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DISPOSITIF AUTOMATIQUE DE CHANGEMENT DE CANETTES DANS LES METIERS A TISSER.
L'invention concerne un dispositif automatique pour le rempla- cement des canettes épuisées dans les navettes de métiers à tisser, ce rem- placement s'opérant éventuellement avec sélection par couleur; le remplace- ment a lieu dès que la navette, jugée épuisée par un tâteur, a effectué une seule course le long du peigne du battant.
Le dispositif suivant l'invention convient particulièrement à un métier dit à draperie et surtout au type désigné par l'appellation de "4xl", c'est-à-dire comprenant d'un côté du battant des boites mobiles commandées par le mécanisme du dessin de trame et, de l'autre coté du bat- tant, un logement unique pour la navette.
Suivant l'invention, du côté des boites mobiles pour la formation du dessin de trame, on agence plusieurs tâteurs mécaniques mobiles avec les boites avec lesquels coopère un poussoir oscillant également supporté par le battant et qui peut être déplacé par le tâteur d'une navette, lorsque celle-ci est placée en position de lance- ment, de fagon à agir, lorsque la canette est jugée épuisée, sur un encli- quetage à came lequel, pendant le mouvement d'ouverture du battant, déter- mine la rotation d'un arbre longitudinal porté par le bâti; cet arbre com- mande à l'extrémité opposée du métier les mécanismes qui assurent le rempla- cement de la canette épuisée.
Ces mécanismes de changement de canette com- prennent au moins un réservoir pour les étuis ou canons des canettes ; dispositif pour retenir les canettes dans le réservoir, du type à butées pivotantes destinées à libérer et à faire tomber la première canette du ré- servoir, à stopper la deuxième canette qui se présente sous l'impulsion d'un mécanisme commandé par l'arbre longitudinal entraîné à spn tour par ledit encliquetage à came ;
siège ou guide, placé au-dessous du réservoir, destiné à recevoir l'étui de la canette qui y parvient par gravité, et qui coopère avec un plan d'appui porté par le battant et qui s'étend jusqu'au logement de la navette, de manière à permettre la chute de la canette de
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le guide jusqu'à la navette qui a effectué-la course entre la. boite munie d'un tâteur et ledit logement opposé; un dispositif pour introduire la ca- nette provenant du réservoir et expulser de la navette la canette épuisée, ce dispositif étant guidé sur le battant et commandé par le déplacement de ce même battant à l'aide d'un dispositif sélecteur qui agit sur le dispo-- sitif expulseur en fonction du mouvement angulaire effectué par l'arbre pré- cité commandé par l'encliquetage à came.
Le dispositif comprend encore : au moins un mécanisme de sûreté qui intervient lorsque la navette n'a pas atteint la position requise ou bien si le remplacement n'a pas eu lieu; un dispositif destiné à éviter le fonctionnement du poussoir lorsque la navette se trouve du côté opposé à celui où se trouvent les boites munies des tâ- teurs; un dispositif qui commande une paire de ciseaux pour couper le fil lorsque la navette est épuisée ; enfin d'autres dispositifs de sûreté et destinés à assurer des rôles accessoires.
Lorsqu'un dessin de trame est prévu, l'ensemble comporte plu- sieurs réservoirs disposés côte-à-côté, de préférence au nombre maximum de quatre, soit un par couleur, muni chacun d'un dispositif pour libérer sépa- rément les canettes; ces réservoirs sont déplacés par le dispositif comman- dé par le dessin de trame, d'une part, et par un arbre longitudinal, d'au- tre part, la rotation de cet arbre imprimant des mouvements principalement angulaires à l'ensemble des réservoirs qui sont montés oscillants à la fa- çon d'un pendule ;
grâce à cette disposition, c'est l'ouverture du couloir de chute qui correspond au réservoir des canettes de couleur identique à celle contenue dans la navette placée dans le couloir de chasse qui se pré- sente en regard des guides prévus pour la canette de remplacement, ce rem- placement,étant ainsi facilité en cas d'épuisement.
Ainsi qu'il a déjà été indiqué, les canettes sont contenues dans des étuis appropriés, de forme allongée, destinée à se loger dans la navette lorsque l'étui contenant la canette épuisée en a été expulsé.
L'invention sera mieux comprise d'après la description ci- après faite avec référence aux dessins annexés qui montrent schématiquement un mode possible de réalisation de l'invention.
La fig. 1 montre un métier vu de face.
La fig. 2 montre, en élévation latérale, le même métier vu suivant la ligne II-II de la fig. 1.
Les figs. 3 et 4 montrent des coupes transversales suivant respectivement III-III et IV-IV de la fig. 1.
La fig. 5 montre, en perspective, une extrémité du battant comprenant les boites à navettes et le mécanisme de tâteurs de trame.
La fig. 6 montre, en coupe schématique suivant VI-VI fig. 5, le même ensemble, dans lequel l'encliquetage à came est au repos.
La fig. 7 montre une vue partielle analogue à la fig. 6 où l'encliquetage à came est en position de travail.
La fig. 8 montre, en perspective, un détail de la fig. 5.
La fig. 9 montre également en perspective et séparément l'en- semble des dispositifs prévus à l'extrémité du battant opposée à celle qui comporte les dispositifs représentés fig. 5.
La fig. 10 montre, à plus grande échelle, une coupe transver- sale suivant X-X fig. l, c'est-à-dire à travers les organes également visi- bles sur la fig. 9, ces organes se trouvant dans la position initiale du changement de canette.
La fig. 11 montre une vue analogue à la fig. 10 où l'on voit les mêmes organes au terme de la phase de changement de canette.
La fige 12 montre, séparément, le mécanisme qui détermine la chute de la canette du réservoir placé en position de fonctionnement.
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Les figs 13, 14 et 15 montrent séparément et respectivement en deux vues partielles en perspective et en une vue en coupe, semblables à la fig. 3, le mécanisme qui commande l'organe expulseur de l'étui épuisé et l'introduction de celui provenant du réservoir.
La fig. 16 montre un détail des organes de retenue des étuis associé à chaque réservoir.
La fig. 17 montre, schématiquement, un détail suivant XVII-
XVII de la figo 1 où l'on voit les organes de transmission des commandes dérivées du mécanisme actionné par les dessins de chaîne et de trame.
La fige 18 montre séparément, en perspective, un étui à ca- nette.
La fige 19 montre, en perspective, une navette complète.
La fig. 20 montre la même navette vue en coupe transversale suivant X-X fige 19.
La fig. 21 montre une extrémité de la même navette vue en élé- vation latérale.
La fig. 22 montre la même partie extrême de la navette mais vue en coupe longitudinale suivant XXI-XXI fig. 19.
La fig. 23 montre, semblablement à la fig. 22, une partie de l'autre extrémité de la navette, en coupe suivant XXIII-XXIII fig. 19.
La fig. 24 montre une autre coupe transversale de la navette suivant XXIV-XXIV fige 22.
Sur les dessins,-1- désigne schématiquement la structure fixe du bâti du métier à tisser, -2- étant le battant muni du peigne habi- tuel et qui pivote en -3-, la commande du battant étant assurée par un mé- canisme articulé à partir d'un arbre tournant -4-. A une extrémité du bat- tant sont montées les boites à navettes-5- guidées verticalement sur le bâti mobile -6- porté par le battant -2- ; ces boîtes -5- sont commandées, dans le cas d'une trame multicolore, par le mécanisme de dessin de trame de tout type approprié.
Sur un châssis -5a-, monté coulissant sur le bâti mo- bile-6- et qui constitue l'ensemble des boîtes -5-, on a fixé un support vertical en U muni d'une entretoise centrale sur laquelle sont montés qua- tre tâteurs -8- constitués par des tiges coulissantes perpendiculaires aux boîtes -5- et destinées à pénétrer dans celles-ci; ces tâteurs -8- sont maintenus normalement éloignés des boîtes par des petits ressorts-9- et ils comportent extérieurement une tête arrondie -Sa-.
Une tringle -14- est montée par l'intermédiaire de supports -10- sur le battant -2- et sur le bâti mobile -6-; sur cette tringle est fixé un bras -15- à l'extrémité li- bre duquel est fixé un poussoir -16-; sur la même tringle -14- est fixé un deuxième bras-17- qui fait partie d'un dispositif à encliquetage; le bras -17- est monté perpendiculaire au bras -15- et à côté d'un des supports-10-; enfin, sur la tringle -14- sont fixés deux petits leviers -18- et -19- (fig.
5), le deuxième étant soumis à la sollicitation d'un ressort de rappel-20- (fig. 8) ancré en -21- sur le battant, de manière que la tringle -14- soit constamment sollicitée dans le sens qui applique le poussoir -16- contre la tête arrondie -8a- du tâteur -8- qui se trouve en regard de la boîte -5- placés dans l'axe de lancée de la navette.
Sur le bâti fixe -1- du métier est monté un arbre transversal -24- sur lequel, du côté où se trouvent les boîtes -5-, est calée une came -25- destinée à coopérer avec le bras-17- précité pour constituer l'encli- quetage du mécanisme; cette came comporte un profil supérieur -25a-, une encoche -25b- et une partie profilée -25c- qui se termine par une autre en- coche -25d-, les parties -25c- et -25d- étant destinées à coopérer avec un galet de came-26a- monté en bout d'un levier -26- monté à son tour sur un pivot -27- et sollicité en direction de la came par un ressort -28-; sur la came -25- est également prévue une butée inclinée -29-.
L'extrémité libre, en forme de dent, du bras -17- est destinée à l'engager dans l'encoche -25b-
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de la came -25- lorsque l'inclinaison de ce bras dépasse une certaine limi- te, de telle sorte que le bras -17-, pendant le mouvement du battant, agit comme un cliquet et fait effectuer à l'arbre -24- un certain mouvement an- gulaire, alors que si ce bras -17- reste soulevé pendant le mouvement du battant son extrémité glisse seulement sur le profil -25a- de la came.
Lorsque le battant atteint son point mort avant, le bâti mo- bile-5a- a été déplacé pour présenter la navette de la couleur prévus en alignement avec le couloir de chasse, et le poussoir-16-, en raison de la sollicitation produite par le ressort -20-, tend a s'appuyer sur la tête -8a- du tâteur -8- qui correspond à la boite -5- qui se trouve en position de lancement ; cetâteur traverse par conséquent un trou convenablement plà cé, prévu dans la navette -57- qui se trouve en position de lancement, pour atteindre la canette-56- qu'elle contient ; si la canette est encore garnie de fil, la tige-8- ne s'enfonce que faiblement sous la sollicitation du poussoir-16- (fig. 6);
par conséquent, la tringle -14- pivote autour de son axe dans une mesure restreinte et le bras -17- reste suffisamment sou- levé pour éviter de s'engager dans l'encoche -25b- de la came-25-; lorsque le battant (sur lequel la tringle -14- est montée) s'ouvre, le bras -17- entre en contact avec le profil -25a- et glisse sur celui-ci)en éloignant légèrement le poussoir -16- de la tête du tâteur qui peut ainsi revenir im- médiatement à sa position de rappel.
Si, par contre, le tâteur poussé-par le poussoir -16- (soumis à la sollicitation du ressort -20-) pénètre dans la navette placée dans l'axe de lancement et trouve une canette épuisée, ce même tâteur permet un mouvement angulaire de plus grande amplitude à la tringle -14- et, par conséquent, l'abaisement du bras -17- dans la position qu'indique la fig. 6 en traits mixtes; dans ce cas, l'extrémité du bras -17- s-'engage dans l'encoche -25b- et produit ainsi, avec le déplacement du battant (dans le sens de la flèche fig. 7) vers la position d'ouverture, un mouvement angulaire d'une certaine amplitude de la came-25- et, par suite, de l'arbre -24- (voir fig. 7), tandis que le galet -26- sort de l'en- coche ou siège -25d- et roule sur le profil-25c-.
Lorsque le déplacement du battant est inversé (dans le sens contraire à celui indiqué par la flè- che fige 7), une butée -30- portée par le battant rencontre la butée incli- née-29- de la came et fait tourner celle-ci en sens contraire à celui du déplacement produit par le bras -17-, afin de renvoyer la came dans sa po- sition initiale (fig. 6), ce qui est facilité en outre par la présence du profil -25c- et du galet -26a- sollicité élastiquement contre ce profil.
A l'extrémité longitudinale de l'arbre -24- opposée à celle où se trouve la came -25-, et sur ce même arbre, sont fixés deux leviers -34- et-35-; au levier -34- est reliée une tige-36- dont l'extrémité op- posée est associée a un levier de sonnette -37- pivotant sur un axe fixe -38- et qui commande, par l'intermédiaire d'une tige-39-, une lame -40- d'une paire de ciseaux (voir figs. 2,3,9 et 13) destinés à sectionner le fil d'une canette épuisée.
L'autre levier -35- est attaché par son extrémité libre à un ressort -43- et à une tige -44-. Le ressort -43- est ancré à un culbuteur-45- dont l'extrémité opposée a la forme d'un crochet-45a-; ce culbuteur pivote sur un axe -46- porté par le bâti du métier et placé entre le culbuteur -45- et une barrette-47- pivotant en -48- sur ce même culbu- teur ; un ressort-49- applique cette barrette -47- contre le culbuteur -45-;
grâce à cette disposition, l'ensemble -45-, -47- peut osciller autour de l'axe -46- tout en pouvant glisser axialement par rapport à ce dernier lors- qu'il est soumis à une sollicitation longitudinale de force déterminée, ce qui soulève la barrette -47- et permet à l'axe -46- de parvenir jusqu'au siège -46a- (analogue à celui qu'occupe sur le dessin l'axe -46-) constitué par deux encoches opposées, formées l'une sur le culbuteur -45- et l'autre sur la barrette -47-. La tige -44-, comme on le verra par la suite, comman- de le décrochement des navettes du réservoir:
Sur le côté opposé à celui où se trouvent les boites -5-, on a fixé sur le bâti -1- deux supports rigides -51- qui portent en bout une charnière -52- destinés à un boîtier -53- pouvant osciller à la façon d'un pendule et qui porte, dans l'exemple représenté, quatre réservoirs -54-
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pour canettes de rechange;,' ce qui indique que la trame peut comporter un maximum de quatre couleurs.
Dans chacun des réservoirs -54- sont logés plusieurs étuis -55- contenant les canettes -56- de fil de trame ; cesétuis sont établis en vue de pénétrer dans un logement approprié formé dans chaque navette -57- et d'y être retenus par leurs extrémités. Vers le bas de chacun des réservoirs -54- sont prévues, de part et d'autre de l'ouverture de chute, deux butées pivotantes -58- en forme d'ancre, montées sur des axes -58a- et soumises à la sollicitation de ressorte -59- (fig. 16), de telle sorte que les deux ex- trémités intérieures des deux ancres -58- de chaque réservoir -54- puissent pénétrer dans des lumières latérales appropriées du boîtier -53- pour y re- tenir en position normale (dans laquelle ils sont sollicités par les ressorts -59-) le premier étui porte-canette -55- en partant du bas.
Avec les butées pivotantes -58- coopèrent deux leviers -61- solidaires d'une tringle -62- montée en pivotement sur des étriers -63- solidaires des supports -51-; .une manivelle -64- calée sur la tringle -62- est reliée à la tringle -44-. Ain- si, lorsque l'arbre -24- pivote, la tringle -44- est tirée et soulève l'ex- trémité -61a- des leviers -61- (dans le sens de la flèche, fig.
16), ce qui détermine le déplacement, contre la sollicitation des ressorts-59-, des butées pivotantes -58- par rapport à celui des réservoirs -54- qui se trouve placé en position de changement de canette, de manière à faire tomber l'étui de canette du bas et à retenir celui qui se trouve immédiatement au-dessus à l'aide du bras supérieur des deux butées coopérantes -58-, lorsque le le- vier -61- est abaissé, les butées pivotantes -58- reviennent à la position indiquée fig. 16 et retiennent l'étui qui devient alors le premier de la pile à partir du bas.
Un mécanisme -65- (voir fig. 17) de commande des couleurs de trame, connu en soi, détermine, en raison des mouvements de la tringle -66- et suivant un mode connu, le déplacement des boîtes -5- des navettes afin de placer en position de lancement les navettes qui contiennent les canettes de couleur, à tour de rôle, selon l'ordonnancement prévu par le dessin ; la trin- gle -66-, par l'intermédiaire du levier -67-, fait tourner également un ar- bre longitudinal -68- dont les déplacements angulaires sont ainsi fonction du dessin de trame; cet arbre -68- (parallèle à l'arbre -24-), à l'extrémi- té du côté ou se trouvent les réservoirs -53-54-, porte une manivelle -69- reliée par une biellette -70- à l'extrémité inférieure d'un levier oscillant .-71- dont le pivot -72- est fixé au bâti du métier;
l'extrémité supérieure de ce levier oscillant est reliée d'une manière réglable à une tige -73- re- liés à son tour et d'une façon articulée au boîtier -53- des réservoirs -54-, ce boîtier pouvant osciller, comme on l'a vu, autour d'une charnière -52-.
Ainsi, aux extrémités -61a- des leviers -61- vient se placer à tour de rôle celui des réservoirs -54- qui contient les étuis munis de canettes dont la couleur correspond à celle du fil de la navette qui se présente à ce moment en position de lancement; si la canette de cette navette est jugée épuisée par le tâteur, l'arbre -24- tourne, comme il a été expliqué plus haut, nais en même temps les leviers -61a- agissent sur les butées mobiles -57- à l'en- droit où se trouve le réservoir qui est alors placé en condition de déchar- ge et produit la chute d'un étui contenant la canette ayant la couleur re- quise.
Les supports -51- portent également des guides -75-, de forme tubulaire et placés horizontalement dans l'exemple représenté, lesquels re- goivent chacun une tige coulissante -76-; à une extrémité de cette tige sont fixées des pièces en tôle -77- de guidage formant un U, de manière que deux éléments -77- se trouvent placés face à face (voir fig. 9) afin de gui- der dans sa chute l'étui événtuellement libéré par les butées pivotantes-58-; en effet, ces pièces -77- se trouvent maintenues au-dessous du réservoir -54- en position de décharge grâce à des ressorts -78- qui réagissent entre les guides -75- et des épaulements -78a- de la tige -76-, de manière à solliciter contre ces mêmes guides -75- une butée d'arrêt -76a- solidaire de la tige -76-.
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Sur le battant -2- (voir figs. 9 et 10) est - fixé un support -80- qui porte un plan incliné -81- placé au-dessous des guides -77- préci- tés; ce plan incliné se termine, à l'arrière, en regard du siège -82- des- tiné à la navette -57- et à partir duquel la même navette est lancée pour atteindre de nouveau la boîte -5- dont elle était partie ; cesiège -82- est muni d'un fond ouvert -83- et en dessous de ce fond est placé un plan-incli- né -84- par lequel on évacue les étuis -55- expulsés de la navette lorsque la canette est épuisée.
Sur le châssis du battant -2-, du coté du logement -82-, sont prévus des guides pour une plaque -86- agencée de manière à cou- lisser à peu près verticalement; cette plaque est munie à son extrémité supérieure d'un rebord -87- en équerre qui constitue l'organe destiné à remplacer l'étui dans la navette -57-.
La plaque coulissante -86- est com- mandée par le bas à l'aide d'une biellette -88- reliée à un levier -89- calé sur un arbre -90- monté sur le battant -2-; sur l'extrémité intérieu- re de cet arbre est calé un petit levier -91- muni d'un doigt-92- (fig.15) normalement placé à l'extrémité -45a- en forme de crochet du culbuteur-45-; lorsque l'arbre -90- effectue (fig. 14) un mouvement pivotant autour de son axe dans le sens de la flèche (contre la résistance de ressorts antagonis- tes appropriés, non représentés) il détermine le mouvement descendant de la plaque -86- et du rebord supérieur -87- de celle-ci; cela expulse de la navet- te-57- l'étui -55- contenant la canette épuisée et produit son remplacement par l'étui tombé précédemment entre les guides -77- en U.
Normalement, l'ar- bre -90- ne pivote pas et le doigt -92- parcourt une trajectoire qui est fonction du déplacement du battant.
Le siège -82- de la navette présente un organe élastique -94- (voir 9 et 10) qui se déplace vers la droite en regardant la fige 10 lors- que la navette est logée dans son siège -82-; de cette façon cet organe-qui peut être constitué par une lame de ressort- agit sur une masselotte -95- calée sur une tringle -96- (figs. 5, 8 et 9) montée sur le battant ; surl'ex- trémité opposée de cette tringle -96- est fixé un bras -97- destiné à ren- contrer le bras -18- -déjà cité- calé sur la tringle -14- portant le pous- soir -16-; ce mécanisme sert à annuler l'indication du tâteur lorsque la navette se trouve non pas dans la boite -5- en position de lancement mais dans le siège -82-.
Au cours du fonctionnement du métier, tant qu'aucune canette n'est épuisée, les déplacements périodiques du battant produisent des soulè- vements limités du bras -17- lorsque ce dernier parcourt le profil -25a- , de la came -25-, ce qui éloigne légèrement le poussoir-16- de la tête ar- rondie -8a- du tâteur -8- de la boite -5- qui se trouve en position de lan- cement, ce qui évite le danger que le tâteur s'engage dans la lumière prati- quée dans la navette -57- lors du lancement de celle-ci.
Dans ces conditions, lorsque le bras -17- dépasse le profil -25a- du coté de l'encoche -25b-, le poussoir-16- s'approche davantage et appuie sur celle des têtes -8a- qui correspond au tâteur de la navette placée en position de lancement, de fa- çon à engager le tâteur correspondant dans la navette où il ne pénètre que partiellement en s'appuyant sur la canette non épuisée; ce déplacement est cependant limité et il est prévu de telle sorte que, pendant la course de rappel, le bras -17- ne rencontre pas l'encoche -25b- et glisse de nouveau en sens inverse sur le profil -25a-; par conséquent, l'arbre -24- reste immo- bile.
Lorsque la navette se trouve dans le siège -82- (du côté opposé de boi- tes-5-) le tâteur -8- peut s'engager dans la boîte -5- dépourvus de navet- te, mais dans ce cas le poussoir -16- est maintenu soulevé du fait que l'or- gane élastique -94-, soulevé par la navette engagée dans le siège -82-, a fait pivoter la masselotte -95- et par suite la tringle -96-, ce qui dépla- ce le bras -97- en opposition avec l'arbre -18- calé sur la tringle -14- de manière à éviter que le bras-17- s'abaisse.
Pendant la marche du métier, au déplacement vertical du coulisseau -5a- qui porte les boites -5- corres- pondent des déplacements proportionnels du boîtier -53- commandé par le dis- positif composé des organes -73-71-70-69- et -68- déplacés par le même méca- nisme de commande du dessin de trame, de manière à présenter en position de décharge (au-dessus des guides -77-) le réservoir -54- qui contient les étuis
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-55- renfermant les canettes-56- de la même couleur que celle du fil con- tenu dans la navette placée en position de lancement.
Lorsque la canette, contenue dans une navette placée en posi- tion de lancement, est épuisée, le tâteur correspondant-8- s'enfonce dans la navette et permet un déplacement du poussoir-15-16- jusqu'à la position indiquée en traits mixtes sur la fig. 6, le ressort -20- sollicitant l'en- semble -10-15-14- et-17- vers cetteposition;
dans ces conditions, le bras -17-, pendant la course de rappel (c'est-à-dire d'ouverture du battant), au lieu de glisser sur le profil -25a-, rencontre l'encoche -25b- et impri- me un déplacement angulaire à la came -25- (voir fig.-7) et, par suite, à l'arbre -24-. Lorsque le mouvement du battant est inversé, le bras -17- s'é- loigne de la came et celle-ci est rappelée à temps dans la position indiquée fig. 6 par la butée -30-, solidaire du battant, qui agit sur la butée in- clinée -29- de la came en renvoyant rapidement celle-ci vers la position de la fig. 6, avec l'aide du bras-26-.
Le pivotement de l'arbre -24- autour de son axe détermine, par l'intermédiaire de l'ensemble d'organes -34-36-37- et-39- (voir figs.
9 et 13) le sectionnement du fil de la canette épuisée à l'aide des ciseaux -40-, après que la navette -57- a atteint le siège -82-. Ce même pivotement de l'arbre -24- détermine, en outre, par l'intermédiaire du ressort -43-, le déplacement angulaire du culbuteur -45-45a- autour du pivot -46-, et l'extrémité -45a- en forme de crochet de ce culbuteur est ainsi soulevée.
Le même mouvement angulaire de l'arbre -24- produit à travers la tringle -44-, le soulèvement de l'extrémité -61a- des leviers -61- qui agissent, selon le sens indiqué par la flèche fig. 16, sur les butées pivotantes -58- du réservoir -54- qui a été placé en position de déchargement par le dis- positif de commande du dessin de trame, c'est-à-dire au-dessus des guides fixes -77-; en raison du pivotement simultané des butées mobiles -58- cor- respondante, l'étui -55- qu'elles retenaient auparavant tombe entre les gui- des -77- jusqu'à porter sur le plan incliné -81- qui ce déplace solidaire- ment au battant;
dans ces conditions, la plaque coulissante -86- et son é- querre -87- sont soulevées (voir fig. 10) et le doigt -92- du levier-91- monté sur l'arbre -90- porté par le battant -2- est encore légèrement éloi- gné de l'extrémité -45a-, en forme de crochet, du culbuteur -45-, qui est soulevée.
Au cours de la progression du battant dans le sens de la flèche (fig. 10) jusqu'à la position indiquée fige 11, les guides -77- maintiennent l'étui -55- qui s'y trouve logé après sa chute, tandis qu'au-dessous le plan incliné -81- glisse jusqu'à ce que, parvenu à son extrémité, l'étui -55- soit présenté par les mêmes guides -77- au-dessus de l'ouverture de la navette -57- logée dans le siège -82-; à ce moment étant donné que l'extrémité -45a- du culbuteur -45- s'est soulevée, ainsi qu il a été exposé plus haut, le doigt -92-, au lieu de se déplacer librement, est retenu par l'extrémité -45a- ce qui détermine, pendant que se poursuit le déplacement du battant, la rotation dans le sens des flèches figs.
Il et 14, de l'ensemble -91-90- et -89-; il en résulte le déplacement vers le bas de la biellette -88- et, par suite, de la plaque coulissante -86-87-; par conséquent, l'étui porté par les guides -77- (voir fige 11) est introduit dans la navette et celui qui s'y trouvait précédemment est expulsé par dessous, à travers l'ouverture -83-, pour tomber le long du plan incliné -84-. Ainsi, le lancement de la navette-57- a lieu maintenant avec une canette pleine.
On remarquera que le remplacement de la canette s'opère dès que la navette a été lancée de la boite à navette-5- où s'est produite l'in- dication d'épuisement, en direction du siège -82- placé du côté opposé du battant.
Si un coincement quelconque se produisait pendant le glisse- ment d'un étui tombé entre les guides -77-, par rapport au plan incliné -81- qui se déplace au-dessous de ces guides, ceux-ci pourraient céder grâce à la présence des ressorts -78-.
Si, par suite soit d'un coincement, soit d'une réception défec- tueuse de la navette dans le siège -82-, le remplacement de l'étui -55- ne
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pouvait avoir lieu, et si de toute façon la plaque de guidage -86-87- ne pou- vait librement coulisser vers le bas (sa commande étant assurée par le doigt -92- qui se déplace avec le battant par rapport à l'extrémité -45a- en forme de crochet, du culbuteur -45- dont le pivot est fixé au bâti du métier), et si par suite le coincement déterminait un raidissement du doigt -92-, ce der- nier, avec l'avancement du.battant., surmonterait la résistance élastique exer- cée par la barrette -47- du fait du ressort -49- et soulèverait celle-ci, en déterminant en même temps la translation (vers la gauche en regardant la fig.
15) du culbuteur -45- jusqu'à loger le pivot -46- dans le siège -46a- décrit plus haut; ce mouvement de translation du culbuteur -45- détermine le'dépla- cement d'un levier à sonnette -99-, -99a- (voir fig. 15) autour du pivot-100- fixé au bâti du métier ; cemouvement angulaire produit de toute fagon désirée et connue l'arrêt du métïerg afin de supprimer le coincement et de permettre le remplacement de la canette par une opération manuelle, avant le lancement de la navette.
Sur les figso 18 à 23 on a représenté plus en détail une navet- te et un étui de canette.
Ainsi qu'il ressort de ces figures, la navette-57- comporte une cavité -57a- qui traverse la navette de haut en bas et s'étend longitu- dinalement et verticalement en vue de recevoir un étui -55-. Ce dernier pré- sente une cavité -55a- munie de rainures transversales de retenue, destinée à contenir et à maintenir une bobine de fil ; étui présente une arête à chaque extrémité, l'une d'elles est horizontale, assez prononcée et recouver- te d'une plaquette -55b-; l'autre, recouverte d'une plaquette -55c-, présen- te une petite cavité centrale; enfin, la première plaquette -55b- est percée d'un trou -55d- pour le passage du fil.
La navette -57- présente latéralement un trou -57b- pour per- mettre le passage du tâteur qui peut ainsi s'engager dans la cavité -55a- tournée du côté de la navette où est percé le trou-57b-. La cavité-57a- est garnie à une extrémité d'un jeu de deux plaquettes-57c- qui forment en leur milieu une encoche dans laquelle vient se loger l'arête correspondante -55b- de l'étui -55- (voir en particulier la fig. 22); dans cette position, le fil provenant du trou -55d- peut traverser une lumière convenablement aménagée en -57d- (figo 24) dans un bloc métallique profilé -57e- porté par l'extré- mité antérieure de la navette pour la sortie du fil de trame;
l'extrémité opposée de la cavité -57a- est garnie d'une plaquette emboutie -57f- (voir en particulier la figo 23) à laquelle est associé un téton à ressort -57g- destiné à s'engager élastiquement dans une cavité appropriée formée dans la plaquette terminale -55c- de l'étui -55- afin de retenir ce dernier dans la navette.
Lorsque l'équerre -87- produit l'expulsion d'un étui contenant une canette épuisée et l'introduction d'un nouvel étui à canette garnie, le téton à ressort -57g- est poussé dans son logement par les plaquettes profi- lées -55c- des étuis, ce qui permet de libérer ceux-ci et d'introduire l'étui provenant du réservoir, ce nouvel étui étant solidarisé de la navette en lo- geant son arête antérieure-formée par la plaquette-55b- - dans les encoches des plaquettes -57c- de la navette, et en faisant pénétrer élastiquement le téton à ressort -57g- dans l'encoche centrale de la plaquette -55c- de l'é- tui.
Il est bien entendu que les dessins annexés ne montrent qu'un mode schématique de réalisation possible de l'invention, donné à simple ti- tre d'exemple d'application pratique de l'invention et que de nombreuses va- riantes peuvent être apportées aux formes, dimensions, nombre et proportions des organes représentés sans sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS.
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