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RECIPIENTS POUR LA CONSERVATION'DE MATIERES ORGANIQUES.
L'invention concerne des récipients expressément conditionnés en vue d'assurer la conservation de matières organiques soit sous pression gazeuse et plus spécialement sous pression d'anhydride carbonique (002), soit sous vide.
On sait que les matières organiques et plus spécialement les produits alimentaires tels que fruits et légumes peuvent être conservés pratiquement avec tous leurs principes nutritifs et leur saveur dans un ré- cipient étanche dans lequel on a introduit du C02 sous pression. Ce proces- sus connu n'a malheureusement jamais pu être introduit dans l'usage courant ni au point de vue industriel ni au point de vue domestique,faute de dis- poser de récipients bon marché., efficaces et appropriés à ce processus de conservation, Il en va de même pour la conservation sous vide.
La présente invention a pour objet de tels récipients.
Ceux-ci peuvent présenter un corps de forme, de dimensions et de matière en principe quelconques appropriées à la nature des produits à mettre en con- serve et un couvercle qui, suivant l'inventions présente, en plus d'un .moyen de.fermeture étanche, au moins une tubulure dont la forme et les di- mensions seront semblables à celles du goulot d'une bouteille du type capsula- ble par bouchon-couronne. Cette disposition toute nouvelle permet de capsu- ler des récipients même de grande capacité. Or, on sait que la pression peut être élevée à 7 ou 8 kg. ou plus sans danger pour une capsule ordinaire du type crown-cork ce qui serait inadmissible si l'obturateur était plus grand.
La tubulure sera généralement venue d'une seule pièce avec le couvercle, le- quel pourra , ainsi être exécuté en verre, en matière de moulage, en matiè- re céramique.. en métal ou en toute autre matière appropriée.
Le couvercle et ladite tubulure capsulable,peuvent être combinés d'une telle manière que la tubulure fasse saillie par rapport au plan supé- rieur du couvercle ou bien que ladite tubulure se trouve complètement en re- trait de manière à obtenir qu'elle soit protégée et aussi que de tels réci- pients puissent être superposés en colonnes. Le couvercle et le récipient se-
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ront aussi, de préférence, conditionnés de manière à favoriser le serrage énergique du couvercle.
Il va de soi que l'invention s'étend également aux récipients dont le couvercle présente une tubulure dont les dimensions transversales sont différentes de celles d'un goulot de bouteille traditionnelle ainsi qu'aux récipients dans lesquels ladite tubulure est disposée sur le réci- pient en dehors du couvercle de ce dernier, mais néanmoins telles qu'elles permettent l'application de la pression requise dans le récipient.
Suivant-une autre caractéristique de l'invention, de tels ré- cipients sont utilises en coopération avec des bouchons-couronnes d'un ty- pe très spécial dénommé "crown-valve" et brevetés au nom du même inventeur.
Ces bouchons-couronnes présentent la particularité de comporter une membra- ne élastique intérieure-et, dans ladite membrane et le bouchon-couronne pro- prement dit, des orifices non superposés, ce qui réalise une valve à la fois très simple mais aussi très efficace. De tels obturateurs permettent donc d'introduire dans'le récipient un gaz sous pression, la pression intérieure coopérant à appliquer fermement ladite membrane élastique sur le fond du bouchon-couronne, ce qui favorise la fermeture étanche de l'obturateur.
Pour accéder au récipient, il suffit d'abord de décapsuler la tubulure en arrachant le crown-valve de la manière usuelle d, . d'un bouchon-couronne puis d'enlever le couvercle de la manière usuelle d' un couvercle de bocal ou autre récipient analogue.
Il peut être jugé préférable de faire précéder le décapsulage d'une évacua- tion préalable du gaz ou d'une partie du gaz occlu dans le récipint de ma- nière à en abaisser la pression. Dans ce but, on peut faire usage d'une clef spéciale formée, par exemple, par la combinaison d'une clef de décapsulage ordinaire à laquelle on a fixé un élément de pénétration dont le profil est tel qu'après avoir traversé la capsule le gaz peut librement s'échapper par des passages de faible section.
On pourra réaliser ce moyen de décapsulage avec pression et échappement du gaz occlu, de nombreuses autres manières.
Il va de soi que tout ce qui est dit pour la mise du-récipient sous pression est également valable pour la mise du récipient en dépression puisqu'il suffit, à cet effet, de prévoir un obturateur adéquat, le récipient et son couvercle spécial restant identiques aux dispositions de la présente invention.
La disposition générale ainsi qu'une exécution préférée sont, à simple titre d'exemple, décrites ci-après en se référant aux dessins anne- xés, dans lesquels: la figure 1 est une coupe radiale par la partie supérieure d'un récipient conforme à l'invention; la figure 2 est une vue partielle de la figure 1 pendant le pom- page du gaz à l'intérieur du récipient ; la figure 3 est une vue perspective par une variante d'exécution; la figure 4 est une coupe radiale par la partie supérieure du ré- cipient de la figure 3; les figures 5, 6 et 7 schématisent trois phases successives de . l'opération de décapsulage; la figure 8 représente en vue perspective une clef adaptée aux caractéristiques de l'invention; la figure 9 est une coupe suivant la ligne IX-IX de la figure 8; la figure 10 est une coupe suivant la ligne X-X de la figure 9.
Dans l'exemple des figures 1 et 2, on a représenté-un récipient
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1 de forme quelconque sur lequel est vissé un couvercle 2 pourvu centrale- ment d'une tubulure 3. en forme de goulot de bouteille. Ce couvercle est ap- pliqué sur le récipient par l'intermédiaire d'un joint d'étanchéité 4. Sur la tubulure 3. est appliqué un obturateur du type "crown-valve" déposé au nom du même Inventeur et comportant, en combinaison, un bouchon-couronne 2 et une membrane élastique intérieure 6. l'un et l'autre présentant des orifices, respectivement 7-8 non correspondants. Préférablement, l'obturateur 5-6 sera appliqué sur la tubulure 3. avant la fixation du couvercle 2 sur le ré'cipient 1¯, eu égard aux sollicitations relativement énergiques de la capsuleuse.
Le récipient 1 étant chargé des produits à conserver et'le cou- vercle capsulé étant énergiquement fixé audit récipient, il suffit d'appli- quer sur la tubulure 3. une tête de pompage 9 de manière à amener le fluide gazeux à passer au-travers de l'orifice 1 de la capsule, à refouler la mem- brane élastique 6 et à accéder ainsi à l'intérieur du récipient 1 en passant au-travers de l'orifice 8 de ladite membrane élastique. Si la conservation doit se faire sous vide, on appliquera un obturateur du type "crown-valve" approprié au pompage de l'air occlu dans le récipient.
Dans de nombreux cas, il sera préférable de réaliser les ré- cipients d'une telle manière qu'on puisse serrer plus énergiquement le cou- vercle et que, d'autre part, la tubulure soit effacée par rapport au plan su- périeur du couvercle. Cette disposition a l'avantage de mettre ladite tubulu- re à l'abri de toute sollicitation dangereuse et aussi de permettre la super- position en colonnes de tels récipients.
Une exécution semblable est représentée sommairement aux figu-, res 3 et 4. En l'occurrence, le récipient 1 est en forme de bocal cylindrique présentant une base 10 de forme hexagonale préférablement à sommets arrondis.
Le couvercle 2 présente une large dépression centrale 11 au centre de laquelle est disposée la tubulure 3. Celle-ci est prolongée d'une telle manière que, d'une part, on dispose d'une hauteur suffisante pour utiliser normalement la capsuleuse et que, d'autre part, l'obturateur 2 vienne au maximum à hauteur du plan supérieur dudit couvercle 2.
Ce dernier présente une section hexagonale et est susceptible d'écraser le joint d'étanchéité ± sur le bord supérieur du récipient. Par la coopération des parties hexagonales, respectivement de la base 10 du récipient et du couvercle 2, il sera possible de serrer le couvercleénergiquement, éventuelle- ment même avec l'aide d'une clef spéciale, ladite base 10 étant engagée, par exemple, dans le trou correspondant d'un socle approprié (non représenté).
Pour ouvrir le récipient ainsi conditionné, on fera préférablemert usage d'une clef spéciale, comme schématisé aux figures 5 à 10. Ladite clef spéciale est, en fait, constituée par une clef décapsulable 12 à laquelle on a prévu une cheville 13 dont la section (figures 9-10) est préférablement en forme de creux ou de toute autre forme équivalente.
Comme schématisé aux figures 5-6-7. le décapsulage se fera pré- férablement de la manière suivante :ladite clef 12 est appliquée sur l'obtu- rateur de la manière usuelle pour le décapsulage d'un bouchon-couronne. Dans cette position, la cheville 13 se place en regard de l'orifice 1 de l'obtura- teur. En tirant sur ladite clef 12 dans le sens de la flèche F, on provoque la pénétration de ladite cheville13 dans ledit orifice 1 et le refoulement de la membrane élastique 6. La clef peut être alors maintenue immobile un certain temps dans cette position de telle manière que le gaz s'échappe en passant au-travers de l'orifice 8 de ladite membrane 6 et, le long de la cheville 13, au-travers de l'orfice de l'obturateur proprement dit.
Lorsque la pression a été suffisamment réduite à l'intérieur du récipient, on pour- ra poursuivre le mouvement de la clef 12 pour produire l'arrachage de l'obtu- rateur.
On pourra évidemment imaginer des récipients et des couvercles de toutes formes, de toutes dimensions et de toutes matières appropriées.
Eventuellement, pour des récipients de grande capacité, on pourra imaginer plusieurs tubulures capsulées.