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ACCOUPLEMENT ELASTIQUE, EN PARTICULIER POUR COMMANDES SEPAREES DES ESSIEUX
DE VEHICULES SUR RAILS.
L'invention a trait à un accouplement élastique, en particulier pour commandes individuelles des essieux de véhicules sur rails, dans lequel des blocs de caoutchouc, disposés en cercle et au nombre de six au moins, sont reliés alternativement aux bras des deux arbres à accoupler. Sous l'action des forces tangentielles, ces blocs de caoutchous subissent des efforts de compression ou de traction. Mais lors de déplacements relatifs, angulaires ou longitudinaux, des deux arbres, ils subissent des efforts de cisaillement.
Dans les accouplements connus de cette espèce, les bras de l' un des arbres, ou ceux des deux arbres, lesquels bras s'engagent entre les blocs de caoutchouc, sont disposés parallèlement à l'axe des arbres et sont fixes en porte-à-faux aux disques d'entraînement des deux arbres, situés à cô- té des blocs en caoutchouco La longueur minimum de construction de ces accou- plements correspond ainsi à la somme des épaisseurs des disques d'entraîne- ment et de la longueur des blocs en caoutchouc.
La présente invention a pour but de permettre la construction d'un tel accouplement élastique, aussi court que possible en direction axia- le. Cela devient possible du fait que les bras qui s'engagent alternative- ment entre les blocs de caoutchouc occupent une position radiale à l'inté- rieur du logement disciforme qui contient l'ensemble des blocs en caoutchouc.
De cette manière, la longueur totale de l'accouplement ne devient pas plus grande que celle des blocs de caoutchouc eux-mêmes.
Pour ne pas devoir procéder, lors du démontage de l'ensemble de machines à accoupler, à des déplacements axiaux de l'un des arbres par rapport à l'autre, il est bon de ne pas croiser axialement les bras de 1' un des arbres avec ceux de l'autre, mais de les limiter au plan médian de l'accouplement. Les pattes d'entraînement, vulcanisées sur les blocs de caoutchouc et devant être fixées sur les bras, reçoivent alors une disposi- tion échelonnée, par paires, de manière à constituer des éléments en forme de Z.
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Le dessin représente l'objet de l'invention à titre d'exemple, appliqué à la commande individuelle d'un essieu d'un véhicule sur rails.
Figo 1 représente le dispositif de commande en élévation, la ligne de coupe étant la ligne 1-1 de la fig. 2.
Fig. 2 représente le même dispositif en plan, partiellement vu de l'extérieur, partiellement en coupe.
Fig. 3 est une coupe de l'accouplement élastique, suivant la ligne arquée III-III de la figol.
Dans le dispositif de commande individuelle d'essieu repré- senté ici, le moteur électrique 1 est relié de façon fixe, par des bras la et 1b, au châssis 3 du véhicule, lequel châssis repose élastiquement sur les trains de roues 2. Ce moteur commande l'essieu 4 par 1-*intermédiaire d'un arbre moteur 6 traversant l'arbre creux 5 du rotor, de deux accouplements élastiques 7 et d'un mécanisme de transmission à engrenages 8. Ce dernier se compose principalement du pignon 10 logé dans le carter 9, et de la roue dentée de commande 11 emmanchée à chaud sur l'essieu moteur 4. Le carter 9 est monté d'un côté sur le moyeu 12 de la roue dentée 11, et d'autre part, il est re- lié au châssis 3 par une bride de suspension 13 qui sert en même temps de support recevant la réaction de tout le mécanisme de transmission.
Si le châssis, et le moteur qui en est solidaire, s'enfoncent verticalement sur les ressorts, l'extrémité du carter 9 suspendue à la bride 13 s'enfonce d'autant, en tournant un peu autour du moyeu 12. Mais le pignon 10 logé dans le carter 9 ne s'abaisse que d'une hauteur inférieure, environ de moitié. La petite inclinaison ainsi produite entre l'arbre moteur 6 et l'arbre du moteur et celui du pignon, est neutralisée élastiquement par les deux accouplements flexibles 7, sans aucun glissement de pièces l'une contre l'autre..
On peut voir plus précisément la structure de ces accouplements flexibles 7 par les figures 1 et 3.Dans chaque accouplement,. huit blocs de caoutchouc 14 sont disposés en cercle, et sur les surfaces 23 situées paral- lèlement aux axes des arbres ces blocs sont vulcanisés avec des pattes d'en- traînement 15. Celles-ci sont vissées alternativement d'une part sur les bras d'entraînement 16 et 17 de l'arbre creux 17 et d'une des extrémités de l'ar- bre moteur 6, d'autre part sur les bras 17a, 18 de l'autre extrémité de 1' arbre moteur et de l'arbre 19 portant le pignon. De cette manière, les blocs de caoutchouc 14, par suite des forces tangentielles du moment de rotation à transmettre, subissent des efforts de compression ou de traction,suivant les case et donnent ainsi à tout le dispositif de commande une élasticité torsion- , nelle.
Lors des déplacements relatifs, angulaires et longitudinaux, des arbres, les blocs de caoutchouc 14 subissent des efforts de cisaillement, comme on peut le voir par les figo 1 et 2.
Tous les bras d'entraînement 16, 17, 17a et 18, s'engagent non en direction axiale., mais en direction radiale entre les blocs de caoutchouc 14. En outreils sont si étroits qu'ils peuvent trouver place dans le loge- ment disciforme qui contient l'ensemble des blocs de caoutchouc, et ne néces- sitent donc pas une longueur de construction dépassant les blocs de caoutchouc.
Par suite de cette construction ramassée axialement que l'on donne aux accou- plements élastiques, l'espace disponible entre les roues peut être affecté dans une large mesure au logement du moteur.
Le montage et le démontage du moteur sont facilités du fait que les bras de l'un des arbres ne croisent pas ceux de l'autre, mais n'arrivent qu'aux environs du plan médian des accouplements, mesure qui se trouve réa- ' lisée par l'échelonnement des pattes 15,visible sur la fig. 3. En effet, les surfaces 21 des pattes d'entraînement 15 situées perpendiculairement aux axes des arbres,' sont disposées à une petite distance a des surfaces correspondan- tes 22 appliquées contre les bras de l'autre arbre. Après que, lors du démon:- tage, les bandes d'entraînement 15 ont été libérées et éloignées des bras 16-18,
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le moteur peut être enlevé sans déplacement axial.
Les surfaces limites 20, parallèles aux axes des arbres, des pattes d'entraînement 15 sont disposées en forme de coins, afin que les blocs de caoutchouc 14 puissent être précomprimés graduellement lors de leur inser- tion entre les bras. En calculant en conséquence cette précompression des blocs de caoutchouc, on peut faire en sorte que ceux-ci, sous l'action des forces tangentielles, ne subissent que des efforts de compression et non de traction, ce qui est un avantage pour tout organe en caoutchouc.
Dans l'exemple représentée la section transversale des blocs de caoutchouc est rectangulaire.Mais elle pourrait aussi être circulaire.éllip- soidale, ou de toute autre forme appropriée à l'usage.
En dehors du domaine d'application indiqué à titre d'exemple, l'accouplement conforme à l'invention convient aussi à d'autres transmissions articulées, dans lesquelles la place est exiguë dans le sens axial, tandis que l'on désire une bonne élasticité de l'accouplement dans tous les sens.