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PROCEDE DE PRODUCTION DE COKE.
On sait qu'un procédé normal de traitement et de cokéfaction de charbons riches en gaz et en crendres donne un coke qui possède des qualités ne convenant pas à l'utilisation en tant que coke métallurgique. Ceci est à attribuer à deux facteurs:
1) La teneur élevée en gaz provoque un mouvement important du charbon lors de la cokéfaction, la masse spongieuse du sommet prenant une très grande partie du coke produit, et ce coke poreux n'accuse pas les qualités de résistance nécessaires à son utilisation comme coke métallurgique.
Mais aussi la partie non poreuse du saumon de coke possède, par suite du développement important de gaz lors de la cokéfaction, une structure si poreuse que sa résistance à la compression ne suffit pas aux exigences posées.
2) Les charbons à forte teneur en cendres qui, par suite de leur complexité (charbon barré), ne peuvent pas être enrichis de façon tout à fait satisfaisante par un traitement approprié, ne peuvent pas non plus servir à la production de coke métallurgique. Dans la batterie de fours à coke, la température, à un maximum de 1150 C n'est pas suffisamment élevée pour amollir aussi 'les constituants cendreux. De ce fait, le saumon de coke ne fond pas suffisamment.
Ses qualités de résistance sont par conséquent insuffisantes, parce que outre l'agglomération insuffisante déjà mentionnée., les nids de cendres enrobés, plus ou moins grossiers, se brisent sous une certaine charge, par exemple sous la pression du lit de fusion du haut-fourneau, et de ce fait entraînent également le bris du morceau de coke.
Il a déjà été tenté avec succès de produire un coke amélioré au point de vue teneur en cendres et en soufre, ainsi qu'au point de vue qua lité de résistance et pouvoir de réaction, en soumettant d'abord le charbon à une désintégration de structure, des agglomérats avec'différents consti-
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tuants étant alors formés, ceux non cokéfiables ou difficilement cokéfiables étant éliminés partiellement ou entièrement, tandis que les agglomérats restants, cokéfiables, sont soumis à la cokéfaction, sous une granulométrie appropriée, soit seuls, soit sous forme d'un mélange avec une composition pétrographique déterminée.
Il s'agit dans ce cas uniquement du traitement préparatoire de charbons qui, au point de vue composition pétrographique, accusent une teneur élevée en éléments difficilement ou non cokéfiables, comme le fusain et le durain.
On a trouvé maintenant que l'on peut également produire un coke résistant au point de vue mécanique à partir de charbons riches en gaz et/ou en cendres, si l'on sépare la partie du charbon riche en cendres et si on la soumet à un processus de broyage, grâce auquel elle est amenée à une granulométrie égale ou inférieure à celle de la partie du charbon pauvre en cendres, et si ensuite on réunit la partie broyée riche en cendres, totalement ou partiellement, à la partie pauvre en cendres et si on soumet enfin le mélange à la cokéfaction. Des essais de cokéfaction effectués d'après le procédé conforme à l'invention, avec un charbon brésilien de formation récente, ont . donné un coke ayant des valeurs de résistance suffisant aux exigences posées pour un coke convenant aux hauts-fourneaux.
Pour la cokéfaction, on disposait d'un charbon répondant à l'analyse ci-après :
3 % d'eau 14 - 16 % de cendres
32 - 34 % de constituants volatils
Densité apparente : 825 Kgs/m3.
Ce charbon avait été soumis à un traitement préalable connu selon le processus par liquide dense, mais dans l'intérêt d'un rendement quantitatif économique supportable, on procéda à l'achat de cette teneur en cendres de 14 - 16 %. Dans cette espèce de charbon, le charbon même et les constituants des cendres sont si finement répartis qu'il n'est pas possible de procéder économiquement à une diminution de la teneur en cendres par un traitement quelconque.
Le traitement préalable du charbon consiste en ce qui suit : la partie qui, d'après l'examen pétrographique, est celle qui contient le plus de constituants cendreux, est séparée par un procédé de criblage ou par un autre processus de même nature, et est alors amenée séparément par broyage à une granulométrie égale ou inférieure à celle de la partie pauvre en cendres. Dans le cas du charbon brésilien, dont les propriétés et la composition sont données ci-avant, la granulométrie de la partie pauvre en cendres variait en majeure partie entre 1 et 2 m/m, tandis que la partie plus grossière, c'est-à-dire d'une granulométrie supérieure à 2 m/m, contenait du charbon et des cendres en répartition excessivement fine.
La partie du charbon riche en cendres, d'une granulométrie supérieure à 2 m/m, fut alors broyée jusqu'à une granulométrie comprise entre 0 et 2 m/m, de préférence entre 0,5 et 1,5 m/m, et ensuite à nouveau réunie à la partie pauvre en cendres. Les essais de cokéfaction entrepris sur ce mélange montrèrent que, lors du processus subséquent de cokéfaction, le charbon à bas point de fusion entoure les constituants cendreux non fusibles et s'agglomère dans le saumon de coke de telle sorte que l'on élimine l'effet amoindrissant de résistance des constituants cendreux non fondus.
Partant d'un échantillon de charbon traité de la manière décrite ci-avant, le coke produit accusa les propriétés de résistance suivantes : Essai de chute.
Granulométrie + 30 m/m :
Après une chute d'une hauteur de 2 mètres : 94,1 %
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Après 4 chutes d9une hauteur de 2 mètres : 92,7 %
Résistance trommel : 78,8 %
Déchets : 9,5 %
De plus, il s'avéra que, lors de la cokéfaction d'un charbon traité comme il vient d'être décrit, la masse spongieuse était quantitativement plus faible qu'avec un charbon non traité.
REVENDICATIONS.
1 - Procédé visant à la production d'un coke métallurgique à partir de charbons riches en gaz et/ou en cendres, caractérisé par le fait que la partie du charbon riche en cendres est soumise séparément à un broyage et est de ce fait amenée à une granulométrie égale ou inférieure à celle de la partie du charbon pauvre en cendres, après quoi on réunit à nouveau entièrement ou partiellement la partie broyée riche en cendres à la seconde, et on soumet le mélange à la cokéfaction.