentaire va du moteur à un robinet, à une vanne ou analogue,.qui, pendant l'embrayage livre un.passage relativement restreint et qui par là alimente en huile sous pression le piston prévu pour la mise en oeuvre du processus d'embrayage de l'accouplement. Le piston se déplace très lentement vers l'avant pour dégager l'accouplement.
On a en par- ticulier la possibilité de ne serrer l'accouplement que si peu qu'il patine jusqu'à ce que la machine à entraîner ait atteint à peu près la vitesse du moteur se trouvant en régime. C'est alors seulement que le piston d'embrayage s'avance davantage, pour serrer complètement l'accouplement. Le processus est rendu possible par le fait qu'à l'organe d'embrayage est associé un tiroir auxiliaire qui est déplacé lentement par une soupape de trop-plein réglable, ce par suite de quoi ce n'est qu'après un certain temps que le piston d'em- brayage arrive dans sa position finale, alors que pendant la course prélimi- naire du tiroir auxiliaire,il y a eu un'arrêt.
Un tel dispositif constitue en même temps un dispositif de sécurité, car par exemple en cas de manque d'huile par défaut de pression d'huile, la machine est automatiquement débrayée et cela évite en outre des fautes de mise en train car lorsque la machine est à l'arrêt il n'y a pas de pression d'huile et que par suite la machine entraî- née, aussi, est débrayée. Pour la mise en route de l'installation le moteur tourne toujours d'abord, de sorte qu'en tous cas on a de l'huile sous pres- sion de la pompe à huile, qui a toujours un rendement excédentaire eu égard à la riche alimentation de la transmission, et par suite on n'a pas besoin d'une pompe à huile spéciale pour l'actionnement de l'accouplement embrayé hydrauliquement.
Dans des cas particuliers où la pression.de la pompe ne suf- fit pas, on augmente la grosseur de la pompe de graissage du moteur ou éven- tuellement on prévoit une petite pompe auxiliaire. Cette dernière n'est néces- saire que lorsque le dispositif de pression d'huile est prévu dans l'accouple- ment et que par suite des presse-étoupe sont nécessaires dans les parties tour- nantes et que des fuites d'huile peuvent éventuellement se présenter. Suivant l'invention, toutefois, on n'a pas besoin d'une boîte de pression, qui se trouve toujours au repos sauf lors du processus d'embrayage et qui n'est par conséquent utilisé qu'alors. Ce n'est que dans 'des cas spéciaux, qui excluent un emploi de la boîte de pression, que la pression d'huile du moteur est em- ployée directement pour l'application de faces de frottement.
- Figure 1 montre l'agencement à titre d'exemple d'une installa- tion avec accouplement où l'huile sous pression est en charge; - Figure 2 montre un agencement où la pression d'huile est relâ- chée.
La figure 1 montre un moteur 1 qui est équipé normalement d'une pompe à huile 2 de construction habituelle. La pompe à huile 2 'servait jusqu'à présent à l'alimentation de la transmission en huile de graissage. A un endroit voulu la canalisation d'huile sous pression présente une prise et on a réalisé une liaison à un double robinet à trois voies 3. Ce robinet à 3 voies est agen- cé de telle façon que la voie de l'huile sous pression de la canalisation 4 à la canalisation 5, est très fortement étranglée, car l'organe de branchement ne délivre qu'un très faible passage.
Par suite de cet effet d'étranglement, avec .la viscosité de l'huile, les cylindres des pistons à huile sous pression
6 de l'accouplement 7 sont remplis très lentement, et par suite aussi les pistons 6 ne font leur chemin de retour qu'en traînant et seulement juste assez pour que les ressorts de décharge 8 de l'accouplement 7 soient tendus jusqu' à un certain point et que l'accouplement commence à patiner. Par la surpression engendrée dans la conduite 5 par suite de la force élastique des ressorts 8, la soupape 9 du régulateûr de durée d'embrayage s'ouvre,-Par suite de la ré- sistance de la soupape 9, la pression d'application va en s'accroissant ce qui fait que le jeu relatif entre la machine entraînée et le moteur qui l'entraîne devient toujours plus petit.
En même temps cette soupape 9 sert au réglage de la force de serrage de l'accouplement, car par sa position, la surpression dans la conduite 5 est réglée et suivant l'état du ressort déplaçable 10 de la soupape 9, l'accouplement patine plus tôt ou plus tard avec seulement encore un mouvement relatif plus petit. Après que la soupape.9 est maintenant ouverte,
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l'huile sous pression s'écoule dans le cylindre 11 et agit sur le tiroir de commande 12, qui se déplace lentement à l'encontre de'la force élastique du ressort 13 et relie finalement la conduite 14 à la conduite 15, en sorte qu' à présent la pleine pression non étranglée est amenée de la conduite 4 à la conduite 5 et que maintenant le piston 6 embraye complètement l'accouplement 7.
Le processus de patinage est maintenant terminé et le couple total est transmis de manière positive. Le dégagement de l'accouplement se fait de manière connue par retour du robinet 3 à sa position initiale, ce qui, par les conduites à 3 voies doubles, décharge la conduite sous pression 5 et aus- si le tiroir de commande 12 et laisse écouler l'huile sous pression dans le carter du moteur.
Un dispositif d'accouplement du même genre est représenté à la figure 2 et fonctionne suivant les mêmes processus de commande, avec cette différence seulement qu'à la figure 1, l'arbre d'entraînement ou aussi éven- tuellement l'arbre entraîné a besoin de presse-étoupes.16 qui sont soumis à une usure continuelle par la rotation de l'arbre;tandis qu'à la figure 2 cette usure est exclue. Ici l'accouplement 17 est conformé de telle façon que le ressort 18 peut supporter tout le couple.
Au repos, le ressort puissant 19 qui est du côté du moteur, relâche l'accouplement, ce qui se réalise par le fait que le ressort 19 agit sur la bague de pression 20 qui porte de façon connue un palier de butée 21 qui, par des boulons de pression 22 déplace vers la droite, à l'encontre de l'action du ressort 18, le plateau d'accouplement 23 qui peut se déplacer longitudinalement le long de l'arbre 24 du moteur.
Lorsqu'alors le moteur 1 se met en marche, avec le volant tourne aussi le plateau d'accouplement 23, qui est porté par le palier à billes 21. Après que le moteur a atteint sa chaleur de'régime, l'installation d'accouplement décrite à la figure 1 est engagée par le robinet 3 et l'huile sous pression agit par la conduite 24 sur la boîte à pression 25, qui peut aussi être réalisée, si l'on veut, comme piston à manchette au lieu de tuyau ondulé, et charge par l'intermédiaire de la bague de pression 20 le ressort 19, ce qui fait que le plateau d'accouplement soutenu 23 se déplace vers la gauche et commence à patiner dans l'accouplement 17. Alors, comme décrit plus haut, il y a de nouveau relâchement jusqu'à ce que la machine entraînée ait atteint la vitesse de rotation du moteur.
Lorsque ceci'a lieu, la pleine pression d' huile s'exerce dans la boîte de pression 25 et le plateau d'accouplement s' applique fermement dans l'accouplement 17, ce qui est obtenu par le fait que par suite de la pleine charge du ressort 19, le ressort 18 entre pleinement en action. Dans cet état, le palier à billes'21 est déplacé vers la gauche jusqu'à ce qu'il arrive au repos. Tout le mécanisme de pression se trouve alors au repos pendant la marche et ne subit en aucune façon un effet d'usure, comme ce serait le cas autrement avec des presse-étoupe. L'assurance d'une sécurité d'exploitation absolue est ainsi donnée.
REVENDICATIONS.
1. Dispositif d'accouplement pour machines à pistons ou analogues entraînées par des moteurs à combustion et difficiles à mettre en route, qui sont équipées de manière habituelle d'accouplements débrayables, caractérisé en ce que pour l'embrayage on utilise l'huile sous pression du moteur, éven- tuellement qu'on lui donne une pompe spéciale.