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FREIN PERFECTIONNE POUR ROUE DE VEHICULE DU TYPE FREIN AUTO-
SERREUR A COMMANDE'ELECTRIQUE.
La présente invention est relative à un frein destiné à arrêter le mouvement d'un élément rotatif et plus particulièrement une roue de véhi- cule. Le frein, conforme à l'invention, est du type auto-sérreur à segments et il est caractérise par une organisation particulière des deux éléments formant la commande électro-magnétique., consistant à disposer l'électro-aimant et l'armature concentriquement l'un par rapport à l'autre, l'armature en- tourant l'électro-aimant.
Grâce à cette organisation, le frein, objet de l'invention, comporte à la fois les avantages des freins à segments à commande électro- magnétique et ceux des freins à bande métallique, étant donné que lors de l'excitation de 1'électro-aimant, l'armature en se rapprochant forme au- tour de 1'électroaimant une bande de frein; il en résulte que ce freinage mécanique vient s'ajouter au freinage dû aux forces électro-magnétiques et qu'un pourcentage important de l'effort de freinage est dû à l'enroulement
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d, 19armature sur l9électro-aimant.
Le frein, conforme à l'invention, comprend à la manière connue un tambour, deux segments de frein articulés, placés à l'intérieur du tam- bour et portant des garnitures sur les surfaces externes qui viennent en contact avec la surface du tambour, et des ressorts ramenant les segments à leur place dès que la commande de freinage est libérée.
Lors du freinage, les- deux segments sont écartés l'un de l'au- tre par une commande mécanique et/ou électro-magnétique. La commande méca- nique ou commande de secours est du genre de celle décrite dans le brevet français n 746.995 déposé le 6 décembre 1932 par le demandeur ;
la comman- de électro-magnétique perfectionnée faisant l'objet de l'invention est as- surée par Inorganisation suivante
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L'électro-aimant annulaire est entouré par une armature qui est solidaire du tambour faisant partie de la roue du véhicule., Lorsque l'élec= tro-aimant est excité, l'armature tournant avec le tambour entraîne par con- tact magnétique l'électro-aimant qui fait pivoter un levier pénétrant entre les deux segments qui sont appliqués,par l'intermédiaire de leurs garnitu- res,sur la surface intérieure du tambour de frein.
En outre, les deux segments sont articulés au moyen d'un sys- tème comportant une vis pas à droite et pas à gauche, de façon à permettre leur réglage lors du montage ou en cas d'usure des garnitures. Ce système àvis pas à droite et pas à gauche est du type décrit dans le brevet préci- té.
On va décrire maintenant, à titre indicatif, mais non limita- tif, un mode de réalisation de l'invention en référence au dessin annexé, sur lequel la fige 1 représente, en coupe, une vue en élévation d'un frein, conforme à l'invention ; la fig. 2 est une coupe suivant II-II de la fig. 1 ; la fige 3 représente,vu en bout, le dispositif de freinage mécanique ; la fig. 4, enfin, représente, à plus grande échelle, le dispo- sitif d'alimentation de l'électro-aimant.
En se référant d'abord aux fig. 1 et 2, on voit que le frein, conforme à l'invention, comporte à la manière connue un tambour 1 de frein solidaire de la roue à freiner, et deux segments 2 et 3 disposés à l'inté- rieur du tambour 1 et portant, sur leur face externe, des garnitures 4 et 5 constituées de préférence en un produit désigné sous le nom commercial de "Ferodo". Ces deux segments 2 et 3, qui sont articulés en 6, prennent appui à leurs extrémités non articulées sur un support 7 et sont maintenus à distance de la surface intérieure du tambour 1, lorsque l'on n'actionne pas le dispositif de commande du freinage, par deux ressorts 8 et 9.
L'articulation 6 est analogue à celle décrite dans le brevet français n 746.995 déposé le 6 décembre 1932 par le demandeur. Elle com- porte un axe extensible dans le'plan du mouvement et comportant à une ex- trémité une vis pas à droite et à l'autre extrémité une vis pas à gauche de façon à écarter deux pièces fixées chacune à un segment 2 ou 3 lorsqu'en agit sur un organe de réglage accessible depuis l'extérieur et perpendicu- laire audit plan de mouvement.
Un levier 10 muni de joues 11 et 12 porte un galet 13 logé dans une encoche d'entrainement 14 pratiquée dans l'électro-aimant 15.
Des plaques de renforcement 16 et 17 en acier dur ont été prévues de cha- que côté de cette encoche 14.' 1'électro-aimant 15 est centré par des galets 18 montés sur des axes 19 que porte le plateau fixe 20 du frein.
Deux arrivées de courant 21 et 22 alimentent 1?électro-aimant 15, 1-'arrivée 22 étant portée par un contact 23 fixé sur l'électro-aimant 15 et isolé, le retour du courant étant assuré par la masse de l'électro- aimant. Sur la fige 4, on a représenté à plus grande échelle 1'alimenta- tion en courant de l'électro-aimant 15.
Une armature 24 entoure presque complètement l'électro-aimant 15 ; cette armature 24 est rendue solidaire du tambour de frein 1 par des tocs d'entraînement 25 et 26 qui pénètrent, respectivement, dans des lu- mières 27 et 28 prévues dans l'armature 24. Cette armature 24 est cen- trée et tenue latéralement par une cuvette 29 et une pièce de tôle 30.
L'armature 24 peut également être constituée en plusieurs élé- ments, formant patins, entraînés chacun par un toc (semblable au toc 25) pénétrant dans un trou dudit élément.
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En position non freinée, la roue est en mouvement et l'armatu- re, qui est ouverte d'un côté (en.31) est maintenue excentrée par la force centrifuge ; il en résulte que les bords de l'ouverture 31 portent légèrement sur l'électro-aimant 15, ce qui permettra un serrage progressif lors de l'excitation de l'électro-aimant.
Lorsque l'on actionne le dispositif de freinage électro-magnéti- que par excitation progressive de l'électro-aimant, par exemple par l'in- termédiaire d'un rhéostat, l'armature 24 qui tourne avec la roue entraîne l'électro-aimant 15. L'effort tangentiel appliqué à l'électro-aimant 15 par l'armature 24 est augmenté au point d'application, c'est-à-dire au ga- let 13 en fonction de l'arc d'enroulement de l'armature 24 sur l'électro- aimant 15, à la manière dun frein à bande sur un tambour.
On a traité de préférence les surfaces frottantes de l'électro-aimant-15 et de l'armature 24 pour qu'elles présentent une usure minimum, par exemple par phosphata- tion ou sulfurisation ; on peut utiliser le procédé connu sous le nom de "sulfinus".
On dimensionne l'électro-aimant de façon à tenir compte de l'effort tangentiel du à l'effet magnétique et au coefficient de frottement.
La rotation de l'électro-aimant fait pivoter le levier 10 qui agit par l'intermédiaire des plaques 11 ou 12 qui agissent sur deux galets 32 et 33 solidaires des segments 2 et 3.
Lorsque l'on desserre le frein, l'armature 24 s'ouvre sous l'effet de l'élasticité due à sa construction annulaire.et compense ainsi efficacement l'effet de rémanance de l'électro-aimant 15.
Le dispositif de commande mécanique que peut comporter le frein, objet de l'invention, est du type décrit dans le brevet français précité et 41 est représenté à plus grande échelle sur la fig. 3. Un câble 34 actionne une came 35 qui agit sur des galets 36 solidaire des segments 2 et 3, la came 35 étant maintenue latéralement par des joues 37.
Il est bien entendu que l'on peut apporter au mode de réalisa- tion décrit divers changements, perfectionnements ou additions, ou rempla- cer certains dispositifs par des dispositifs équivalents, sans altérer pour cela l'économie générale de l'invention.