<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
PROCEDE ET DISPOSITIF D âHYDROGENATION CATALYTIQUE D'OXYDE DE CARBONE EN HYDROCARBURES, COMBINAISONS 'ORGANIQUES CONTENANT DE L OXYGENE OU, MELANGES DE C:E:uX-C 1.
Pendant 1?hydrogénation catalytique de,1?oxyde de carbone, il se libère de grandes quantités de chaleur que 1?on évacue par des surfaces d'échange thermique, pour éviter .une augmentation exagérée de la température de réaction. Etant donné qu'il est désirable ou néces- . saire d'avoir une faible gamme de températures pour que la réaction se passe favorablementon dispose les catalyseurs en minces couches entre les surfaces,d'échange thermique pour évacuer la chaleur de réaction de
EMI1.2
façon certaine.
Par exemple, pour production dehydrocarbures supérieurs et de combinaisons d'hydrocarbures contenant de l'oxygène suivant le . procédé Fischer-#ropsch, il est nécessaire de disposer de couches de ca-. talyseurs dpune épaisseur d'environ 7 à 10 m m. Lors de la construction . -
EMI1.3
de fours de contact, on se heu:pté-à de grandes difficulté& provenant de la nécessité de disposer de couches minces de catalyseuro Entre autres, de très grandes quantités de fer sont nécessaires au four de contact.
EMI1.4
Pour la synthèse à pression normale Fischer-Tropsch9 on se sert de fours de contact qui, pour un rendement journalier,d'environ la$ à 2 T d9hy- drocarbures, requièrent t 35 T de fera .Pour que cette reaction se passe sous pression:, le poids d'un four de même rendement passe à environ 40 à 60 To
Lé remplissage et la vidange de ces fours de contact pré- sentent de grandes difficultés. Ce n'est qu'avec beaucoup de peine que l'on peut évacuer le catalyseur des sections étroites, lorsque la hauteur
EMI1.5
des couches est de 2,5 à 4,5 mo9 s hauteur adoptée jusu9à présent dans la pratique.
Dans un four de contact par exemple un.four tubulaire,dans lequel le catalyseur se trouve dans des tubes.ayant par exemple un diamè-
EMI1.6
tre intérieur de 15 m/m et une hauteur de 4 'mo et entourés extérieurement
<Desc/Clms Page number 2>
d'eau bouillante, le débit de mélange gazeux mis en oeuvre est le plus éle- vé à 1-'endroit où les gaz entrent dans la couche horizontale ou dans la colonne du catalyseur, et il diminue à mesure que le gaz-pénètre dans la couche de catalyseur. Le débit total obtenu ne se répartit donc pas tout à fait uniformément sur le trajet des gaz. Il suit plutôt la courbe a figurée par un trait plein à la figure 1.
Les particules de catalyseur qui se trouvent au côté d'entrée des gaz du four de contact constituent donc de loin la plus grande partie du débit, et les autres particules plus éloignées ne contribuent plus que très peu à augmenter le débit. La température du réfrigérant est déterminée de telle manière qu'à l'entrée du gaz dans le catalyseur, on ait de meilleures conditions de réaction et qu'on atteigne, pour une faible formation de méthane, une production op- timum de- produits de réaction de valeur. La température est donc stricte- ment limitée tant vers le haut que vers le bas. Le réfrigérant ayant par- tout à peu près la même température, la vitesse de réaction décroit à me- sure que diminue en oxyde de carbone et en hydrogène la concentration des gaz sur le trajet du gaz à travers le contact.
A la dernière partie du trajet du gaz,la réaction vient presque à cessera
La courbe de débit a, figure 1, correspond à la courbe de température b en trait plein, figure 2. Si on voulait augmenter le débit, la courbe de débit et la courbe de température auraient une pointe beau- coup plus importante. La,température de pointe augmente alors rapidement si follement que le catalyseur est endommagé et est vite inutilisableo L'allure des courbes de débit et de température du catalyseur, représen- tées aux figures 1 et 2, détermine que l'on ne peut dépasser un débit déterminé.
Si on mesure les températures dans une section quelconque passant à travers les couches de contact perpendiculairement au courant gazeux, on trouve que les températures des noyaux de contact ne sont pas les mêmes à tous les endroits de la section. Etant donné que l'évacua- tion de la chaleur d'un noyau de contact, se trouvant à proximité du centre de la section, vers la surface de réfrigération, doit vaincre une résistance au passage de la chaleur plus grande que celle d'un noyau de contact se trouvant à la surface de réfrigération, on peut tracer, pour chaque diamètre de la section de la couche de contact perpendiculaire aux surfaces de réfrigération, à peu près la même courbe de débit que celle de la longueur de la couche de contact, suivant figure 1. Le débit est très faible au bord de la section du catalyseur.
Il augmente de plus en plus vers le centre de la section, et c9est au centre qu'il est le plus élevé. Il en résulte à nouveau, et notamment aussi pour une répartition uniforme du débit sur tout le trajet du gaz, que la chute de température est limitée entre le contact et le réfrigérant.
On ne devrait amener au catalyseur qu'une quantité de gaz telle que la chaleur de réaction provenant de toutes les parties de la section de contact puisse encore être cédée en suffisance aux surfaces de réfrigération et que la température ne dépasse en aucun endroit du contact la limite maxima admise. Dans la synthèse Fischer-Tropsch, où le catalyseur est prévu entre les surfaces de réfrigération, on évite les surchauffes du contact en laissant passer les gaz à travers le con- tact à des vitesses d'environ 0,1 - 0,2 m seconde. Pour le calcul de cette vitesse d'après la quantité de gaz utilisée dans l'unité de temps et la section de la chambre de contact, le volume de gaz est ramené à 0 C et 760 m/m Hg.
On prend la section de la chambre de contact telle quelle, c'est-à-dire qu'il nest pas tenu compte du fait qu'une partie de la chambre de contact est remplie par le catalyseur.
Si on augmente la vitesse du gaz au-dessus de cette valeur, la température du contact augmente rapidement au-dessus de la valeur maximum encore admissible. Le catalyseur est alors rendu inutilisable à cause du surchauffage, la production des produits de réaction de va- leur cesse, et il ne se forme surtout que du méthaneo
<Desc/Clms Page number 3>
On a trouvé que 1-'hydrogénation catalytique de 1?oxyde de-car- bone en produits de valeur est à noùveaurpossible à des vitesses de gaz dépassant les vitesses considérées jusqu'à présent comme admissibles, quand on porte les vitesses de gaz à un multiple de celles utilisées jusqu'à pré- sent.
Il s'est notamment révélé que la différence de température entre les noyaux de contact des mêmes sections de couches de contact n'aug- mente plus à partir d'une forte charge de gaz déterminée du contact, mais au contraire diminue. La vitesse du gaz dans le contact devient alors tellement élevée que., par suite de la turbulence du gaz qui se produit, l'évacuation de la chaleur, du noyau de contact médian vers la surface de réfrigération se fait à peu de choses près aussi favorablement que celle à partir des noyaux de contact ou particules se trouvant à proximité des sùrfaces de réfrigération.
Ces phénomènes se produisent à des vitesses de gaz qui, suivant l'état du contact et les conditions d'exploitation, se situent aux environs de 0,5 à 2 m seconde. Ils deviennent toujours plus impor- tants à mesure que la vitesse du gaz augmente. Les vitesses de gaz de l'ordre de 5 à 10 m seconde environ sont particulièrement favorables.
Conformément à ce qui précède l'invention consiste en ce que, lors de la production d'hydrocarbures, de combinaisons organiques contenant de l'oxygène, ou de leurs mélanges, par hydrogénation cata- lytique de l'oxyde de carbone dans des fours de contact., dans lesquels le catalyseur est fixé entre les surfaces d'échange thermique, 1?on main- tient dans la chambre de réaction des vitesses de gaz de plus de 0,5 m se- conde, de préférence de plus de 2 m. et jusqu'à environ 10 m/seconde, valeurs ramenées à 0 C et 760 m/m Hg, et calculées d'après la section de la chambre de contact. Grâce à l'invention, il est possible d'augmenter le débit dans des limites raisonnables de telle façon que la différence de température entre le réfrigérant et le contact soit suffisamment for- te.
Les grandes vitesses de gaz que l'on utilise conformément à l'in- vention, présentent en outre 1-',avantage que le débit le plusfort ne se produit plus,comme dans les procédés connus,dans une première partie relativement faible des couches de catalyseur!) mais qu'il est mieux ré- parti sur la longueur des couches de catalyseur, de sorte que les parties du catalyseur se trouvant le plus près de la sortie du gaz collaborent également.
Les rapports de température qui se présentent aux termes de l'invention dans les contactssont expliqués plus clairement aux figu- res 4 à 7. Dans les fours de contact connus pour la synthèse Fischer-Tropsch, dans lesquels le catalyseur est placé dans des tubes refroidis, le contact présente à différentes sections (figure 4) perpendiculaires à l'axe du tube., les différences de température que 1?on peut voir à la figure 50 Les noyaux ou particules de contact se trouvant à la surface de réfrigéra- tion ont une température légèrement supérieure., c'est-à-dire environ 1 à 4 - à celle du réfrigérant, la température de celui-ci étant à peu près identique sur toute la longueur des tubes.
En éloignant la surface de réfrigération s là-température augmente très fortement jusqu'au centre de la section de la couche de contacte où se produit le plus fort débit, comme le montrent les coupes a et b des figures 4 et 5. Quand le débit diminue., la pointe de température au centre de la section de contact di- minue progressivement et la courbe de température des lignes radiales de la section de contact est très voisine d9une droite aux environs de la sortie du gaz à cause du faible débit à cet endroit.
Dans le procédé conforme à l'invention, les rapports de tem- pérature sont tout à fait différents. Par suite de la grande vitesse du gaz., toutes les sections de contact ont une température uniforme. Il en résulte que les noyaux ou particules de contact se trouvant aux surfaces de réfrigération dans les sections radiales traversant le tube,ont déjà une température assez bien plus élevée que le réfrigéranto La différence
<Desc/Clms Page number 4>
de température entre ces noyaux ou particules de contact et le réfrigérant est proportionnelle au débita. La différence peut par exemple se monter à 40-50 et plus.
Le courant' gazeux turbulent dans le contacta provoqué par le débit importants, demandant une répartition uniforme de température, a pour effet à la courbe de température quedans toutes les coupes - par exemple 01, 02 et 03 de la figure 6 - les courbes de température restent à peu près à la même hauteur après une forte élévation aux environs du tu- be de contact;
en effet, par suite du débit identique ou à peu près iden- tique dans toutes les parties du contacta les courbes de température dl, d2 et d3 sont semblables ou à peu prèscomme le montre la figure 7, par- ticulièrement quand un gradient de température est maintenu dans la chambre de contacte
Aux grandes vitesses de gazla chaleur de réaction quitte rapidement le noyau du catalyseurs de sorte qu'il est possible d'employer avantageusement de plus fortes épaisseurs de couches de catalyseur dépas- sant les 15 m m, par exemple de 20 à 50 m/m et plus.
Les grandes vites- ses de'gaz répartissent convenablement la chaleur dans le contact, même dans le cas de plus fortes couches de catalyseur et évitent des fluctua- tions de chaleur et des surchauffes,qui endommagent le catalyseur et oc- casionnent une formation plus importante de produits indésirables,parti- culièrement lors de la production d'hydrocarbures supérieurs par hydro- génation d'oxyde de carboneavec formation de grandes quantités de mé- thane.
On peut augmenter la vitesse du gaz en utilisant par.exem- ple des couches de catalyseur plus épaisses. Pour un même débit de gaz rapporté à la même quantité de catalyseur., on obtientcomparativement aux procédés connus,une vitesse de gaz 8 fois supérieure en portant la longueur de la couche de catalyseur de 2,5 à 20 m. par exemple. L'em- ploi simultané d'épaisseurs de couches plus fortes garantit également une évacuation plus facile des catalyseurs utilisés hors de la chambre de contact; il permet par conséquent de construire des fours de contact assez bien plus grands.
On peut également augmenter la vitesse du gaz lors du place- ment des catalyseurs dans des tubespar exemple en incorporant dans les ' tubes des chicanes,des tôles directrices des spires ou d'autres corps de même naturedont devient fonction le courant gazeux, età cause des- quels les gaz sont forcés de parcourir un chemin plus long à travers le contact. On peut employer la même disposition quand les catalyseurs sont disposés non pas dans ou entre les tubes ou tubes doublesmais entre des tôles d'échange thermique ou d'une autre façon connue.
Les dispositifs qui diminuent ou élargissent la section et qui provoquent un changement rapide de vitesse,pouvant aller jusqu'à un courant par à-coups, et qui améliorent la transmission de la chaleur par la destruction des couches limites laminaires aux surfaces d'échange thermique, permettent également d'augmenter fortement le rendement des fours de contacte
Les installations que l'on utilise pour augmenter les vites- ses de gaz dans les parties de contact se trouvant à l'entrée du four de contacts peuvent être également utilisées dans les autres parties du con- tact. Alors., on parvient, également dans ces parties, à augmenter la vitesse du gaz;
cette augmentation de la vitesse du gaz présente l'avan- tage daugmenter sensiblement la transmission de chaleur du gaz à la sur- face de réfrigérations transmission qui augmente avec la. 0,8e puissance de la vitesse. Les dispositifs dont question ci-avant peuvent le cas échéants être disposés dans les parties suivantes du catalyseur de telle façon que la vitesse du gaz diminue progressivement depuis l'entrée du gaz du four jusqu'à la sortie du gaz.
Les dispositifs utilisés pour augmenter les vitesses de gaz sont aux termes de l'invention, conçus avantageusement en tant que surfaces d'échange thermique. Ceci peut par exemple se faire de telle manière
<Desc/Clms Page number 5>
que sur les tubes parcourus intérieurement ou extérieurement par le réfri- gérants on fasse usage de nervures spirales,ou que les tôles directrices ainsi que les chicanes soient reliées par soudure aux-surfaces d'échange thermique.
Conformément à l'invention,grâce à la forte augmentation du débit de gaz sur tout le trajet de celui-ci dans le contacta on'par- vient ainsi à ne plus limiter l'importance du débit à cause de évacuation de la chaleur. Les limites se situent plutôt dans la capacité de réaction du contact. En outrecomme on l'a déjà dit l'invention permet d'utill- ser de plus fortes épaisseurs de couches de catalyseur. '
Si on veut répartir plus uniformément encore .le débit sur toute l'étendue des couches de catalyseur, on y arrive en appliquant pour 1?invention, le procédé suivant notre brevet .......... (Brevet p 11 720 IVb/12g D).
Par exemple.,dans ce but, on ùtilise comme réfrigérant dans les fours de contact connuspar exemple les fours pour la synthèse Fischer-Tropsch, un mélange vaporisant de deux ou plusieurs liquides à point d'ébullition différente par exemple des fractions adéquates d'hy drocarbures.
La composition du mélange liquide est choisie de telle manière que., par le procédé d'ébullition, les liquides à point d9ébulli- tion le plus bas s'évaporent en premier lieu et qu'une modification de @ concentration du réfrigérant se produise dans le four de contacta de telle façon que les composants à bas point d9ébullition s'enrichissent à la partie supérieure de la chambre du réfrigérant du four de contacta et les composants à haut point d9ébullition à la partie inférieure.
De ce fait, la température d'ébullition du réfrigérant dans la chambre du réfrigérant, et par conséquent aussi la température dans la chambre de réaction du four de contact, deviennent plus fortes à la partie inférieu- re qu'à la partie supérieure, etpar un choix judicieux de la compôsi- tion du réfrigérant - que l'on peut facilement trouver par des essais - et par l'emploi d9un four de contact convenableil est possible de porter chaque partie de contact à la température optimum. Si le gaz traverse le catalyseur de haut en bas, on peut déterminer les températures sur le tra- jet du gaz de telle fagon qu'elles correspondent partout au changement de la température optimum de réaction., conditionné par le changement de concentration des agents de réaction.
On obtient également.par d9autres moyens le même effet en ce qui conéerne la répartition de température dans le réfrigérant, et ce par exemple en faisant passer un réfrigérant bouillant à travers la chambre du réfrigérant. Celui-ci passe dans le four de contact à contre-courant du gaz,, des résistances sont placées sur le trajet du réfrigérante de telle sorte que le réfrigérant bouil- lant subisse une perte de pression déterminée et un changement correspon- dant des températures d'ébullition sur son trajet à travers la chambre du réfrigérant.
On obtient un débit uniforme même en faisant passer un réfrigérant non bouillant dans le sens du courant gazeux à travers la chambre du réfrigérant., à une vitesse telle que sa température., depuis l'entrée jusqu'à la'sortie augmente conformément à 1-'augmentation désirée de la température de réaction.
Le débit uniforme produit une charge uniforme de toutes les parties de contact et un développement uniforme de chaleur sur tout le trajet du gaz. Un débit égal à celui représenté par la courbe a suivant figure 1 est représentée en cas de répartition uniforme sur toute la longueur de la couche de contact., par la courbe pointillée de débit - droite horizontale. La droite peut également être légèrement courbée vers le haut ou vers le bas,, quand la température de réaction est main- tenue à la fin de la réaction de telle'façon que la vitesse de réaction, depuis le début jusqu'à la fin du trajet du gaz augmente respectivement diminue légèrement.
La courbe F de la figure 3 représente la tempéra- ture du réfrigérant pour un débit normal'uniforme-dans toutes'les par- ties de contact, et la courbe II la température de contact pour une char-
<Desc/Clms Page number 6>
ge normale et une répartition uniforme du débit sur le trajet des gaz. Si on augmente le débit dans des proportions telles qu'il est réparti unifor- mément sur tout le contact suivant le sommet de la courbe de la figure 1, la courbe de température de contact se déplace jusqu)aux sommets de la courbe suivant figure 2. La courbe III@suivant figure 3 représente donc la courbe de température pour le contact à ce débit accru. L'invention permet, suivant ce procédé, d'augmenter encore le débit par une forte aug- mentation de la vitesse du gaz.
La différence de température entre con- tact et réfrigérant est alors plus grande,et à la figure 3 la courbe IV représente les températures de réfrigérant et la courbe V les températures de contact. Comme le montre la figure 3, il convient de modifier quelque peu 19 élévation de la courbe de température pour éviter de trop fortes réactions à l'entrée du gaz.
Par exemple,, la température du réfrigérant est maintenue un peu plus faible à 1?entrée du gaz,et 1?élévation de la courbe de tempé- rature du réfrigérant est un peu plus forte.
On obtient le même effet en respectant - ou même en ne les respectant pas - les mesures que 1?on vient de décrirepar le fait qu'une partie du mélange gazeux sortant du four rentre dans le four avec le gaz de synthèseou à la place de ces mesures,ou en même temps que celles-ci, on peut maintenir des vitesses de gaz plus élevées dans les parties du catalyseur se trouvant à 1?entrée des gaz et dans lesquelles la vitesse de réaction pourrait être trop grande par suite de la forte concentration des gaz de réaction, vitesses plus élevées que dans les parties suivan- tes.
Quelques formes d'exécution d'appareils conformes à l'inven- tion sont représentées schématiquement à titre exemplatif aux figures 8 à 12.
Le four de contact se compose d'une enveloppe 1, des tubes 2 destinés au contact, lesquels sont fixés - par exemple soudés - aux extré- mités 3 et 4, et des couvercles 5 et 6.
Le gaz de réaction est amené dans le four en 7. Il traverse le contact se trouvant dans les tubes 2. Dans ces tubes,il suit les mou- vements des-corps hélicoidaux 8, qui sont conçus de telle façon que le -* trajet des gaz à travers le contact soit le plus long possible. Pour que le débit reste à peu près le même sur tout le trajet des gaz à travers le contact, les inclinaisons des corps hélicoïdaux 8 sont plus fortes en dessous qu'au-dessus. Le gaz quitte le four de contact par la tubulure 9.
Dans la chambre de réfrigérant, on a prévu des éléments fil- trants 10 en toile métalliqueo Ceux-ci servent à augmenter la différence de température qui se constate lors de l'utilisation de mélanges liquides servant e réfrigérant, dont les composantscont des points d'ébullition différents et ce entre l'endroit le plus haut et l'endroit le plus bas de la chambre de réfrigération, à cause de la forte évaporation des com- posants liquides à bas point d'ébullition.
Les vapeurs du réfrigérant, qui se forment dans le système de réfrigération, arrivent par la conduite
11 dans 1?échangeur thermique 12, dans lequel elles se recondensento
Le produit de condensation revient dans la partie supérieure de la chambre du réfrigérant par la conduite 13% Dans 19 échangeur thermique 12, les vapeurs du réfrigérant cèdent leur chaleur de condensation, par exemple à Peau, laquelle est amenée en 14 et sort en vapeur en 15.
Diaprés la figure 9, les faces de réfrigération 2 sont pour- vues de tôles directrices 16 :créant!) à travers le contacts un trajet en zig-zag des gaz. On se sert de tôles directrices 17 semblables pour les tubes de réfrigération suivant figure 10, qui se distinguent surtout de ceux de la figure 9 en ce que 19on se sert d'un tube double comme chambre de contact. Le tube intérieur 18 est raccordé à la chambre de réfrigé- rant 19 au sommet et à la base, de sorte qu'il est également rempli de ré- frigérant.
Diaprés la figure 11 on utilise une disposition identique à
<Desc/Clms Page number 7>
celle de la figure 10. 'Dans cette figures on voit tout d'abord que L'on peut renoncer à 1?utilisation de tôles directrices ou d'autres corps sem- blables et que 1?on peut utiliser des surfaces d'échange thermique de conception courante, particulièrement à face lissée Diaprés la figure 10, on utilise en outre un tube double pour le contact. Le tube intérieur 20 a toutefois une section se réduisant vers le bas par paliers. De ce fait, on obtient d'une part de plus grandes surfaces de réfrigération, et d'au- tre part de plus petites sections de contact, à la partie supérieure du tube de contact qu'à la partie inférieure.
Conformément à'ce qui précède, à la partie supérieure du tubeon obtient non seulement une réfrigéra- tion plus forte, mais aussi une vitesse de gaz plus grande que dans les parties inférieureso
Le tube de contacta suivant figure 12, est également un tube double. Le tube extérieur 21 peut être à paroi lisse ou pourvue de corps intérieurs. Le tube intérieur 22 présente des rétrécissements 23 et des . élargissements 24. Ceci a pour effet d'augmenter et diminuer plusieurs fois la vitesse du gaz dans le contact, entre les deux tubes. Il se pro- duit un courant par à-coups qui détruit les couches limites au contact et aux surfaces de chauffage et améliore encore la transmission de cha- leur.
EXEMPLES
On se sert d'un four de contact de 3 m. de;' diamètre exté- rieur et de 15 m. de hauteur avec enveloppe cylindrique. Dans ce four de contacts sont soudés,entre les plaques tubulaires., 20000 tubes de contact de 50 m/m de diamètre extérieur, de 2 m/m d'épaisseur de paroi et de 12 m. de longueur. De l'eau de refroidissement bouillante se trouve dans 1-'en- veloppe cylindrique, eau qui baigne les tubes de contact. La chambre d'eau est raccordée à un collecteur de vapeur annulaire se trouvant au- dessus du four de contact. Le gaz de synthèse entre dans le four de con- tact par la partie supérieure., traverse les tubes de contact et quitte le four de contact à la partie inférieure du réservoir cylindrique.
Dans les tubes de contacts on admet 40 m3 d'un catalyseur de remplissage composé de 100 parties de Fe, 0,5 partie de Cu,4 parties de CaO, 5,2 parties de K20 et 26 parties de SiO2. Le catalyseur est ame- né dans les tubes de contact du four après remplissage, filtrage et sé- chageo En premier lieu., le four de contact est chauffé à qhviron 120 C par admission de vapeur d'eau@à forte pression dans 1?eau se trouvant dans la chambre de réfrigérant du four.
Ensuite,on introduit dans le four de contact 200000 m3n de gaz de synthèse/heure à pression normale, et on porte en outre le chauffage à la température de réduction de 230 Ce Après un temps de réduction de 15 heures.pour la quantité de gaz donnée et à la température de réduction, la réduction du catalyseur est terminée.
Le four de contact est refroidi à environ 12 atm à 190 C en abaissant la pression de vapeur au côté de 1?eau de refroidissement.
Après la réduction effectuée dans le four, la pression du gaz est portée à 25 atm. et la température du four de contact est augmen- tée progressivement jusqu'à ce que le débit en oxyde de carbone et en hydrogène passe à 60 % pour une température de l'eau de 224 C et une tem- pérature de contact de 234 C. Le four de contact est alors chargé de 200000 m3n de gaz de synthèse et de 80.000 m3n de gaz de circuit qui, après être passé dans le four de contact, a été débarrassé par refroidis- sement à la température ambiante de 1-'eau de réaction et-des hydrocarbures à point d' ébulli tion supérieur à 170 C.
La quantité entière de gaz,in- troduite dans le four de contact 's'élève par''conséquent à 1000000 m3n/heu- re. La vitesse à laquelle les gaz traversent le four de contact est de 8,4 m sec., valeur rapportée à 0 et 760 m/m de Hg. et calculée diaprés la section intérieure des tubes de contact.
Les compositions des gaz étaient les suivantes :
<Desc/Clms Page number 8>
EMI8.1
<tb> " <SEP> : <SEP> : <SEP> : <SEP> "
<tb>
<tb> " <SEP> : <SEP> Gaz <SEP> de <SEP> : <SEP> Mélange <SEP> de <SEP> gaz <SEP> de <SEP> Gaz <SEP> sortant <SEP> du <SEP> four <SEP> après <SEP> "
<tb>
EMI8.2
fi : synthèse: synthés rais et refroidissement et sépara- " " frais de'gaz de circuit tien des hydrocarbures su- fi " perieurs & de 1, eau de..
If
EMI8.3
<tb> " <SEP> : <SEP> : <SEP> : <SEP> réaction <SEP> "
<tb> " <SEP> : <SEP> : <SEP> : <SEP> "
<tb>
EMI8.4
tI------------:---------:---------------------:----------------------------"
EMI8.5
<tb> " <SEP> : <SEP> : <SEP> : <SEP> "
<tb>
EMI8.6
" C02 fil 4 p 5 9,8 Il,1 n
EMI8.7
<tb> " <SEP> : <SEP> : <SEP> : <SEP> "
<tb>
EMI8.8
l1 CnHm fil 0 )la: 0,2 0,3 Il n n C0 /O J295 28 9 28,0 " n : : 1f " H2 %: 5193 ,1 9 2 38 9 o fi n tt " CH4 %: 0,2: 0,7 09g "
EMI8.9
<tb> " <SEP> n
<tb>
<tb> " <SEP> N2 <SEP> % <SEP> Il,5:
<SEP> 19,2 <SEP> 21,0 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb> " <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> "
<tb>
<tb>
EMI8.10
"=========================================================================="
A partir des gaz sortant du four, on a obtenu, par refroi- dissement à la température ambiante et lavage, les quantités suivantes d'hydrocarbures et deau de réaction 15 kg/ho hydrocarbures - C2 194 kg/h. hydrocarbures - C3-C4 390 kg/ho hydrocarbures benzine ébullition 50-200 181 kg/ho hydrocarbures huile ébullition 200-320 1160 kg/ho hydrocarbures parafine ébullition à plus de 320 2300 kg/h. eau de réaction avec environ 150 Kg d'alcools solubles dans l'eau.
REVENDICATIONS.
EMI8.11
1 - Procédé pour la production d9hydrocarbures, de combinai- sons organiques contenant de l9oc,ygéne, ou de leurs mélanges, par hydrogé- nation de loxyde de carbone, de préférence sous pression dans un four de contact, dans lequel le catalyseur est fixé entre les surfaces d'échange thermique, caractérisé par le fait que dans la chambre de réaction on choisit des vitesses de gaz de plus de 0,5 m/sec., de préférence supérieu-
EMI8.12
re à 2 m et jusque 10 Wsec., valeurs rapportées à 0 C et 760 m/m de Hg et calculées diaprés la section de la chambre de contact.