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Machine à coudre à la main les feuilles de tabac..
Le but de la présente invention est de procurer une petite machine à coudre à la main les feuilles de tabac qui, à l'encontre des machines connues et usuelles qui sont encombran- tes et d'un maniement relativement difficile, convienne parfaite- ment aux besoins de l'usager, par sa facilité d'utilisation, par son encombrement réduit et qui permette son utilisation dans la position de travail habituelle des couseurs de feuilles de tabac, c'est-à-dire dans la position assise à même le sol. Cette posi- tion est, en effet, celle qui est préférée par les couseurs de feuilles de tabac parce qu'elle leur met à portée de main, les feuilles déposées sur le sol et ne les astreint pas à se dépla- cer et à se baisser à longueur de journée.
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Un autre but de l'invention est de procurer une aiguille à coudre les feuilles de tabac qui, grâce à la dispo- sition de ses surfaces, diminue singulièrement l'adhérence aux lèvres de l'ouverture qu'elle pratique dans la tige de la feuille de tabac, adhérence présentée par les aiguilles connues et utilisées jusqu'à ce jour tant pour l'enfilage à la main que pour celui à la machine.
En principe, la machine à coudre les feuilles de tabac qui fait l'objet de la présente invention comprend un châssis-support avec trois points d'appui dont la hauteur au dessus du sol est ajustable et qui porte en son centre un tourniquet composé d'une tablette polygonale, carrée, rectangu- laire, triangulaire etc. dont deux côtés au moins et opposés sont garnis de préférence, d'une série de guides à clapets similaires à ceux qui sont décrits dans le brevet belge ? 504.920 daté du 27 juillet 1951 ou d'autres organes de préhen- sion appropriés et équivalents et dans lesquels sont engagées les tiges des feuilles de tabac à coudre.
Avantageusement, ledit tourniquet est muni de moyens qui ne permettent sa rotation que dans un sens et qui le 'bloquent dans l'autre.
Une telle machine est conçue pour être efficacement desservie par deux personnes, l'une engageant les tiges des feuilles de tabac dans les guides à clapets ou autres similai- res disposés sur l'un des côtés du tourniquet tandis que 1' autre passe l'aiguille à main garnie de sa cordelette au travers ' des tiges des feuilles de tabac engagés dans les guides dispo- ses sur le côté opposé du tourniquet et qui ont été garnis précé- demment par la première personne.
L'aiguille qui fait également l'objet de cette invention présente la particularité originale que la surface de ses deux larges côtés est munie de reliefs quel- conques, tels que : bossages, rainures, ondulations, etc., qui ont pour effet de diminuer dans de sensibles proportions 1' adhérence des flancs de l'aiguille aux flancs de l'ouverture qu'elle perce dans la tige des feuilles de tabac du fait que
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les tiges des feuilles de tabac, percées par une aiguille de ce type, basculent légèrement en passant sur les bossages, reliefs ou ondulations dont sont munis les larges côtés de l'aiguille et que ledit mouvement de basculement admet de cette manière de l' air entre les flancs de l'aiguille et les lèpres de l'ouverture percée dans les dites tiges, ces dernières glissent donc plus facilement.
Il est à remarquer que les ouvertures percées dans les tiges ne sont pas plus grandes que celles percées par une aiguille ancienne, étant donné l'élasticité des tissus des tiges.
L'efficacité de cette aiguille est telle qu'elle permet, en coopération avec la machine à main mentionnée ci- dessus, de traverser d'un seul coup et sans effort exagéré de 8 à 12 feuilles de tabac. La méthode de travail à adopter avec cette machine et une telle aiguille peut se résumer comme suit :
Le premier desservant de la machine, garnit de feuilles de tabac le nombre de guides qui équipent le côté du tourniquet qui lui fait face, dès achèvement de ce travail il imprime au tourniquet un mouvement de rotation d'un demi tour (s'il s'agit d'une tablette carrée ou rectangulaire dont deux côtés opposés sont garnis de guides) dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, de manière à présenter les guides garnis au second desservant assis en face de lui de l'autre côté de la machine;
ce second desservant passe son aiguille garnie d'une cordelette .au travers des feuilles qui lui sont présentées, retire la corde- lette avec les feuilles enfilées et dépose l'ensemble soit sur le sol, soit sur une augette en tôle prévue à cet effet et fixée sur le châssis de la machine à proximité immédiate des organes de préhension (guides à clapets ou autres garnissant le tourniquet) ; pendant ce temps, le premier desservant a garni le côté de la tablette qui lui était présentée et le cycle continue.
Une forme d'exécution d'une machine à coudre les feuilles de tabac et d'une aiguille suivant la présente invention, est représentée à titre d'exemple non limitatif au dessin annexé dans lequel :
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la fig.l est une vue en élévation et en perspective de la machine à coudre les feuilles de tabac.
Les fig.2 et 3 sont, respectivement, une vue en plan et une vue en coupe de l'aiguille.
Dans la fig.l, la machine à coudre les feuilles de tabac représentée, se compose d'un châssis-support à trois points d'appui au sol dont la barre transversale est réglable en hauteur et qui porte en son milieu un tourniquet carré dont deux c8tés opposés sont garnis de guides à clapets destinés à maintenir les tiges des feuilles de tabac et qui sont munis des moyens pour le passage guidé de l'aiguille.
Le châssis-support se compose de deux colonnes tubu- laires 1 et 2 dressées verticalement, la colonne 2 étant munie à sa base d'un pied 3 à deux points de contact au sol de manière à assurer la stabilité de l'ensemble du châssis formé par les colonnes 1 et 2 et la traverse 4. Cet ensemble repose sur le sol en trois points, éventuellement la base de la colonne 1 peut être munie d'un pied ou d'un sabot d'appui.
La traverse 4 qui réunit les deux colonnes 1 et 2 est également tubulaire et se termine à chacune de ses extrémités par une buselure ou douille 5 dont le diamètre intérieur est légèrement supérieur au diamètre extérieur des colonnes 1 et 2 et qui est engagée sur la colonne 1 ou 2 correspondante. La traverse 4 peut donc coulisser au moyen de ses douilles 5 sur les dites colonnes, sa hauteur par rapport au sol est donc réglable et elle peut être immobilisée à la hauteur désirée par le serrage des vis de pression 6 engagées dans un trou fileté percé dans chacune des douilles 5 et prenant appui contre la surface extérieure des colonnes 1 et 2.
En son milieu, la traverse 4 est percée d'un trou 7 perpenduleire dans lequel est engagée librement la tige 8 à 1' extrémité inférieure de laquelle est attachée la tablette carrée 9, dont les côtés opposés 10 et 11 sont garnis chacun de dix guides à clapets 12, constitués comme défini dans le brevet
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belge N 504.920 précité. L'extrémité supérieure de la tige 8 est filetée et est garnie d'un écrou 13, immobilisé par un moyen usuel, après que la dite tige ait été engagée dans le trou 7, de manière à réaliser la suspension du tourniquet formé par la tige 8 et la tablette 9.
Un cliquet à ressort 14 est articulé sur la tige 8 et est profilé de manière que son bec 15 se dérobe au dessus des butées 16 et 17 disposées sur la face supérieure de la tablette 9 lorsque le tourniquet est tourné dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre et à bloquer le dit tourniquet lorsqu'un effort de rotation lui est appliqué dans le sens des aiguilles d'une montre, ce qui produit au moment où le desservant désigné passe l'aiguille au travers des tiges de tabac engagées dans les guides du c8té du tourniquet qui lui fait face.
En ce qui concerne l'aiguille 18, représentée aux fig.
2 et 3, celle-ci est constituée en acier et est de section rectangulaire plate, elle est munie à une extrémité de la pointe 19 et son extrémité opposée est percée du chas 20.
Dans la forme d'exécution représentée, ses deux faces latérales les plus larges sont pourvues de bossages 21 alter- nant avec des dépressions 22, le bossage d'une face correspon- dant à la dépression de l'autre face et vice-versa (voir fig.3).
Comme défini plus haut ces reliefs et ces creux ont pour but de réduire très sensiblement, comme défini plus haut, l'adhérence entre l'aiguille et les lèvres de l'ouverture qu'elle pratique dans la tige des feuilles de tabac.
Au lieu de bossages et de dépressions, les faces pla- tes de l'aiguille peuvent recevoir tous autres creux et reliefs, de toutes formes quelconques, tels que par exemple : des rainures, des stries, des barettes, etc., la forme et la disposition de ces reliefs ou creux sont quelconques. L'aiguille peut également être ondulée transversalement à son axe longitudinal. Les dispositions décrites ci-dessus s'appliquent aussi bien aux ai- guilles à main qu'aux aiguilles utilisées sur les machines dans lesquelles l'aiguille est conduite et actionnée mécaniquement.
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Il est expressément spécifié que la présente invention n'est pas exclusivement limitée aux- formes d'exécution représen- tées et décrites et que des modifications peuvent être apportées à la constitution, à la forme, à la disposition et au nombre de leurs éléments constitutifs pour autant que ces modifications ne soient pas contredites par les revendications qui suivent.
REVENDICATIONS.
1) Machine à coudre à la main les feuilles de tabac caractérisée en ce qu'elle est constituée par un châssis-support reposant en trois points sur le sol et dont la barre transversale est réglable en hauteur et porte, en son milieu, un tourniquet composé d'une tablette polygonale dont au moins deux côtés opposés sont garnis d'organes de préhension et de maintien pour les tiges des feuilles de tabac, ledit tourniquet étant pourvu de moyens qui ne permettent sa rotation que dans un sens et qui le bloquent dans l'autre.