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MONTRE
Le cadran des montres d'usage courant employé jusqu'à présent à la représentation de l'heure correspond sans doute à bien des égards à une simplification du mécanisme des montres, mais l'utilisateur éprouve encore de la difficulté à saisir ou à déterminer'l'instant précis qui doit être lu.
L'indication de l'heurepar un nombre formé de la manière habi- tuelle par différents signes (chiffres) mobiles peut éliminer cette difficul- té en soi. Les systèmes connus à cet effet, établis à la fagon d'un mécanis- me compteur, sont soumis à la condition que le sens de la hauteur des chif- fres soit placé dans la direction du mouvement, c'est-à-dire qu'ils compor- tent des disques ou pièces analogues perpendiculaires à l'axe de rotation, et ils présentent de trop grandes dimensions pour pouvoir être appliqués à des montres de poche ou à des bracelets-montres.
En outre, le montage, la commande et l'avancement de disques ou pièces analogues disposés l'un à côté de l'autre sur le même axe ne sont réalisables qu'aux prix d'une construc- tion compliquée et enfin le réglage individuel des disques et la commande ou l'entrafnement de dispositifs de signalisation ou autres sont impossibles, ou du moins très difficilement réalisables.
L'invention se propose de supprimer ces inconvénients des mon- tres connues et consiste essentiellement en ce que les signes (chiffres) pré- sentent une largeur qui n'est que d'une fraction de leur hauteur et sont dis- posés sur des cylindres de fagon à être placés dans le sens de leur hauteur, parallèlement auxaxes de rotation, et avancent dans le sens de leur largeur lors de la rotation des cylindres.
Les cylindres sont montés parallèlement, tout près les uns des autres et les extrémités de leurs axes tourillonnent dans des paliers en vue de l'adaptation de pièces de mécanisme destinées à raccorder le mouvement d'horlogerie au premier cylindre et à faire avancer les cylindres suivants, le cas échéant aussi en vue de l'adaptation de res- sorts destinés à faire avancer les cylindres après qu'ils ont été libérés par le cylindre précédent.
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La disposition de signes particulièrement étroits parallèlement aux axes des cylindres permet de ramener le périmètre, et en conséquence le diamètre nécessaire, des cylindres à une fraction de la valeur indispensable avec la disposition habituelle des signes perpendiculairement à l'axe, comme dans les mécanismes compteurs par exemple. Grâce à cette réduction du diamè- tre, on peut disposer des cylindres de ce genre dans un boîtier de montre plat.
En montant les cylindres parallèlement l'un à l'autre et tout près les uns des autres avec des extrémités d'axe prolongées., on obtient l'indication de l'heu- re sous la forme d'un nombre lisible de la manière usuelle. On évite ainsi les inconvénients de dispositifs indicateurs connus avec cylindres superposés por- tant les chiffres parallèlement à leur axe de rotation, consistant en ce qu'il ne se constitue pas de nombre normal et qu'en cas d'indication comportant plu- sieurs rangs, le mécanisme compteur présenterait une trop grande dimension dans le sens de l'axe des cylindres., De fait, avec ces dispositifs indicateurs connus, il n'a pas été reconnu possible d'en réduire notablement les dimen- sions.
Les autres caractéristiques, conformes à l'invention, de la constitution des extrémités prolongées des axes en vue de l'adaptation de piè- ces de mécanisme destinées à raccorder le mouvement d'horlogerie au premier cylindre et à faire avancer les cylindres suivants, le cas échéant aussi en vue de l'adaptation de ressorts pour cet avancement après libération par les cylindres précédents, permettent avantageusement de réaliser une commande ex- trêmement simple et un avancement simple, avec des éléments de mécanisme peu nombreux, et de petite dimension.
Selon une autre caractéristique de l'invention, des manettes destinées au réglage individuel des cylindres sont adaptées sur les extré- mités prolongées des axes, et les cylindres eux-mêmes ou les pièces du méca- nisme peuvent coulisser selon l'axe; on peut par suite déplacer à volonté, à la main ou automatiquement, les cylindres en vue du réglage de la montre.
Une autre caractéristique de l'invention consiste en ce que les extrémités prolongées des axes, les cylindres eux-mêmes le cas échéant, por- tent des pièces de mécanisme ou de commande pour la commande ou l'entraîne- ment de systèmes de signalisation, tels qu'une sonnerie ou timbre par exem- ple, ou dispositif autres ou analogues. Cette caractéristique permet, avec des moyens simples quant à la construction, la commande ou-l'entraînement d'une sonnerie ou dispositif analogue, ainsi que l'adjonction de dispositifs complémentaires destinés à marquer l'heure.
La montre selon l'invention permet de réaliser une division dé- cimale du temps, les cylindres et leurs commandes étant convenablement con- stitués à cette fin les uns par rapport aux autres. L'indication de l'heure ou du temps peut être effectuée en 1/100.000 de jour = 0,864 sec.; 1/10.000 de jour = 8,64 sec.; 1/1.000 de jour = 1,44 min.; 1/100 de jour = 14,4 min.; 1/10 de jour = 2,4 heures, le cas échéant 1 jour et 10 jours. On peut ainsi avantageusement avec la construction la plus simple, au lieu de multiples roues dentées très différentes, d'un cadran et de diverses aiguilles, indi- quer l'heure par un mécanisme compteur composé d'éléments tous pareils et per- mettant la définition précise de l'instant considéré par un nombre.
Il est ainsi possible de saisir les plus petites unités de temps, de l'ordre de gran- deur de la seconde actuelle à peu près, aussi bien que dés espaces de temps plus étendus et ceci par un nombre, d'une façon rapide et sans ambiguité, en éliminant les erreurs.
La montre conforme à l'invention permet d'indiquer la date en disposant d'autres cylindres (7 au total) pour des unités correspondant à 1 et 10 jours. Il serait tout particulièrement avantageux que l'année fût di- visée en quatre parties égales - trimestres - correspondant autant que possi- ble aux quatre saisons. Les jours de la semaine ressortiraient eux aussi du nombre; ces périodes de 91 jours pourraient commencer toujours par le même jour de la semaine, en ne comptant pas l'autre (ou les deux autres) jour de l'année. Jusqu'à ce que l'on arrive à une telle organisation internationa- le, il serait nécessaire de régler à nouveau les montres à la fin de chaque
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mois. Plus tard, ce ne serait plus nécessaire que trimestriellement.
La mon- tre rendrait alors le même service qu'un calendriero Par introduction d'un réveil réglable pour des moments différents, l'attention pourrait être éveil- lée tant sur des échéances notés d'avance que sur des moments importants de la journée,
On obtient des avantages particuliers en matière d'indication de l'heure'en n'employant pas les chiffres romains ou arabes classiques, mais bien, conformément à l'invention, des signes (chiffres) constitués de plusieurs signes partiels, quatre par exemple, le cas échéant différents, particulière- ment étroits et disposés à des hauteurs différentes, par exemple sous formé d'échancrures pratiquées dans une pièce de recouvrement placée sur les cylin- dres et parallèlement à leur axe,
les surfaces enveloppantes des cylindres étant convenablement colorée pour rendre visibles les signes partiels dans la combinaison voulue les uns par rapport aux autres.
Des signes partiels de ce genre permettent de réduire encore le diamètre des cylindres et facilitent la lecture dès que l'utilisateur a pris connaissance du mode de désignation.
Au dessin annexé, sur lequel l'invention est représentée, à ti- tre d'exemple et schématiquement pour l'indication de l'heure d'après le sys- tème décimal : la figure 1 est une vue de face des cylindres en partie arra- chés, la figure 2 est une vue en plan des cylindres, la figure 3,le développement d'une surface latérale de cylin- dre avec signes formés de signes partiels, et la figure 4, le développement d'une surface latérale de cylin- dre pour une'forme d'exécution dans laquelle les signes partiels sont dispo- sés sous forme d'échancrures dans une pièce de recouvrement.
Conformément aux figures 1 et 2, on utilise, pour l'indication de l'heure, des cylindres u, disposés l'un à côté de l'autre, avec leurs axes v placés parallèlement. L'axe v, situé à droite, du cylindre u indiquant la valeur du rang le plus bas.- est actionné par le mouvement d'horlogerie, par l'intermédiaire de roues w, par exemple., La roue calée sur l'axe v porte une dent x qui provoque l'avancement du cylindre u suivant par engrènement dans une roue dentée yo Cette roue dentée elle-même porte une dent (non vi- sible à la figure 2) qui engrène dans la roue dentée suivante v du troisième cylindre u après neuf avancements, et ainsi de suite.
Les cylindres u peu- vent être montés de façon à coulisser selon l'axe, de manière à pouvoir ame- ner les dents x hors du plan des roues dentées y et à tourner en conséquen- ce les cylindres indépendamment l'un de l'autre, aux fins de réglage.
Avec le mode d'avancement des dizaines ici représenté, les cy- lindres voisins tournent en sens contraire et doivent être également numé- rotés en sens contraire. Dans le cas où cela semblerait indésirable, on pour- rait disposer des roues intermédiaires.
La représentation aux figures 1 et 2 est approximativement (agrandie) à l'échelle et la figure 2 fait ressortir un nombre nettement li- sible dont les chiffres ne sont pas plus écartés l'un de l'autre que dans les mécanismes compteurs habituels. Sur le cylindre, on place naturellement une pièce de recouvrement pourvue d'échancrures pour les chiffres.
Dans l'exemple d'exécution figuré, avec division décimale du temps, le premier cylindre à droite indiquerait de 1/100.000 de jour = 0,864 sec., le cylindre suivant le 1/10.000 de jour = 8,64 seco, le troisième cy- lindre le 1/10000 de jour = 1,44 mina, le quatrième cylindre de 1/100 de jour = 14,4 mino, le cinquième cylindre de 1/10 de jour =2,4 heures, le si- xième cylindre le jour et le dernier cylindre àgauche la décade. Le nombre indiqué à titre d'exemple signifie d'après cela 22, 47631 jours, ou, en convertissant : le 22 à 11¯heures 25 minutes'et 53,184 secondes.
Les cylin-
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dres qui ne sont pas directement commandés par le mouvement d'horlogerie peuvent être par exemple sous l'influence de ressorts bandés z destinés à faciliter l'avancement. Dans ce cas, les dents x et les roues dentées y peuvent servir à empêcher la rotation involontaire des cylindres u.
En cas d'utilisation des signes 0 à 9, composés de quatre si- gnés partiels différents et disposés à des hauteurs différentes,ainsi que représenté à titre d'exemple sur la figure 3, on peut ramener le diamètre des cylindres à 3 mm. environ, avec une hauteur totale des signes de 5 mm.
Si l'on désire une indication du moment allant du mois ou du trimestre à des fractions de seconde, ce pour quoi sept cylindres sont nécessaires, le mécanisme compteur présenterait une dimension d'environ 5 x 3 x 23 mm.
(3 x 7 = 21 mm.) donc une grandeur facilement logeable dans une montre de poche ou une montre bracelet.
Les signes partiels représentés sur la figure 3 présentent une forme différente selon la ligne sur laquelle ils sont disposés, pour facili- ter la lecture. Dans le cas le plus simple, il serait cependant possible d'u- tiliser uniquement des points, grâce à quoi on pourrait encore réduire le dia- mètre ainsi que la hauteur des cylindres.
Les signes partiels selon la figure 3 pourraient en outre être conçus comme des notes et reproduits sous forme de sons. Les quatre lignes exploitées comme les intervalles d'une portée donneraient les notes mi, do, la, fa. On pourra donc établir une sonnerie avec reproduction acoustique de ces notes, et qui ne donnera pas un chiffre par un nombre correspondant de coups, mais uniquement par un ou deux sons. Une pareille sonnerie est de na- ture à éliminer les inconvénients des mécanismes de sonnerie actuels qui nécessitent pour indiquer l'heure un grand nombre de coups pratiquement in- saisissable, par exemple quinze coups pour 12 heures 45 minutes.
Si , par exemple, pour éveiller l'attention avant le commencement effectif de l'in- dication, il est donné un zéro, les sons mi et fa par exemple, on aura la garantie que l'indication acoustique du temps sera reconnue avec certitude et même si l'oreille ne la situe pas absolument. Pour l'heure ou le moment symbolisés, à titre d'exemple, sur la figure 2 par un nombre, il suffirait après le zéro introductif, exactement de trois sons pour sa reproduction acoustique au quart d'heure près, à savoir.- chiffre 4 son fa, chiffre 7 sons mi et la. On pourrait ainsi réaliser sans difficulté des montres pour aveu- gles qui, avec une reproduction acoustique du millième de jour, c'est-à-dire approximativement de la minute, fourniraient une indication de l'heure suf- fisamment précise.
On a représenté sur la figure 4 la manière dont, par la colo- ration de la surface enveloppante des cylindres, les signes partiels con- stitués sous forme d'échancrures peuvent être rendus visibles. Dans cette forme d'exécution, les cylindres peuvent être constitués en corps creux en matière transparente ou translucide, à l'intérieur desquels de petites lam- pes peuvent être disposées, ou bien les cylindres eux-mêmes peuvent être con- stitués en petites lampes. Les parties non colorées de l'enveloppe font ap- paraître illuminées les entailles des signes.