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PRESSE POUR LUTHIER.
La présente invention est relative à une,presse pour luthier destinée à tabler les instruments à archet, comme les violons, altos, violoncelles et contre-basse.
Les instruments à archet sont constitués essentiellement d'une caisse de résonance dont la paroi supérieure est la table douée d'une certaine élasticité, et la paroi inférieure représentée par le fond réuni à la table par des éclisses avec ses tasseaux et par une pièce de bois cylindrique appelée âme.
La réalisation d'un violon exige la préparation de 81 pièces dont l'assemblage se fait principalement sur un moule ayant exactement la forme et les dimensions de l'intérieur de la caisse du violon.
Une fois le tour d'éclisses préparé sur le moule, il s'agit d'y fixer d'abord le fond qui a regu ses voûtes et ensuite la table supérieure.
Ces deux collages représentent une opération délicate.
Une des principales difficultés du collage de la table¯et du fond réside dans la configuration complexe de la table, ensuite de ce que cette table déborde des éclisses et, enfin, de la courbure donnée à la table elle-même.
En pratique, la fixation d'une table est faite par deux luthiers, l'un maintenant le violon collé, l'autre appliquant les vis en bois généralement utilisées et consistant en un boulon à large tête ronde sur lequel se visse une rondelle. Cette vis à tabler demande de très grandes précautions de mise en place, car elle risque de rompre le bord en porte à faux de la table, de blesser la table à la base de sa partie convexe et de provoquer un déplacement des pièces à coller par suite du frottement au début du serrage de la rondelle tournant sur le boulon.
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La présente invention a pour but d'obvier à ces multiples inconvénients et réside essentiellement en ce que la presse pour luthier comporte
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deux mâchoires épousant la forme de l'encadrement, ces mâchoires étant agencées pour se faire vis-à-vis aux extrémités des bras,d'un cadre déformable en forme de U, des moyens étant prévus pour rapprocher les mâchoires et serrer ainsi la table sur le tour d'éclisses.
Au dessin annexé est représenté à titre d'exemple, trois modes de réalisation de la présente invention.
La Fig. 1 montre en perspective la presse pour luthier, l'un des bras se présentant sous forme d'équerre sur lequel est monté pivotant le second bras,
La Fig. 2 montre en perspective une variante de réalisation du cadre en U, alors que
La Fig. 3 représente une autre variante de réalisation du cadre.
Suivant le mode de réalisation de la presse pour luthier représenté à la figure l, le cadre de la presse est constitué d'un équerre 1 sur lequel est monté pivotant autour d'un axe 2 un bras 3.
Le bras libre 4 porte à son extrémité une mâchoire 5 qui fait vis-à-vis avec une mâchoire 5' montée sur le bras pivotant 3. Les mâchoires ont une configuration telle qu'elles viennent épouser exactement les surfaces avec lesquelles elles sont destinées à prendre contact pour presser la table, qui vient d'être collée sur le tour d'éclisses.
Le rapprochement des bras 3- 4 est assuré par une vis 6 sur laquelle s'engage un écrou-papillon 7, ce dernier forçant au fur et à mesure du vissage l'extrémité du bras 3 à se rapprocher du bras 4.
La vis 6 est de préférence disposée vers l'extrémité des leviers par exemple au tiers de leur longueur.
Lorsqu'une table a été pressée sur la caisse de résonance, la pression reste appliquée sur la table pendant tout le temps nécessaire au séchage de la colle et il suffit après la prise de cette dernière, de desserrer l'écrou-papillon 7 pour autoriser la libération de la presse.
Suivant l'invention, un seul homme. peut tabler un violon du fait que la pression se fait d'une manière perpendiculaire à la surface à appliquer et qu'il n'existe aucune tendance, lors du serrage, à faire bouger les pièces à assembler. Pour que la pression s'opère dans une direction bien perpendiculaire à la table, le petit bras de l'équerre 1 sur lequel est monté pivotant le levier 3 à une hauteur telle à ce que l'espacement entre les bras 3 et 4 correspond à la hauteur du violon, c'est-à-dire que pendant le serrage des bras 3 et 4 se trouvent dans des plans parallèles.
Le mouvement rotatif des vis du commerce, actuellement en usage par les luthiers est donc éliminé et la rapidité de la pose de la presse, suivant l'invention, autorise le collage en une seule opération de toute la table.
Un autre avantage de la présente invention réside en ce qu'une seule presse suffit, tant pour assurer la pression sur un coin ou sur un C, alors qu'avec les boulons ordinaires à tête ronde, il était nécessaire d'en employer deux par coin et au moins deux par C.
L'on comprend également que la présente presse évite, lors des serrages, de blesser la face supérieure de la table et autorise un enlèvement facile de l'excédent de colle,étant donné que les éclisses sont totalement dégagées. Ainsi il est possible d'obtenir un travail soigné et d'un fini ir- réprochable par le collage en une seule opération de la table, et l'enlève- ment complet de la colle en excédent qui risque démanger le verni et ce sans risque de briser la partie de la table en porte à faux.
A la figure 2 est représenté un bras 3' monté sur un équerre 1 à l'aide d'une lame de ressort 8 ; bras 3'-4' comportant des logements 9-91 destinés à recevoir des ergots 10 respectivement 101 solidaires des
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mâchoires 52-53. Il est ainsi possible de remplacer aisément les mâchoires dans le cas notamment où elles sont détériorées ou pour les remplacer par d'autres d'une conformation plus adéquate à ce travail.
Suivant la figure 3,il est montré un bras 32 monté pivotant sur l'équerre 1 à l'aide d'une charnière 12, les mâchoires 54 - p consti- tuées notamment en cuir étant appliquées directement par collage par exemple aux extrémités des bras 32-42.
L'on comprend qu'il peut être prévu des presses de différentes dimensions, suivant le genre d'instrument dont il faut assurer la fixation de la table.
Une presse du même principe est conçue pour coller la barre d'harmonie à l'intérieur de la table.
L'invention a été décrite et illustrée à titre purement indicatif et nullement limitatif et il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à ses détails sans s'écarter de son esprit.
REVENDICATIONS.
1. Presse pour luthier, caractérisée par des mâchoires conformées pour épouser l'instrument à assembler, et fixer à l'une des extrémités de bras maintenus par leur autre extrémité à un écartement fixe, tout en permettant un léger pivotement, de façon à autoriser une variation dans l'écartement des mâchoires, des moyens étant prévus pour rapprocher les mâchoires et presser entre elles l'instrument à tabler.
2. Presse pour luthier, caractérisée en ce que l'un des bras se présente sous forme d'équerre à l'extrémité libre de laquelle est monté oscillant le second bras.
3. Presse pour luthier caractérisée en ce que au tiers environ de la longueur des bras et vers les mâchoires est prévu un boulon traversant les bras et qui, en coopération avec un écrou, autorise la création d'une pression entre les mâchoires.
4. Presse pour luthier, caractérisée en ce que les mâchoires sont constituées de cuir ou feutre affectant la forme désirée pour épouser l'instrument à tabler, ces mâchoires étant maintenues aux extrémités des bras par collage sur les faces se faisant vis-à-vis ou par tout autre moyen de fixation.
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