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ATTACHE DE RAIL SUR TRAVERSE, @ONGRINE OU MASSIF EN BETON ARME OU NON.
On sait l'intért que présente pour les Compagnies de chemins de fer la généralisation de l'emploi de traverses en béton armé ou non, et en particulier des traverses constituées par deux massifs en béton armé on non, entretoisés par une ferrure.
Or cette généralisation est freinée parce que les moyens actuels de fixation des rails sur un massif en béton, ne donnent pas entièrement sa- tisfaction. En effet, pour réaliser cette fixation, on a proposé tout d'a- bord un système par tirefonds vissés dans une graniture spéciale dénommée "garniture Thiollier" mais après plusieurs années de mise en voie, le dévis- sage des tire fonds s'avère difficile et même impossible parfois; les têtes des tirefonds se rompent sous l'effort exercé au moment du dévissage, ren- dant ainsi la traverse inutilisable.
On a proposé également le système par boulon et crapaud, mais la conception des boulons utilisés jusqu'à présent, ainsi que l'organisation correspondante de la fixation du rail sont telles qu'elles entraînent soit des manipulations pénibles au moment de la.mise en voie, soit des détériorations ultérieures du béton obligeant à une surveil- lance serrée de la voie et à des remplacements de traverses.
La présente invention a pour objet un système de fixation par boulon et crapaud de formes spéciales combinées avec des logements appro- priés ménagés dans les traverses ou massif de béton au moment de la coulée, supprimant les inconvénients signalés ci-dessus.
Le système selon la présente invention est applicable d'une ma- nière absolument générale à toutes les traverses ou longrines et à tous les massifs, en béton armé ou non, ainsi qu'à tous les types de rails, sous ré- serve naturellement, d'utiliser des crapauds dont le profil dans sa partie appelée à être en contact avec le.rail est établi en fonction du type de rail à fixer.
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L'invention sera aisément comprise en se reportant au dessin joint dans lequel : la fig. 1 représente un crapaud selon l'invention, vu en élé- vation ; les fig. 2 et 3 représentent le même crapaud vu par en dessus et de côté, respectivement ; la fig. 4 représente un boulon de fixation selon l'invention, pourvu de son écrou de serrage ; la fig. 5 représente, vue par en dessous, une semelle métalli- que à interposer entre le rail et le béton ; la fig. 6 représente une coupe verticale du système selon l'in- vention après fixation du rail, passant par l'axe du boulon de fixation et parallèle au rail ; la fig. 7 représente une coupe verticale de ce môme système après fixation du rail, effectuée suivant le plan VII-VII de la fig. 6;
Dans les fig. 1, 2 et 3, on voit que le crapaud comprend un corps 1 pourvu d'une ouverture 4 sensiblement carrée, d'une queue 2 ayant une section droite sensiblement identique à celle de l'ouverture 4 et d'une lèvre 3, dont le profil inférieur correspond au profil du bord du patin du rail à fixer. L'ouverture 4 et la queue 2 sont adjacentes et l'ensemble de la surface couverte par cette ouverture et la queue suivant un plan perpen- diculaire à l'axe de la queue est sensiblement rectangulaire.
La Fig. 4 représente le boulon de fixation pourvu de son écrou 7. Le boulon comprend un filetage 6, un corps 5 et une tête inférieure 8 for- mant un crochet perpendiculaire à l'axe du corps du boulon. La section droi- te de ce corps de boulon est carrée, de préférence, mais cela n'est pas im- pératif. Il y a avantage cependant à ce que le corps du boulon soit pourvu en 9 d'une surface plane. En ce qui concerne la tète 8 du boulon, celle-ci doit comporter en 10 une surface plane perpendiculaire à l'axe du corps du boulon. Il est également avantageux que la surface 11 et la surface inférieu- re de la tète du boulon soient planes, mais cela n'est pas impératif.
La sec- tion droite du corps du boulon doit être telle que ce corps de boulon puisse passer dans l'ouverture 4 du crapaud sans jeu excessif et la section de la tête du boulon prise perpendiculairement à l'axe du corps du boulon doit a- voir une surface égale ou s'inscrivant dans la surface d'ensemble de l'onver- ture 4 et de la queue 2 du crapaud mentionnée plus haut.
La semelle 13 (Fig. 5) est une plaque de fer ou d'acier de-quel- ques millimètres d'épaisseur pouvant être aisément poinçonnée dans une tôle.
Elle comporte deux ouvertures 12 sensiblement rectangulaires, de surface i- dentiques chacune à celle du rectangle constitué par l'ensemble de l'ouver- ture 4 et de la section droite de la queue 2 du crapaud. L'écartement des grands axes de ces ouvertures rectangulaires est fonction de la largeur du patin du rail ainsi qu'on pourra s'en rendre compte en se reportant à la Fig. 7. L'écartement des petits axes desdites ouvertures est fonction du ty- pe de traverse ou de massif en béton. Il peut être nul ou bien, comme on 1' a représenté dans le dessin (Fig. 6) encadrer la ferrure assurant l'entre- toisage des massifs de béton.
Dans les fig. 6 et 7, on voit le système après fixation du rail.
Uniquement à titre d'exemple d'application et par conséquent sans aucune li- mitation de l'invention à la représentation du dessin, on y voit l'applica- tion du système selon l'invention à une traverse constituée par deux massifs en béton 14 entretoisés à leur partie supérieure par une ferrure 19 encastrée mais non scellée dans le béton. On remarquera que les ailes de oette ferrure 19 ont été échancrées au préalable en des emplacements déterminée et que les corps des boulons s'engageant dans lesdites échancrures assurent ainsi en même temps la fixation du rail et l'entretoisage des massifs en béton.
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Dans ces marnes figures 6 et 7 on voit que le massif de béton 14 est perforé verticalement de haut en bas par des trous dont la section droi- te diffère suivant les emplacements. Dans la partie supérieure du trou, la section droite 16-16a correspond à l'une quelconque des ouvertures 12 de la semelle 13, c'est-à-dire que dans cette partie du trou, on peut engager si- multanément la queue 2 du crapaud et le corps 5 du boulon, et que la tête 8 du boulon peut également y pénétrer. Puis à une profondeur correspondant à la longueur du boulon, la section droite du trou s'allonge en 17-17a, de façon à constituer un logement pour la partie débordante de la tête 8 du boulon.
Au moment du serrage du boulon, cette tête 8 doit s'accrocher con- tre la face supérieure 23 du logement ainsi ménagé dans le béton. Cette fa- ce supérieure 23 est à cet effet renforcée par une armature métallique 18 de forme quelconque, noyée dans le béton au moment dela coulée. Enfin,le trou se termine vers le bas par une section droite sensiblement carrée 15- 15a, inscrite dans le rectangle approximatif de la section intermédiaire ci- dessus,mais située à l'opposé du logement de la tête du boulon.
La mise en place du boulon est très simple. On introduit la tête 8 du boulon dans le trou, jusqu'à ce que la partie débordante de cette tête 8 vienne buter contre la surface inférieure 24 du logement 23-17a-2. ménagé dans le béton. On déplace latéralement le boulon de façon à faire pénétrer la partie débordante de la tête 8 dans ledit logement, jusqu'à ce que le corps 5 du boulon vienne s'appliquer contre la paroi 16a du trou. On place la semelle 13 de façon que l'ouverture 12 correspondante de cette semelle soit en coincidence correcte avec l'ouverture du trou, puis on enfile l'ou- verture 4 du crapaud sur la partie filetée du boulon et on engage la queue 2 du crapaud dans l'espace libre de la partie 16-16a du trou.
Le boulon est alors bloqué contre la paroi 16a du trou et la tète 8 du boulon ne peut plus se dégager du logement 23-17a-24. On enfile ensuite une rondelle 22, d' un type quelconque, sur la partie filetée du boulon et on visse enfin l'écrou 7.
On notera que la partie 15-15a du trou permet le nettoyage aisé éventuel du logement 23-17a-24 avant la mise en place du boulon et assure l'évacuation de l'humidité.
Le démontage du boulon s'effectue lui aussi d'une manière très simple et dans le cas où l'effort de dévissage de 1-*écrou entraînerait une rupture quelconque dans le boulon, le trou ménagé dans le béton pourrait être aisément nettoyé après enlèvement du crapaud et la traverse resterait utili- sable.