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PROCEDE DE SOUFFLAGE DE BAINS METALLIQUES, EN PARTICULIER DE FONTE.
L'invention se rapporte à un procédé de soufflage de bains métalliques, en particulier de fonte, dans un convertisseur ou dans tout autre récipient approprié, au cours duquel on souffle de l'oxygène ou d'autres gaz ou mélanges gazeux oxydants par le haut sur la surface du bain, et dans lequel la quantité de chaleur nécessaire au processus est produite par la réaction des gaz avec le bain d'acier.
Dans les procédés de ce genre on adoptait jusqu'ici une disposition telle, c'est-à-dire, on choisissait l'écart de la ou des tuyères par rapport à la surface du bain de telle manière que l'agent de soufflage entrait en contact avec la surface du bain de manière relativement concentrée.
Sur ce point il s'est avéré préférable de guider le jet de soufflage contre la surface du bain avec une énergie suffisamment faible pour qu'il ne pénètre substantiellement pas dans le bain, mais qu'il déplace toutefois la couche de scorie recouvrant le bain et la couche d'oxyde métallique qui se forme constamment, en particulier la couche de protoxyde de fer, afin d'entrer en réaction avec la surface du bain dénudée.
Avec un tel procédé dans lequel le jet de soufflage, tout en ayant une faible énergie, entre en contact néanmoins avec une surface relativement petite de la surface du bain, il apparaît nécessaire, pour maintenir la durée du procédé entre des limites acceptables, de faire intervenir des quantités d'oxygène relativement grandes sur une petite surface, d'où il en résulte d'une part que des quantités importantes de fer ou autre métal sont vaporisées et se perdent à cause de l'élévation de la température réactionnelle, et d'autre part que la quantité d'oxygène fournie au bain ne peut pas être complètement utilisée.
L'invention a pour objet d'améliorer ce procédé et consiste substantiellement en ce que la surface d'impact du ou des jets de soufflage sur le bain représenté entre 1/25 et 1/10, de préférence environ 1/10 de la surface totale du bain. Dans ce cas-ci on entend par surface d'Impact la section transversale du ou des jets de soufflage à une distance de la ou des tuyères correspondant à la distance séparant les tuyères de la surface du bain dénudée
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au repos avec libre circulation dans un milieu gazeux au repos sans obstacles.
Suite à l'accroissement de la partie de la surface du bain sur laquelle se produit principalement la réaction entre l'oxygène fourni et le fer du bain, il est maintenant possible d'abaisser la quantité d'oxygène fournie par unité de surface à un point tel qu'on peut éviter les températures excessives et de cette façon une perte démesurée en fer par vaporisation du fer, sans que le cours total de la réaction en souffre et sans que le déroulement du processus en soit allongé.
Bien plus, par suite de l'accroissement de l'espace réactionnel il est pôssible d'augmenter la quantité d'oxygène fournie dans l'unité de temps sans avoir à supporter l'action nuisible d'une élévation locale excessive de la température-. Donc par le procédé de l'invention on renforce le bouillonnement du bain, ce qui à pour effet d'accélérer la marche du processus.
Dans la partie de la surface du bain sur laquelle l'oxygène entre en réaction avec le bain, il se forme par suite d'une part de l'élévation locale de la température et d'autre part par la formation d'oxyde de carbone dans le bain un courant dirigé vers le haut auquel doit correspondre un courant de retour vers le bas dans les régions non directement atteintes par l'agent de soufflage. Du fait que maintenant la région atteinte par l'agent de soufflage est accrue relativement aux régions non atteintes, le courant de retour a lieu dans une région plus réduite du récipient réactionnel et se fait par conséquent à une plus grande vitesse, ce qui favorise-le brassage à tous les endroits du bain et, tout l'espace du récipient réactionnel dans lequel le bain est contenu est substantiellement utilisé pour le brassage.
De cette fa- çon le bouillonnement est réparti uniformément dans tout le bain et en moyenne il est renforcé, ce qui a pour résultat d'améliorer l'effet du procédé.
Avec une telle conduite de soufflage, suivant laquelle la surface d'impact de l'agent de soufflage représente au moins 1/25, de préférence environ 1/10 de la surface -totale du bain, on dirige suivant l'invention l'agent de soufflage contre la surface du bain avec une énergie suffisamment faible pour que l'agent de soufflage bien la scorie et la couche de protoxyde de fer se formant constamment sur la surface du bain sans toutefois pénétrer substantiellement dans le bain ou respectivement sans déprimer la surface du bain, pour que la surface du bain dénudée se présente toujours bien à l'agent de soufflage tout en évitant cependant une suroxydation du bain par suites de la pénétration du jet de soufflage dans le bain.
REVENDICATIONS.
1. - Procédé de soufflage de bains métalliques, en particulier de fonte, dans le quel on souffle de l'oxygène ou d'autres gaz ou mélanges gazeux oxydants par le haut sur la surface du bain et dans lequel la quantité de chaleur nécessaire au processus est produite par la réaction des gaz avec le bain d'acier, caractérisé en ce que la surface d'impact du ou des jets de soufflage sur le bain représente entre 1/25 et 1/10, de préférence environ 1/10 de la surface totale du bain, et dans lequel on entend par surface d'impact la section transversale du ou des jets de soufflage à une distance de la ou des tuy- ères correspondant à la distance séparant les tuyères de la surface du bain dénudée au repos, avec libre circulation dans un milieu gazeux au repos sans obstacles.