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METIER A TISSER CIRCULAIRE.
On sait que les métiers à tisser circulaires, dans lesquels la ou les navettes qui portent le fil de trame effectuent un mouvement de rota- tion ininterrompu, permettent en principe des vitesses de travail beaucoup plus grandes et par conséquent des chiffres de production beaucoup plus éle- vés que les métiers à navettes animées d'un mouvement alternatif; on n'a ce- pendant pas encore réussi à obtenir, avec ces métiers à tisser , un mode de travail ininterrompu satisfaisant pour une production importante.
La présente invention a pour but de créer un métier à tisser cir- culaire permettant d'éviter ces inconvénients et de fabriquer, avec un chif- fre de production élevé, des tissus de meilleure qualité et d'une plus grande variété d'armures et elle a pour objet des perfectionnements aux métiers à tisser circulaires dans lesquels la chaîne est fournie par au moins une ensôu- ple, par exemple une ensouple pouvant Sire freinée, la formation de la foule étant effectuée successivement par des lames superposées et disposées suivait les secteurs d'un cercle, tandis que l'insertion de la duite est obtenue au moyen d'au moins une navette tournant autour de l'axe central du métier et én- trainée de préférence par induction électromagnétique à partir d'une partie primaire inductrice .
Conformément à la présente invention, on utilise des aiguilles de poussée, platines, etc.. s'engageant dans la foule entre les fils de chaîne après l'insertion de la duite et maintenant le fil de trame fortement contre le tissu sous une pression continue dans le temps et augmentant le cas échéant, la commande de ces organes, aiguilles, platines, etc.., de m#me que celle de dispositifs de synchronisation individuels adjoints à chaque navette et ralen- tissant ou accélérant le mouvement de cette navette suivant l'écart de celle- ci par rapport à sa position exigée par la formation de la foule, ayant lieu en fonction de la position et de la vitesse des organes qui provoquent le chan-
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gement de Pas.
Des chevalets de support en forme de secteurs, dans lesquels les lames sont mobiles et guidées radialement et sur lesquels une superstructure est fixée pour recevoir et supporter le dispositif d'application sous pres- sion de la duite avec ses organes d'entraînement et, le cas échéant, égale- ment le stator d'un dispositif électrodynamique d'entraînement de la ou des navettes, sont montés de préférence sur un cercle concentrique à l'axe du mé- tier et répartis régulièrement, par exemple de manière à pouvoir être démon- tés individuellement.
Conformément à une autre caractéristique de la présente invention, plusieurs excentriques de commande des lames (excentriques de formation de la foule) sont assemblés en paquets, par exemple au moyen de plaques d'extrémité et fixés à un arbre d'entraînement de manière à pouvoir être démontés.
La présente invention est expliquée plus en détail ci-après, avec référence aux dessins annexés, illustrant quelques exemples de réalisation, et dans lesquels :
Fig. 1 est une vue en élévation, partie en coupe, d'un métier à tisser circulaire réalisé conformément à la présente invention, vu en regar- dant dans le sens de l'ensouple de chaîne et de l'ensouple de tissu.
Fig. 2 est une vue en élévation, partie en coupe, du métier, vu perpendiculairement à l'élévation de Fig. 1.
Fig. 3 est une vue en plan des organes d'entraînement principaux du métier, au-dessous de III-III de Fig. 1.
Fig. 4 est une vue en élévation partielle, certaines parties étant arrachées et d'autres étant représentées en coupe, du dispositif à réglage automatique pour le dégagement de la chaîne.
Fig. 5 en est une vue de détail de Fig. 3.
Fig. 6 est une vue de détail, partie en coupe, par VI-VI de Fig.
4.
Fig. 7 est une vue en élévation, partie en coupe axiale, du méca- nisme de formation de la foule, y compris un paquet d'excentriques de forma- tion de la foule, ainsi que du casse-chaîne et du dispositif d'application de la duite, dispositif qui fait partie du métier.
Fig. 8 est une vue en élévation montrant des excentriques de for- mation de la foule et le mécanisme à lames, partie en coupe et à plus grande échelle.
Fig. 8a est une vue en coupe partielle d'une variante d'excen- triques de formation de la foule avec la lamette.
Figs. 8b et 8c sont une vue en coupe transversale partielle et en élévation de face ou respectivement un plan d'un dispositif de guidage des lamettes.
Figs. 8d et 8e sont respectivement une vue en coupe longitudinale et en coupe transversale d'un autre dispositif de guidage des lamettes.
Fig. 9 est une vue en plan de la foule du métier, certaines par- ties étant arrachées.
Fig. 10 est une vue en plan d'un excentrique de formation de la foule .
Fig. 10a est une vue en coupe axiale d'une variante de paquet d' excentriques de formation de la foule avec son dispositif d'entraînement.
Fig. 10b est une vue en plan de ce paquet et d'une partie de la foule.
Figs, 11 et 11a sont des vues d'ensouples de chaîne disposées sui- vant les côtés d'un hexagone et de leur dispositif d'entraînement commun en
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élévation et en plan.
Fig. 12 est une vue schématique d'un dispositif de réglage auto- matique des dispositifs de frein pour les ensouples de chaîne.
Fig. 13 est une vue en élévation, partie en coupe axiale, du dis- positif d'entraînement de la navette ou des navettes et du dispositif d'ap- plication de la duite avec son dispositif d'entraînement.
Fig. 14 est une vue en coupe, à plus grande échelle, du dispositif d'application de la duite de Fig. 13.
Fig. 15 est une vue semblable d'une variante du dispositif d'ap- plication de la duite.
Figs. 14a et 14b sont respectivement une vue en coupe axiale et en élévation de face d'une autre variante d'un dispositif d'application de la duite suivant Fig. 14, avec des éléments d'application réunis en forme de peignes.
Fig. 16 est une vue du pourtour partiellement développé d'une partie du plateau de commande du dispositif d'application de la duite.
Fig. 17 est une vue en plan, certaines parties du chevalet de sup- port supérieur et du dispositif d'application de la duite étant partielle- ment arrachées.
Fig. 18 est, à plus grande échelle, une vue en plan partielle du dispositif d'application de la duite et desdispositifs de répartition de la chatne.
Fig. 19 est une vue en coupe verticale du dispositif de casse-chaîne et des dispositifs de répartition de la chaine.
Fig. 20 est, à plus grande échelle, une vue de détail, partie en coupe, des lames du casse-chaîne.
Fig. 21 est une vue en plan d'une partie du dispositif d'enroule- ment du tissu.
Fige 22 est une vue partielle, partie en coupe, d'une partie du dispositif d'enroulement du tissu.
Fig. 23 est une vue partielle, partie en coupe, d'une autre par- tie du dispositif d'enroulement du tissu.
Fig. 24 est une vue en élévation, partie en coupe, du mécanisme d'entraînement du dispositif d'application de la duite.
Fig. 25 est une vue en élévation, partie en coupe, de détails du dispositif d'enroulement du tissu.
Fige 26 est une vue en élévation schématique d'une navette.
Fig. 27 est une vue en'élévation schématique de face d'une navet- te de Fig. 26.
Fig. 28 est une vue en plan schématique d'une navette comme cel- le de Fig. 26.
Fig. 29 est un schéma de connexions simplifié des circuits de com- mande et de synchronisation du dispositif d'entraînement de la ou des navettes..
Fig. 30 est un schéma des circuits de moteurs d'entraînement de navettes.
Fig. 31 est un schéma d'une armature de commande rotative avec la bobine de tateur correspondante du dispositif d'entraînement de la ou des navettes et du circuit de commande.
Fig. 32 est le schéma des connexions d'un détecteur sensible à la phase, du dispositif d'entraînement de la ou des navettes et du circuit de commande.
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Fig. 33 est un schéma des connexions du circuit d'un moteur de freinage de la navette.
Fig. 34 est un schéma du moteur de freinage de la navette
Figo 35 est un schéma des connexions des circuits d'arrêt auto- matique destinés à être utilisés en combinaison avec les circuits du dispo- sitif d'entraînement de la navette et de commande.
Ainsi qu'il résulte des figures 1 et 2, le métier à tisser cir- culaire conforme à la présente invention possède un arbre principal vertical central 1, qui entraîne le mécanisme 2 de formation de la foule et le méca- nisme 3 d'application de la duite.
Un cylindre en acier, concentrique à l'arbre principal 1 et s'ap- puyant sur quatre fers 4 en forme de C, porte le dispositif de casse-chaîne 6, le dispositif 7 tendeur de fils de chaîne, qui sera décrit plus loin, et, par l'intermédiaire de cornières 8, un palier 9 pour l'arbre principal central 1.les lamettes du dispositif d'application de la duite avec leur dispositif d'entrainement et les éléments individuels 10 du stator du, dispositif d'en- trainement de la navette,éléments qui seront décrits en détail plus loin, sont supportés par des'chevalets de support 11 en forme de secteurs annulai- res (voir fige 9), qui, de leur coté, sont fixés concentriqument à l'arbre central 1, à une certaine distance les uns des autres, sur une plaque annu- laire supérieure 12 portée par le cylindre en acier.
Un chevalet de support 13 (voir aussi fig. 17), également fixé sur les chevalets porteurs 11, porte le palier supérieur 14 de l'arbre principal 1. La disposition décrite pour les chevalets porteurs 11 est très importante pour permettre un démontage la- téral facile des excentriques de formation de la foule 61, ainsi que l'entre- tien général du métier. Lorsque l'on n'enlève que quelques chevalets porteurs successifs 11, les chevalets restants suffisent pour supporter toute la super- structure supérieure.
Le mécanisme d'enroulement du tissu, mécanisme qui est désigné d'une façon générale par 15 et qui va être décrit en détail, s'appuie sur les parties 16 du châssis principal.
L'arbre d'entraînement principal 1, qui est monté dans un palier inférieur 17, est entraîné par un moteur 18, qui est relié, par l'intermédiai- re d'un accouplement de manoeuvre 19, à un mécanisme démultiplicateur 20 dont la partie entraînée agit, par l'intermédiaire d'un train de roues coniques 21 (voir notamment fig. 3),sur un arbre 23 qui entratne, au moyen d'un pig- non 24, la roue conique 25 montée sur l'arbre 1. L'arbre 23 entraîne, par 1' intermédiaire d'un train de roues coniques 26 , 27, un arbre 28, une paire de roues coniques 29, 30, un arbre vertical 31 et une autre paire de roues coni- ques 32, 33, ainsi que le dispositif d'enroulement du tissu 15.
Lorsque le moteur 18 est séparé du mécanisme démultiplicateur au moyen de l'accouplement de manoeuvre 19, on peut actionner l'arbre principal à la main au moyen d'un volant 34 par l'intermédiaire des rouas coniques 35, 27, 26.
Le dispositif de détente de la chaîne, qui est représenté dans son ensemble aux figs. 1 à 3 et dans ses détails aux figs. 4 à 6, comprend deux ensouples de chaîna parallèles 40 disposées à proximité du sol, des deux cotés de l'arbre central 1, et sur lesquelles la chaîne est enroulée, ainsi que des galets-guides 56, 57 par lesquels les fils de chaîne 58 sont répartis le long du pourtour de la foule de tissage circulaire.
Le pourtour de la chaîne enroulée sur les ensouples 40 est tou- ché près de chacune des extrémités de ces ensouples par un rouleau tàteur cylindrique 41, chacun de ces rouleaux étant fixé, de manière à pouvoir tour- ner librement, sur l'extrémité supérieure d'une crémaillère 42 portée par. une bielle de poussée 43, guidée par des galets 44. Ces crémaillères 42 engrènent chacune avec une roue dentée 45 montée sur le meme arbre avec une poulie 46.
Des leviers 47 peuvent tourner autour de pivots 48 et sont pourvus chacun,
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sur leur face supérieure, d'une gouttière de guidage 47a dans laquelle un galet 49 peut glisser et rouler, une chape 50, chargée par un poids,étant suspendue aux galets 49. Une courroie 51 partant de chaque galet-guide 49 passe sur une poulie de guidage folle 52 et aboutit à la poulie correspon- dante 46 sur le pourtour de laquelle elle est fixée. Un oeilleton 53 est adapté, de manière à pouvoir tourner;, à chacun des quatre leviers 47, en- tre la gouttière de guidage 47a et le pivot 48, et une chaîne 54, fixée à cet oeilleton est enroulée autour de l'un des tambours à friction 55 adap- tés aux extrémités des ensouples 40, et fixée par son autre extrémité au chas- sis du métier.
Lorsque l'ensouple est enroulée et pleine,, le rouleau tâteur 41 qui est en contact avec elle occupe sa position la plus basse, et le galet
49 avec la chape 50 chargée par un poids, occupent la position la plus haute sur le bras de levier. La valeur du poids qui charge la chape 50 est déter- minée par la valeur de la tension nécessaire pour le tissage du filé corres- pondant. La position de l'oeilleton 53 et la distance de déroulement du ga- let 49 sont déterminées mathématiquement en fonction du frottement et de la tension nécessaire.
Au fur et à mesure que l'ensouple fournit du filé, son diamètre diminue. Gemme par suite de l'action du pignon 45 sur la crémaillère 42, le poids et l'ensemble des poulies exercent sur le rouleau tâteur 41 un effort agissant vers le haut, ce rouleau monte jusqu'à ce qu'il vienne toucher 1' ensouple. Ce mouvement ascendant, qui est provoqué par la rotation du pig- non, fait aussi tourner la poulie 46 qui est montée sur le même arbre. Lors- que la poulie principale 46 tourne, elle déroule un peu de la courroie cunéir- forme 51, ce qui a pour conséquence que le galet 49 roule de haut en bas dans la gouttière de guidage 47a du bras de levier 47,avec le poids qui y est fixé par l'intermédiaire de la chape 50.
Au fur et à mesure que le galet et le poids roulent de haut en bas le long du bras de levier 47, le moment de la force qui agit sur la chaîne de freinage 54 est réduit en m#me temps que le bras de levier diminue, ce qui a pour effet de réduire aussi le frottement sur le tambour à friction 55. La tension de la chaîne est ainsi maintenue à sa va- leur voulue pendant le tissage , le long de toute l'ensouple. En outre, pendant le tissage, la tension de la chaîne est maintenue égale sur les deux ensouples l'une par rapport à l'autre,la même tension étant donnée aux deux ensouples dès le début de l'opération.
Aux figs. 11 et lla, pour assurer une meilleure répartition des fils de chaîne sur la foule, on utilise six ensouples de chaîne 40a concen- triques à i'axe du métier à tisser circulairedisposées sur les cotés d'un hexagone régulier et entraînées par un arbre d'entraînement commun 40b. L'ar- bre d'enroulement commun 40b est relié positivement, par un dispositif d'en- trainement par chaîne constitué par la chaîne 40d, à des dispositifs démul- tiplicateurs individuels, par exemple aux dispositifs d'entraînement à vis sans fin 40c des différentes ensouples 40a.
Dans le dispositif automatique de freinage d'ensouple représenté à la fig. 12, les fils de chaîne 58 de l'ensouple 40a sont amenés à la foule dans le sens de la flèche par l'intermédiaire d'un rouleau de changement de direction 52a monté sur le châssis du métier et d'un rouleau danseur 46a. Le rouleau danseur 46a est supporté par les bras les plus longs de leviers 47a à bras inégaux, qui sont montés au-dessus et des deux cotés de l'ensouple 4Qa, de manière à pouvoir tourner autour de l'axe de changement de direction 52a, et dont les bras les plus courts sont reliés aux extrémités libres de rubans de frein 54a, tandis que des poids de charge 50a sont montés à position régla- ble aux extrémités ds bras de leviers les plus longs.
Par suite de cette dis- position, on obtient de la manière suivante une tension constante pour les fils de chatne lorsque le diamètre de l'ensouple 40a diminue, il faut que le moment de freinage du ruban de frein diminue proportionnellement; en effet, lorsque le diamètre de l'ensouple diminue, l'effort nécessaire pour l'entraînement . de la chaine augmente d'abord, ce qui a pour effet de soulever le rouleau dan- seur 46a avec les leviers 47a qui sont chargés par les poids 50 ao Ceci a pour
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conséquence un déplacement du ppint de fixation du ruban de frein 54a dans un sens opposé à celui des poids de charge 50a et, par conséquent,un desser- rage du frein.
La vitesse maximum du métier étant déterminée par la plus 'grande vitesse possible pour le changement de pas il faut prendre des masures par- ticulières pour assurer un bon guidage des lamettes et pour réduire le frot- tement des pièces en mouvement Quant au mécanisme de changement de pas 2, on le décrira en se référant plus particulièrement aux figs.
7 à 10 et 12. les lames au moyen desquelles les fils de chaîne sont tirés d oi- vent être combinées, comme on le sait, avec un dispositif par lequel certains fils de chaîne sont écartés, tandis que d'autres sont tirés en arrière,pour former ainsi un partage et l'ouverture de la chaîna, qu'on appelle le pas ou la foule, ouverture dans laquelle se meut la navette qui y insère la duite.
La pcsition relative des lames est ensuite changée , quelques-unes de celles qui étaient écartées, ou toutes, sont tirées en arrière tandis que d'autres sont écartées, de manière former une nouvelle foule à travers laquelle la navette continue à se mouvoir, une nouvelle duite ou longuets de fil de tra- me y étant insérée, Les lames sont écartées et tirées en arrière dans un ordre déterminé, ce qui donne naissance à une armure déterminée. Le nombre des lames détermine la série de possibilités suivant lesquelles on peut faire mouvoir les fils de chaîne.
L'écartement et le retrait des lamelles 60 ont lieu au moyen des excentriques 61, qui sont montés sur l'arbre d'entraînement 1. Les figs. 1, 2 et 7 montrent la disposition de ces excentriques.Chacune de ces lamette s, dont il en existe plusieurs, porte un certain nombre de lisses 62, qui sont montées sur des barres de support 63 et 64, chaque lamette portant une de ces barres à l'avant et une à l'arrière., Chaque fil de chaîne qui doit etre écar- té ou retiré par la lame correspondante est tiré par un maillon 65 (figo 8) de l'une des lisses de la lamette.
Chaque lamette 60 est guidée radialement dans son mouvement à travers des paliers àglissement llb (figs, 7, 8) fi- xés aux chevalets de support 11, et elle se termine toujours par un galet- guide 66 qui s'engage dans une rainure courbe 67 d'un excentrique 61 de for- mation de la foule (figo 10)En pratiquant, dans l'excentrique 61 une rainu- re courbe 67 de forme correspondante, on oblige la lamette 60 à se mouvoir d'une manière désirée quelconque, de manière à rester dans une position in- térieure ou dans une position extérieure pendant l'insertion de la duite, Les lames les plus éloignées de la fagure ou du sommet de la foule 68 du tis- su 69 doivent effectuer, dans le sens radial, un trajet plus long que celui des lames plus rapprochées de la fagure,
de sorte que le fil de chaîne soit écarté en formant le m#me angle (Fig. 7).
Les excentriques 61 de formation de la foule sont divisés sui- vant un diamètre (fige 10) et reliés à l'arbre d'entraînement au moyen de deux clavettes 70. Chaque partie de l'excentrique est traversée par plusieurs ben- lons de serrage 71 au moyen desquels tous les excentriques 61 sont- assemblés en un bloc ou paquet unique compacto Ies extrémités libres des boulons de tra- versée traversent aussi deux plaques d'extrémité non divisées 72 et 73, qui sont représentées aux figso 7 et 8. Ces plaques d'extrémités sont clavetées sur l'arbre d'entrainement 1 et fixées aussi sur cet arbre au moyen de plu- sieurs vis de calage 74.
Conformément à un mode de réalisation représenté purement schéma- tiqueme nt aux figs. 10a et 10b, des excentriques de formation de foule 61', qui sont entiers (non divisés), sont assemblés et serrés en un paquet par des boulons de serrage 71' et ils peuvent tourner autour d'un coussinet fixe l'a qui entoure l'arbre d'entraînement l'L'ensemble constitué par le paquet d' excentriques 61' et les plaques d'extrémité 72', 73' reçoit son mouvement d' entraînement par l'intermédiaire d'un train démultiplicateur à roues planes l'b et 1'c, dont le mouvement est dérivé du dispositif d'entraînement princi- pal.
A cet effet, la roue plane 1'b est reliée rigidement à la plaque d'extré- mité inférieure 73' , par exemple au moyen de goujons ou prisonniers 1'd.Cet-
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te disposition permet un démontage axial de l'ensemble du paquet, dont les excentriques individuels 61' peuvent être interchangés après le desserrage des boulons de serrage 71'
Plusieurs rangées circulaires de billes d'acier 75 sont montées sur la face inférieure des excentriques de formation de foule 61. Ces billes servent à assurer un frottement de roulement entre la lamette 60 animée d'un mouvement alternatif radial et la face inférieure de l'excentrique tournant
61, et à réduire au minimum la résistance opposée au déplacement.
Cette dis- position et cette réalisation des excentriques de formation de la foule 61 facilitent le démontage de ces excentriques et leur remplacement. Les excen- triques 61 servent aussi de cage de roulements pour les lamettes 60. Un évi- dement 67a pratiqué sur le bord de l'excentrique 61 (Fig. 10) permet de reti- rer les lamettes 60 sur le coté avec leurs galets-guides 66, qui s'engagent dans la rainure 67 de l'excentrique
A la fige 8a, les billes de roulement 75' sont disposées dans les lamattes 60.
Pour que les lamettes 60 ne puissent pas .tourner pendant leur mou- vement alternatif, elles sont pourvues de méplats qui coopèrent avec des glissière s lla ménagées dans les chevalets de support 11 et profilées de ma- niera correspondante.
Des pièces de guidage plates 60a sont représentées aux figs.
8b et 8c. les figso 8d, 8e représentent des pièces de guidage avec un jeu de billes 60b qui réduisent le frottement.
La duite doit être appliquée contre la façure, non pas sous l'ef- fet d'un choc, comme cela était pratiqué jusqu'ici, mais d'une pression, dans le but de ménager les fils., L'application sous pression de la duite doit etre sure et suffisamment énergique; elle doit aussi pouvoir être utilisée pour de très grandes vitesses et pour des tissus très serrés et très fins, et ne détériorer ni la chaine ni la duite par frottement ou autrement. Le mécanis- me 3 d'application de la duite du métier à tisser circulaire représenté, mé- canisme que l'on décrira en détail en se référant aux figs. 13 à 17, satis- fait à ces conditions.
Les platines d'application 80, qui sont élastiques et en acier, sont actionnées par des rainures courbes 81 pratiquées dans la surface exté- rieure d'un plateau de commande cylindrique 82 entraîné par l'arbre 1 par 1' intermédiaire de roues dentées planes 83, 84, 85, 86 et 87, la roue dentée 87 engrenant avec la denture intérieure du plateau de commande 82. Les pla- tines 80 sont guidées par des lames 88 qui font partie d'un peigne 89.
Une plaque de couverture 90 soutient la partie supérieure du peigneLa partie inférieure du secteur supérieur du peigne est soutenue par un ressort à lame 91 (fig. 14) et la partie la plus basse du peigne est immobilisée dans la gouttière 92 d'une plaque de' support fixe 93 au moyen d'une vis de calage 94.Un anneau de couverture 95 sert à guider les platines et il les emp#- che de tomber et de sortir radialement.
La surface extérieure de la plaque de couverture 90 a une forme telle qu'elle fassent dévier les platines pour les envoyer dans la chaine lorsqu'elles sont soulevées par le plateau de com- mande 82, ce qui permet d'obtenir une pression énergique, tout en.ménageant le filé, pour l'application de la duite sur la façure
Dans une variante, représentée à la figo 15, du mécanisme d'ap- plication de la duite, l'excentrique à lames 82' a une surface extérieure conique qui a pour effet que les platines d'application de la duite entrent dans la foule suivant un certain angle; c'est pourquoi elles peuvent être droites et elles n'ont pas besoin d'être élastiques.
Les excentriques à lames 82, 82' sont supportés par des roule- ments à billes 82a et, respectivement 82a'. Des saignées 95a, 95a' permettent, au besoin, l'introduction et le remplacement des platines d'application de la duite, l'engrenage multiplicateur étant bloqué et les plaques de couverture 90a, 90a' étant déplacées au moyen de la poignée 90b (fig. 13).
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La figo 16 représente la rainure courbe 81 d'application de la duite du plateau de commande 82, en partie développée dans un plano
Dans la variante,représentée aux figs. 14a et 14b, du dispositif d'application de la duite, plusieurs aiguilles 80 d'application sous pres- sion, représentées à la fig. 14, sont assemblées pour former des secteurs rigides 80a sur les extrémités supérieures desquels sont formés des peignes 80b,dont les lames individuelles avancent entre les fils de chaîne jusqu'à la façure et pressent ainsi la duite sur le bord du tissu.
Les secteurs de peigne 80a, 80b sont guidés en ligne droite chacun au moyen d'une paire de galets 80c dans des évidements verticaux 190a d'un tambour annulaire 190 vissé sur une partie fixe du métier;, et ils s'engagent par un galet 80d mon- té sur billes, dans la rainure de commande 81n d'un plateau de commande ro- tatif 82". Des rondelles de garniture ou des collets des galets 80c s'enga- gent derm#ère les arêtes parallèles des évidements verticaux 190a, ce qui empéche les secteurs de peigne 80a, 80b de se dégager et de tomber.
Cette réalisation assurel'effet restant le même, une simplifi- cation sensible par rapport aux réalisations des figs. 14 et 15.
Des détails du dispositif de casse-chaîne 6 de fig. 1 sont visi- bles aux figs. 18 à 20. Les fils de chaîne 58 qui partent des ensouples 40 passent sur les galets-guides 56, 57 (fig. 1) et arrivent sur, plusieurs sec- teurs de peigne 100 constitués par des platines 101 maintenues assemblées au moyen des secteurs annulaires 102, 102', les peignes 100 répartissent les fils de chaine uniformément sur le pourtour du métier et règlent la tension des fils des différents groupes de fils de chaîne de telle manière que les irré- gularités produites dans la tension des fils de chaîne par le passage de ces fils de la position de répartition parallèle à la répartition en cercle soient évitées.
Le réglage a lieu de la façon suivante.On lève ou on abaisse les dif- férents peignes 100, ce qui provoque des tensions différentes dans les fils de chaîne, comme cela est exigé.Les fils de chaîne partant des peignes 100 passent sur l'anneau de guidage 103 et viennent former la foule Le disposi- tif de casse-chaîne est monté entre les anneaux 102 et 103;
ce dispositif est supporté par des lames 106' qui, maintenues assemblées par un cadre 106, for- ment un petit secteur de peigne Chacun de ces cadres 106, dont il en existe plusieurs, est supporté par un support 104.De nombreuses lames de casse-chai- ne 105,une pour chaque fil de chaîne,sont mobiles verticalement entre les lames 106'.Les lames 105 sont constituées par de minces plaques de métal ayant deux appendices dirigés vers le bas, formant une saignée pour le fil de chaîne 58 et présentant un gros oeilleton 105' dans leur partie supérieure.
Un anneau conducteur 107 qui traverse l'oeilleton 105' des lames porte un corps isolant 108 dans lequel est noyé un anneau de contact 109 bon conducteur et placé de champ. Lorsqu'un fil de chaîne casse, la lame correspondante tombe et vient rencontrer l'anneau de contact 109, ce qui a pour effet de fermer, entre cet anneau et l'anneau 107,un circuit qui met en action des éléments intermédiaires correspondantes , non représentés, qui arrêtent le métier.
Dans le dispositif 15 d'enroulement du tissu (figso 1 et 2), dis- positif dont les détails sont visibles à une plus grande échelle aux figs.
21 à 25, le tissu terminé 69 est tiré vers le haut à partir de la fagure par dessus le rouleau sablé 110, puis vers le bas autour d'un rouleau d'appel il]. et enroulé sur l'ensouple de tissu 112. Une roue conique montée à l' e x- trémité supérieure d'un arbre vertical 31 engrène avec une roue conique 33 montée sur l'arbre horizontal 113 et entraînant un arbre prolongé 114 par 1' intermédiaire d'un accouplement à ressort 115, qui peut 4tre débrayé au moyen d'un levier 115'.Une vis sans fin 117 disposée sur l'arbre 114, qui porte un volant de manoeuvre 116 à son extrémité libre, engrène avec une roue héli- coïdale 118. Lorsque l'accouplement est débrayé,
on peut faire tourner la vis sans fin au moyen du volant. Une roue dentée 119 fixée au rouleau sablé 110, est entraînée par la roue hélicoïdale 118 par l'intermédiaire de roues de mouvement 121,122, 123. La roue dentée 122 est une roue de changement de marche, des dimensions de laquelle dépend la vitesse du roulement sablé 110, et par voie de conséquence, la vitesse d'entraînement du tissu terminé pour
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le séparer du métier, et finalement le nombre de duites à obtenir pour une longueur déterminée de tissu.
L'ensouple de tissu 112 est entraînée par la roue dentée 119 par l'intermédiaire de roues dentées 124,125 dont la dernière engrène avec une roue dentée 126 (fig. 25) fixée à l'ensouple de tissu. Un accouplement à fric- tion 127 permet d'enrouler le produit sur l'ensouple de tissu 112 avec le de- gré de tension désiré, en serrant la vis à oreilles 128 pour augmenter le frottement sur l'ensouple de tissuo Lorsque l'accouplement à friction est ouvert, on peut faire mouvoir l'ensouple de tissu à l'aide du volant 129 pour enver une partie de la production et la séparer du métier.
Les navettes 200 traversent la foule sur un chemin circulaire formé par un peigne 201 (figs. 7 et 13). Le peigne 201 est constitué par deux anneaux 202,203 qui sont fendus horizontalement et entre lesquels se trouvent des bandes ou fils métalliques 204 répartis uniformément. Les an- neaux de peigne 202 et 203 sont maintenus assemblés par des pinces 205,206 portées par le châssis du métier au moyen d'appuis 207, 208.
Un mode de réalisation d'une navette pouvant être utilisée dans le métier qui fait l'objet de l'invention est représentée semi-schématique- ment aux figs. 26, 27 et 28. La navette contient un magasin à canettes 209 dans lequel sont logées deux canettes 210 dont le fil de trame sort en passant à travers un oeilleton 211 pour arriver à un oeilleton 212a d'une chape 212, ainsi qu'un compartiment 213 pour les moteurs. Ge compartiment contient un moteur d'entraînement antérieur et un moteur d'entraînement postérieur 214 et 215 respectivement, qui entraînent les roues de roulement 216', 217' par 1' intermédiaire de roues de transmission 216 et 217 respectivement, ainsi qu' un moteur de freinage 218, qui est accouplé avec la paire postérieure de roues 217' au moyen de roues dentées 218' et 217.
Chaque navette reçoit son mouvement d'entraînement, l'effort d'entraînement étant transmis à la navette par l'intermédiaire d'un entre- fer par induction électromagnétique à partir d'une pièce inductrice fixa, le stator; la synchronisation de chaque navette est obtenue par l'accélération ou le ralentissement de celle-ci suivant que sa position réelle est telle qu'elle est restée en arrière ou qu'elle a avancé par rapport à celle qui correspond à la position de synchronisation exacte.
Ces principes, qui peuvent ètre utilisés de la même manière pour une ou plusieurs navettes, peuvent être réalisés de différentes manières.
I. - Un champ électromagnétique tournant polyphasé (champ tournant) produit par un stator monté près du chemin parcouru par les navettes produit des efforts d'entraînement dans le récepteur d'énergie de la navette, réoep- teur qui peut être une plaque métallique ou une bobine
A) Si le récepteur d'énergie de la navette ne peut pas être commandé, par exemple lorsqu'il est constitué par une plaque métallique, la synchronisation de la navette peut être obtenue au moyen de bobines de con- tr#le fixes disposées à l'extérieur;, de distance en distance, près du chemin des navettes.
Ces bobines de contrôle produisent les efforts nécessaires d'ac- célération ou de ralentissement en renforçant ou en affaiblissant le champ tournant principal, suivant que la navette passe devant la bobine de controle avant ou après le moment correspondant au synchronisme exact.
B ) Le récepteur d' énergie de la navette est constitué par une bo- bine reliée à un circuit de réglage, la navette contenant des éléments t#- teurs qui réagissent sur la position relative de la navette relativement à des organes de commandeLe circuit de réglage intérieur peut non seulement réduire ou augmenter, par rapport à la position relative de la navette, la quantité effective d'énergie absorbée par le récepteur d'énergie; il peut aussi faire entrer des organes positifs de freinage en action lorsque la na- vette doit être ralentie.
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II. - L'énergie transmise aux navettes par induction produit dans celles-ci un effort d'entraînement en induisant, dans une bobine montée dans la navette, une énergie qui peut être utilisée pour entraîner des moteurs mon- tés dans la navette, y compris un moteur de freinage, et contrôlée par des tâteurs de position.
Un dispositif d'entraînement de navette, dispositif auquel les principes de l'invention sont appliqués, et notamment le type décrit au para- graphe II ci-dessus, est représenté à titre d'exemple aux figsa 26 à 35 des dessins.
Les éléments constitutifs principaux du dispositif d'entraînement sont représentés dans le schéma d'ensemble de la Fig. 29, L'enroulement mono- phasé du stator 220 induit un courant alternatif dans la bobine active 221 (récepteur d'énergie de la navette).La navette ne se déplace que lorsqu'une armen me de commande 222, tournant avec l'arbre principal du métier, est animé d'un mouvement de rotation, un signal "d'erreur" étant alors provoqué dans la bobine de tâteur 223. Ce signal d'erreur est envoyé à un détecteur 224 sensible à la phase et au sortir duquel il arrive à l'amplificateur mag- nétique à deux étages (bobine de réaction d'amplification) 225, 225', ainsi qu'à la bobine de réaction d'amplificateur de freinage 226.
La position, en phase, du signal d'erreur transmis, est déter- minée par le sens de l'écart de la bobine de tateur 223 par rapport à l'arma- ture de commande 222 et l'amplitude du signal est déterminée par celle de 1' écart. Ceci a pour effet que la valeur de l'apport d'énergie:,,'éventuel aux mo- teurs d'entraînement et de freinage est proportionnel à l'écart de la navette par rapport à sa position synchrone relativement à l'arbre principal, ce qui fait que l'effort d'entraînement qui agit sur la navette est non seulement dirigé de manière à corriger l' écart, mais que sa grandeur varie aussi pro- portionnellement à l'amplitude de l'écart. Ceci résulte plus clairement des figs. 28, 33 et 34.
Les moteurs d'entraînement 214, 215 entraînent les roues dentées 216, 217 adjointes aux roues de roulement. Le moteur de freinage 218, qui est également relié aux roues dentées citées 217, participe au mouvement en tournant à vide, tant que l'erreur est négative, (la navette restant en arrière de la vitesse de l'arbre principal) ou nulle.Lorsque l'erreur est positive, (la navette avançant par rapport à la vitesse de l'arbre principal), une série de relais 227, 227' sont excités successivement par la bobine de réaction d'amplificateur 226, différentes résistances 228, 228' étant insé- rées successivement dans le circuit du moteur de freinage,
ce qui fait que ce circuit exerce directement sur les roues dentées de roulement 217 une action de freinage qui augmente lorsque la grandeur de l'erreur positive de la navette augmente elle-m#me.
Si les moteurs 214,215 sont munis de bagues reliées à la bobine de réaction d'amplificateur 229 qui ne reçoit pas d'énergie de la bobine ac- tive 221,l'effet de freinage du moteur de freinage 218 peut être complété ou remplacé par un effet de freinage obtenu par la charge variable, appliquée aux bagues, de la bobine de réaction d'amplificateur 229. Le changement de la direction du mouvement de la navette peut être obtenu au moyen d'un relais de changement de marche 230 qui renverse les tensions d'induit des moteurs 214, 215 d, ainsi que les fils d'arrivée aux bobines de réaction d'amplifica- teur 225, 225', le relais 230 est excité par une bobine 231 montée sur la na- vette . De l'énergie est induite dans la bobine 231 par une bobine de change- ment de marche 232 montée sur l'organe de commande rotatif.
La bobine de chan- gement de marche 232 est excitée lorsque le mouvement de rotation change de sens,
La fig. 30 représente le schéma des connexions des bobines de réac-
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tion l'amplificateurs à deux étages 225, 225', qui commandent les moteurs d' entra#nement 214, 215.
Les figs. 31 et 32 représentent le schéma des connexions de la bo- bine de tâteur d'erreur 223. Cette bobine possède un noyau en fer feuilleté à trois branches dont l'une, la branche centrale, porte un enroulement d'ex- citation relié à la bobine active 221. Les branches extérieures portent des enroulements de commande a, b et respectivement a', b'. Comme le montre la fig. 32, les paires d'enroulements a, a' et b, b' sont montées en série. En face du noyau en fer de la bobine 223 se trouve l'armature de commande 222 qui est feuilletée et qui tourne à la vitesse de l'arbre principal 1 du mé- tier.
Lorsque la navette tourne en synchronisme avec l'arbre 1 du mé- tier, l'armature de commande 222 se trouve exactement au milieu entre les branches extérieures de 223. Dans ce cas, il existe un équilibre magnétique entre les branches extérieures et les tensions induitesdans les enroule- ments de commande a, b et a.', b' sont égales.
Dans le cas où la navette res- te en arrière par rapport à l'armature de commande 222, comme cela est indi- qué en tireté à la fig. 31, l'équilibre magnétique est rompu entre les bran- ches extérieures du noyau de fer de la bobine de tàteur 223 et la tension in- duite dans les enroulements a, b est plus grande que la tension induite dans les enroulements a', b'Il existe alors entre les enroulements a et a' et Il et b', une différence de tension dont l'amplitude est proportionnelle à la grandeur de l'erreur et dont la phase dépend de la direction de l'erreur. Les tensions différentielles (a-a') et (b-b') sont superposées à la tension du redresseur 233 du détecteur 234 (fig.
32). La tension redressée V1 existant aux bornes Tl, T2 est augmentée ou diminuée, suivant que l'erreur est due à un écart par rapport au synchronisme dans un sens ou dans l'autre, et elle variera autour d'une valeur moyenne Vm, la valeur de cette variation dépen- dant de la valeur de l'erreur.
Pour obtenir une tension continue directement proportionnelle à la valeur et à la direction de 1-*erreur ou de l'écart, un deuxième redres- seur 234 est monté en série avec le redresseur 233 mentionné ci-dessus.
La tension continue V2 du redresseur 234 aux bornes T3' T4 est égale à la valeur moyenne Vm' qui est aussi la tension de signal nul V1 du redresseur 233 pour l'équilibre magnétique. Les deux tensions conti- nues V1 et V2 sont retranchées l'une de l'autre, de sorte que la tension (V1 V2) aux bornes T5, T6 correspond, quant à sa polarité, à la direction de I' écart et, quant à sa valeur à la valeur de l'écart.
La tension résultante Vl - V2 est envoyée aux enroulements de commande de la bobine d'induction d'amplificateur
Il faut des dispositifs qui arrêtent le métier :
1 ) Lorsque la valeur de l'écart de la navette dépasse des limi- tes tolérables ; 2 ) lorsque le fil de trame casse ;
3 ) lorsqu'il se dégage une chaleur trop grande dans la navette par suite d'un fonctionnement défectueux du mécanisme de celle-ci, par exem- ple par suite d'un échauffement des paliers, de l'usure des balais ou de courts-circuits dans les enroulements.
La fig. 35 représente schématiquement un dispositif d'arrêt effi- cace.
Pour chacun des cas mentionnés ci-dessus, le signal d'arrêt est donné par la bobine de commande 235, qui est enroulée sur la branche centrale du noyau 236. La bobine 235 est excitée par la bobine active 221. Trois inter- rupteurs 238, 239, 240 correspondant chacun à l'un des cas mentionnés plus haut servent à fermer le circuit d'excitation de la bobine 235
La bobine réceptrice 237, qui est fixée à l'armature de commande
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222, tourne en face de la bobine de commande 235Lorsque le circuit de la bobine de commande 235 est fermé par l'un des interrupteurs 238, 239 ou 240, la bobine réceptrice 237 est excitée et elle coupe le circuit principal du moteur d'entraînement du métier.
L'interrupteur 238, qui est actionné par le relais 241, entre en action dans le cas d'un écart exagéré. Si l'écart de la navette par rapport au synchronisme dépasse des limites déterminées d'avance, l'armature de com- mande rotative 242, qui est reliée à l'armature de commande 222, provoque un dérangement dans l'équilibre magnétique du noyau de commande en fer 243, dont les bobines excitent alors le relais 241 pour fermer l'interrupteur 238.
Le micro-interrupteur 239 est fermé lorsque le fil de trame, qui passe sur un levier adapté à l'interrupteur 239 et à sollicité par la pression d'un ressort, vient à casser.
L'interrupteur thermostatique 240 est monté près des moteurs et il ferme le circuit de la bobine de commande 235 en cas d'un dégagement de chaleur exagéré.