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NOUVELLE SERINGUE A INJECTION.
La présente invention est relative aux seringues pour injections en médecine et dans l'art vétérinaire.
La pratique de la médecine, ainsi que l'art vétérinaire, oblige journellement le praticien à utiliser par voie d'injection des associations de plusieurs médicaments. Or, avec les seringues usuelles, ce praticien se trouve devant la nécessité de changer de seringue avec chaque médicament.
Ceci présente des inconvénients sérieux dans de nombreux cas (manipulations délicates, impossibilité de passer instantanément d'une solution à une autre) et ces inconvénients, souvent rédhibitoires.; ont empêché jusqu'ici certains trai- tements qui seraient pourtant d'une très grande importance.
La présente invention a pour objet une nouvelle seringue per- mettant d'éviter tous ces inconvénients.
Cette seringue est remarquable, notamment, en ce qu'elle com- prend la combinaison de deux ou d'un plus grand nombre d'éléments tubulaires individuels munis chacun d'un piston mobile actionné par un poussoir individuel, ces éléments étant reliés en parallèle à un ajutage unique destiné à porter 1' aiguille d'injection.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, les éléments tubulaires précités sont formés par des tubes juxtaposés, par exemple, paral- lèles
Selon encore une autre particularité de l'invention, les tubes précités sont indépendants les uns des autres et fixés sur des éléments communs de la monture.
On constate ainsi que, non seulement il devient possible, sans la moindre difficulté, d'injecter simultanément deux ou un plus grand nom- bre de médicaments,, mais qu'an surplus, on peut réaliser des tubes indépendants
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ou non qui sont facilement interchangeables et dont la construction n'implique aucune complication.
Dans le dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, on a représenté d'une façon schématique deux modes de réalisation d'une seringue conforme à l'invention.
Dans ce dessin, la fig. 1 est une coupe longitudinale d'une seringue à deux tubes juxtaposés et indépendants la fig. 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la fig.l; la fig. 3 est une coupe longitudinale d'une seringue dans laquelle le corps proprement dit de la seringue est fait d'une seule pièce dans laquelle on a prévu deux compartiments tubulaires; la fig. 4 en est une coupe suivant la ligne IV-IV de la fig.
3; la fig. 5 est'une vue en élévation d'un mode particulier d'exécution d9une seringue conforme à 1?invention; la fig. 6 en est une vue par dessous; la fig. 7 est une coupe suivant la ligne VII-VII de la fig.
5. la fig. 8 est une coupe à plus grande échelle suivant la li- gne VIII-VIII de la fig.5; la fig. 9 est une vue partielle, en coupe, à grande échelle, suivant la ligne IX-IX de la fig.5; la fig. 10 est une vue partielle en coupe à grande échelle.
Suivant l'exemple des figures 1 et 2, la seringue comporte deux tubes 1. 2, juxtaposés ou accolés, maintenus en place par une monture supérieure 3 avec joint d9étanchéité 4 et par une monture inférieure 5.
Ces deux montures n'ont été indiquées ici qu'à titre d'exemple et il sera très facile de les compléter- ou modifier selon les besoins de chaque cas particulier sans pour cette raison sortir du cadre de l'invention.
La monture inférieure 5 comportant un ajutage commun aux deux tubes 1. 2, comprend deux canaux 6. 7, débouchant chacun dans l'un des tubes 1,2. Ces deux canaux communiquent avec un canal central commun 8'prévu dans un appendice 9 prolongeant la monture 5 vers le bas et servant de support à l'aiguille- d'injection qui a été- représentée en 10 en traits mixtes.
Des-pistons 11, 12, montés sur des tiges 13. 14, se dépla- cent dans les tubes 1, 2.
Un dispositif quelconque d'un type connu ou non peut être aménagé sur lesdites tiges 13, 14,, permettant'de les immobiliser à une hauteur voulue, en fonction du volume de liquide utilisé..
De même,, si on le juge utile, on pourra prévoir des clapets de retenue dans les canalisations 6 et 7 pour empêcher tout retour de liquide.
Ceci peut avoir son importance lorsqu'on a cessé d'agir sur l'un des poussoirs,. exemple 13. et lorsqu'on commence l'injection du liquide contenu dans le tube adjacent 1. Bien entendu, le dispositif démobilisation des. poussoirs.permet- tra, lui aussi, d'empêcher le liquide d'un tube de refluer dans un autre:
Les tubes 1, 2. peuvent être interchangeables et- les mont\1- res 3, 5 facilement démontables.
Dans l'exemple des figures 3 et 4, les tubes 1, 2, sont prévus dans un corps unique 15 qui peut être en verre, en matière plastique, etc..
Dans ce cas, le corps 15 peut être coulé et les espaces tubulaires 1,2, prévus a ce moment. @
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On peut également imaginer des corps tubulaires télescopiques avec un piston central cylindrique et un ou plusieurs pistons annulaires cou- lissant dans le ou les espaces annulaires compris entre les divers tubes.
Le nombrer des tubes ou des compartiments tubulaires, ainsi que leur forme, peuvent être arbitraires et- varier selon les besoins.
De même, la forme des corps tubulaires des montures 3. 5, des canaux 6, 7, 8, etc.. pourra être autre que celle représentée au dessin et ce sans sortir du cadre de l'invention.
Le fonctionnement de la seringue est très simple. On remplit successivement les deux tubes 1,2, par une traction exercée sur chacun des poussoirs 13, 14. et après avoir plongé l'ajutage 9 dans les liquides corres- pondants.
Il suffira ensuite de repousser successivement les poussoirs 13. 14, après avoir piqué l'aiguille à l'endroit voulu du corps du patient.
Suivant le mode de réalisation des figures 5 à 10, les deux tubes 1, 2, formant seringue, sont réunis à leur partie inférieure au moyen du support 5 formant un coude. Cette pièce comprend trois alésages 16, 17 et 18 réunis par deux bras 19 et 20. Dans ces alésages, pénètrent-les ajuta- ges 21 et 22 des deux tubes 1, 2, et l'ajutage 23 destiné à recevoir l'aiguil- le d'injection (non représentée).
Ces divers alésages sont réunis par des canaux 24, 25, ména- gés dans les bras 19 et 20 du coude 5.
De cette façon, on réalise une liaison entre les espaces in- térieurs des cylindres 1, 2, et l'aiguille (non représentée).
L'ajutage 23 peut- tourner dans son logement 17, est percé axialement en 26 et comporte une fraisure 27, un évidement, un canal ou analo- gue permettant de relier à volonté l'aiguille avec l'un des deux cylindres 1, 2, (ou plus exactement avec l'un des deux canaux 24 ou 25).
La rotation de l'obturateur ou du robinet 23 est assurée par un levier 28 (Figs. 6 et 9). Des butées 29, 30. peuvent être prévues pour arrêter ce levier 28 dans ses deux positions extrêmes pour lesquelles les cy- lindres 1 et 2 communiquent avec l'aiguille.
Les pièces 21 et 22 sont surmontées par des embases 30 ser- vant d'appui aux cylindres 1, 2. Une surface d'appui 31 convexe, par exemple, est prévue à cet effet sur les embases 30. Les embases sont percées en 32 et communiquent chacune avec l'un des canaux 24, 25. De préférence, les cylin- dres sont chacun entourés d'une monture métallique 33 qui est rendue solidai- re des embases 30 et du support 5 par une bague 34 vissée sur cette monture.
L'une- des deux montures- 33 porte-, à sa partie supérieure, un collier 35 (Figs. 1 et 7) comportant un premier appendice 36 assurant un écar- tement constant par rapport au cylindre voisin et un deuxième appendice 37 per- mettant une meilleure prise pour la main de l'opérateur. Ce dernier appendice est, d'ailleurs, d'un type courant.
Le fonctionnement de cette seringue est extrêmement simple.
L'opérateur, en manoeuvrant le levier 28, réalise le remplissage successif des deux cylindres 1,2, ainsi que l'injection intermittente et successive de leur contenu.
Par ailleurs, rien n'est plus simple que de démonter l'ensem- ble de la seringue, par exemple en vue de changer un cylindre détériorée
Un premier avantage de la nouvelle seringue réside dans le fait que la seringue à plusieurs compartiments permet d'éviter au praticien toute cause d'incertitude, résultant du fait qu'il n'est jamais sur que les solutions à injecter peuvent¯ être mélangées avant l'injection, ce. qui le. met dans l'impossibilité d'effectuer ce mélange dans la seringue à un seul com-
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partiment sous peine de risquer de se trouver devant une incompatibilité des produits, incompatibilité qui peut conduire à une association dangereuse de ces produits ou encore à la formation d'un précipité et à la perte des médi- caments.
Par ailleurs, le fait de pouvoir injecter avec la même serin- gue, sans la moindre perte de temps, plusieurs solutions et successivement ou par une série d'injections graduées, alternées, permet certains traitements que l'utilisation de plusieurs seringues séparées rend difficile en raison : - d'une part, dans tous les cas, du temps nécessaire aux manipulations, c'est-à-dire de l'enlèvement de la première seringue et de la mise en place d'une autre dans l'aiguille déjà piquée dans le corps du pa- tient ; - et, d'autre part, dans certains cas, du fait que les in- jections doivent se succéder sans perte de temps, d'une manière quasi instan- tanée.
On peut citera comme cas d'injections rapides successives, rendues possibles grâce à la seringue suivant l'invention: - l'injection intra-veineuse de certains médicaments très utiles, sinon indispensables, mais à effet caustique sur la paroi veineuse qui ne sont utilisables sans risques que si, après leur injection, il est possible de laverimmédiatement la veine.
- l'injection d'un antidote au cours même d'une injection d'un certain produit (anesthésique par exemple) pour éviter certains inci- dents ou accidents au cours de l'injection de ce produit (on conçoit à quel point le remplacement nécessaire d'une seringue à un seul compartiment peut être dangereux dans ce cas)s - les injections sous-cutanées ou infra-musculaires qui sont plus ou moins douloureuses et que l'on peut, grâce à la seringue à deux com- partiments, faire procéder ou faire suivre d'une injection anesthésiante ; - l'injection-d'une- solution neutralisante pour éviter tout danger d'escarre dans le cas où le praticien aurait injecté de la solution médicamenteuse autour de la veine.
Par ailleurs, la possibilité de pouvoir injecter plusieurs produits alternativement ou à plusieurs reprises au cours de la même opération est particulièrement utile pour certains travaux, études ou expériences (étu-- de de 1'Hypertension par exemple).
En un mot, grâce à ces possibilités d'injection de plusieurs solutions, la seringue suivant l'invention permet certaines médications et études auxquelles on a dû renoncer jusqu'ici parce qu'elles nécessitent des injections successives, difficiles à exécuter et trop séparées dans le temps.
Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux mode-9- d'exécution représentés et décrits qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple.