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PIECES DE JONCTION PERFECTIONNEES POUR LIENS METALLIQUES ET PERFECTIONNEMENTS
AUX APPAREILS A TENDRE ET A SERTIR LES DITS LIENS.
Il existe une grande variété de systèmes de cerclage des colis au moyen de liens métalliques, dans les uns il est fait usage de liens constituée par des feuillards, dans d'autres, de fils métalliques ronds, de section ellip- tique ou aplatie ou autre.
Lorsqu'il s'agit de feuillards, les liens, après avoir été tendus et serrés autour du colis, sont immobilisés au moyen de chapes, de coulisses ou autres pièces de jonction, dans lesquels sont engagées les extrémités du lien et qui sont serties, agrafées ou aplaties s lorsqu'il s'agit de fils mé- talliques, les extrémités des liens, après que ceux-ci ont été convenablement tendus et serrés autour du colis, sont torsadées, enroulées en hélice ou autre- ment accrochées ou solidarisées avec ou sans pièces de jonction, de chapes ou autres.
Un des inconvénients majeurs présentés par la généralité des sys- tèmes de cerclage connus et utilisés jusqu'à présent réside dans le fait qu' ils ne permettant pas d'éviter la flèche du lien produite par l'introduction en dessous de ce dernier,en vue de la jonction de ses -extrémités, d'un appa- reil ou d'un élément d'appareil présentant une certaine épaisseur et produisant, lorsque la jonction est faite et après enlèvement de l'appareil, un relâchement du lien, ce relâchement ne revêt aucun caractère important lorsqu'il s'agit du cerclage de colis plus ou moins élastiques, puisqu'il est compensé en tota- lité ou en grande partie par l'élasticité du colis.
Il n'en est évidemment pas de même, lorsqu'il s'agit de colis durs, métalliques, ronds ou à base étroite ne présentant aucune élasticité propre, le relâchement du lien, est, dans ce cas; préjudiciable au comportement du colis au cours de sa manutention et de son transport; en effet, le cerclage est inopérant, ne maintient pas l'homogé- néité des colis, notamment lorsque ces derniers sont constitués par des far- deaux assemblés, des paquets de tôles, des billes de bois, des bottes de pro- filés métalliques et autres similaires ...
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Il existe cependant des systèmes de cerclage sans flèche, dans lesquels il est fait usage, principalement, de liens en fers feuillards dont les extrémités, après tension, sont jointes au moyen d'une chape sertie ou autrement immobilisée; dans ces systèmesil est généralement procédé de la façon suivante : pour poser un lien, l'extrémité du feuillard est engagée dans la chape et est repliée sous celle-ci, l'autre extrémité du lien, après que celui-ci a été placé autour du colis, est également engagée dans la chape et est saisie par l'appareil de tension dans le but de réaliser le serrage du lien, lorsque ce serrage est jugé suffisant, la chape et les deux brins du lien qui la traversent, sont sertis au moyen d'une pince.
Il ne fait aucun doute que ce mode opératoire ne permet pas d'appliquer une forte tension au lien; en effet, celle-ci ne peut pas dépasser la résistance de l'accrochage réalisé entre l'extrémité du lien et la chape, résistance qui ne correspond pratiquement qu'à environ la moitié de la charge de rupture du lien lui-même.
Le fait que la tension du lien est limitée, comme défini ci-des- sus, à la résistance de l'accrochage réalisé entre l'extrémité du lien et de la chape entraîne forcément l'obligation, surtout lorsqu'il s'agit de cer- cler les colis très pondéreux, d'utiliser des liens dont la résistance prpre est nettement exagérée par rapport à l'effort auquel ils sont soumis, ce qui correspond à un gispillage de matière., En outre, la mise en place, la tensicn et l'immobilisation de tels liens exigent la mise en oeuvre d'un matériel difficilement manoeuvrable à la maino
La présente invention élimine les inconvénients et les désavanta- ges cités et est relative en ordre principal, à une pièce de jonction double, c'est-à-dire qui comporte un organe d'amarrage distinct pour chacune des deux extrémités du lien.
Elle convient particulièrement pour le placement de liens très résistants qùi, jusqu'à présent, ne pouvaient être joints que très difficilement, à la main.
Cette pièce de jonction se caractérise essentiellement en ce qu' elle est conçue de manière que chaque extrémité du lien puisse être sertie séparément, l'effort nécessaire pour le sertissage de cette pièce est donc réduit de moitié; en outre, sa forme et son épaisseur sont telles que l'appa- reil de tension peut s'appuyer contre elle pendant l'opération de tension du lien et que de ce fait tout relâchement de ce dernier est évité après enlève- ment de l'appareil de tension. Par ailleurs, une extrémité du lien étant ser- tie dans la pièce de jonction et par conséquent, solidement amarrée avant tension, il est possible de donner au lien une tension qui n'est pas limitée par la résistance du dit amarrage, la résistance de cet amarrage étant sensi- blement égale à la charge de rupture du lien.
De plus, la pièce de jonction double qui fait l'objet de la pré- s ente invention peut comporter des moyens destinés à la centrer parfaitement dans la pince de sertissage et à faciliter son engagement entre les mâchoires de la dite pince,
En principe, la pièce de jonction double, se présente suivant l' invention sousla forme d'une pièce métallique sensiblement rectangulaire munie à chacune de ses extrémités d'un dispositif d'amarrage et/ou de sertis- sage pour l'extrémité du lien et comportant, éventuellement, à la partie cen- trale des moyens destinés à limiter sa déformation au cours du premier sertis- sage et/ou amarrage et à permettre le second sertissage.
Cette pièce de jonc- tion double peut être appropriée tant pour son application aux liens consti- tués par des fils métalliques, quels que soient le profil et/ou la section de ces derniers, que pour son application aux liens constitués par des fers feuil- lards.,
La présente invention est également relative à des perfectionne- ments apportés aux appareils tendeurs et aux pinces de sertissage par écrase- ment.
De nombreuses variantes d'exécution de la pièce de jonction et no- tamment de ses dispositifs de sertissage et/ou d'amarrage sont possibles.
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Deux formes d'exécution d'une pièce de jonction selon l'invention ainsi que les perfectionnements apportés aux appareils tendeurs'et aux pinces de sertissage, données à titre d'exemples non limitatifs, sont représentées aux dessins annexés, dans lesquels :
Fige la est une vue en perspective d'une pièce de jonction double pour fils métalliques élliptiques,
Fig. lb est une vue en plan de la pièce de jonction suivant fige la.
Fig. lc est une coupe suivant la ligne C-C de la fig. lb.
Fig. 2 montre la façon dont les extrémités du lien sont introdui- tes dans la pièce de jonction.
Fig. 3 représente la mise en place de la pince de sertissage en vue de l'amarrage de la première extrémité du lien.
Figo 4 montre la pièce de jonction avec le sertissage de la premiè- re extrémité 'du lieno
Fig. 5 montre la mise en place de l'appareil tendeur.
Fig. 6 montre la position de la pince de sertissage en vue de 1' amarrage de la seconde extrémité du lien.
Fig. 7 illustre le dispositif de retenue de l'appareil tendeur après sectionnement du lien.
Fig. 8 représente un lien avec pièce de jonction suivant la fig. le après sertissage des deux extrémités du lien.
Fig. 9 est une vue d'un détail de la pince de sertissage.
Fig. 10a est une vue en perspective d'une pièce 'de jonction dou- ble spéciale pour liens en fers feuillards.
Fig. 10b est une vue en plan du flan utilisé pour la confection de la pièce de jonction suivant la fig. 10a.
Fig. 10c est une coupe suivant la ligne C-C de la fig. 10b.
Fig. 11 montre la pièce de jonction suivant la fig. 10a, avec la première extrémité du lien sertie.
Fig. 12 montre la mise en place de l'appareil tendeur.
Fig. 13 montre la position de la pince de sertissage en vue du sertissage de la seconde extrémité du feuillard.
Fig. 14 représente un lien en fer feuillard avec pièce de jonc- tion double suivant la figo 10a après sertissage des 2 extrémités du feuillard.
La pièce de jonction double 1, pour fils métalliques elliptiques ou autres, qui fait l'objet de la présente invention et qui est représentée aux fig. le est constituée par une pièce métallique rectangulaire, exécutée par exemple en acier doux et obtenue par découpage ou tronçonnage d'une barre plate dont la largeur et l'épaisseur correspondent à celles de la dite pièce -de jonction. L'épaisseur de la pièce de jonction est telle que l'élément de retenue de l'appareil tendeur, peut prendre appui contre l'extrémité de la pièce de jonction qui lui fait face.
La partie centrale de la pièce de jonction 1 est munie d'une lu- mière 5 qui, dans la forme d'exécution représentée, est rectangulaire mais à laquelle toute autre forme géométrique pourrait être donnée et qui est desti- née à servir de guide pour le centrage de la dite pièce de jonction 1 dans la pince de sertissage (dont les caractéristiques spéciales sont décrites plus loin) et à faire fonction de contre-couteau pour le cisaillement des extrémi- tés du lien (comme il est également défini plus loin). De part et d'autre de la dite lumière centrale 5 et dans l'axe longitudinal de la pièce de jonction 1, sont disposés symétriquement les deux dispositifs de sertissage et/ou d' amarrage des extrémités du lien.
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Dans la forme d'exécution,représentée, chacun de ces dispositifs - est-constitué par une-série de demi-anneaux transversaux inférieurs 6 et supérieurs 7 alternés qui sont découpés et emboutis dans le corps de la pièce de'* jonction 1. L'ouverture 8 (voir fige lc) ) entre,les dits demi-anneaux supériers et inférieurs 6 et 7 forment un canal dont la section est suffisante pour permettre l'introduction de l'extrémité du lien qui doit être amarrée ou sertie (voir fige 2).
Ces demi-anneaux sont séparés par des vides 9 (voir fige lb) dont la largeur est inférieure de quelques dizièmes de millimètres à l'épaisseur du lien, de façon qu'au moment du sertissage ou de l'amarrage du lien (qui s'opère au moyen des mâchoires et de l'enclume de la pince à sertir qui écrasent les demi-anneaux sur le fil métallique formant le lien) ce dernier soit'non,seulement ondulé mais également serti., partiellement enrobé dans le métal de la pièce de jonction 1 (voir fig. 3, 7 et 8). Les vides 9 existant entre les demi-anneaux alternés 6 et 7 permettant au lien d'être serré sans être cisaillé pendant l'opération de sertissage.
Les angles 2-2' et 3-3' de la pièce de jonction 1 sont arrondis dans le but de faciliter l'introduction de cette dernière dans le bec de l'appareil tendeur (voir plus loin) et d'éviter les blessures que pourraient occasionner des angles vifs pendant les manipulations.
Les bords longitudinaux de la pièce de jonction 1 sont relevés (voir figo 1c) pour permettre l'engagement facile de la pince de sertissage sous la dite pièce de jonction en vue du sertissage des extrémités du lien.
En leur milieu? c'est-à-dire à hauteur de la lumière centrale 5, les bords de la pièce de jonction 1 portent un emboutissage arrondi creux 4 dans le but de limiter la déformation de cette pièce lors du sertissage du premier de ses dispositifs d'amarrage et de permettre le sertissage facile du second dispositif.
La description ci-dessus fait nettement apparaître le principe qui constitue la base de la présente invention c'est-à-dire que la pièce de jonction qui en fait l'objet est double en ce sens qu'elle comporte un dispositif de sertissage et/ou d'amarrage distinct et séparé pour chacune des deux extrémités du lien. Cette caractéristique permet de sertir ou d'amarrer, séparément chacune des extrémités du lien et., par conséquente de réduire de moitié l'effort manuel nécessaire pour ce sertissage.
En outre, du fait que l'appareil tendeur peut prendre appui contre la pièce de jonction après l' amarrage solide de la première extrémité du lien et que la résistance de cet amarrage est très élevée et, en tous cas, sensiblement égale, à la charge de rupture du fil, il est possible de donner au lien une tension beaucoup plus élevée que celle atteinte par les systèmes connus et usuels.
La pièce de jonction qui fait l'objet de la présente invention est donc avantageusement utilisable pour l'exécution de liens pour colis très pondéreux e@ permet la mise en oeuvre du maximum de résistance des liens utilisés et par conséquente permet l'emploi de liens de sections plus petites que ceux utilisés actuellement en procurant une économie appréciable de métal.
L"emplci de cette pièce de jonction double procure encore d'autres ayantages qui seront définis ci-après.
Comme dit plus haut au cours de la description de la pièce de jonc- tion double dans la forme d'execution representée au dessin, la premiére extrémité du lien est sertie ou amarrée à la pièce de jonction avant de procéder à la mise sous tension du lien.
Ce sertissage ou cet amarrage est opéré à l'intervention d'une pince de sertissage qui comprend certains éléments qui sont indispensables pour l'utilisation des pièces de jonction doubles et qui constituent des perfectionnements à ce type d'appareils, perfectionnements qui font également partie de l'invention.
Il en est d'ailleurs de même en ce qui concerne les appareils à tendre spécialement adaptés en vue de leur emploi avec les pièces de jonction doubles. Les perfectionnements apportés tant aux pinces de sertissage qu'aux appareils à tendre, seront.décrits en détail ci-après, au cours de la description du mode d'emploi et de mise en oeuvre des nouvelles pièces de jonction. '
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La mise en place, le serrage et l'immobilisation d'un lien en fil métallique avec utilisation de la pièce de jonction double représenté et. décrite ci-dessus, s'opèrent de la façon suivante :
Après avoir fait passer le lien à travers les dispositifs d' amarrage d'une extrémité de la pièce de jonction puis autour du colis, par exemple un colis à surface courbe, l'extrémité du lien 10 est'engagée de la valeur nécessaire à permettre son parfait amarrage, c'est-à-dire de manière à atteindre à peu près le centre de la pièce de jonction. Quant à l'autre . extrémité 11, elle est repliée vers le haut comme montré à la fig. 2 pour permettre le passage de la pince de sertissage. Il est ensuite procédé à 1' amarrage de la première extrémité du lien, l'extrémité 10.
Dans ce but, la pince de sertissage 12 (voir fige 3) est placée sur l'extrémité de la.pièce de jonction 1 portant le dispositif de sertissage correspondante c'est-à- dire que les mâchoires 13 et 14 sont engagées sous la pièce de jonction à l'endroit où doit être opéré le premier sertissage. Dans cette position, le guide de centrage 15 de la pince 12, s'engage dans la lumière centrale 5 de la pièce de jonction en chevauchant l'extrémité du fil 10 engagée au-dessus de cette lumière, ce chevauchement est possible du fait que la base du guide
15 qui doit s'engager dans la lumière 5 présente la forme d'un U renversé dont les deux bras s'étendent le long des deux grands c8tés de la lumière 5 (qui, on le sait, est rectangulaire) tout en maintenant entre-eux l'extrémi- té du lien 10.
Le guide 15 est en permanence repoussé vers le bas par le res- sort 16 prenant appui contre le bossage 17 du corps de la pince 12, mais sa course est limitée par la vis 17' engagée dans une lumière longitudinale 18 percée dans son corps (voir fig. 3).
Lorsque le guide 15 est correctement engagé dans la lumière 5 de la pièce de jonction 1 on obtient la certitude que la dite pièce de jonction.est exactement centrée sous la pince de sertissage et que le lien
10 est exactement centré dans la pièce de jonction, puisqu'il est maintenu, à l'avant de la pince 12, par la base du guide 15 et à l'arrière de cette pince, par le guide fixe 19 solidaire de cette dernière (voir fige 6). Les 'différents éléments pince, lien et pièce de jonction étant exactement cen- trés'l'un par rapport à l'autre, on est assuré du parfait amarrage de 1' extrémité du lien 10 dans l'extrémité correspondante de la pièce de jonction 1.
et amarrage est obtenu par la manoeuvre de la pince 12, cette manoeuvre a pour effet de serrer énergiquement les éléments à solidariser entre les mâchoires 13 et 14 et une enclume intérieure (non visible sur les dessins) de la pince et d'écraser contre le fil les demi-anneaux 6 et 7 de la pièce de jonction 1. Les mâchoires 13 et 14 et l'enclume de la pince 12 sont pro- filées de façon que cet écrasement provoque non seulement l'ondulation et le sertissage du fil, mais également l'enrobage partiel du dit lien par le métal de la pièce de jonction sans risque de cisaillement du lien, grâceà la présence des vides 9 existant entre les demi-anneaux alternés 6 et 7 de la pièce de jonction 1 (voir figo 1b).
A la fin de la course de serrage de la pince 12, un couteau 20, disposé à l'avant de la pince 12 et derrière le guide 15 (voir fige 9, dans laquelle le guide 15 a été enlevé), cisaille l'extrémité du lien 10, en coopération avec le contre-couteau 21 formé par la paroi d'about 21 de la lumière 5 percée dans la pièce de jonction double (voir fig. 1b). De par le fait que le couteau 20 est légèrement décalé dais le plan vertical par rapport à la paroi 21 de la lumière 5, le cisaillement ''du bout du lien 10 se traduit par un léger refoulage de ce dernier le long de l'arête de la paroi 210 , '' , Le sertissage de l'extrêmité du lien 10 ainsi que son cisaille- ,ment sont visibles sur la fige 4.
Cette figure montre également la manière dont les emboutissages 4 pratiqués dans'les bords de la pièce de jonction (voir figo 1b)s'opposent à la déformation de cette dernière lors de son, premier sertissage en laissant intacte la partie de la pièce de jonotion ré- servée au sertissage de la seconde extrémité- du lies.. ,
Après l'amarrage de l'extrémité 10 du lien,, l'appareil à tendre ou le tendeur est placé comme représenté à la fig.
5, c'est-à-dire que son
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doigt de retenue 23, constitué par une plaque métallique coudée très résis- tante,, est glissé par son extrémité amincie 24 sous le lien 10, de façon que l'arête avant du nez 25 vienne prendre appui contre l'extrémité arrière de la pièce de jonction l, plus exactement contre l'extrémité arrière de la par- tie déjà sertie de la dite pièce.
En même-temps ce nez 25 prend appui sur la face supérieure de la pièce de jonction 1 (pour la clarté du dessin une joue , du nez 25 a été enlevée), de manière à empêcher le tendeur de basculer sous l'effort de tensiono Le nez 25 de l'appareil tendeur est muni d'un canal 26 permettant le guidage du lien 11 et le centrage exact de ce dernier par rapport à la pièce de jonction., L'extrémité du lien 11 est saisie d'uné maniè- re connue par le tendeur et la tension du lien est effectuée de la façon cou- rante et usuelle. Lorsqu'une tension du lien jugée suffisante est obtenue, il est procédé à l'amarrage de l'extrémité du lien 11 dans le second dispositif de sertissage de la pièce de jonction l.
Cette opération est illustrée par la fig. 6 et s'opère de manière identique à l'amarrage de la première extrémité du lien,, Il va sans dire que pendant cette opération, le tendeur reste en place. Ce n'est que lorsque le second sertissage est terminé et que le bout de l'extrémité du lien 11 a été sectionné tout comme le fut précédemment le bout du lien 10, qu'après enlèvement de la pince à sertir, le tendeur est re- tiré.
Il est à remarquer que même après cisaillement du bout du lien 11 et enlèvement de la pince de sertissage (voir fige 7) l'appareil tendeur est resté en place, il ne peut en effet, ni basculer ni choir, puisque l'extrémi- té 24 de son doigt 23 reste engagée sous le lien 10. Il y a lieu également de remarquer que la dite extrémité 24 est suffisamment mince, son épaisseur ne dépasse pas celle de la pièce de jonction, pour ne pas être la cause d'un re- lâchement du lien après son enlèvement.
Après achèvement du sertissage ou de l'amarrage de la seconde ex- trémité du lien, celui-ci se présente à l'endroit de la pièce de jonction dou- ble 1, sous l'aspect représenté par la fig. 8. Il est à remarquer que l'opéra- tion de cerclage ne donne lieu à aucun déchet, la partie du lien provenant du mou repris par l'appareil de tension faisant retour vers la bobine et servant au cerclage suivant. La quantité de lien employé est donc légèrement inférieu- re au périmètre du colis cerclé. Sous l'action de la tension appliquée au lien, la dite pièce de jonction s'adapte exactement à la courbure du colis, comme représenté par la fig. 8.
Après sertissage, la pièce de jonction est devenue à peu près pla- te et ne forme qu'une légère surépaisseur sur le colis.
Le principe de la pièce de jonction double peut être utilisé pour la confection des liens exécutés au moyen de fers feuillards.
Une pièce de jonction double 101 spécialement prévue pour de tels liens est représentée, dans une forme d'exécution simple, par la fig. 10a.
Elle comprend deux chapes (ou coulisses) 102 et 103, de forme classique, soli- daires et écartées l'une de l'autre.
Dans la forme représentée, la pièce de jonction 101 est formée (voir fig. 10b)à partir d'un flan en tôle 104 de forme rectangulaire, dont la longueur est égale à celle de la pièce de jonction achevée et au centre duquel est découpée la lumière 110. Les deux bords longitusinaux 105 et 106 du flan sont repliés suivant les lignes 107 et 108 de façon à venir se disposer parallèlement au plan initial du flan tout en laissant subsister entre eux un espace libre 109 (voir fig. 10c).Le -flan replié constitue une gaine plate com- portant une face pleine ajourée en son centre et une face munie d'une fente intéressant toute sa longueur..
La lumière 110 qui sépare les deux chapes 102 et 103 peut être découpée de manière à laisser subsister au moins partielle- ment les bords 111 et 112 (fig. 10c) de la pièce formée, dans ce cas, les dits bords coopèrent à la résistance de la pièce de jonction double,
La pièce de jonction double pour liens en fers feuillards décria ci-dessus, est utilisée de la manière suivante :
Le lien ou plus exactement'le feuillard étant passé dans la chape . d'une extrémité de la pièce de jonction,' puis autour du colis à cercler, (dans
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l'exemple représenté il s'agit d'un colis à surface courbe), l'extrémité 113 est engagée dans la chape 103 de la valeur nécessaire pour permettre son ser-. tissage qui s'effectue de la manière usuelle et à l'aide des moyens connus.
L'appareil tendeur (figo 12) est placé de manière à prendre appai contre le bord extrême supérieur de la chape 103 (qui est déjà sertie). La tension du lien est ensuite opérée de la manière connue et usuelle. Lorsque cette ten- sion est' jugée suffisante, il est procédé, de la manière connue et avec les
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moyens' connûs9 au sertissage de la chape 102 dans laquelle passe l'extrémité 114 du lien sur laquelle a été appliquée la tension (voir fige 13).
Après enlèvement de la pince de sertissage et de l'appareil tendeur et rupture du feuillard par pliage, la jonction réalisée se présente comme indiqué à la fige .140 La pièce de jonction s'adapte exactement à la courbure du colis sous l'action de la tension appliquée au lien. Il y a lieu de remar- quer que la tension qui peut être appliquée au lien, moyennant l'utilisation de la pièce de jonction double est singulièrement plus élevée que celle qu'il est possible de réaliser avec les moyens connus et utilisés jusqu'à présent.
En effet,, suivant les.. méthodes connues, la tension appliquée au lien se tra-
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duit par une traction cpi S,SUI." l'extrémité du lien engagée dans une chape et repliée en dessous de' celle-ci, sans aucun autre amarrage ou sertissage, il'est évident que dans ce cas la tension du lien ne peut pas dépasser la ré- sistahce de' l'accrochage entre l'extrémité du lien et de la chape, réalisé com- me défini,tandis' que l'emploi de la pièce de jonction double procure le moyen de faire porter l'effort de.'traction sur une extrémité du lien sertie dans une chape et d'obtenir par conséquent, une tension du lien qu'il n'a pas été pos- sible de réaliser jusqu'à présent.
Tout comme dans la forme d'exécution de la pièce de jonction double pour fil métallique, décrite plus haut, la double chape, spéciale pour fers feuillards procure une économie sensible¯de matière, permet de réduire la section des feuillards utilisés puisqu'il donne la possi- bilité d'accroître leur taux de travail, et réduit de moitié l'effort de ser- tissage.
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9 ,.. 'Il est eexpressément ,spécifié que la présente invention n'est pas exclusivement limitée aux formes d'exécution représentées et décrites et que des modifiGa.tions 1ieuvent . être apportées tant à la forme qu'à la disposition et à la constitution des pièces de jonction double, notamment en ce qui con- cerne le type des dispositifs d'amarrage et/ou de sertissage mis en oeuvre, pour autant que ces modifications ne soient pas contredites par les revendi- cations qui suivent.
REVENDICATIONS.
1. Pièce de jonction perfectionnée pour liens métalliques, carac- térisée en ce qu'elle est munie d'un dispositif d'amarrage distinct et séparé pour chacune des deux extrémités du lien et en ce qu'elle est munie de moyens propres à limiter sa déformation consécutive au sertissage de ses dispositifs
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d'amarrage.
....2.. Pièce de jonction double suivant la revendication'l, spéciale