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BARRE D'ANCRAGE DES PLAQUES DE SOUTENEMENT DU TOIT OU DES MURS DES
G'ALERIES DE MINES, etc..
L'invention a pour objet une barre d'ancrage servant à fixer les plaques de soutènement du toit ou des murs dans les mines, tunnels, carrières, etc. ou convenant d'une manière générale aux opérations d'ancrage.
Etant donné qu'en raison de l'exploitation de plus en plus méca- nique des mines, la largeur libre des galeries doit être relativement impor- - tante,il est nécessaire, pour éviter de les encombrer par des poteaux en em- pêchant l'effondrement du toit par les couches qui le surmontent, de supporter ce dernier en le suspendant sur des barres d'ancrage comportant des plaques de support. Chacune de ces barres d'ancrage est disposée dans un trou vertical ou oblique, plus ou moins profond, c'est-à-dire pénétrant en principe dans le toit jusqu'à une couche fixe.
Ces barres sont ancrées le plus souvent à la manière des goujons insérés dans les murs. A cet effet, la barre d'ancrage comporte une tige file- tée avec tête de serrage en forme de coin divergents vers le haut et élément pouvant s'écarter qui coopère avec cette tête. Cet élément peut généralement s'écarter du fait que sa partie supérieure est poussée en dehors à la manière d'un calice, tandis que la largeur de sa partie inférieure reste sensiblement sans changement. On introduit donc ces barres d'ancrage la tête en avant dans le trou correspondant du toit, puis on provoque à coups de marteau, par vissa- ge ou au moyen d'un outil auxiliaire l'écartement de l'élément dans la paroi du trou, contre-laquelle il vient s'appliquer.
En tirant en arrière ensuite la tige filetée de certaines formes de réalisation, on fait agir plus ou moins la tête en forme de coin sur l'élément d'écartement qui, en s'élargissant dans sa partie supérieure, se fixe mieux dans la paroi du trou. Puis on insère une plaque de soutènement au moyen de trous correspondants, séparément ou simulta- nément, sur les extrémités de plusieurs des tiges ancrées et, en serrant un écrou sur l'extrémité libre de chacune d'elles, on serre la plaque contre le
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toit à supporter Il arrive souvent qu'avant que l'écrou soit serré à fond, l'extrémité inférieure de la barre d'ancrage fasse saillie sur une assez grande distance au-delà de l'écrou du fait que la tête de la barre a glissé trop lentement dans le trou ou que la profondeur du trou n'a pas été convenab le- ment calculée,
de sorte qu'on est obligé ensuite, surtout dans les galeries de faible hauteur, de scier, de cisailler ou de couder la barre.
L'invention est basée sur le fait nouvellement découvert qu'il est nécessaire pour réaliser un ancrage rapide, sûr et solide de¯la barre d'ancrage que l'élément d'écartement s'oppose dans toutes les positions, immédiatement et automatiquement, à tout mouvement en arrière de la barre d'ancrage, en se coinçant d'abord automatiquement contre la paroi du trou et par suite en s'im- mobilisant, et force ensuite la tête en forme de coin d'entrer en action, de façon à coincer, à élargir et à appliquer de plus en plus fortement les organes périphériques de l'élément contre les parois du trou au fur et à mesure de 1' augmentation de l'effort de traction exercé sur la barre suivant son axe.
On empêche ainsi l'élément d'écartement de glisser d'une manière appréciable dans le trou, même dès que l'effort de serrage à vis ou de coin commence à s' exercer, et par suite l'extrémité de la barre d'ancrage de venir fâcheusement en saillie dans la galerie.
A cet effet, à l'encontre des formes de réalisation connues, on donne à la ou aux parties d'écartement de l'élément d'écartement une forme tel- le qu'elles s'ouvrent vers le bas et que leur face qui se trouve du côté de la paroi du trou, éventuellement munie de saillies, fasse un angle aigu diver- gent en avant et que leurs bords inférieurs (et même éventuellement plusieurs des extrémités des saillies) en forme de crochet de retenue viennent s'appli- quer élastiquement contre la paroi du trou, en leur permettant de glisser en avant à frottement dur dans le trou, mais en empêchant complètement leur mou- vement en arrière du fait que les arêtes vives en forme de crochets de retenue ou les extrémités des saillies précitées viennent immédiatement se coincer contre 'les parois du trou.
En conséquence, l'invention est caractérisée en ce que l'élément d'écartement comporte au moins une mâchoire de serrage qui coopère avec une surface correspondante en forme de coin de la tête de la barre d'ancrage, est suspendue ou peut coulisser sur un support s'appuyant sur la tête ou en une seule pièce avec elle et peut recevoir un mouvement dans le plan de l'axe et un mouvement d'oscillation dans le sens radial, de sorte .que lorsqu'on intro- duit la barre d'ancrage dans un trou, l'élément d'écartement introduit avec la tête de la barre d'ancrage entraîne ses mâchoires de serrage desserrées en les faisant glisser sous une pression plus ou moins forte dans le sens longi- tudinal le long de la paroi du trou,
tandis qu'un mouvement en arrière ulté- rieur de la barre d'ancrage provoque immédiatement et automatiquement l'ouver- ture des mâchoires de serrage à la manière d'un parapluie ou d'un parachute et leur coincement suivant l'axe, accompagné d'une pression radiale contre la paroi du trou provoqué par 'un mouvement relatif en arrière de la portion arriè- re de la barre d'ancrage, dans une mesure correspondant à l'effort de coin exer- cé. Une opération secondaire, dont l'action est d'ailleurs difficile à régler, et ayant pour'but de fixer les mâchoires de serrage, par exemple au moyen d'un marteau, d'une vis ou d'un outil auxiliaire, devient ainsi superflue.
Sur les dessins ci-joints, qui représentent quelques exemples de réalisation de l'invention : la figure 1 est une coupe schématique de l'ensemble du dispositif installé dans une galerie, A, B, C et D désignant diverses formes de réalisa- tion de l'extrémité de serrage d'une barre d'ancrage :
lapremière A consiste en un filetage, la seconde B en une tête de vis solidaire de la barre d'ancra- ge, le filetage de serrage se trouvant sur l'extrémité supérieure de la barre d'ancrage et la tête de la barre d'ancrage séparée ayant la forme d'un écrou, la troisième Q est construite de la même manière, mais la barre d'ancrage qui présente une faible section pour en économiser le poids est renforcée sur une certaine longueur par une accumulation de métal, la quatrième 12 consiste en un dispositir de serrage à clavette.
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La figure 2 est une coupe verticale par l'axe d'une forme de réalisation spéciale de la tête de la barre d'ancrage et de l'organe d'écar- tement.
La figure 3 est une vue en plan, avec coupe partielle, de la figu- re 2.
La figure 4 représente une seconde forme de réalisation, en partie en coupe verticale par l'axe et en partie en élévation latérale.
La figure 5 est une vue en plan de la figure 4.
La figure 6 représente une troisième forme de réalisation, en par- tie en coupe verticale par l'axe et en partie en élévation latérale.
La figure 7 est une vue en plan de la figure 6.
La figure 8 représente une quatrième forme de réalisation, en par- tie en coupe verticale par l'axe et en partie en élévation latérale.
La figure 9 est une vue en plan de la figure 8.
La figure 10 représente une cinquième forme de réalisation, en partie en coupe verticale par l'axe et en partie en élévation latérale.
La figure 11 est une vue en plan de la figure 10.
¯ La figure 12 représente une sixième forme de réalisation, en par- tie en coupe verticale par l'axe et en partie en élévation latérale.
La figure 13 est une vue en plan de la figure 12.
La figure 14 représente une septième forme de réalisation, en partie en coupe verticale par l'axe et en partie en élévation latérale.
La figure 15 est une vue en plan de la figure 14.
La figure 16 représente une huitième forme de réalisation, en partie en coupe verticale par l'axe et en partie en élévation latérale.
La figure 17 est une vue en plan de la figure 16.
La figure 18 représente une neuvième forme de réalisation, en partie en coupe verticale par l'axe et en partie en élévation latérale.
La figure 19 est une vue en plan de la figure 18.'
La figure 20 représente une dixième forme de réalisation, en partie en coupe verticale par l'axe et en partie en élévation latérale.
La figure 21 est une vue en plan de la figure 20.
Les figures 22 a à d représentent en coupe ou en élévation laté- rale diverses formes de réalisation des mâchoires de serrage.
La figure 23 est une coupe verticale par l'axe d'une onzième forme de réalisation du dispositif suivant l'invention, et la figure 24 est une élévation de la portion de tête qui compor- te les surfaces obliques de guidage des mâchoires de serrage.
Suivant la figure 1, on trace dans une couche exploitable, par exemple une couche de charbon 1 une galerie dont le toit se compose de plu- sieurs couches diverses, dont les couches inférieures 3, 4 et 5, les seules importantes dans.. le cas présent, sont représentées, tandis que les portions de roche qui les surmontent sont laissées de côté.
Des plaques de soutènement 6, apposées au-dessous du toit, sont appliquées contre ce dernier par plusieurs barres d'ancrage 7 qui traversent les couches intermédiaires et pénètrent dans la couche supérieure 5. A cet effet plusieurs trous de sonde verticaux et obliques sont percés dans le toit jusqu'au point d'ancrage précité dans la couche 5. t'organe d'écartement 8 de chaque barre d'ancrage est ancré au fond de chaque trou contre la paroi du trou. L'extrémité inférieure de la barre comporte un écrou 9 qui s'y visse, ou des têtes de vis refoulées 10 et 11, ou encore une clavette de serrage 12.
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L'écrou 2 ou la clavette de serrage 12 serrent directement la plaque 6 de sou- tènement du toit contre le toit, ou ce serrage s'effectue indirectement par les têtes de vis 10 et 11 par l'intermédiaire d'un filetage à l'extrémité.su- périeure de la barre, dont l'écrou est formé par une tête sous forme de pièce séparée, en empêchant ainsi la couche située au-dessous de l'ancrage de s'ef- fondrer éventuellement.
L'extrémité supérieure de la barre d'ancrage a une forme spéciale, soit en une seule pièce avec la barre, soit celle d'une tête séparée de la bar- re, et dont les figures 2 à 20 représentent quelques formes de réalisation par- ticulières.
L'extrémité supérieure de la barre d'ancrage 13 de la forme de réalisation des figures 1 et 2 comporte une tête hexagonale 14 avec dispositif de serrage en forme de coin divergent vers le haut. La tête 14 comporte une cavité centrale, cylindrique 15 qui contient un ressort de compression en for- me de ressort à boudin 16. Ce ressort à boudin 16 agit sur un support en une matière élastique qui comporte une portion centrale 17 en forme de disque, contre laquelle s'applique la spire supérieure du ressort 16 et qui comporte six bras 18 en forme de lamelles rabattus en forme de panier et se dirigeant vers le bas le long des surfaces de serrage en coin de la tête hexagonale 14.
Chaque lamelle 18 comporte une mâchoire de serrage 19 qui est fixée sur elle d'une manière appropriée (dans le cas présent au moyen d'une griffe 20 obtenue en coudant directement le bras de la lamelle), et dont la surface intérieure coopère avec la surface de serrage en coin correspondante de la tête 14 et la surface extérieure avec la paroi du trou. Le support 17/18 est mobile vertica- lement avec les mâchoires de serrage 19 par rapport à la barre d'ancrage 13.
Ainsi qu'on peut le voir, les mâchoires de serrage 19 sont suspendues sur le support.17/18'et peuvent osciller dans un plan axial-radial par rapport,à la tête de la barre d'ancrage, de sorte que ces mâchoires de serrage 19 forment avec le support 17/18 un organe d'écartement (panier d'écartement) représenté sur la figure 2 dans sa position la plus basse, dans laquelle le ressort 16 est comprimé au maximum et par suite comporte une certaine tension initiale.
La portion centrale 17 s'applique contre la surface de bout et l'extrémité in- térieure, ihférieure de la mâchoire de serrage 19 s'applique contre la surface en coin de la tête de la barre 13. L'organe d'écartement peut prendre cette position de la figure 2 lorsqu'au moment où l'on introduit la barre d'ancrage dans un trou dont le diamètre correspond au diamètre minimum de l'organe d' écartement, on pousse cet organe vers le haut par la tête 14 de la barre d' ancrage en la forçant avec une certaine résistance du fait que les mâchoires de serrage s'appliquent avec frottement contre la paroi du trou.
Lorsque les trous sont de plus grand diamètre ou lorsque leur diamètre est irrégulier, ou que le ressort 16 est abandonné à lui-même, il a une tendance et exerce un effort initial suffisant pour soulever dans une certaine mesure l'organe d' écartement au-dessus de:!la position de la figure 2, de façon a. faire monter les mâchoires de serrage le long de la surface en coin de la tête de la barre d'ancrage et par suite à les appliquer sans jeu contre la paroi du trou, qui est ainsi complètement rempli, en évitant un mouvement à vide en arrière éven- tuel indésirable de la tête dans l'organe d'écartement et en immobilisant im - médiatement la tête de la barre d'ancrage contre la paroi du trou par l'inter- médiaire des mâchoires de serrage.
Etant donné que l'angle entre la paroi du trou et la surface extérieure des mâchoires de serrage est un angle aigu diver- gent vers le haut, l'arête inférieure des mâchoires de serrage se coince et s'accroche' avec certitude contre la paroi du trou, de façon à empêcher les mâ- choires de serrage de revenir éventuellement en arrière avec la barre d'ancra- ge. Le ressort à boudin 16 peut être remplacé éventuellement par un organe é- lastique approprié en caoutchouc ou autre matière d'une autre forme, mais exer- gant la même action élastique.
Si, après avoir introduit complètement la barre d'ancrage dans le trou, on retire la tige en arrière, l'organe d'écartement reste en place du fait que les arêtes des mâchoires 19 se sont coincées et que les mâchoires sont retenues par frottement contre la paroi du trou; ces mâchoires sont pous- sées en dehors par l'effort de serrage exercé sur elles immédiatement après
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par la tête 14 qu- entre en action, l'adhérence de frottement contre la paroi du trou augmentant ainsi d'autant plus que l'effort de traction exercé, sui- vant l'axe sur la tête d'ancrage 14, est plus grand.
L'organe d'écartement et par suite la tête d'ancrage 14 sont ainsi fixés dans une position absolument immobile,
Il y a lieu de remarquer qu'à l'encontre d'autres formes de réa- lisation, l'ancrage proprement dit, c'est-à-dire la pénétration dans la paroi du trou, qui est nécessaire à la fin pour le réaliser, des éléments extérieurs de l'organe d'écartement s'effectue sans qu'aucun élément de la tête d'ancrage reçoive le long de la paroi du trou un mouvement en avant ou en arrière sous pression susceptible d'empêcher l'opération.
La forme de réalisation des figures 4 et 5 comporte une tête 21 de la barre d'ancrage semblable à celle de la figure 2, c'est-à-dire avec ca- vité centrale 22, mais les mâchoires de serrage (dont une seule, la mâchoire 23 est représentée) sont articulées directement sur la spire supérieure du ressort à boudin 24 et sont mobiles dans le sens radial. A cet effet, la mâ- choire de serrage 23 se prolonge vers le haut sous la forme d'une lamelle 27 dont l'extrémité est recourbée en forme de boucle 25 et entoure la spire 24 du ressort avec un jeu suffisant au mouvement latéral.
Le ressort constitue dans ce cas directement le support des mâchoires de serrage 23, qui sont sus- pendues sur la spire supérieure du ressort sur laquelle elles peuvent osciller et sont mobiles latéralement, et qui sont guidées et maintenues à l'écartement relatif voulu par des barres de guidage 28.
d'une certaine longueur, de section triangulaire et venant en saillie par rapport à la surface de bout de la tête d'ancrage 21. De plus, la forme de lamelles 27 des'mâchoires de serrage 23 peut encore avoir pour effet d'exercer une action élastique propre supplémen- taire, qui a tendance à amener les mâchoires de serrage séparément dans leur position la plus élevée entre les limites du panier d'écartement, dans le but de décentrer s'il y a lieu le diamètre extérieur de l'organe d'écartement et de mieux remplir ainsi un trou ovalisé.
Le fonctionnement de cette forme de réalisation est d'ailleurs le même que celui de la figure 2, mais la mâchoire de serrage 23 comporte, outre la pointe en forme de crochet, d'autres portions en saillie en forme de crochets 26 qui, en cas de mouvement en arrière, vien- nent se coincer contre la paroi du trou, comme les arêtes vives des extrémi- tés, et pénètrent plus ou moins profondément dans cette paroi suivant la dure- té de la roche.
La tête 29 de la forme de réalisation des figures 6 et 7 est construite sous forme de pièce séparée et est obtenue par fraisage, estampage, ou formation à la coulée de rainures 30 dont la profondeur augmente de haut en bas suivant le serrage qu'on désire obtenir par les surfaces en coin du po- lygone. Des. nervures 31 subsistent sur une.certaine longueur entre les surfa- ces en coin du polygone de la tête 29 et servent à guider les mâchoires de serrage. La tête 29 comporte une cavité, non pratiquée dans la barre comme sur les figures 2 à 4 et servant à loger un ressort.
(Mais cette cavité pour- rait être la même sans difficulté si les éléments des organes d'écartement 32, 33, 34, 35 et 36 de cette forme de tête avaient une forme différente de celle qui est représentée en élévation et en coupe sur cette figure).
L'organe d'écartement représenté consiste en un support 35 en forme de ressort, posé directement sur la face de bout plane de la tête d'an- crage 29 et en mâchoires mobiles dans le sens radial et fixées de façon à pou- voir coulisser sur le support, une seule de ces mâchoires, la mâchoire 32 étant représentée. L'extrémité supérieure 33 de cette mâchoire a la forme d'une lamelle dont l'extrémité est coudée d'environ 85 en dedans et est montée dans une griffe appropriée 34 du support 35, dans laquelle elle est mobile en dedans et en dehors.
L'effet d'élasticité est obtenu en courbant la portion du milieu du support en forme de taille et en partageant le pied 37 par des échancrures radiales en plusieurs languettes élastiques.
La mâchoire de serrage 32 peut avoir un extérieur lisse ou, comme sur la figure, comporter une série de crochets en dents de scie.
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La tête 29 séparée de la barre d'ancrage comporte un trou 38 s'élargissant en haut avec taraudage (éventuellement spécial) 37,sur lequel se visse sur une certaine longueur l'extrémité 39 de la barre d'ancrage, la- quelle comporte un filetage correspondant et peut, une fois introduite dans le trou, être serrée comme dans un écrou au moment de l'ancrage.
La forme de réalisation de l'organe d'écartement des figures 8 et 9 comporte comme précédemment un support 43 posé directement sur une tête 42 de même forme que celle de la figure 6, c'est-à-dire comportant des rainu- res 40 séparées par des nervures 41 exerçant une action élastique et partagé en lamelles ; support n'est fixé qu'à l'extrémité de son pied ±±, de façon à maintenir les lamelles assemblées et il est fixé sur les mâchoires de ser- rage 45 directement par des lamelles élastiques 46 dirigées de haut en bas, par des rivets ou de toute autre manière appropriée.
. Le fonctionnement de ces deux formes de réalisation est très ana- logue à celui qui a été décrit à propos des figures 2 à 4, et il est caracté- risé en particulier en ce que, comme précédemment, chaque mâchoire de serrage est dans une certaine mesure indépendante en ce qui concerne la position en hauteur qu'elle prend suivant l'axe le long de la surface en coin qui lui cor- respond, entre les limites du panier d'écartement, ce qui est très avantageux lorsque la section du trou est ovale ou de toute autre forme différant de la forme ronde.
La tête 47 de la barre d'ancrage de la forme de réalisation des figures 10 et 11 a encore la forme d'une pièce séparée taraudée et percée d' un trou de part en part, qui se visse sur l'extrémité supérieure 49 de la barre d'ancrage. Celle-ci se visse dans la tête 47 au moment où l'on serre la tige de la barre d'ancrage qui comporte une tête à son extrémité inférieure, ainsi qu'il a déjà été décrit à propos de la forme de réalisation des figures 6 et 7,et elle peut aussi, ainsi qu'il peut être nécessaire dans le cas d' une roche très tendre,traverser la première pour loger une seconde tête de barre d'ancrage. La barre d'ancrage comporte à la base du filetage une'butée en forme de collet qui sert à arrêter les mâchoires de serrage dans leur posi- tion la plus basse.
Mais la tête 47 qui comporte comme précédemment des rainures 50 et des nervures intermédiaires courtes ou longues 51 est arrondie à la partie supérieure en vue de recevoir le support.
Le support consiste en une calotte en caoutchouc 52, percée au centre, se rabattant autour de cette portion arrondie et percée de trous la- téraux éventuels pour en augmenter 1'élasticité, et sur le bord inférieur cir- culaire 53 de laquelle sont suspendues des mâchoires de serrage 54, qui sont pressées en haut contre les surfaces en coin par la tension.du caoutchouc.
Le trou central sert non seulement à faire sortir éventuellement par le haut la barre d'ancrage, mais encore à élargir la portion bombée de la calotte en caoutchouc sous l'effet d'une tension exercée sur la périphérie de la dite ouverture,pour permettre au bord supérieur du caoutchouc de se déplacer axia- lement vers le bas, et par suite à la calotte en caoutchouc, afin de.pouvoir régler la position en hauteur des mâchoires de serrage suspendues et utiliser ainsi une seule et même tête d'ancrage avec des trous de forage de diamètre relativement très différents. Cette opération peut'être 'encore plus efficace en donnant une forme allongée et en biseau à la partie supérieure de la tête d'ancrage, qui peut comporter en outre des rainures circulaires ou des échelons.
La barre d'ancrage 55, de la forme de réalisation des figures 12 et 13 comporte également des rainures 56 et des nervures intermédiaires 57, qui par l'intermédiaire d'une accumulation de métal résultant d'une entaille 58, sont destinées à arrêter les mâchoires de serrage dans leur position la plus basse.
L'extrémité supérieure en biseau de la tête comporte un bouton entaillé 61 sur lequel est disposé le support en une matière élastique en for- me de disque central 60, percé d'un trou et bombé, avec prolongements 59 en forme de rayons dirigés vers le bas dans les rainures.
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La mûchoire de serrage 62 elle-même diffère au point de vue de la construction de celle qui précède, du fait que l'extrémité du caoutchouc dirigée vers le bas à partir du support est fixé¯dans le sens longitudinal sur la surface postérieure de la mâchoire de serrage 62 tournée du côté de la paroi du trou et la recouvre jusqu'au voisinage ou au-dessus du bord inférieur, en réalisant ainsi un frottement plus efficace dans un trou à paroi à peu pies complètement lisse.
Les mâchoires de serrage des formes de réalisation des figures 10, 11 et 12, 13 sont représentées en position détendue, c'est-à-dire dans leur position la plus élevée. Le fonctionnement de l'organe d'écartement est analo- gue à celui qui a été décrit à propos des figures précédentes, mais les mâchoi- res de serrage possèdent dans leur ensemble une plus grande liberté de mouve- ment et d'adaptation, et en outre chaque mâchoire séparée possède une liberté de mouvement absolue dans le sens axial radial dans le mode de réalisation suivant les figures 12 et 13, cette liberté étant légèrement réduite volontai- rement du fait que sur les figures 10 et 11 toutes les mâchoires comportent un bord périphérique commun.
Dans les formes de réalisation des figures 14, 15 et 16, 17 la mâchoire de serrage est poussée de bas en haut sous l'action de ressorts, en même temps qu'elle est poussée à son extrémité inférieure vers l'extérieur, c'est-à-dire contre la paroi du trou.
La tête d'ancrage de la forme de réalisation des figures 14, 15 est formée comme précédemment par des surfaces en coin 64 en forme de rainures découpées dans la barre 63 et séparées l'une de l'autre par des nervures inter- médiaires 65 qui se prolongent au delà de la tête. La tête comporte en haut une cavité 66 de section décroissante vers le bas, au-dessus du bord 67 en forme de calice de laquelle se rabat l'extrémité de la mâchoire de serrage pro- longée par une lamelle et courbée à cet effet en épingle à cheveux 68 mobile librement vers le haut. La portion de serrage proprement dite 69 de la mâchoi- re est fixée par sa surface tournée du côté de la tête d'ancrage dans le sens longitudinal sur une lamelle 70 en acier à ressort, par soudure par points, par des rivets, dispositifs de serrage, ou analogues.
L'extrémité de la lamel- le qui se prolonge en bas au-delà de la portion de serrage de la mâchoire a la forme d'un ressort de compression 71 reposant par sa spire la plus basse sur une semelle 72 formée par une échancrure dans la tête d'ancrage, et est représenté sur la figure en position à demi comprimée.
La mâchoire de serrage 73 de la forme de réalisation des figures 16, 17 est mobile dans une rainure 75 en forme de coin découpée dans la barre 74 et qui comporte dans la partie supérieure de chacune de ses parois latéra- les 76 une-petite rainure de guidage 77 dans laquelle peuvent coulisser et tourner librement des goujons de guidage 78 en saillie latérale sur l'extrémi- té supérieure de la mâchoire de serrage. Deux cavités 81 et 82 se faisant face et;servant à loger un'ressort à boudin sont ménagées à l'extrémité inférieure de la mâchoire de serrage 73 et dans la semelle 79 des rainures.
Le ressort à boudin 80 disposé dans ces cavités et représenté tendu sur la figure sert, comme dans la forme de réalisation des figures 14, 15, à pousser la mâchoire de serrage vers le haut et en même temps par son bord inférieur contre la pa- roi du trou.
La partie supérieure de la mâchoire de serrage peut évidemment avoir une autre forme que celle des figures 14, 15 et 16, 17 et pouvoir coulis- ser suivant l'axe. Par exemple, elle peut être suspendue à des supports en caoutchouc, ou bien son prolongement en forme de lamelle peut être glissé au- dessous d'une douille éventuellement élastique, posée autour de la portion supérieure de la tête.
Le fonctionnement de ces deux organes d'écartement ne diffère guère en principe de ceux qui ont déjà été décrits, et éventuellement seule- ment du fait que les mâchoires de serrage sont poussées par l'action d'un res- sort de bas en haut en même temps qu'en dehors et sont appliquées contre les parois du trou.
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Etant donné qu'il n'existe plus de support commun, elles peuvent fonctionner et être retirées ou reposées et remplacées séparément.
Alors que les mâchoires de serrage des formes de réalisation dé- crites ci-dessus sont toujours sous tension, c'est-à-dire qu'au moment où on les introduit dans le trou,elles sont poussées entre la portion de tête et la paroi du trou sous un effort de poussée ou de traction plus ou moins grand, dans les formes de réalisation suivantes des figures 18, 19 et 20, 21, cette situation n'existe qu'au moment où le diamètre du trou est minium, ou lorsque l'action de serrage par coin s'est fait sentir après un effort de traction suivant l'axe de la barre d'ancrage.
Les mâchoires de serrage, qui peuvent avoir une forme quelconque, telle qu'elle a déjà été représentée ou telle que les représentent les figures 22a à d, sont suspendus indépendamment comme sur les figures 20, 21 ou fixées ensemble sur un support comme sur les figures 18, 19 et elles sont élastiques en dehors et peuvent se mouvoir librement vers le haut sur la partie supérieure de la tête d'ancrage, laquelle peut être évidée, plane, ou bombée.
Ce principe de fonctionnement, analogue jusqu'à un certain point seulement à celui des formes de réalisation déjà décrites, en diffère princi- palement du fait que la mâchoire de serrage s'éloigne élastiquement de la sur- face en coin de la tête d'ancrage par son extrémité supérieure en forme de la- melle ou de ressort'qui s'appuie contre la tête d'ancrage et par suite s'appli- que contre la paroi du trou lorsqu'on pousse la barre d'ancrage en dedans; il en résulte un accouplement permanent par frottement avec cette paroi et les arêtes inférieures des mâchoires, qui forment toujours avec elle un angle aigu, se coincent par conséquent immédiatement pendant un mouvement en arrière.
Ce coincement qu'on désire particulièrement réaliser peut encore être obtenu d' une manière plus efficace et plus sûre par les dents en forme de crochets, dirigés vers la paroi du trou et possédant une certaine élasticité, prévues sur les diverses formes de réalisation, et avoir en outre pour effet de dimi- nuer le jeu éventuel existant entre le diamètre du trou et la mâchoire de ser- rage suivant le diamètre du trou.
La tête de la forme de réalisation des figures 18, 19 compor- te comme celle des autres figures des rainures 85 divergentes vers le haut, séparées par des nervures intermédiaires 84 et dont les surfaces en coin coo- pèrent avec les mâchoires de serrage 88 suspendues par des lamelles 86 sur le support 87 et élastiques en dehors. Ces surfaces en coin peuvent être vissées directement dans la barre d'ancrage ou, comme l'indique la figure, dans une tête séparée, percée d'un trou taraudé 90 et dans laquelle on visse, découpe ou forme par coulée la tige d'ancrage, comme sur les figures 6, 7 et 10, 11.
La portion de serrage des mâchoires et le support peuvent être en une seule pièce ou en plusieurs pièces maintenues assemblées par des griffes, rivets, soudure, etc. et comporter des ressorts 89 en forme de crochets, ou être cons- truits d'après les principes des formes de réalisation qui précèdent ou qui suivent.
La forme de réalisation des figures 20,21 comporte une tête d' ancrage 91 semblable à celle des figures 14, 15.
Le bord 93 en forme de calice constitué par la cavité 92 ménagée à l'extrémité de la tête, est recouvert par la lamelle 95, élastique, en for- me d'épingles à cheveux, qui porte les mâchoires de serrage 94, comme dans la forme de réalisation des figures 14, 15 et qui éloigne la mâchoire de serrage de la tête et la rapproche de la paroi du trou. On peut encore renforcer par- ticulièrement et efficacement cette double action élastique en prolongeant vers le bas l'extrémité 96 de la lamelle et en la rendant élastique.
Si l'on introduit la barre d'ancrage la tête en avant dans un trou de sonde dont le diamètre intérieur correspond à peu près à la distance diamé- trale entre les nervures 84 (figures 18, 19) ou 91 (figures 20, 21) les mâchoi- res de serrage sont poussées élastiquement contre la paroi du trou et, suivant le diamètre du trou, elles viennent par suite s'appliquer avec plus ou moins de jeu contre les surfaces en coin de la tête d'ancrage.
Si ensuite, après avoir introduit à fond la barre d'ancrage dans le trou on la tire en arrière,
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l'élément d'écart;ment reste appliqué contre la paroi du trou du fait que les arêtes inférieures des mâchoires se coincent immédiatement dans cette paroi suivant l'angle aigu qu'elles forment avec elle et que les mâchoires adhèrent encore davantage par frottement à cause de l'action exercée par les dents ou les crochets de retenue. Les mâchoires de serrage peuvent ainsi être poussées en dehors par l'action de serrage en coin exercée sur elles par la tête, qui entre en action après un court parcours à vide, en augmentant ainsi l'adhéren- ce de frottement par rapport à la paroi du trou, et cela d'autant plus que l'effort de traction exercé suivant l'axe sur la barre d'ancrage est plus grand.
Il y a lieu d'attirer encore une fois l'attention sur la fonction rem- plie pendant cette opération lors du coincement ou de l'accrochage contre la paroi du trou de l'organe d'écartement, exercé par les pointes et dents élas- tiques et en forme de crochets des mâchoires de. serrage des diverses formes de réalisation décrites, et c'est pourquoi on va décrire ci-après une autre forme de construction de mâchoires élastiques par elles-mêmes, des types des figures 22a à d.
Il y a lieu de remarquer que la forme de construction qu'il con- vient de choisir pour les mâchoires de serrage dépend de la section qu'elles doivent recevoir. Cette section peut être trapézoïdale, triangulaire rectan- gulaire ou carrée, avec ou sans surfaces convexes ou concaves, en forme de secteurs, parabolique ou pyramidale et dans certains cas ronde ou ovale, ou de toute autre forme géométrique, et il suffit seulement que la portion de serrage de la tête d'ancrage qui coopère avec elle ait une forme correspon- dante.
Le support de l'organe d'écartement de tous les types des figures 22a à d et d'autres peut être formé par une portion intermédiaire, à laquelle se raccordent des lamelles élastiques dirigées vers le bas en forme de panier, ou en recourbant à l'extrémité supérieure de la lamelle en forme d'épingle à cheveux ou autre forme appropriée, cette extrémité étant rabattue ou suspendue séparément sur le bord en forme de calice ou analogue de la tête de la barre d'ancrage.
Les figures 22a à d représentent des mâchoires de serrage sépa- rées élastiques, sans leur dispositif de suspension.
L'extrémité libre de la forme de réalisation a est courbée en dehors et vient ainsi s'appliquer obligatoirement et élastiquement contre la paroi du trou en s'accrochant immédiatement pendant un mouvement en arriè- re. La mâchoire de serrage correspondante repose sur la surface intérieure de la lamelle 100 et y est fixée par des agrafes 101 qui sont formées par des portions latérales rapportées et recourbées des lamelles.
La lamelle élastique 102 dirigée vers le bas de la forme de réa- lisation de la figure 22b forme en même temps au moins en partie la mâchoire de serrage correspondante. Elle peut comporter sur une longueur correspondant à la face inférieure de la mâchoire de serrage et en un point situé à peu de distance au-dessus de l'extrémité inférieure de la mâchoire, une extrémité 102 élastique, courbée en dehors et servant à l'accrochage. Puis on superpose d'autres lamelles courbées et en forme de crochet élastiques en haut et en bas, de façon que l'ensemble de ces lamelles maintenues assemblées par des agrafes constitue une portion de mâchoire de serrage.
On peut aussi former la mâchoire de serrage par une seule lamel- le 104 (figure 22c) au lieu de deux ou plusieurs comme précédemment, en re- pliant cette lamelle à plusieurs reprises et en en superposant les plis de façon à former un paquet de plusieurs couches de longueurs différentes et à obtenir ainsi une mâchoire de serrage en forme de coino On peut encore faire acquérir au paquet une élasticité interne en laissant subsister entre les couches de lamelles des intervalles 105, 106 et 107o Les diverses lamelles peuvent être maintenues assemblées par un des moyens déjà décrits, et l'extré- mité inférieure libre 108 des lamelles peut être courbée élastiquement en de- hors,
ou revenir en arrière plus haut et comporter un crochet élastique diri- gé en dehors comme sur la figure 22 b
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La 1 melle élastique 109 de la figure 22d entoure un noyau com- plètement plein en forme de coin 110.La portion dirigée vers le haut de la lamelle 109 qui est tournée du côté postérieur, c'est-à-dire du côté de la pa- roi du trou de sonde comporte des entailles formant des languettes 111 qui constituent des crochets de retenue élastiques courbés en dehors.
L'élasticité des extrémités en forme de crochets de tous les ty- pes de mâchoires de serrage décrits en dernier lieu se combine avec celle de la partie supérieure des lamelles et la renforce de façon à coincer et à accro- cher avec certitude la mâchoire de serrage sur la paroi du trou, sous l'effet du plus petit mouvement en arrière.
L'application élastique automatique des mâchoires de serrage con- tre la paroi du trou avant même que l'effet de serrage par le coin se produise et qu'on s'est efforcé de réaliser dans chacune des formes de réalisation dé- crites ci-dessus peut aussi être obtenue ou renforcée d'une autre manière, par exemple en disposant d'une manière appropriée des matelas en caoutchouc sur les mâchoires de serrage ou sur la tête d'ancrage.
Bien entendu, la section des prolongements en forme de lamelles des pièces en forme de coin peut avoir une autre forme que la forme plate, et ces prolongements peuvent être en une seule pièce avec les pièces précitées, par exemple être obtenus par laminage'ou forgeage. De même, la pièce en forme de coin et la lamelle peuvent être fixées l'une sur l'autre d'une autre maniè- re que celles qui ont été décrites.
Il convient d'une manière générale de former les mâchoires de serrage au moins à l'extérieur avec une arête vive, pour empêcher avec certi- tude l'organe d'écartement de tourner éventuellement dans le trou au moment de l'opération d'ancrage, car cet organe doit être susceptible d'absorber un certain couple transmis par la tête de la barre d'ancrage à la mâchoire de serrage pendant que cette opération d'ancrage s'effectue en vissant la barre, et le simple frottement entre la mâchoire de serrage et la paroi du trou est éventuellement insuffisant à cet effet au commencement.
Mais si les mâchoires de serrage comportent des arêtes vives extérieures, celles-ci pénètrent plus facilement dans la paroi du trou et il se forme dans la paroi du trou en quel- que sorte entre les mâchoires de serrage voisines une nervure qui, bien que très mince empêche l'organe d'écartement de tourner.
Il faut aussi avoir soin d'empêcher avec certitude un mouvement de rotation entre la tête de la barre et l'organe d'écartement. De préférence, la tête de la barre a une forme à arêtes, par exemple une forme polygonale en coupe. Si, par exemple dans le cas d'une tête d'ancrage de forme hexagonale suivant les figures 2, 3, on donne au ressort à boudin 16 des dimensions suf- fisantes,ce ressort pousse l'organe d'écartement lorsqu'on introduit la bar- re d'ancrage dans le trou assez loin en avant pour que les mâchoires de ser- rage 19 s'appliquent d'une part contre les surfaces de serrage en coin et d' autre part contre la paroi du trou sans jeu sensible.
On évite ainsi dès le début le jeu nécessaire à un mouvement de rotation éventuel entre la tête d' ancrage et l'organe d'écartement et en même temps, ainsi qu'il a déjà été dit, on empêche tout mouvement en arrière de la tête d'ancrage et de l'organe d' écartement suivant l'axe au moment de l'ppération d'ancrage, ce qui permet au dispositif de serrage par coin d'entrer immédiatement en action, ainsi qu'on le désire. La même action combinée est évidemment obtenue par les diverses autres formes de construction de la tête décrites ci-dessus, par exemple cel- les comportant des nervures, qui accompagnent de la manière la plus avantageu- se le panier d'écartement à support en caoutchouc des figures 10, 11.
Les barres d'ancrage de petit diamètre dont il a été question brièvement ci-dessus et dont l'extrémité supérieure se visse dans une tête d' ancrage à filetage intérieur comme dans un écrou, sont ainsi construits prin- cipalement pour économiser la matière et faciliter le transport, c'est-à-dire qu'elles sont légères, cependant, pour leur faire acquérir la résistance à la traction nécessaire, on les fabrique en métal de forte résistance à la trac- tion.
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Foui éviter qu'un mineur habitué aux très gros travaux exerce un effort de serrage excessif en vissant ou après avoir vissé la barre d'an- crage dans la tête pendant l'opération d'ancrage, et par suite impose un ef- fort de traction.-initial excessif à la barre d'ancrage avant même qu'elle exerce l'action de support proprement dit qui lui est réservé, on peut donner à l'extrémité du filetage de la barre d'ancrage, ainsi qu'il a déjà été dit, une forme spéciale, de préférence à pas incliné.
En outre, figure 1 C, on peut renforcer l'extrémité inférieure de ces barres d'ancrage forgées sous forme de tête de vis hexagonales en re- foulant son diamètre sur une certaine longueur, en réalisant ainsi un notable renforcement de cette pièce, de façon à absorber et à compenser les efforts supplémentaires qui prennent naissance lorsque la tête ne-repose éventuelle- ment pas à angle droit sur la plaque d'ancrage. La forme sphérique de la por- tion postérieure de la tête de la vis doit lui permettre de s'appliquer aussi avantageusement que possible sur la plaque d'ancrage, dans laquelle on forme à cet effet un évidement semi-sphérique autour de son trou.
Etant donné que dans certains cas, sous une poussée partielle du terrain donnant naissance à un très fort freinage du glissement de la tête d'ancrage dans le trou sous l'effet d'une trop forte traction exercée suivant l'axe de la barre d'ancrage, il vaut mieux que cette barre se casse, les mâ- choires de serrage elles-mêmes peuvent être en une matière de dureté exactement suffisante, et même en une matière autre que le métal.
Si dans certains cas on désire réaliser un ancrage qui remplit complètement le trou, on peut remplir d'une manière efficace l'espace libre qui se trouve autour de la barre d'ancrage par une gaine, des coins, du mor- tier de ciment, etc.
La tête de la barre de la forme de réalisation des figures 23 et 24 est partagée en travers, en une portion de tête inférieure 113 qui compor- te les surfaces en coin 112 de guidage des mâchoires de serrage et une portion supérieure 114 qui forme le support de l'organe d'écartement. La portion de tête inférieure Il 1 est percée de part en part, de même que la tête 29 de la forme de réalisation des figures 10, 11, d'un trou central taraudé dans le- quel se visse la barre d'ancrage 115 à filetage extérieur correspondant. La portion de tête supérieure 114 comporte à l'extrémité inférieure une surface d'appui 116 qui coopère avec l'extrémité 117 de la barre d'ancrage. La por- tion de tête 114 est cylindrique et comporte à la partie supérieure une calot- te sphérique qui sert de surface d'appui au support de l'organe d'écartement.
Le support de l'organe d'écartement a la forme d'une calotte en caoutchouc 118, à l'extrémité inférieure de laquelle les mâchoires de serrage 119 sont suspendues comme dans la forme de réalisation des figures 10, 11. Pour rendre la figure 23 plus claire, elle ne représente qu'une seule mâchoire de serrage du côté droit. Chaque mâchoire de serrage comporte des épaulements latéraux.
120, c'est-à-dire en saillie sur sa périphérie, qui coopèrent avec des sail- lies périphériques correspondantes 121 des surfaces en coin, qui limitent la course de façon à limiter le mouvement possible suivant l'axe des mâchoires de serrage vers le haut. La course étant ainsi limitée, il est impossible que la barre d'ancrage s'arrache, ainsi qu'il pourrait arriver éventuellement dans certaines conditions défavorables, par exemple si la roche est très ten- dre ou si les dimensions du trou sont trop grandes, étant donné que les mâchoi- res peuvent dépasser la position la plus haute déterminée par les butées 121 limitant la course, mais que lorsque cette position limite est atteinte, les' mâchoires 119 sont devenues solidaires de la portion de tête 113.
La course des mâchoires de serrage peut encore être limitée par d'autres moyens que ceux qui sont représentés, tels que des butées, pièces rapportées, ou rainures lon- gitudinales de forme spéciale, etc.
La position en hauteur de l'organe d'écartement sur la barre d' ancrage qu'on désire lui faire occuper lorsque les mâchoires de serrage ne sont pas serrées et qui détermine dans une certaine mesure le diamètre extérieur de l'organe d'écartement avant son introduction dans le trou de la roche, peut être réglée en vissant ou dévissant la barre d'ancrage dans la portion de tête
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113, de sorte que du fait que l'extrémité 117 de la barre coopère avec la surface d'appui 116,la position en hauteur de la portion de tête 114 peut être réglée par rapport à celle de la portion de tête 113.
En dévissant vers le bas la barre d'ancrage jusqu'à ce que l'extrémité 117 de la barre ne sorte plus en haut de la portion de tête 113, la surface d'appui 116 s'applique exactement sur l'extrémité supérieure de la portion de tête 113, en détermi- nant ainsi la position relative la plus basse de la portion de tête supérieu- re 114 et par suite celle du support de l'organe d'écartement, Si l'on désire obtenir une position relative plus élevée du support pour réaliser une âdap- tation aussi parfaite que possible au trou de la roche, on visse la barre d' ancrage en sens inverse dans la portion de tête 113, jusqu'à ce qu'il se for- me un intervalle approprié entre les deux portions de tête 113 et 114, comme l'indique la figure 23,
sur laquelle l'organe d'écartement non chargé occupe la position en hauteur correspondante,
On peut évidemment rendre réglable la position du support de 1' organe d'écartement par rapport à la portion de tête de la barre qui comporte les surfaces en coin de guidage des mâchoires de serrage d'une autre manière que celle qui est représentée et qui consiste à fileter la barre d'ancrage.