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PRESSE A CANAL AVEC EIEVATEUR.
L'invention concerne les presses à canal, bien connues. Elle se rapporte en particulier à celles des presses à canal qui sont munies d'un élé- vateur et d'un adducteur.
Ces presses étaient jusqu'ici presque exclusivement employées pour la paille et les produits agricoles analogues et, en conséquence, leurs pos= sesseurs ne les utilisaient surtout qu'en automne.
On a remarqué que de telles presses à canal, généralement désie- gnées jusqu'ici comme "presse-paille" pouvaient parfaitement convenir aussi à presser les fourrages verts, les feuilles de betteraves en particulier et tout aussi bien trèfle, luzerne et autres. L'opération de pressage réduit l'espace considérable d'emmagasinage nécessaire aux fourrages verts. Les feuil- les de betteraves ainsi que les autres fourrages verts sont entassés par cou- ches dans les presses à canal. Une partie de la sève est exprimée de l'inté- rieur des feuilles vers la couche supérieure. Il se produit également, par la presse, pendant la formation des balles, un tassement durable.
On ne pou- vait pas prévoir qu'une presse à paille, sans qu'il soit nécessaire d'en mo- difier sa construction ou son mode de fonctionnement, puisse se prêter,sans plus, au pressage et au tassement de fourrages verts de différentes sortes, en particulier de feuilles de betteraves.
Pour l'entassement des fourrages verts pressés, il importe peu que les balles tombent partiellement l'une sur l'autre lors de leur charge- ment sur une charrette. L'état de tassement par couches et celui présentant le suc naturel des feuilles à la surface occasionné par le tassement sont à retenir.
Par suite de cette pré-compression, le fourrage vert peut mainte- nant être chargé sur les charrettes en un plus gros volume qu'auparavant.
En tous cas, sous le même encombrement, le poids du fourrage vert est beau- coup plus important, voir de multiples fois plus considérable. Le silo peut
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être garni avec la matière tassée arrivant directement de la charrette, sans autre pressage complémentaire.
Cette nouvelle conception présente non seulement un champ consi- dérablement agrandi d'utilisation, mais ccnduit à un allègement des-travaux agricoles digne d'être remarqué, en particulier en réduisant le temps con- sidérable qui était nécessaire jusqu'alors. Il s'ensuit que les presses à canal peuvent maintenant être utilisées par le urs possesseurs depuis le prin- temps jusquà la fin de l'automne. L'invention, en conséquence, doit être considérée, en premier lieu, comme une application nouvelle d'une presse à canal, à la pré-compression des fourrages verts, en particulier des feuilles de betteraves.
Un aménagement particulièrement avantageux aux presses à canal pour cette nouvelle application consiste dans l'adjonction d'un élévateur, placé à l'avant, pour les feuilles de betteraves et autres fourrages verts, ainsi que celle d'un couloir à convoyeur à la sortie de la presse, en vue du chargement des balles sur une charretteo
Ces accessoires sont adaptables à toutes les presses à canal mu- nies d9un adducteur. Etant donné que les couloirs à convoyeurs existants peuvent charger des charrettes comme aussi desservir directement des silos ou même au besoin, entasser les balles pressées, il s'imposait de les monter, réglables en hauteur, sur la presse. Il est donc de première utilité d'aména- ger un équipement, réglable en hauteur, sous' Pavant du canal de la presse.
On peut obtenir un avancement particulièrement régulier des balles par une plus ample application de l'invention, en prévoyant à 1-lavant du couloir à convoyeur, une articulation à rotule pour permettre de rabattre sa partie antérieure sur sa longueur, de telle sorte, par exemple, que le bout supérieur soit réglable en hauteur, horizontalement ou même incliné, par rapport à sa partie inférieure. l'inclinaison du couloir à convoyeur tout entier et l'ar- ticulation de sa partie supérieure par rapport à sa partie inférieure s'obi tiennent avantageusement, selon l'invention, et facilement par une élinde ancrée au point d'attache du piston oscillant et réglable extérieurement à partir de ce point. On peut y ajouter une équerre fixée au châssis de la pres- se, qui opère en conjonction avec un levier pour tirer 1?élinde ou la laisser aller.
D'autres moyens connus pour amener l'inclinaison du couloir à convoyeur en totalité ou certaines de ses parties les unes par rapport aux autres sont facilement applicables, étant donné que le corps de la presse à canal consti- tue un support très stable.
Le dessin montre des exemples d'exécution de l'invention,
La figure 1 est une vue de côté schématique d'une presse à canal avec élévateur et conoyeur pour le déchargement des balles de fourrage vert sur une charrette plate.
La figure 2 montre l'adaptation d'un dispositif de hachage an- nexé au canal de la presse.
Dans la figure 1, on voit la presse 1 équipée d'un canal 2, d'un piston oscillant 1 avec pelle-poussoir 4, d'un élévateur 5, pour fourrage vert tel que feuilles de betteraves, trèfle,luzerne ou autres semblables. Les balles de fourrage vert, 6, sont déchargées au moyen du convoyeur 1 sur la charrette 8. Le convoyeur est orientable verticale- ment autour de l'articulation -2, et est disposé en-dessous et en avant du canal de presse 2. L9extrémité supérieure 11 du convoyeur se lève et S'abaisse par le moyen de l'articulation- 12 par rapport à la partie infé- rieure du couloir 7.
La double flèche 13 montre les position et inclinai- son possibles de 1?ensemble du canal, la double flèche 14, l'inclinaison particulière possible de 1?extrémité supérieure 11 .du convoyeur par rapport à la partie inférieure. L'élinde 15 attachée au convoyeur 2 par l'articu- lation 16 relie le convoyeur 7 au point de suspension 17 du piston oscil- lant 3. Un levier 18 sert à régler la position en hauteur du convoyeur. La ligne pointillée 19 indique la position qu'occupe le convoyeur 2 quand sa partie supérieure 11 n9est pas abaissée.
La roue 20 sert, en tournant dans
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le sens de la flèche 21 à mouvoir la chaîne 22 du convoyeur. L'arbre-de la roue 20 correspond, dans l'exemple d'exécution] à l'articulation 9 pour le' convoyeur. On peut encore adapter de façon simple, en cas de besoin, sur cet arbre moteur 20 un rouleau de commande de convoyeur,'non représenté, pour fai- re passer les balles 6 à la sortie du canal 2 de la presse sur l'extrémité inférieure du convoyeur 7. La double flèche 23 indique que le convoyeur peut également avoir, de façon connue, une partie supérieure Il extensible dans le sens de sa longueur.
Etant donné qu'un tel allongement est, dans l'ensemble, connu dans la technique des convoyeurs, il ne nécessite pas ici une descrip- tion particulière.
La figure 2 représente à nouveau la presse 1, avec, le canal 2, le piston oscillant 3. et la pelle-poussoir ¯4 ainsi que l'élévateur 5. La matière comprimée par le piston 3. et préparée pour l'entassement est amenée vers le dispositif de hachoir 23. En quittant le hachoir, elle est déchar- gée par le convoyeur 2 dans une benne 24 attelée à la presse. Il est éga- lement possible de remplir directement un silo, si la presse est installée dans son voisinage immédiat.
La nouvelle invention réalise bien ainsi un appareil original à usages multiples -. d'abord une presse à canal telle qu'elle est connue jus- qu'ici comme presse à paille, puis maintenant appliquée directement à la com- pression et le tassement de fourrages verts et plus particulièrement de feuil- les de betteraves, luzerne, et trèfle. Elle sert de plus, comme chargeur de charrettes, entasseuse ou pour le remplissage de silos. Le convoyeur s'accom- mode également, de façon toute simple, de par ses possibilités de position horizontale ou inclinée, aux besoins de mise en tas possibles. Le convoyeur permet, de même, par sa position horizontale' ou inclinée, ainsi que par son allongement ou son raccourcissement, datteindre le sommet des tas, sui- vant les besoins.
Il est enfin important de noter, en ce qui concerne le tassement, que la pré-compression dans la presse à canal est toujours régu- lière et réglable selon les besoins, différente en cela des procédés d'entas- sement actuels qui dépendent des conditions de place et de main-d'oeuvre.
Au moyen de l'invention, les silos, de même que tous les locaux d9emmagasi- nage, pourront être mieux remplis, c'est-à-dire présenter une meilleure com- pacité. Le fourrage vert n'a plus.besoin d'un-temps aussi long qu'auparavant pour se tasser, car il se dépose en des volumes réduits et de plus grande den- sité (poids spécifique apparent), par suite de la compression préalable qui lui est donnée à peu près de la manière désirée. En conséquence, les silos peuvent être remplis en moins de temps que précédemment.