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CURSEUR DE BLOCAGE POUR FERMETURE A TIRETTE.
L'invention est relative à des perfectionnements à-des eur- seurs pour fermetures à tirette. Elle se rapporte particulièrement à un cur- seur de blocage automatique dans lequel un ressort-de blocage disposé entre une joue supérieure et une anse à poignée porte une goupille de blocage qui s'introduit sous la tension d'un ressort dans l'espace intermédiaire entre deux éléments de la même chaine de fermeture à tirette. Cette goupille de blocage bloque par conséquent le curseur en un point désiré quelconque, mais peut être relevé de la position de blocage en actionnant la poignée, et, dans ce cas, les pivots d'articulation de la poignée servent généralement de moyen pour soulever la goupille de blocage de la voie des éléments.
Un curseur particulièrement efficace, fonctionnant de cette manière, est décrit dans le brevet américain n 2.569.298 du 25 septembre 1951. Ses développements ultérieurs ont montré que ce curseur fonctionnant bien en lui-même est encore susceptible de recevoir des perfectionnements.
Tout d'abord, le ressort qui y est représenté ne peut être utilisé que pour un curseur dans lequel l'anse de la poignée est rivée, et ne convient par conséquent pas pour un genre de curseur élargi dans lequel l'encolure du curseur est renfoncée en guise de renforcement et dans lequel la pièce renfoncée, ayant environ la forme d'un U ou d'un V, forme en même temps le coeur du curseur.
En outre, la joue supérieure porte dans l'ancien brevet amé- ricain une surface de levée qui nécessite une manoeuvre particulière.
La présente invention a pour but en général un perfectionne- ment des curseurs de blocage antérieurs de ce genre, pour faciliter la fa- brication de ces curseurs et utiliser un ressort de blocage pouvant être aisément monté dans tout genre de curseur, en particulier également dans ceux à encolure renfoncée. On aboutit à ce résultat, conformément à l'in- vention, du fait que le ressort est introduit par en-dessous à travers une ouverture correspondante de la joue supérieure dans l'espace existant entre
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celle-ci et l'anse de la poignée, pendant la fabrication du curseur et avant que les moitiés du curseur ne soient repliées en positions parallèles, et il est serti à cet endroit dans des évidements disposés sur la face intérieu- re de la joue et attenant à cette ouverture.
En outre, l'invention a pour but de fixer de fagon assurée le ressort dans le sens trausversal, c'est-à-dire d'empêcher un mouvement laté- ral du ressort. Ceci peut s'effectuer directement ou indirectement du fait par exemple qu'une nervure partant de l'anse de la poignée ou bien s'intro- duit dans une fente du ressort ouvert en forme de fourche ou coopère avec les pivots d'articulation de la poignée.
Ensuite, l'invention prévoit de construire-la surface de levée proposée dans le brevet antérieur, de manière qu'aucune manoeuvre particuliè- re ne so.t nécessaire, notamment du fait qu'elle est constituée par une par- tie du ressort lui-même. Dans ce cas, on donne à cette partie des dimensions telles qu'elle présente une certaine tension de ressort, de manière que le ressort devienne plus rigide et plus facile à manier.
Une autre caractéristique de l'invention concerne la construc- tion des pivots d'articulation de la poignée, permettant de relever la gou- pille de blocage en deux étages à partir de la position de blocage en manoeu- vrant la poignée. Quand en effet, cette manoeuvre s'effectue en un seul mou- vement rapide, il peut arriver que la pression du ressort de blocage contre un élément de fermeture à tirette devienne suffisamment forte pour que la goupille de blocage s'accroche. En outre, la nouvelle construction facilite le retour de la poignée quand elle est libérée, et par conséquent un retour rapide et sûr du goujon de blocage dans la position de blocage.
Une autre caractéristique de l'invention est relative au dan- ger qu'une traction intense sur la poignée ne nuise à l'élasticité du ressort.
Ceci est particulièrement important parce que, même une déformation minime, permanente du ressort peut avoir une influence notable sur son fonctionne- ment. En outre, le danger existe que, lors du mouvement de la poignée dans le sens de là fermeture, les pivots d'articulation ne restent accrochés dans l'espace existant entre la branche du ressort et l'anse de la poignée et ne puissent plus être libérés que difficilement ou ne peuvent même plus l'être du tout pour une nouvelle manoeuvre du curseur.
Une difficulté analogue existe à l'extrémité opposée de l'anse de la poignée dans laquelle pénètrent les pivots d'articulation lors de la manoeuvre de la poignée dans le sens de l'ouverture. Ceci peut aboutir à ce que la goupille de blocage ne revienne pas à la position de blocage et ne joue par conséquent pas son rôle. Suivant l'invention, on évite cet inconvé- nient en prévoyant des moyens qui empêchent un accrochage des pivots d'arti- culation de la poignée dans les deux positions extrêmes et qui guident les pivots d'articulation suivant une ligne droite parallèle à la, joue supérieure du verrou, de manière qu'ils ne puissent en aucune position être suffisamment soulevés pour agir sur le ressort dans une mesure inadmissible. On aboutit à ce résultat, conformément à l'invention, par un mode de construction spé- cial de l'anse de la poignée.
La forme particulière déjà mentionnée des pi- vots d'articulation eux-mêmes contribue également notablement à ce qu'ils ne puissent pas rester accrochés- dans l'espace étroit entre les deux. bras. du ressort.
Un autre objet de l'invention consiste à donner au ressort une forme qui s'adapte à la nouvelle construction de l'anse de la poignée. En outre, l'invention a pour but une construction du ressort qui lui donne une plus grande raideur dans le sens- de sa longueur, sans nuire à sa flexibili- té dans le sens transversal.
Sur les dessins : '
La figure 1 est une vue en plan du curseur de blocage confor- me à l'invention.
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La figure 2 est une coupe longitudinale suivant la ligne 2-2 de la fig. 1 avec la goupille en position de blocage.
La fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 1.
La figure 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 3.
La figure 5 est une coupe analogue à celle de la figure 2, mais sur laquelle la goupille de blocage est relevée d'un étage. -
La figure 6 est la même coupe avec la goupille de blocage en position entièrement relevée.
La figure 7 est une vue en perspective du ressort de blocage utilisé dans les figures 1 à 6.
Les figures 8, 9, 10, 12, 14, 19 et 20 sont des vues en pers- pective de ressorts de blocage modifiés.
Les figures 11 et 13 sont des vues de profil des ressorts re- présentés sur les figures 12 et 14 en position de blocage et en position li- bérée.
Les figures 15 et 17 sont des coupes longitudinales utilisant le ressort représenté sur la fig. 19, la figure 15 en position de blocage, la figure 17 en position libérée.
La figure 16 est une coupe suivant la ligne 16-16 de la figure 15.
La figure 18 est une coupe suivant la ligne 18-18 de la figure 15.
La figure 21 est une vue de profil d'un autre curseur conforme à l'invention, dans lequel la poignée, pour une raison de clarté, est légè- rement soulevée.
La figure 22 est une coupe transversale suivant la ligne 22- 22 de la fig. 21 et en même temps une vue en plan de la face inférieure .de la joue supérieure du curseur.
La figure 23 est une coupe longitudinale à travers le curseur de la fig. 21, tournée de 1800.
La figure 24 est une coupe suivant la ligne 24-24 de la figure 23.
La figure.25 est une vue en perspective du ressort de blocage utilisé dans les figures précédentes.
La figure 26 est une coupe analogue à celle de la figure 23 dans laquelle on représente les pivots d'articulation dans la position cor- respondant à une traction exercée vers le bas sur la poignée.
La figure 27 est une coupe analogue, dans laquelle la position des pivots d'articulation est représentée lorsque la poignée est libérée après une traction vers le bas.
Les figures 28, 30 et 32 sont des coupes longitudinales, ana- logues à la fig. 23, mais représentent des formes modifiées de ressorts de blocage.
Les figures 29, 31 et 33 sont des dessins en perspective des ressorts de blocage utilisés dans les figures 28, 30 et 32.
Sur les figures 1 à 7, 10 et 11 représentent la joue supérieure et la joue inférieure d'un curseur, munies des brides latérales usuelles 12, 13. Les deux joues du curseur sont raccordées par une encolure 14 qui, comme le montrent les figures 1 et 4, est munie, dans un but de renforcement, d'u- ne échancrure profonde 15 qui sert en même temps de coeur du curseur pour sé- parer les éléments lors du mouvement d'ouverture du.curseur. Une anse 16 de poignée est repliée à partir de la joue supérieure, en laissant une ouvertu- re 17, élargie en 17a. Sur les côtés longitudinaux de l'ouverture 17, la joue '
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10 est munie d'évidements 18, 19 dont le but doit encore être expliqué. Dans l'anse 16 est fixée une poignée 20 mobile par l'intermédiaire de'$ picots d'articulation 21, 2la.
Dans l'espace compris entre la joue supérieure 10 et l'anse 16 se trouve un ressort de blocage désigné de façon générale par 22, dont la goupille de blocage ou cliquet 23 pénètre dans la partie élargie 17a de l'ouverture 17 en position de repos dans l'espace intermédiaire entre deux éléments,et bloque ainsi le curseur quand on ne manoeuvre pas la poignée.
Le ressort de blocage utilisé dans le curseur des fig. 1 à 6 est représente en perspective sur la fig. 7. Il a essentiellement la forme d'un U dont une branche forme la base 24 et présente les parties latérales élargies 25, 26 qui correspondent aux évidements 18, 19 sur les arêtes latérales de l'ouver- turè 17. L'extrémité libre de la base 24 est repliée environ à angle droit vers le haut et forme ainsi une branche 27 disposée à peu près perpendicu- lairement à la base 24. Elle est ensuite de nouveau recourbée en arrière d'un angle de 35-45 et forme ainsi une saillie 29 servant de surface de - levée. L'arête entre les pièces 27 et 29 sert de support à l'autre branche 28 de l'U qui s'appuie sur cette arête sous une tension préalable déterminée.
Cette branche, qui agit comme un ressort à lame, est ensuite recourbée vers le bas derrière la partie de branche verticale 27, de manière à lui etre à peu près parallèle, et se termine par la goupille de blocage 23. De préfé-' rence, la largeur de la goupille de blocage est réduite en 30, pour lui per- mettre de pénétrer dans l'espace intermédiaire entre deux éléments de la même chaîne. La goupille de blocage 23 est renforcée en repliant une de ses arêtes latérales vers l'intérieur (fig. 7) ou vers l'extérieur (fig. 8, 9, 12 et 14). La fig. 10 représente une forme spéciale de renforcement, dans laquelle la goupille de blocage est repliée sur toute sa longueur, pour abou- tir à un renforcement particulièrement efficace du cliquet de blocage.
Par suite de la forme représentée et de la tension préalable donnée à la branche de ressort 28, celui-ci forme une unité fermée sur elle- même, pouvant être aisément manipulée et montée, et qui est à la fois forte et sûre.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, on monte ce ressort dans la joue supérieure, avant de replier le curseur lors de sa fa- brication,de manière que les surfaces intérieures des joues du curseur soient accessibles sans plus. Dans ce but, la surface inférieure de la joue supérieure 10 est munie sur les arêtes longitudinales 18, 19 de l'ouverture 17, d'évidements 31, 31a. La base 24 du ressort de blocage a des dimensions telles que les parties élargies 25, 26 s'adaptent dans les évidements 31, 31a dans lesquels elles sont assujetties de façon appropriée, par exemple du fait qu'aux points 32,33 (fig. 4), de la matière du curseur est estampée par-des- sus.
Quand le ressort est ainsi ancré, les joues du curseur sont repliées parallèlement, sans déranger de façon quelconque le ressort monté; de cette manière, la fabrication du curseur est notablement facilitée.
Différentes autres formes de ressort sont possibles. Dans la forme modifiée représentée sur la fig. 9, la pièce 29a en saillie est prépa- rée non par pliage mais par estampage. Dans les formes des figures 11 et 12, la saillie est entièrement supprimée et est remplacée du fait que la branche 28a est repliée obliquement vers le bas sur une partie 37 à partir d'un peint 36. La base 24 peut être construite particulièrement longue et les longuemrs excédentes sont repliées en guise de renforcement. La partie supérieure re- pliée 38 augmente notablement la durée de vie du ressort et rend en même temps le ressort plus flexible. Sur les figures 13 et 14, cette pièce 38 est repliée sur elle-même en 38a et guidée obliquement vers le haut pour former une surface de levée 29b.
Le fonctionnement du curseur se.comprend sans plus. En position de repos, le ressort 22 ,de blocage.et la poignée 20 occupent les positions représentées sur la fig.2. Quand on manoeuvre la poignée, pour déplacer le curseur vers la position, ..ouverte, lespivots d'articulation se déplacent sui- vant les surfaces de levée 29. (pu 29a ou 39).- et lèvent la branche de ressort
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28, jusqu'à ce qu'elle bute sur la face supérieure inférieure de l'anse 16, en soulevant le cliquet 23 de sa position -de blocage.
Un effet analogue s'ob- tient dans les ressorts de blocage des figures 11 et 12, suivant lequel la pièce 37 inclinée obliquement sert de surface de levée pour retirer le cli- quet de sa position de blocage quand on actionne le pivot d'articulation
21.
Le fonctionnement du curseur peut encore être amélioré par une nouvelle construction du pivot à articulation. Dans des curseurs connus, le mouvement du cliquet à partir de sa position de blocage s'effectue d'un coup. Quand ce mouvement s'effectue brusquement, il peut arriver que la goupille de blocage exerce une pression contre l'élément qu'elle bloque' et ainsi s'accroche. Pour exclure cette possibilité, on peut donner au pivot d'articulation une section ovale au lieu de la section circulaire ordinai- re (voir en particulier les figures 2,5 et 6).
Quand on lève la poignée 20, et encore avant d'exercer sur elle une traction, le pivot d'articulation soulève aisément la branche de ressort 28 par suite de sa section ovale, ce qui ne suffit pas à libérer le goujon de blocage 23. Quand alors on exerce une traction sur la poignée, le pivot d'articulation monte le long de la surface de levée 29, comme on le montre sur la figure 6, et effectue ainsi la libération complète de la goupille de blocage 23. En outre, la forme o- vale est encore avantageuse parce qu'elle facilite le mouvement de retour de la poignée dans sa position de repos. On reviendra encore sur d'autres effets avantageux de la forme ovale des pivots d'articulation à d'autres points de vue'.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, on empêche un déplacement latéral du ressort de blocage au moyen d'une nervure 34 par- tant de la surface intérieure de l'anse 16. Comme on le montre sur la figure 3, la nervure est décalée par rapport à la ligne médiane de l'anse de la poi- gnée, pour créer un espace suffisant pour le ressort 22 de blocage. La ner- vure se dispose dans un espace compris entre les pivots d'articulation 21, 2la dont le pivot 21 a la plus grande longueur. Du fait qu'elle sert de gui- dage à la poignée, la nervure 34 empêche indirectement un déplacement laté- ral du ressort de blocage.
Les fig. 15 à 19 représentent un ressort de blocage qui diffère de ceux décrits jusqu'à présent dans ses détails et dans sa disposition. Le ressort représenté sur la fig. 19 a l'extrémité libre de sa base 24 élargie en 40. Cette partie élargie est introduite dans un évidement 41 de la joue supérieure voisin de son encolure. Le ressort est de nouveau assujetti dans cette position par de la matière estampée par dessus en 42. L'autre extrémi- té de la base 24 est recourbée vers le haut et forme ainsi une partie ver- ticale 43 qui traverse l'ouverture 17 de la joue supérieure 10 et pénètre dans l'espace entre cette dernière et l'anse 16. De là, la branche 44 s'é- tend obliquement vers le haut et repose au-dessus des pivots d'articulation 21 comme le montre la fig, 15. Deux becs de blocage 45,46 sont prévus au voisinage de l'extrémité de la base 24.
Il est visible que ces becs de blo- cage 45, 46 sont soulevés hors de portée des éléments, quand on actionne la poignée 20, de manière que le pivot d'articulation 21 pénètre dans l'es- pace plus étroit compris entre la base 24 et la branche 44. Pour empêcher que le pivot 21 ne pénètre dans l'espace situé entre la branche 44 et la surface intérieure de l'anse 16, celle-ci est munie d'une surépaisseur 48 qui rend la chose impossible.
Au lieu de donner à la partie élargie 40 une forme telle qu'el- le se trouve dans le plan de la base, 24, comme sur la fig. 19, elle. peut également être repliée de manière à se trouver en-dessous de ce plan (fig.
10). De cette façon, on gagne plus d'espace entre le coeur du curseur et l'extrémité ancrée du ressort, sans allonger le ressort lui-même.
Pour empêcher le déplacement latéral du ressort, l'anse est munie d'une nervure 49, et la branche 44 est fourchue, de manière à possé- der une fente 44a. Comme on le montre particulièrement dans les figures 15 et 18, la nervure 49 disposée sur la ligne longitudinale médiane de l'anse
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16 pénètre dans la fente 44a et rend ainsi impossible tout déplacement . latéral ou angulaire du ressort. On remarquera en 'outre que la nervure 49 assure le mouvement dans le plan correct de l'extrémité du ressort portant la goupille de blocage 45, 46 et présente ainsi un dispositif de fixation de l'extrémité libre et non assujettie du ressort.
Le curseur représenté sur les fig. 21 à 27 comprend une joue supérieure 50, une joue inférieure 51, munies toutes deux de brides laté- rales 52,53, une encolure 54 portant une échancrure 55 en forme d'U, une poignée 56 dans l'anse 57 provenant de la joue supérieure, de manière à former une ouverture 58 portant une partie élargie 58a destinée à recevoir un ressort de blocage 59. Le ressort 59 est également introduit dans la joue supérieure 50 par en-dessous, et est assujetti par les prolongements latéraux 60, 61 disposés en-dessous de la branche- inférieure 62 du ressort, dans des évidements 63, 64 de la joue supérieure. La branche 62 du ressort agit par conséquent comme ressort à lame et est disposée essentiellement dans le plan de la joue supérieure 50.
Comme on le voit le mieux sur les figures 22 et 25, l'extré- mité libre de la branche de ressort 62 à 65 est élargie, et est repliée sur elle-même vers le haut dans cette partie élargie de manière à former une branche 66 montant obliquement, qui pénètre dans l'espace compris en- tre la joue supérieure 50 et l'anse de la poignée 57. Cette branche 66 a sa largeur fortement réduite et est décalée par rapport à la ligne médiane longitudinale de la base et par conséquent par rapport à la ligne médiane longitudinale du- curseur. La branche 62 porte une goupille de blocage 67 qui -comme d'ordinaire- pénètre dans l'espace intermédiaire entre deux élé- ments, dans la position de repos.
La poignée 66 est articulée au corps du curseur au moyen de pivots d'articulation 69,70 qui pénètrent dans l'anse 57 en sens opposés.
La poignée est également mobile sur le curseur dans une mesure limitée dans le sens longitudinal. On voit d'après la fig. 24 que la branche 66 du res- sort de blocage 59 repose au-dessus d'un des pivots d'articulation de la poignée, ici le pivot 69, de manière que, quand on exerce une traction sur la poignée 56 dans le sens de l'ouverture, la branche 66 du ressort est soulevée par le pivot 69 et ainsi la goupille 67 de blocage est libérée de sa position de blocage.
Comme on l'a déjà dit, il est désirable que le pivot d'arti- culation de la poignée ait un mouvement longitudinal limité suivant une ligne essentiellement droite dont le tracé est parallèle à la joue supé- rieure du curseur, de manière que les pivots 69, 70 ne puissent jamais s'é- carter suffisamment de la surface supérieure du curseur pour exercer un ef- fort notable sur le ressort 59. Pour aboutir à ce but, l'espace entre la joue supérieure et l'anse de la poignée est subdivisé en deux chambres sui- vant sa longueur et cela 'au moyen d'une nervure 72 partant de la face inté- rieure de l'anse 57. Une de ces chambres, celle située à gauche de la ner- vure 72 sur la fig. 24, a une profondeur normale, et peut ainsi recevoir la branche 66 du ressort de blocage et le pivot 69 qui se trouve en-dessous.
L'autre chambre, c'est-à-dire celle située à droite de la nervure 72 a, en revanche, une profondeur réduite, et n'est que légèrement plus haute que là plus grand diamètre du pivot 70. Alors donc que la poignée 56 peut être le- vée et abaissée à volonté, le pivot 70 et par conséquent également le pivot 69 sont empêchés de s'écarter de fagon notable de la joue supérieure 50. On aboutit à ce but en donnant à l'anse de la poignée une épaisseur plus grande à droite de la nervure 72 de manière que la surface intérieure de l'anse y forme un toit 73 disposé parallèlement à la joue supérieure 50 et écarté de la surface extérieure de la joue supérieure à une distance correspondant en- viron au plus grand diamètre du pivot 70.
Alors donc que le pivot 70 peut se mouvoir librement dans le sens longitudinal dans la chambre de droite, son mouvement vers le haut est arrêté par le toit 73.
La chambre dont la profondeur est plus petite joue encore un autre rôle. Elle empêche en effet les pivots d'articulation 69,70 de pénétrer,
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par suite de leurs dimensions minimesdans l'espace compris entre l'extré- mité de la branche 66 et l'anse de la poignée, et de s'y accrocher.
Pour empêcher que les pivots d'articulation ne s'accrochent dans l'espace angulaire existant entre les branches 72 et 66 du ressort, on utilise de nouveau deux pivots 69 et 70 à section ovale, dans lesquels le grand axe se trouve dans le plan de la poignée, comme on le voit le mieux sur les figures 26 et 27. Quand, par conséquent, on exerce sur la poignée une traction vers le bas, pour déplacer le curseur dans le sens de l'ouverture, le pivot 69 se meut dans l'espace angulaire compris entre les branches du ressort de blocage et provoque un soulèvement de la goupille de blocage de la façon habituelle. Par suite de sa section ovale, le pivot 69 ne peut pas s'accrocher et rester figé dans cet espace, comme on le re- connait en examinant la fig. 26.
Quand donc on interrompt la traction vers le bas, le pivot retourne à sa position normale (fig. 27) sous l'action de la branche 62 du ressort. Cet effet est facilité du fait que l'axe du pivot 69 est disposé quelque peu plus bas que celui du pivot 70, de sorte que, quand on exerce une traction sur la poignée, celle-ci se soulève légèrement à distance de la joue supérieure avec le résultat que le pivot 69 ne touche pas la joue supérieure.
La raison pour laquelle la branche 66 du ressort de blocage 59 est décalée d'un côté par rapport à la ligne médiane longitudinale du verrou est donc claire, puisque cette branche ne peut agir que dans la chambre de gauche (fig. 24).
Pour augmenter la flexibilité du ressort 59, en direction trans- versale et sa rigidité dans le sens longitudinal, on dispose en-dessous de la branche 22 du ressort les élargissements 60, 61 dans les évidements 63, 64 de la joue supérieure, comme on le montre sur la figure 25. Ce résultat est également atteint par la construction du ressort suivant les figures 28 à 33. Dans le ressort suivant la figure 29, utilisé dans le curseur re- présenté sur la figure 28, la branche 62a-présente une double pliure, qui la relie aux pièces transversales 60a, 61a. Dans le ressort suivant la fig.
31, utilisé dans le curseur suivant la fig. 30, la branche 62b est repliée autour des pièces 60b, 61b, qui s'étendent sur le côté. Finalement, la for- me suivant les figs. 33, 32 est également possible, dans laquelle la bran- che 62c est raccordée aux pièces 60c, 61c par un repli disposé verticalement, de manière que les pièces 60c, 61c se trouvent dans le plan de la branche 62c du ressort à lame.
REVENDICATIONS.
1.- Curseur de blocage-pour fermetures à tirette, muni d'un ressort qui pénètre entre les éléments, en position de repos, par une ou plusieurs goupilles de blocage, caractérisé en ce que,le ressort est con- struit essentiellement en forme d'U, dont une branche est fixée par en-des- sous dans la joue supérieure du curseur, alors que l'autre branche pénètre dans l'espace compris entre la joue supérieure et l'anse de la poignée, en traversant une ouverture de la joue supérieure, et permet un soulèvement de goupilles de leurs position de blocage en coopération avec les pivots d'ar- ticulation de la poignée.