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PROCEDE ET APPAREIL POUR LA PULVERISATION MECANIQUE DES LIQUIDES.
On peut classer les procédés et appareils connus de pulvérisation mécanique des liquides en trois groupes : a) - Pulvérisation utilisant l'air ou les gaz sous pression; b) - Pulvérisation par compression de liquide ; c) - Pulvérisation par centrifugation et choc.
Dans le premier groupe, l'effet d'expansion des gaz comprimés qui débouchent d'une tuyère concentrique ou en position normale avec le tu- be d'arrivée du liquide, entratne le liquide en même temps que, par effet de la grande vitesse du courant gazeux, il le réduit en particules très fines.
De ce fait, le liquide pulvérisé se trouve mélangé intimement avec les gaz.
Le débit et la finesse de pulvérisation sont fonction de la pression et du débit des gaz. En général, les appareils appartenant à ce groupe sont em- ployés lorsque la quantité de liquide à pulvériser est petite par rapport au volume de gaz.
Dans le deuxième groupe, le liquide est envoyé à forte pression à travers un orifice à mince paroi, ou tout autre dispositif, de façon à créer un écoulement turbulent. A la sortie de l'orifice, la veine liquide éclate en fines gouttelettes sous l'action de bombardement des molécules à mouve.- ment turbulent. Il est difficile. d'obtenir une grande finesse moyenne de pul- vérisation par les appareils appartenant à ce deuxième groupe. Aussi la quantité d'énergie nécessaire est-elle très élevée.
Dans le troisième groupe, on trouve les appareils qui réalisent la pulvérisation des liquides soit en partant du principe bien connu de dis- persion d'un liquide qui tombe sur une surface tournante, à grande vitesse, soit par projection contre des surfaces de choc fixes ou mobiles : en ce qui
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concerne les premiers, on n'obtient des résultats satisfaisants que quand la quantité de liquide à pulvériser est petite et la vitesse de rotation très grande, ce qui nécessite l'emploi d'appareils très coûteux et de fai- ble rendement énergétique, - quant aux seconds, ils présentent généralement des difficultés pour obtenir une bonne répartition du liquide vis-à-vis des surfaces de choc, ce qui donne lieu, surtout si le débit est important, à une finesse de pulvérisation irrégulière,
l'engorgement du liquide sur les endroits où il choque empêchant d'obtenir l'effet recherché.
Le procédé objet de la présente invention utilise la pression du liquide pour communiquer à celui-ci de l'énergie cinétique à écoulement la- minaire à travers un ou plusieurs orifices, afin d'obtenir une parfaite ré- partition du liquide sur une série de surfaces en rotation ajourées dans chacune desquelles une partie seulement du liquide subit l'action du choc. qui donne lieu à sa pulvérisation, le reste du jet ou des jets conservant son énergie cinétique pour agir progressivement sur les surfaces ajoutées en rotation suivantes, jusqu'à la totale pulvérisation du liquide.
Une caractéristique importante de ce procédé consiste à faire agir la force centrifuge sur le liquide pulvérisé immédiatement après le choc, sans entamer l'énergie cinétique du liquide non pulvérisé, afin d'évacuer rapidement le brouillard formé, de la zone de pulvérisation.
On comprend qu'en réglant la vitesse et le débit du liquide par rapport au nombre et à la vitesse périphérique des surfaces de choc, et aux dimensions et proportions des parties pleines et des parties ajourées de ces surfaces, on peut obtenir la pulvérisation complète et extrêmement poussée d'un débit déterminé de liquide.
Les figures annexées montrent à titre d'exemple non limitatif une forme de réalisation de l'invention. La rigure 1 montre en élévation et en coupe partielle une vue de l'appareil. La figure 2 est une vue en plan d'un des éléments rotatifs crénelés.
Dans ces figures, 1 est la plaque support de l'ensemble, 2 est la colonne creuse supportant le moteur 3 et dans laquelle arrive en 4 le liquide à pulvériser, 5 est une turbine centrifuge calée sur l'arbre 6 du moteur 3 et qui envoie le liquide sous pression vers la périphérie de la chambre 7, d'où il est projeté verticalement par les orifices 8 sur la par- tie crénelée externe des disques 9 également entraînés par l'arbre 6.
En tournant, chaque palette 10, dont le bord avant est de pré- férence légèrement relevé, traverse en quelque sorte les jets de liquide lan- cés par les orifices 8 en les choquant violemment et en projetant vers l'ex- térieur une partie infinitésimale de ces jets dont le reste est ensuite cho- qué par les palettes 10 des disques 9 suivants vers le bas.
Bien entendu la forme d'exécution ci-dessus décrite et repré- sentée ne l'est qu'à titre d'exemple et peut varier dans une large mesure sans porter atteinte aux caractéristiques de l'invention, ci-après résumées.