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PROCEDE POUR-L'OBETNTION DE REPRODUCTIONS PAR CONTACTS:..DE DESSINS AU
CRAYON NON ENCRES.
Cette invention concerne un procédé nouveau, simple et peu coûteux permettant d'obtenir des reproductions, bleus et épreuves analogues, de des- sins au crayon non encrés, caractérisés par l'excellence du contraste, la précision de la reproduction et sa lisibilité qui n'avaient été obtenues,jus- qu'à présent que lorsque ces épreuves étaient tirées à l'aide de clichés dessinés à l'encre.
D'une façon générale, le but principal de l'invention est de ré- soudre un problème qu'.on se pose depuis longtemps dans l'industrie, c'est-à- dire comment obtenir à peu de frais des reproductions d'un grand degré de perfection, de dessins non encrés tracés au crayon.
En d'autres termes, un but principal de l'invention est d'obte- nir d'excellentes reproductions de dessins tout en évitant les procédés coûteux et/ou exigeant beaucoup de temps qui étaient jusqu'ici considérés comme nécessaires pour obtenir de telles reproductions d'une qualité compa- rable.
Les pertes de temps évitées par la présente invention sont cel- les du repassage à l'encre ou du traçage à l'encre de toutes les lignes au crayon d'un dessin original, opérations qui nécessitaient une grande habile- té et faisaient perdre beaucoup de temps et qui présentaient toujours des difficultés lorsqu'il s'agissait de corriger, de modifier ou de développer un dessin ou un tracé terminé.
Au cours des récentes années, des demandes urgentes de la part de l'industrie de guerre en vue d'obtenir, sans considération du prix, les meilleures reproductions réalisables pouvant être obtenues de dessins in- dustriels non encrés, ont remis en vogue le tirage de ces reproductions en partant de négatifs ou de positifs photographiques exécutés sur des pelli- cules spéciales susceptibles d'offrir un plus grand contraste entre les
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lignes et le fond que celui qu'on obtient sur une couche sensible à la lu- mière à support en papier, employée de la même façon.
Il existe des sortes de pellicules sensibles à la lumière préparées avec un certain soin, dans le but qui vient d'être mentionné, certaines de ces pellicules étant du type à réflexion, sur une surface de laquelle se trouve un écran amovible pourvu de lignes ou de divisions extrêmement fines. Ces pellicules spéciales re- produisent le gris foncé d'une ligne au crayon comme si c'était une ligne noire, par suite de la nature contrastante des couches sensibles de la pel- licule. En d'autres termes, ces couches sensibles à la lumière sont faites pour produire une image noire ou blanche, pratiquement dépourvue de teintes intermédiaires. C'est pourquoi, fréquemment, des traits de crayon gris, trop faibles pour être reproduits en noir franc, n'ont pu (complètement ou partiellement) être enregistrés sur ces pellicules.
Par conséquent, ces pel- licules spéciales, malgré le coût relativement élevé de leur emploi, n'ont pas apporté une solution satisfaisante au problème de la reproduction rapi- de et parfaite de dessins non encrés, exécutés au crayon.
Un autre but de l'invention est d'éviter l'emploi, et le coût excessif, des pellicules sensibles à la lumière comme intermédiaires entre les dessins au crayon sans encre et leurs reproductions.
Un autre but encore de l'invention est de protéger efficacement contre les souillures, des dessins au crayon non encrés exécutés suivant le présent procédé.
L'invention, telle qu'il est préférable de la réaliser, consiste à exécuter un dessin au moyen d'un crayon spécial dont les traits contien- nent un ingrédient qui est un absorbant efficace d'une certaine bande d'on- des lumineuses pré-sélectionnée et appropriée, ou qui est destiné à réagir et réagit avec un ingrédient d'un enduit appliqué subséquemment sur la sur- face du dessin tracé au crayon, pour devenir un absorbant efficace de cette bande d'ondes particulière, cet enduit étant de préférence de la nature d'une laque ou d'un vernis appliqué par pulvérisation et étant, après ap- plication, légèrement mobile pour les raisons qui seront exposées ci-après.
Le dessin n'est pas encré. L'effet final de la coopération de l'enduit et de l'ingrédient des traits de crayon qui est ou peut devenir un absorbant . de la bande d'ondes lumineuses pré-sélectionnée, est de donner de la vi- gueur et de la netteté ainsi que de la continuité à la reproduction des traits au crayon du dessin reproduit sur un "bleu", un "diazotype" ou autre feuille sensibilisée équivalente, en faisant passer la bande d'ondes lumi- neuses pré-sélectionnée appropriée à travers la feuille de dessin.
D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention, res- sortiront de la description qui en est donnée ci-après avec référence aux dessins annexés.
La Fig. 1 des dessins reproduit en A une photo-micrographie, agrandie 32 fois environ, d'une ligne tracée par l'un des crayons spéciaux suivant l'invention (c'est-à-dire un crayon possédant à l'état latent dans sa "mine" ou élément traceur, un absorbant de la lumière ultra-violette) sur une feuille de papier à dessin ou de papier calque ordinaire, et sur la- quelle on a pulvérisé l'une des compositions d'enduit appropriées spéciales suivant l'invention. La micro-photographie A a été faite à la lumière visi- ble et avec de la lumière visible.
La Fig. 1 reproduit aussi en B une micro- photographie du même trait que A, avec le même agrandissement et identique sous tous les autres rapports, sauf que pour l'exécution de la micro-photo- graphie B le dessin était éclairé uniquement à la lumière ultra-violette (longueurs d'ondes dans la gamme de 3500 Ang à 4000 Ang.).
La Fig. 2 représente à une échelle considérablement agrandie et en coupe transversale, une ligne tracée à l'aide du même crayon sur une feuille de papier à dessin ou de papier calque ordinaire. La largeur de la ligne est indiquée en C et l'épaisseur du papier en D.
Fig. 3 représente d'une manière similaire les éléments de la Fig. 2 après qu'une couche d'enduit E a été appliquée par pulvérisation sur
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la surface de la feuille portant le dessin au crayon et après que la réaction chimique voulue entre la couche d'enduit pulvérisé et les particules de la ligne de crayon, indiquées en F, a eu lieu. On peut supposer que la réaction achevée est limitée à la section G hachurée en quadrillé et est mise en évi- dence par ces hachures.
Fig. 4 est une vue semblable dans l'ensemble à la Figo 3, mais représentant une variante de l'invention qui donne des reproductions par con- tact du type à lignes foncées sur fond clair.
L'expression dessin au crayon" employée ici signifie tout dessin non encré, de caractère mécanique ou architectural ou autre dessin industriel ou artistique exécuté au crayon sur une feuille de papier à dessin ou de pa- pier calque, de carton, de toile ou autre feuille de dessin appropriée.
Le mot "crayon" employé ici signifie tout dispositif tracteur, utilisable pour l'exécution de dessins, qui laisse une trace mouchetée et non continue, caractéristique des crayons et pastels, par opposition à la trace non mouchetée et continue caractéristique des traits à l'encre.
L'expression "reproduction par contactga employée ici signifie n'importe quel genre de "bleu",, de "diazotypie" ou autre reproduction d'un dessins obtenue par l'action de la lumière passant à travers une feuille de dessin pour reproduire les traits du dessin sur une feuille ou une couche sensible à la lumière, convenablement supportée.
La condition indispensable au mode de réalisation préféré de la présente invention est l'emploi d'un crayon qui, dans l'exécution d'un des- sin, laisse dans ses traces un ingrédient de la nature d'un absorbant actif ou latent d'une bande d'ondes lumineuses pré-sélectionnée, qui coopère com- me c'est expliqué ci-après avec un enduit approprié qu'on applique sur la surface du dessin tracé au crayon, avant l'exécution d'une reproduction par contact.
L'élément traceur ou "mine" du crayon ne comprend de préférence pas de plomb dans sa composition et appartient à l'une des sortes de com- positions ou céramiques bien connues contenant habituellement le graphite comme pigment. L'ingrédient latent ou actif, à pouvoir absorbant de la lu- mière, que le crayon laisse dans ses traits ou marques (en outre du pig- ment) peut, comme il a été dit précédemment, être avantageusement incorpo- ré dans la mine du crayon, de l'une ou de l'autre de deux manières prati- ques, à savoir : 1) Une mine exempte de cire et suffisamment poreuse peut être imprégnée de cet ingrédient par immersion pendant plusieurs heures ou davantage dans une solution de cet ingrédient ;
2) Cet ingrédient peut être contenu comme constituant initial de la mine du'crayon en même temps que d'autres de ses constituants initiaux, ce qui constitue un mode de pro- céder qu'on a trouvé désirable pour la fabrication des mines non céramiques qui ne nécessitent pas des températures élevées pour leur production. Jus- qu'à présent les meilleurs résultats ont été obtenus en employant des mines du genre à composition non céramique, comprenant un liant de gomme adragan- te, de méthyl-cellulose ou l'équivalent; ces mines et les procédés pour leur fabrication sont bien connus dans la fabrication des crayons.
La mine des crayons spéciaux suivant l'invention peut être enfer- mée dans une enveloppe en bois ou être employée dans un porte-mines, ou au- trement.
Lorsque la reproduction par contact doit être tirée en lignes clai- res sur fond sombre, par exemple un "bleu" ordinaire et qu'une bande-de lu- mière ultra-violette (de 3000 à 4000Ang) est la lumière à employer pour la tirer, il reste dans les marques laissées par le crayon, comme ingrédient pour coopérer avec la composition recouvrement qui doit être appliquée ulté- rieurement, un absorbant de lumière ultra-violette, par exemple un absor- bant latent de lumière ultra-violette ou un absorbant actif de lumière ultra- violette, ou un tel absorbant latent accompagné d'un tel absorbant actif.
Actuellement, les meilleurs résultats ont été obtenus en employant soit un absorbant latent de lumière ultra-violette, soit un absorbant latent de lu-
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mière ultra-violette accompagné d'un absorbant actif de cette lumière, comme élément ou éléments caractéristiques de la mine du crayon et il est préféra- ble de procéder ainsi.
Comme ingrédient de la mine du crayon constituant un absorbant la- tent de lumière ultra-violette, on préfère actuellement employer la bêta- méthyl ombellifèrone (7-hydroxy-4-méthyl coumarine), mais au lieu de cette dernière, on peut employer : d'autrescomposés de la classe des hydroxy cou- marines qui absorbent la lumière dans la gamme de 3000 Ang à 4000 Ang ; ou des acides sulfoniques de naphtylamine, par exemple l'acide d'amino G, qui absorbe la lumière dans la même gamme; ou la vanilline (3-méthoxy-4-hydroxy- benzaldéhyde).
Comme ingrédient de la mine du crayon constituant un absorbant actif de lumière ultra-violette, on peut employer tout colorant jaune (a) ayant un grand pouvoir tinctorial, (b) ayant une solubilité dans le consti- tuant dissolvant du recouvrement appliqué subséquemment à la surface du des- sin tracé au crayon, et (c) ayant la propriété d'absorber la lumière dans la gamme de 3000 Ang à 4800 Ang. Des exemples de ces colorants sont, l'aci- de picrique ; Jaune Huile N du Pont, index des colorants n 19, qui est un simple colorant monoazoique sans groupes sulfoniques ou autres groupes solubles dans l'eau, et le para nitrophénol.
Comme absorbant 1 latent de lumière ultra-violette accompagné d'un absorbant actif de celle-ci, d'excellents résultats ont été obtenus en em- ployant environ 80 % en poids de bêta-méthyl ombellifèrone ou de benzyl-bêta- méthyl ombellifèrone (3-benzyl-4-méthyl- ombelliférone) ou d'acide amino G (2 naphtylamine-6,8-acide disulfonique) et environ 20 % de Jaune Huile N du Pont.
D'une façon générale, la mine du crayon contient la plus grande quantité d'absorbant ou d'absorbants de lumière ultra-violette compatible avec les propriétés voulues du crayon au point de vue écriture et dessin.
Dans le cas d'absorbants latents de lumière ultra-violette, ceux- ci constituent de préférence de 8% à 30 % environ, en poids, de la mine de crayon dans laquelle ils sont incorporés. Dans le cas d'absorbants actifs de lumière ultra-violette, ils constituent de préférence de 5 % à 20 % en- viron, en poids, de la mine de crayon dans laquelle ils sont incorporés.
Lorsqu'un absorbant latent de lumière ultra-violette est accompagné d'un absorbant actif de cette lumière, les deux absorbants constituent de pré- férence un peu plus de 5 % à un peu moins de 30 % en poids, de la mine du crayon.
Lorsque la reproduction par contact à tirer est du type à lignes claires sur fond foncé, tirée sur une feuille sensible aux rayons infra- rouges, et qu'une bande de lumière infra-rouge est la lumière à employer pour tirer cette reproduction, la mine du crayon peut contenir, de préféren- ce de la manière décrite précédemment, du vert Naphtol B du Pont, index des colorants n 5, qui est un nitroso colorant contenant un complexe du fer et est un puissant absorbant des rayons infra-rouges de la bande des longueurs d'ondes de 7000 Ang à 9000 Ang. Le vert Naphtol B constitue de préférence 40 % ou davantage, en poids, de la mine du crayon dans laquelle il est incorporé et il est propre à coopérer avec une composition d'enduit à base d'eau appliquée sur un dessin exécuté à l'aide de ce crayon.
Comme variante, au lieu du vert Naphtol B, on peut employer le vert solide Luxol B du Pont, qui est tiré du vert Naphtol B par un pro- cédé de fabrication décrit dans le brevet américain n 1.674.128. Il est insoluble dans l'eau et soluble rapidement et dans une forte mesure dans l'alcool et/ou dans le produit "Cellosolve" mentionné ci-après. Il est pro- pre à,coopérer avec une composition d'enduit non aqueuse appliquée sur un dessin exécuté à l'aide de la mine d'un crayon dont il est un ingrédient.
Lorsque la reproduction par contact doit être du type à lignes claires sur fond foncé, tirée sur une feuille sensible à la lumière visi- ble, et qu'une bande de longueurs d'ondes de lumière visible doit être em-
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ployée pour l'exécution de cette reproduction, il est préférable d'employer un des papiers sensibilisés par des sels d'argent dans une émulsion de géla- tine, qui sont sensibles à la lumière dans la gamme d'environ 3500 Ang à en- viron 5400 Ang, avec une sensibilité très élevée dans la bande "bleue" de 4000 Ang à 5000 Ange Comme bande d'ondes lumineuses à utiliser pour tirer une reproduction par contact sur un tel papier, on peut actuellement recom- mander, en vue de réduire au minimum la durée de l'impression, la lumière bleue, abondamment fournie par un filtre bleu, tel que le filtre Wratten n 49,
qui est caractérisé par une transmission de pointe dans la bande 4000 Ang à 5000 Ang.
Une mine de crayon propre à l'exécution d'un dessin,, dont on doit faire suivant l'invention une reproduction par contact du genre envisa- gé dans ce paragraphe, comporte avantageusement le pourcentage maximum prati- que, en poids, de l'un des colorants suivants:
Jaune solide Luxol G du Pont tiré du colorant de l'index des co- lorants 636, comme décrit dans le brevet américain n 1.674.128
Orangé Huile du Pont, un colorant monoazoique, index des colo- rants 24.
Jaune Huile du Pont ,un colorant monoazoique, index des colo- rants 19.
Jaune Rotalin G du pont, un mélange mécanique d'Auramine, index des colorants 655, et d'acide tannique.
Une autre condition du mode d'exécution préféré de l'invention est l'emploi d'une composition appropriée pour enduire la surface portant le tracé au crayon de chacun des dessins non encrés avant d'en tirer une épreuve par contact. Cette composition est (a) un dissolvant de l'ingré- dient spécial du trait de crayon, qui est un absorbant (actif ou latent) de la bande d'ondes lumineuses à utiliser pour l'exécution de la reproduc- tion par contact, et (b) n'est que faiblement mobile lorsqu'elle est appli- quée sur le dessin. En outre, lorsque cet absorbant de la lumière appar- tient à la variété latente, la composition d'enduit contient un agent chi- mique qui réagit avec cet absorbant de la lumière pour changer son carac- tère d'absorption de la lumière de l'état latent à l'état actif.
En outre, cette composition d'enduit est constituée de telle manière que lorsqu'elle est appliquée sur la surface du dessin tracé a.u crayon comme il a été dit précédemment, elle coopère avec l'ingrédient spécial d'absorption de la lumière des traits de crayon pour agir sur le dessin dans les régions et seulement dans les régions où se trouvent les traits de crayon mouchetés d'une manière Caractéristique, comprenant des aires non mouchetées à trois dimensions qui sont effectivement opaques à la bande particulière d'ondes lumineuses à utiliser pour tirer une ou des reproductions par contact du dessin. Les aires du dessin sur lesquelles.l'enduit ne coopère pas avec l'ingrédient spécial d'absorption de la lumière des traits de crayon res- tent en fait translucides à cette lumière.
On peut faire en sorte, dans l'une ou l'autre des deux façons de procéder, que l'enduit ne soit que peu mobile après son application sur le dessin et avant son séchage. L'une de ces façons de procéder est de régler la viscosité de l'enduit; l'autre fa- çon est de pulvériser l'enduit sur le dessin sous forme de globules minus- cules ayant des tensions superficielles individuelles qui réduisent la mo- bilité à un minimum négligeable. Ces deux façons de procéder sont à préfé- rer.
L'une des compositions d'enduit suivant l'invention comprend de préférence : un dissolvant tel qu'un alcool, un keytone ou un hydrocarbure, et une substance résineuse telle qu'un vinyle, urie cellulose ou une gomme
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naturelle. Parmi les vinyles, le butyral vinyle convient admirablement.Com- me cellulose, la méthyl ou l'éthyl cellulose convient. Comme gomme naturel- le, on préfère la gomme laque, bien que la gomme de Kauri ou la gomme adra: gante puissent également être utilisées dans le but visé.
Des compositions d'enduit qu'on a trouvé très satisfaisantes pour être utilisées comme c'est exposé ci-après sont celles indiquées ci-dessous (les pourcentages sont indiqués en poids)
COMPOSITION n 1.
EMI6.1
<tb>
Toluène <SEP> 35 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb>
<tb> Butanol <SEP> 5 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Ether <SEP> monoéthylique <SEP> d'éthylène <SEP> glycol <SEP> (par
<tb>
<tb>
<tb> exemple <SEP> "Cellosolve") <SEP> 15 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Ethanol <SEP> dénaturé <SEP> commercial <SEP> 41 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Butyral <SEP> vinyle <SEP> 4 <SEP> %
<tb>
COMPOSITION n 2
EMI6.2
<tb> Toluène <SEP> 33 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb> Butanol <SEP> 5 <SEP> %
<tb>
<tb> Ether <SEP> monoéthylique <SEP> d'éthylène <SEP> glycol <SEP> (par
<tb> exemple <SEP> "Cellosolve") <SEP> 13 <SEP> %
<tb>
<tb> Ethanol <SEP> dénaturé <SEP> commercial <SEP> 40 <SEP> %
<tb>
<tb> Diéthyl <SEP> éthanolamine <SEP> 5 <SEP> %
<tb>
<tb> Butyral <SEP> vinyle <SEP> 4 <SEP> %
<tb>
COMPOSITION n 3
EMI6.3
<tb> Eau <SEP> distillée <SEP> 97,
8 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb> Glycérine <SEP> 0,2 <SEP> % <SEP>
<tb> Méthyl <SEP> cellulose <SEP> (de <SEP> préférence <SEP> 100 <SEP> cps) <SEP> 2,0 <SEP> % <SEP>
<tb>
COMPOSITION n 4
EMI6.4
<tb> Gomme-laque <SEP> après <SEP> extraction <SEP> de <SEP> la <SEP> cire <SEP> 13,5 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb> Ethanol <SEP> dénaturé <SEP> commercial <SEP> 86,0 <SEP> %
<tb>
<tb> Solution <SEP> aqueuse <SEP> à <SEP> 40 <SEP> % <SEP> d'hydrate <SEP> de <SEP> sodium <SEP> 00,5 <SEP> %
<tb>
COMPOSITION n 5
EMI6.5
<tb> Toluène <SEP> 72,4 <SEP> %
<tb>
<tb> Ethanol <SEP> commercial <SEP> dénature <SEP> 18,9 <SEP> %
<tb>
<tb>
<tb> Octyl <SEP> phénol <SEP> 0,2 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb>
<tb> Plastifiant <SEP> commercial <SEP> (par <SEP> exemple
<tb>
<tb> plastifiant <SEP> Dow <SEP> n <SEP> 5) <SEP> 1,
5 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb>
<tb> Ethyl <SEP> cellulose <SEP> (de <SEP> préférence <SEP> 7 <SEP> cps) <SEP> 7,0 <SEP> % <SEP>
<tb>
D'autres conditions d'exécution du procédé suivant l'invention sont : Une feuille à dessiner appropriée, par exemple une feuille de papier
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ou de toile à calquer qui, de préférence, soit normalement translucide à la bande d'ondes lumineuses particulière employée,et un dispositif approprié pour l'éclairage (irradiation).'du. dessin au crayon'non encré au moyen de cette bande d'ondes lumineuses pendant le tirage d'une reproduction par contact.
Comme c'est indiqué d'une manière amplifiée sur les Figs. 1 et 2 des dessins, un trait de crayon F sur une feuille de dessin, paraît moucheté sous le microscope. Ceci résulte de ce qu'un trait de crayon consiste en une série de petits dépôts de la mine du crayon sur une surface faiblement rugueu- se ou non lustrée. Ces petits dépôts ne chevauchent pas et ne sont pas con- tinus, mais prennent la forme de petits îlots isolés ou groupés, de formes variées et d'espacement variable le long du trait de crayon.
Ces îlots sont noirs dans le cas d'un crayon de dessin ordinaire et les espaces.entre les îlots sont blancs - ou sont de la couleur de la sur- face sur laquelle la ligne a été tracée. Cela donne l'illusion. du gris com- me couleur d'ensemble de la ligne- c'est-à-dire du gris foncé aux endroits où les îlots sont groupés en ordre serré (comme dans le cas d'un crayon de dessin tendre) et du gris clair lorsque les îlots sont groupés d'une manière clairsemée (comme dans le cas d'un crayon de dessin dur).
Les crayons durs sont généralement préférés'pour les dessins de caractère mécanique ou archi- tectural et pour beaucoup d'autres dessins à cause du grand nombre de lignes minces qu'on peut tracer avec précision avant de retailler la pointe du cra- yon et aussi parce que les lignes tracées au moyen de crayons à mine dure sont moins sujettes à maculation que les lignes tracées à l'aide de crayons tendres.
Par suite de la proportion relativement grande du blanc (espaces intermédiaires) par rapport au noir (îlots clairsemés) ces lignes en gris clair ne se reproduisent pas, à beaucoup près, sur les bleus, ou toutes au- tres reproductions par contact, aussi bien que les lignes tracées au crayon tendre ou les lignes à l'encre noire.
Comme les dessins à l'encre sont coûteux à exécuter et que les crayons tendres sont tout à fait impropres au traçage de nombreux genres de dessins, la composition d'enduit spéciale pour dessins, suivant l'invention, et dont on a donné un certain nombre d'exemples, est employée dans le but d'étendre la matière absorbant la lumière des îlots clairsemés des lignes tracées au crayon dur, dans les espaces intercalaires relativement grands de ces lignes.
Si l'on suppose qu'un dessin a été exécuté sur un papier à dessi- ner approprié à l'aide de l'un des crayons spéciaux ci-dessus mentionnés, dont la mine comporte comme absorbant latent de lumière ultra-violette, la bêta méthyl ombellifèrone, ou un autre composé de la classe des hydroxy cou- marines qui absorbent la lumière dans la gamme de 3000 Ang à 4000 Ang, ou un acide naphtylamine sulfonique, par exemple l'acide amino G, qui absorbe la lumière dans la même gamme.
Le dessin n'est pas encré.
Avant de tirer une reproduction de ce dessin et de préférence très peu de temps après son achèvement, on recouvre sa surface portant les traits de crayon d'une composition d'enduit qui coopère, ainsi que le vise l'invention, avec un absorbant latent de la lumière ultra-violette consti- tué par un ingrédient des traits de crayon. Une pareille composition d'en- duit a été décrite ci-dessus sous le n 2 et le n 4. Bien que cette compo- sition puisse être appliquée au moyen d'un rouleau, d'une brosse, ou autre instrument analogue, ou par immersion, il est préférable de la projeter sous forme d'un brouillard, sur la surface du dessin tracé au crayon, à l'aide d'un pulvérisateur ou d'un pistolet utilisant de l'air sous une pression de 40 à 50 livres par pouce carré (2,80 à 3,50 kg. par cm2) à l'ajutage.
De cette manière, et en n'employant qu'un équipement simple et peu coûteux, on recouvre la surface du dessin tracé au crayon d'un enduit d'épaisseur sensiblement uniforme qui sèche rapidement et ne fait pas notablement "cou- ler" l'absorbant de la lumière ultra-violette des parties couvertes par les traits de crayon.
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Les premiers effets de l'application de l'enduit sont (a) de trans- former en un absorbant actif de la lumière ultra-violette, l'ingrédient des traits de crayon qui n'était jusque là qu'un absorbant latent de cette lumiè- re et (b) de faire couler une certaine quantité de cet absorbant des îlots mentionnés ci-dessus des traits de crayon dans les espaces intercalaires de ces îlots.
Sur la Fig. 3, l'aire G hachurée en quadrillé peut être considérée comme correspondant à la superficie approximative de la section transversale d'un trait de crayon recouvert d'enduit et sur lequel l'absorbant de lumière ultra-violette, laissé par le crayon dans les îlots ou dépôts mouchetés F a été bien réparti.
Le changement de caractère del'absorbant de lumière ultra-violette de l'état latent à l'état actif est attribuable à l'alcalinité de l'enduit,- les absorbants latents de la lumière ultra-violette, que le demandeur préfè- re employer actuellement, étant des absorbants plus efficaces de la lumière ultra-violette lorsqu'ils se trouvent à l'état basique bien qu'ils puissent transmettre cette lumière lorsqu'ils sont acides ou neutres.
Le fait qu'une certaine quantité d'absorbant de lumière ultra-vio- lette des îlots coule dans les espaces intercalaires de ceux-ci peut s'expli- quer comme suit : solvants de l'élément résineux de l'enduit sont aussi des solvants de l'absorbant, par exemple la bêta méthyl ombellifèrone, pré- sent dans les traits de crayon. L'application d'un solvant fluide de l'absor- bant forme autour de chaque îlot une petite mare d'absorbant qui dépasse as- sez bien la périphérie de cet îlot. Ces petites mares se chevauchent plu- sieurs fois au centre ou au milieu de chaque trait, tandis que plus près des bords extérieurs de celui-ci les chevauchements sont moins fréquents, alors qu'il n'y a pratiquementaucun chevauchement en quelque endroit que ce soit des bords extérieurs du trait.
Le rapport de l'absorbant au dissolvant est ainsi considérablement plus élevé vers le milieu ou l'axe de chaque trait que sur ses bords. Lorsqu'un pareil trait est reproduit sur une reproduction par contact, toute quantité d'absorbant qui vient à être coulée au-delà des bords du trait est diluée à tel point qu'elle devient inefficace, et tout à fait insignifiante lorsque la reproduction par contact est exposée à fond.
Le constituant résineux de l'enduit (et chacune des compositions d'enduits suivant l'invention contient avantageusement un constituant ré- sineux) a deux buts. Le premier de ces buts est d'empêcher l'élément absor- bant la lumière, c'est-à-dire la bêta-méthyl ombellifèrone, des traits de crayon, dissous dans l'enduit, de reprendre sa forme cristalline lorsque les solvants de l'enduit s'évaporent. Le constituant résineux de l'enduit est clair ou à peu près clair, et l'un de ses buts importants est d'absorber ou d'assimiler l'absorbant dissous, de telle sorte que lors de l'évaporation des solvants, l'absorbant reste bien dispersé et réparti dans la couche su- perficielle résultante de résine ou de gomme sèche. Ceci empêche l'absor- bant de revenir à sa forme cristalline.
Evidemment, certains composés absorbant la lumière qui convien- nent bien aux fins de cette invention, peuvent rester à l'état cristallin, semi-cristallin, ou solide, sans enduit résineux ou épaissi. Par exemple, les indicateurs de pH tels que le para nitrophénol, l'ortho nitrophénol, l'alpha dinitrophénol, le bromocrésol pourpre, le bromophénol bleu, etc.. ne nécessitent que l'application physique d'acides ou de bases sous une for- me sujette à réagir avec l'indicateur pour changer de couleur et provoquer l'absorption de la bande d'ondes lumineuses pré-sélectionnée ci-dessus dé- crite.
Les quatre indicateurs de pH précités, par exemple, peuvent, aux fins de l'invention, être pulvérisés sur le dessin en même temps que de sim- ples solutions dans l'alcool de 10 % de morpholine pour prendre immédiate- ment leur couleur basique, ou à 10 % d'acide phosphorique pour prendre leur couleur acide. Ces couleurs ainsi produites sont suffisamment stables en pré- sence de l'anhydride de carbone ou d'autres actions atmosphériques pour con- server les caractéristiques spectrales voulues pendant un temps suffisam-
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ment long.
Comme il a été exposé précédemment à propos de la bêta-méthyl om- bellifèrone déposée dans les traits de crayon, l'application d'alcool pulvé- risé à ces indicateurs déposés d'une manière similaire forme autour de cha- que îlot du trait de crayon une petite mare d'absorbant de la'lumière qui s'étend bien au-delà de la périphérie de chaque îlot, en remplissant ainsi les espaces intercalaires entre ces îlots.
De même, des composés, tels que certains indicateurs de pH (par exemple, le para nitrophénol) et des colorants (tels que les colorants dia- zo) sont tellement réactifs qu'ils produisent un changement de couleur mar- qué simplement lorsqu'ils sont mis en contact avec des gaz tels que l'acide chlorhydrique, l'acide bromhydrique, l'ammoniac, l'anhydride sulfurique, etc.
Les gaz sont appliqués de manière à être adsorbés ou absorbés par le composé modifiant la couleur. Le support, par exemple le papier calque, lorsqu'il est convenablement humidifié, est ainsi coloré par le composé ayant réagi sous l'action du gaz, de telle sorte que cette teinte peut se propager ou s'éten- dre dans les espaces intercalaires entre les îlots du trait de crayon.
Un autre but très important du constituant résineux de l'enduit est de former un corps ou une couche uniforme d'absorption de la lumière sur chacun des traits de crayon du dessin. Ce corps ou cette couche constitue une troisième dimension dans laquelle un absorbant de lumière dissous, par exemple la bêta-méthyl ombellifèrone peut s'étendre ou couler. En d'autres termes,un absorbant de lumière provenant d'un trait de crayon, se propage non seulement horizontalement en travers du plan du trait de crayon, mais aussi verticalement dans la profondeur de la couche superficielle. Un tel corps à trois dimensions comprenant l'absorbant de lumière devient extrême- ment efficace-comme "filtre de blocage" lors du tirage ultérieur de la re- production par contact.
Il remplit très efficacement les espaces intercalai- res plans entre les "ilots" du trait de crayon d'un absorbant efficace de la bande d'ondes lumineuses spécifique, par exemple la lumière ultra-violet- te, qui doit être employée pour le tirage de la reproduction par contact.
Un avantage supplémentaire important de l'enduit est de protéger les traits de crayon non encrés de maculer le dessin, tout en permettant de corriger ou de modifier rapidement le dessin ou de le détailler davantage chaque fois que l'occasion le nécessite. Si l'enduit est formé par l'une ou l'autre des compositions 1, 2 ou 4 ci-dessus décrites, l'effaçage peut être effectué beaucoup plus commodément enfrottant simplement le dessin à l'aide d'un chiffon ou d'un papier absorbant, par exemple du "Kleenex" im- prégné d'un mélange à 50/50 d'alcool et d'acétone. Lorsque l'enduit est for- mé par la composition n 5, l'effaçage s'opère convenablement en frottant le dessin au moyen d'un chiffon ou d'un papier absorbant humecté d'alcool.
Le dessin au crayon, non encré, après avoir été enduit, est mis en contact, par exemple dans un châssis de tirage, avec une feuille sensible à la lumière, par exemple une feuille de papier pour le tirage de bleus. Une face du dessin, qui est de préférence celle opposée au côté où se trouve la feuille sensibleest alors soumise aux rayons de lumière ultra-violette, de préférence dans la gamme de 3500 Ang. à 4000 Ang. Cette lumière ultra- violette passe plus ou moins librement à travers le fond du dessin pour frap- per la feuille sensible à la lumière, mais les parties du dessin couvertes par les traits de crayon - et on entend par là non seulement les îlots des traits de crayon, mais également les espaces intercalaires de ces îlots - sont effectivement opaques à la lumière ultra-violette.
Par suite de ces conditions nouvelles et optimums, on peut obtenir une excellente reproduc- tion par contact du dessin au clayon non encré. Naturellement, la feuille sen- sible à la lumière est ensuite développée, ou développée et fixée, de toute manière convenable.
Lorsque l'absorbant de lumière ultra-violette que le crayon lais- se dans ses traits est la vanilline ou la bêta-méthyl ombellifèrone ou la benzyl-bêta-méthyl ombellifèrone, ou l'acide amino G, l'élémentdiéthyl étha- nolamine de l'enduit n 2 peut très bien être remplacé par une autre base ou
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alcanolamine telle que la monoéthanolamine, la diéthanolamine ou la triétha- nolamine.
Lorsque le dessin non encré est tracé, à l'aide d'un crayon qui laisse dans ses traits de l'acide picrique comme absorbant actif de lumière ultra-violette, la surface du dessin portant les traits de crayon est de pré- férence recouverte d'enduit n 1 ou d'enduit n 5, décrits précédemment. Lors- que le dessin a été exécuté au moyen d'un crayon qui laisse dans ses traits du para nitrophénol comme absorbant actif de lumière ultra-violette, la sur- face du dessin tracé au crayon est de préférence recouverte d'enduit n 2 ou d'enduit n 4 spécifiés ci-dessus. Lorsque le dessin est exécuté au moyen d'un crayon qui laisse dans ses traits du Jaune Huile N du Pont, comme ab- sorbant actif de lumière ultra-violette, la surface du dessin tracé au crayon est de préférence recouverte d'enduit n 1 ou d'enduit n 5.
Lorsque le des- sin est exécuté au moyen d'un crayon qui laisse dans ses traits un mélange de Jaune Huile N du Pont avec l'une ou l'autre des substances (a) bêta-méthyl ombellifèrone ou (b) benzyl-bêta-méthyl ombellifèrone ou (c) amino acide G ou (d) vanilline, on recouvre de préférence le dessin d'enduit n 2 ou d'en- duit n 4. Les traits de crayons contenant du Jaune Huile N du Pont accompa- gné de l'un des absorbants latents de lumière ultra-violette memtionnés dans le dernierparagraphe précédent donnent de très bons résultats lorsque l'im- pression par contact doit être effectuée sur un papier pour tirage de bleus ou un papier de reproduction équivalent, sensible à la lumière visible seule- ment dans la gamme comprise entre 4000 Ang et 5000 Ang environ,
et plus sen- sible à la lumière ultra-violette dans les longueurs d'ondes comprises entre 3500 et 4000 Ang.
Un bleu ou une autre reproduction par contact d'un dessin tracé au crayon et recouvert d'enduit comme il a été décrit dans le paragraphe pré- cédent, est obtenu en plaçant le dessin en contact avec la feuille sensible à la lumière et en soumettant ensuite à la radiation de la lumière ultra-vio- lette, de préférence dans la¯gamme de 3500 Ang à 4000 Ang. la face du des- sin située du côté opposé à celui où se trouve la feuille sensible à la lu- mière.
Dans ce cas, le fond recouvert d'enduit de la feuille de dessin res- te translucide à la lumière ultra-violette, mais les parties du dessin con- stituées par les traits de crayon et recouvertes d'enduit - et qui compren- nent non seulement les îlots des traits de crayon recouverts d'enduit mais aussi les espaces intercalaires également recouverts de ces flots - sont ef- fectivement opaques à cette lumière, et en raison de ces conditions nouvel- les et optimums, on peut tirer une excellente reproduction par contact.
Lorsque le dessin non encré est exécuté à l'aide d'un crayon qui laisse dans ses traits du Vert Naphtol B du Pont, index des colorants n 5, comme absorbant de lumière infra-rouge, la surface du dessin tracé au crayon est de préférence recouverte de l'enduit n 3, mentionné ci-dessus. Lorsque le dessin est tracé à l'aide d'un crayon qui laisse dans ses traits du Vert solide Luxol B du Pont, la surface du dessin tracé au crayon est de préfé- rence recouverte de l'enduit n 1.
Un dessin exécuté et recouvert d'enduit comme on vient de le dire est mis en contact avec une feuille de reproduction sensible à la lumière infra-rouge. La face du dessin située du côté opposé à celui où se trouve la feuille sensible à la lumière est alors soumise à la radiation de la lu- mière infra-rouge, dans la bande des longueurs d'ondes de 7000 Ang à 9000 Ang. Dans ces cas, les parties recouvertes d'enduit qui constituent le fond de la feuille de dessin restent translucides à la lumière infra-rouge mais les parties dessinées au crayon et recouvertes d'enduit, c'est-à-dire tant les îlots des traits de crayon recouverts d'enduit que les espaces interca- laires également recouverts de ces îlots, sont effectivement opaques à cette lumière, et en raison de ces conditions nouvelles et optimums on peut obte- nir une excellente reproduction par contact.
Lorsque le dessin non encré est tracé à l'aide d'un crayon qui laisse dans ses traits du Jaune solide Luxol G du Pont ou de l'Orange Huile du Pont, ou du Jaune Huile du Pont ou du Jaune Rotalin G du Pont, la surfa- ce du dessin tracé au crayon est de préférence'recouverte d'enduit n 1 ou
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d'enduit n 5.
Un dessin tracé au crayon et recouvert d'enduit comme il a été dé- crit dans le dernier paragraphe ci-dessus est mis en contact avec une feuil- le sensible à la lumière dans la gamme de 3500 Ang environ à 5400 Ang environ .La face du des- sin située du côté opposé à celui où se trouve la feuille sensible à la lumière est alors soumise à la radiation de la lumière bleue, abondamment fournie par un filtre bleu, par exemple le filtre Wratten n 49, qui est caractérisé par une transmission de pointe dans la bande de 4000 Ang à 5000 Ang.
Dans ces cas, la surface recouverte d'enduit du fond de la feuille de dessin reste translucide à la bande d'ondes (bleu visible) de la lumière employée, mais les parties dessinées au crayon et recouvertes d'enduit, c'est-à-dire tant les îlots des traits de crayon recouverts d'enduit que les espaces intermé- diaires également recouverts de ces îlots, sont effectivement opaques à cet- te lumière, et en raison de ces nouvelles conditions optimums on peut obtenir une excellente reproduction par contact.
La plupart des papiers sensibles à la lumière (exempts d'argent) d'usage courant pour la reproduction de dessin d'ordre mécanique, industriel ou architectural, etcoo sont sensibles dans une gamme de longueurs d'ondes relativement étroite. La sensibilité maximum de ces papiers se trouve habi- tuellement dans la bande de longueurs d'ondes comprise entre 3500 à 4500 Ang environ. Bien que beaucoup de papiers soient sensibles au-delà de ces limites, cette sensibilité est considérablement inférieure et tombe rapidement lorsque les longueurs d'ondes lumineuses avancent dans l'un ou l'autre sens.
Ainsi, quelle que soit la gamme totale de la source éclairante, aucune lumière n'effectue l'impression sauf celle à laquelle le recouvrement est spécifiquement sensible. En conséquence, les espaces intermédiaires en- tre les îlots du trait de crayon suivant l'invention ne doivent avoir la pro- priété d'absorber la lumière que dans la gamme à laquelle l'enduit recou- vrant le papier de reproduction employé est sensible ou réagit.
Bien qu'actuellement il paraisse préférable de tracer le dessin sur une feuille ou un papier fort translucide à la bande d'ondes particuliè- re de la lumière employée pour le tirage de la reproduction par contact, il est évident qu'il n'est pas indispensable que la feuille à dessin utilisée soit translucide à cette lumière si la reproduction par contact est obtenue par réflexion suivant la technique "reflex" bien connue.
Quoique les préférences aillent'actuellement au tirage'des repro- ductions par contact du type en traits clairs sur fond plus foncé, il est évidemment possible d'appliquer l'invention de manière à tirer des reproduc- tions par contact du type très désirable à lignes foncées sur fond plus clair. A titre d'exemple, on peut introduire dans la mine du crayon, comme élément constitutif réactif, un acide tel que l'acide citrique. Un dessin exécuté à l'aide d'un tel crayon est recouvert, par exemple au pulvérisa- teur, d'un enduit ayant normalement de puissantes propriétés d'absorption de la lumière ultra-violette et composé comme suit :
COMPOSITION n 6.
EMI11.1
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Toluène <SEP> 20 <SEP> % <SEP>
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<tb>
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<tb> Alcool <SEP> butylique <SEP> 7 <SEP> % <SEP>
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<tb> Ether <SEP> monoéthylique <SEP> de <SEP> glycol <SEP> éthylène <SEP> 45 <SEP> % <SEP>
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<tb> Butyral <SEP> vinyle <SEP> 6 <SEP> %
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<tb> Alcool <SEP> isopropylique <SEP> (de <SEP> préférence <SEP> conte-
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<tb> nant <SEP> 5 <SEP> % <SEP> d'eau) <SEP> 21,6 <SEP> % <SEP>
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<tb> Benzyl-bêta-méthyl <SEP> ombellifèrone <SEP> 0,35 <SEP> % <SEP>
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<tb> Hydrate <SEP> de <SEP> sodium <SEP> ' <SEP> 0,05 <SEP> %
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Dans cette composition, la benzyl-bêta-méthyl ombellifèrone est rendue basique et par conséquent très absorbante pour la lumière ultra- violette, par l'hydrate de sodium.
Toutefois, lorsque cette composition d'en- duit absorbe en solution le'constituant acide des traits de crayon, elle de- vient non absorbante pour la lumière ultra-violette. Sur la Fig. 4, l'aire J peut être considérée comme correspondant approximativement à la superfi- cie de la section transversale d'un trait de crayon recouvert d'enduit dans laquelle l'acide citrique a été convenablement réparti pour enlever à la benzyl-bêta-méthyl ombellifèrone son caractère basique et par conséquent sont aptitude à absorber la lumière ultra-violette.
Pour tirer un bleu ou une autre reproduction par contact d'un dessin tracé et recouvert d'enduit comme décrit dans le paragraphe précé- dent, on place le dessin en contact avec la feuille sensible à la lumière et on irradie ensuite à la lumière ultra-violette, de préférence dans la gamme de 3500 Ang à 4000 Ang la surface du dessin située du côté opposé à celui où se trouve la feuille sensible à la lumière.
Dans ce cas, les traits de crayon - et il faut entendre par là toute la surface des traits de cra- yon, comprenant les îlots et les espaces intermédiaires - sont effective- ment translucides à la lumière ultra-violette, tandis que le fond du dessin est pratiquement et effectivement opaque à cette lumière-, les particules de la mine du crayon situées dans les îlots des différents traits de cra- yon n'offrant aucun obstacle sensible à la transmission de la lumière ultra- violette sur toute la longueur, la largeur et la profondeur de chaque trait de crayon recouvert d'enduit. En raison de ces conditions nouvelles et op- timums on peut obtenir une excellente reproduction en traits foncés sur fond clair.
REVENDICATIONS
1. - Procédé de reproduction par contact d'un dessin au crayon, non encré, caractérisé en ce qu'on trace le dessin sur une feuille qui est translucide à une bande d'ondes lumineuses présélectionnée, à l'aide d'un crayon qui laisse dans ses traits un absorbant de la lumière de cette ban- de d'ondes, on traite la surface de la feuille portant le dessin au crayon à l'aide d'une composition dissolvante dans laquelle l'absorbant précité est soluble rapidement pour former un colorant liquide, on place la feuil- le de dessin traitée en contact avec une feuille sensible à cette bande d'ondes lumineuses et on irradie de cette bande d'ondes lumineuses la face de la feuille de dessin située du côté opposé à celui où se trouve la feuil- le sensible.
2. - Procédé consistant à exécuter sur une feuille de dessin translucide une bande d'ondes lumineuses présélectionnée un dessin au cra- yon dont les mouchetures des traits de crayon contiennent un absorbant de cette bande d'ondes lumineuses, à traiter la surface de cette feuille por- tant le dessin tracé au crayon au moyen d'une composition dissolvante dans laquelle l'absorbant précité se dissout rapidement pour former un colorant liquide, à placer la feuille de dessin traitée en contact avec une feuille sensible à la bande d'ondes lumineuses précitée,' età irradier de cette ban- de d'ondes lumineuses la face de la feuille de dessin située du côté opposé à celui où se trouve la feuille sensible.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.