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RESISTANCE A VARIATION PROGRESSIVE..
La présente invention concerne la réalisation pratique et peu coû- teuse d'une résistance à variation progressive, évitant les inconvénients qui se présentent lorsqu'on utilise des plots ou des pastilles dé charbon et permettant une application facile pour une commande au pied ou par genouil- lère.
On sait, en effet, que pour obtenir une variation progressive il faut, dans le cas d'utilisation de plots, en disposer un grand nombre, d'où un prix de revient relativement élevé; les étincelles de rupture provoquant par ailleurs une usure assez rapide. Dans le cas d'utilisation de pastilles de charbon, si les inconvénients ci-dessus sont évités, par contre on est peu assuré de la fidélité des valeurs des résistances progressivement obte- nues, l'état hygroscopique de l'air et la constance de la pression interve- nant alors dans une proportion assez importante.
La résistance à variation progressive, qui fait l'objet de la pré- sente invention, utilise le principe de court-circuitage progressif des spi- res par une lame métallique flexible, se développant suivant une génératrice du cylindre formé par ladite résistance. Elle est, par suite, caractérisée par la combinaison d'une résistance de forme cylindrique munie, à chacune de ses extrémités, d'un collier, et d'une lame élastique conductrice cambrée dont une extrémité est encastrée sous l'un desdits colliers et dont l'autre extrémité est libre. De plus, lorsque cette résistance est destinée à une application où la manoeuvre doit s'effectuer par l'action du pied ou du genou, des moyens sont prévus pour permettre cette action.
L'invention sera décrite de façon détaillée, en référence aux des- sins ci-joints, qui représentent la réalisation de la résistance et, à titre d'exemples non limitatifs, des applications à une commande au pied et à une commande par l'action du genou.
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La résistance proprement dite est vue en élévation sur la figure 1 et en plan sur la figure 2. La résistance 1 est constituée par un support en matière isolante sur lequel est enroulé à spires jointives un fil résis- tant. Les extrémités de ce fil sont serrées sous les colliers 2 et 3. Ces colliers sont munis de vis et d'écrous 4 et 5, qui permettent de relier la résistance au circuit électrique dans lequel elle doit être insérée. Sous le collier 2 est encastrée une lame élastique conductrice 6, disposée-de façon à présenter sa convexité vers la résistance. Cette lame élastique qui, à titre d'exemple, peut être en chrysocale ou en cuivre au glucinium, n'est au repos en contact avec la résistance que par l'intermédiaire des spires situées sous le collier 2.
Si l'on exerce sur la lame 6 un effort dirigé vers la résistance, elle se déforme de façon à prendre contact avec cette résistance 1 suivant une génératrice du cylindre, en court-circuitatn un nombre de spires variable avec l'effort exercé,et qui est d'autant plus grand que l'effort est plus puissanto Le circuit élastique 2-1-3 présente donc, suivant l'effort exercé sur la lame 6, une résistance variable au passage du courant ; résistance pouvant varier de façon continue depuis le maximum de sa valeur jusqu'à la valeur zéroo
Dans le cas d'une application où la commande doit pouvoir être effectuée directement au pied, le rhéostat réalisé est caractérisé en ce qu'il comporte à cet effet, outre la résistance ci-dessus décrite, deux éléments articulés autour d'un axe de pivotement;
la figure 3 montre une coupe longi- tudinale et la figure 4 une vue en plan.
Le rhéostat comporte un boîtier 7, à l'intérieur duquel est fixée -par l'intermédiaire des fiches et écrous de fixation 8 et 9 - la résistance à variation continue 1,2, 3,4, 5, 6 telle que représentée aux figures 1 et 2.
Cette résistance comporte, en outre, une lame élastique de rappel 10, encastrée entre le collier 2 et le lame élastique conductrice 6.
Sur le bottier 7 est fixé le socle d'un interrupteur 11 normale- ment fermé à sa position de repos, et une prise de courant mâle à deux fiches 12 et 13. L'interrupteur 11 est relié au collier 2 par le fil de connexion 14, et à la fiche 12 par le fil de connexion 15 La fiche 13 est reliée au collier 3 par le fil de connexion 160 '
La partie supérieure du rhéostat ou couvercle 17 est articulée par rapport au bottier 7 par l'intermédiaire d'un axe 18. Ce couvercle 17 comporte un doigt de commande 19 en matière isolante. Une plaquette en ma- tière isolante 20 assure l'isolement au point de vue électrique.
En position de repos, le couvercle 17 est soumis à l'action de la lame élastique de rappel 10, et l'angle qu'il fait avec le boîtier 7 est déterminé par les positions relatives du doigt de commande 19 et de l'inter- rupteur 11 qui joue le rôle de butée du couvercle 17. Dans cette position, le doigt de commande 19 ouvre l'interrupteur, et aucun courant ne peut passer entre les fiches 12 et 13.
Si l'on appuie sur le couvercle 17, celui-ci pivote autour de l'axe 18. Le doigt de commande 19 libère l'interrupteur Il qui se ferme.
Dans ces conditions, le courant passe par le circuit 12, 15, 11, 14, 2,1, 3, 16, 13.
Si l'on appuie davantage sur le couvercle, la lame élastique de rappel 10 agit sur la lame conductrice 6 comme il est décrit plus haut. La résistance offerte au passage du courant par le circuit défini ci-dessus va- rie alors progressivement suivant l'angle que font entre eux le couvercle et le boîtier du rhéostat.
Dans le cas d'une application où la commende doit pouvoir être effectuée par l'action du genou, le rhéostat réalisé est alors caractérisé en ce qu'il comporte à cet effet un boîtier à l'intérieur duquel est fixée la résistance à variation continue décrite ci-dessus, un levier de commande coudé pouvant pivoter dans le boîtier et susceptible d'être action-
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né par le genou, un doigt solidaire du levier et agissant sur la résis- tance à variation continue, un interrupteur commandé par le doigt, et un - ressort de rappel agissant sur le levier.
Les figs. 5 et 6 représentent le rhéostat en coupe transversale et longitudinale, tandis que la fig 7 est une coupe suivant AA(fig. 6) montrant le détail de l'interrupteur.
Ce rhéostat comporte un boîtier 21 en matière isolante à l'inté- rieur duquel est fixée par l'intermédiaire des tiges 22 et 23 la-résistance
1,2, 3, 4, 5, 6 décrite plus haut (figs. 1 et 2). Le levier coudé 24 se termine par une partie droite qui peut pivoter dans le boîtier 21 autour d'un axe parallèle à la plus grande dimension de la résistance 1.
La partie droite du levier coudé 24 porte un doigt 25 qui, dans le mouvement de rotation, agit sur la lame élastique conductrice 6. Un ressort de rappel 26 fixé d'une part sur la partie droite du levier coudé
24 et, d'autre part, sur le boîtier 21, ramène en l'absence de force extérieu- re le levier 24 à sa position de repos.
Le boîtier 21 comporte un interrupteur 27 commandé par le doigt
25. Cet interrupteur 27 qui comporte, à titre d'exemple, une lame métalli- que a (figo 7) fixée dans une borne b et pouvant entrer en contact avec une pastille d'argent fixée dans une borne et un ressort de rappel d, est ouvert lorsqu'on n'exerce aucune force sur le levier coudé 240
Le boîtier 21 comporte, en outre, deux bornes 28 et 29 qui servent à relier le rhéostat au circuit électrique dans lequel il doit être inséré.
Par ailleurs, la borne 28 est reliée par le fil de connexion 30 à l'interrup- teur 27, qui est lui-même relié au collier 3 par le fil de connexion 31.
Enfin, le collier 2 est relié à la borne 29 par le fil de connexion 320
Au repos, le ressort de rappel 26 agissant sur le levier coudé
24 et le doigt 25, celui-ci vient buter sur l'interrupteur 27 qui s'ouvre.
Aucun courant ne peut alors passer entre les bornes 28 et 29.