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APPAREIL DE PROTECTION RESPIRATOIRE A L'OXYGENE.
L'invention est relative à un appareil de protection respiratoire à l'oxygène à circuit de respiration, admission d'oxygène commandée par les poumons et dispositif pour éviter le danger de l'azote. La présence de l'azote et de quelques autres constituants à l'état de traces de l'air atmosphérique, qui s'échappent de nouveau à l'état intact pendant la respiration de l'homme, a comme on le sait deux causes. La première repose sur le fait que l'oxygène disponible sous forme fortement comprimée pour des appareils de protection respiratoires, n'est jamais entièrement exempt de ces impuretés.
D'après les spécifications existantes il faut compter sur 2 litres d'azote par 100 litres du contenu des réservoirs d'approvisionnement détendu à la pression atmosphérique, La deuxième raison consiste en ce que le circuit complet des appareils de protection respiratoires maintenus prêts à l'emploi est rempli d'air atmosphérique contenant environ 79% d'azote,
La consommation la plus économique d'oxygène est assurée par une admission d'oxygène commandée par les poumons, qui remplace chaque fois le volume d'oxygène consommé par la respiration à partir de réservoirs d'approvi- sionnement. Comme la quantité qui pénètre dans la suite ne renferme que peu d'azote, suivant l'expérience ,une très faible purge d'un petit nombre de centimètres cubes par temps de respiration,
suffit à maintenir une teneur existante, suffisante en oxygène à la même valeur ou mieux à la faire légèrement augmenter. Si toutefois-au début de l'emploi, l'appareil est rempli d'air atmosphérique,la respiration commence déjà à se produire pour une teneur en oxygène qui est encore juste suffisante. Au cas où, au début de l'emploi, la poche respiratoire est également largement remplie, la consommation d'oxygène du porteur de l'appareil est prélevée tout d'abord sur le contenu du circuit jusqu'à ce que la poche de respiration soit suffisamment vidée et que l'admis- sion d'oxygène commandée par les poumons débute.
La conséquence en est le danger de l'azote sous forme d'une diminution dangereuse de la teneur en oxygène
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dens le circuit, qui nécessite des mesures spéciales et qui ne peut pas être sapprinée par une légère purge de l'air du circuit à chaque respiration.
11 est connu de combattre ce danger d'azote par un règlement de service suivant lequel le porteur d'appareil doit être éduqué à vider l'appareil de protection respiratoire par aspiration au début de l'emploi et à le purger par la manoeuvre de la soupape de secours prescrite à chaque appareil, en utilisant de l'oxygène provenant du réservoir d'approvisionnement. Le respect d'un tel règlement peut naturellement s'oublier facilement dans l'état d'excitation survenant dans un cas dangereux.
On a en outre proposé de régler l'admission d'oxygène commandée par les poumons, de manière qu'elle s'effectue déjà au cas de léger prélèvement à la poche de respiration pleine. Cette mesure oblige toutefois à effectuer un étranglement du passage de l'oxygène, parce qu'alors la soupape d'admission de l'oxygène reste ouverte pendant une plus longue période de temps au cours de la durée d'une respiration, Mais un étranglement donnant un débit demeurant constant dans l'unité de temps ne peut en aucun cas correspondre à toute consommation d'oxygène possible,étant donné la quantité d'air très variable exigée par le porteur de l'appareil qui dépend du travail effectué. Le principe du remplacement exact du volume d'oxygène consommé est ainsi perdu.
L'étranglement doit être réglé à une valeur qui corresponde à la plis grande consommation d'oxygène pouvant être prévue; dans ce cas, pour tous les autres cas possibles, on ajoute trop d'oxygène et il se produit par échappement de l'excès d'oxygène quand la poche respiratoire est pleine, des pertes considérables qui dépassent de beaucoup ce qu'il est nécessaire de prévoir pour supprimer le danger de 1' azote.
On connaît en outre un appareil de protection respiratoire dans lequel la poche respiratoire consiste en deux parties dont l'une, possédant une grande capacité (3,5 litres), est comprimée par un ressort à l'état de repos.
Dans cet appareil, au début de l'emploi, à part les tubes respiratoires flexibles, les conduites de respiration fixes et l'espace d'air libre dans l'appareil de purification de l'air, seule la petite partie de la poche de respiration (3/4 à 1 litre) peut être remplie d'air atmosphérique à 21% d'oxygène. Une paroi de cette petite partie de la poche, se déplaçant librement et raidie par une plaque, est raccordée mécaniquement à deux leviers et actionne par leur intermédiaire la soupape d'admission d'oxygène et une soupape de purge.
Le réglage de cette soupape doit être exécuté conformément à un mode d'emploi de l'appareil de manière que pendant la période d'inspiration, la soupape d'admission d'oxygène soit ouverte au début de la contraction de la petite partie de la poche respiratoire, tandis que la soupape de purge entre en action pendant la période d'expiration quand cette partie de la poche est pleine. L'introduction d'oxygène s'effectue par conséquent immédiatement dès le début de la première inspiration, également pour les aspirations les plus faibles, et elle persiste pour toutes les grandeurs de respiration possibles jusqu'à ce que la petite partie de la poche de respiration soit pleine.
L'admission d'oxy= gène se répartit donc également dans cet appareil, en fonction de la profondeur des respirations individuelles sur une période de temps plus grande ou plus petite et le principe de base du remplacement exact du volume d'oxygène consommé à partir du réservoir d'approvisionnement, ne peut pas être maintenu, Pour assurer l'approvisionnement en oxygène, il faut veiller par un étranglement correspondant du débit provenant de la soupape d'admission d'oxygène, à ce que l'addition d'oxygène dépasse dans chaque cas les besoins. Ainsi seulement, il est possible de porter également la faible teneur en oxygène de 21 % pouvant exister dans le circuit au début de l'emploi, à un niveau sur à partir duquel des variations toujours possibles dans le sens d'une diminution ne peuvent amener aucun danger d'azote.
Par cette mesure nécessaire, le rôle de la soupape de purge également commandée à partir de la petite poche respiratoire, est également limité. Cette soupape agit davantage comme soupape d'éehappement à surpression, Des pertes d'oxygène sont le résultat de ce genre de construction d' appareils, qui en outre, donne lieu à une construction compliquée provenant de la subdivision de la poche de respiration et du système de leviers nécessaire à la commande des soupapes.
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La p esente invention évite les inconvénients des appareils-de protection respi- ratoires connus .Elle se caractérise en ce que,dans le plan du siège des soupapes de la soupape d'expiration, débouche un tube de purge qui traverse les pièces d' expiration et d'inspiration de la boîte à soupapes et qui,à l'autre extrémité communique librement avec l'air extérieur par une étroite ouverture de purge,en ce queen outre il existe un ressort qui s'appuie contre un étrier appliquant une pression sur la poche de respiration non-subdivisée.qui la vide à l'état de repos jusqu'à une petite quantité.'résiduelle,et en ce que,en outre,on utilise une soupape d'admission d'oxygène connue en soi commandée par une soupape auxiliaire qui,
lors de l'ouverture de la soupape de retenue du récipient d'approvisionnement d'oxygène, et du passage de la soupape à sa position d'emploi s'effectuant alors automatique- ment, laisse pénétrer une portion d'oxygène dans le circuit.
En particulier, l'invention se caractérise en ce que le tube de purge traversant la boîte à soupapes sert d'antichambre de la soupape, possé- dant une section transversale relativement large, et est muni à son extrémité libre débouchant à l'extérieur, d'un disque interchangeable comprenant l'ouverture de purge proprement dite et ayant une épaisseur d'environ 0,1 mm.
Une réalisation particulière consiste en outre en ce que le ressort qui comprime la poche de respiration à l'état de repos, a la forme d'un cône.
La soupape d'admission d'oxygène, commandée par le poumon, peut en outre être disposée de manière que la chambre à membrane de la soupape auxiliaire d'admission d'oxygène commandée par les poumons, soit raccordée par une conduite de transmission de pression à la chambre de la soupape d'inspiration de la boîte à soupapes, et que l'ouverture d'échappement de la soupape principale soit raccordée par une conduite spéciale à un endroit du trajet de respiration compris entre le dispositif de purification de l'air et la chambre de la soupape d'inspiration.
En particulier, il s'avère préférable que la tuyère d'étranglement soit disposée dans la membrane entre la chambre communiquant constamment avec la conduite d'admission d'oxygène' et sa contre-chambre, dans une pièce de construction reliée à la membrane et pénétrant dans la chambre à contre pression pour en remplir l'espace.
Une disposition particulièrement avantageuse consiste à prévoir un élément de purification d'air qui renferme comme agent d'absorption une masse granulée de chaux tassée en couches pleines.
Les Figures 1 à 4 donnent une représentation des caractéristiques essentielles de l'invention. Les Figs. 1 et 2 représentent schématiquement à petite échelle le dispositif complet tandis que les Figso 3 et 4 montrent à échelle plus grande les détails de la boîte à soupapes de respiration et de la soupape d'admission d'oxygène.
Sur la Fig. 1, la ligne périphérique 1 représente la forme de la partie inférieure d'une caisse de protection en deux parties, dans laquelle on introduit la totalité des pièces essentielles de l'appareil. En 2 et 3 sont représentés les raccords pour les tubes flexibles d'expiration et d'inspiration.
Les tubulures 2 et 3 se trouvent sur la boîte à soupapes 4 divisée en deux parties par une cloison intermédiaire 5. La chambre 6 de la soupape d'expiration contient la soupape d'expiration 7 et un tube de respiration 8, qui sert de communication avec le dispositif de purification d'air 9. Dans le plan du siège de la soupape d'expiration 7 débouche le tube de purge 10, qui traverse toute la boîte à soupape 4 et porte à son extrémité 11 l'ouverture de purge 12.
La chambre de la soupape d'inspiration 13 contient la soupape d'inspiration 14 et des raccordements à visser, 3 au tube d'inspiration flexible, 15 à la poche de respiration 24, 16 au tube de transmission de préssion 17 vers la chambre à membrane 18 de la soupape auxiliaire 19, et le raccordement 20 à l'admission d'oxygène 21 à partir de la soupape d'admission d'oxygène 22.
Une conduite de respiration 23 relie le dispositif de purification d'air 9 à la poche de respiration 24. Celle-ci est pressée par un étrier 25 fixé au bord de la chambre de protection 1. 26 est un ressort qui s'appuie contre l'étrier 25 et agit par son extrémité libre sur la paroi de la poche de respiration 24 raidie par une
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@ 27. a soupape d'admission d'oxygène 22 communique avec le réservoir 'approvisionnement d'oxygène par l'intermédiaire d'une soupape de réduction de pression 28 disposée en dessous et de la soupape de retenue 29.
La Fig. 2 représente schématiquement une coupe longitudinale environ au centre de la Fig. 1. La ligne 1 représente de nouveau la périphérie de la boîte de protection. Au-dessus repose le dispositif de purification d'air 9, et derrière lui la conduite de respiration 8 communiquant avec la boîte à soupapes 4. Le réservoir d'approvisionnement d'oxygène 30 est indiqué en coupe en dessous. L'étrier 25 comprime la poche de respiration 24.
Le ressort 26 est représenté sous forme de ressort à cône. 11 est fixé à l'étrier 25 et appuie sur la poche de respiration 24 raidie par une plaque 27. 15 représente la position du tube de raccordement à la chambre 13 de la soupape d'inspiration de la boîte à soupapes 4. Le tube 17 représente la conduite de communication sous pres&io. disposée derrière la poche respiratoire 24 entre la soupape auxiliaire 18 de la soupape dadmission d'oxygène 22 et les tubulures de raccordement 16 à la boîte à soupapes 4 (Voir la Fig. 1).
La Fig. 3 représente une coupe à échelle agrandie à travers la boîte à soupapes 4. Cornue sur la Fig. 1, 5 représente la cloison de séparation entre la chambre 6 de la soupape d'expiration et la chambre 13 de la soupape d'inspiration. La soupape dexpiration 7 ferme par sa petite plaque de soupape 32 chargée par le ressort 31 aussi bien le siège 33 de la soupape d'expiration qu'également l'ouverture 34 du tube de purge 10. L'extrémité 11 du tube de purge 10 qui dépasse du fend 35 de la boîte à soupape 4, est recouverte par une plaquette mince 36 contenant l'ouverture de purge 12. La plaquette est interchangeable et est fixée par un écrou à capuchon 37.
La Figo 4 représente une coupe à travers la soupape d'admission d' oxygène commandée par les poumons. Deux pièces de logement 38 et 39 sont vissées l'une à l'autre en intercalant une membrane 40. L'espace intérieur 41 de la pièce de logement 38 communique constamment librement par les tubulures 42 avec une soupape de réduction de pression non-représentée cu également directement avec le réservoir d'approvisionnement d'oxygène. Dans l'espace intérieur est disposée la soupape d'admission d'oxygène 22.
Elle consiste en une pièce de guidage 43 vissée de façon étanche, munie de l'ouverture d'échappement 44 et des canaux d'admission 45, et un corps de retenue 46 muni du joint 47. Sur le corps de fermeture 46 est fixé par la vie 48 un capuchon de liaison 50 muni d'ouvertures 49 et poussé par un ressort 51 contre la membrane 40. La membrane possède en son centre un passage formé par les corps 52 et 53 percés et vissés l'un sur l'autre, Le passage se rétrécit dans le corps d'étranglement 53 en une tuyère d'étranglement étroite 54. Le corps d'étranglement 53 pénètre en en remplissant l'espace à l'intérieur de la chambre intérieure inférieure 55 de la pièce de logement 39 de sorte qu'il ne reste qu'un peu de place disponible pour le ressort de fermeture 56.
Celui-ci agit par l'intermédiaire de la membrane 40 et du capuchon de liaison 50 sur la pièce de retenue 46 de la soupape d'admission d'oxygène 22. L'espace intérieur 55 dans la pièce de logement 39 est fermée vers le haut par une pièce de tuyère 57 qui contient l'étroite ouverture de soupape 58 de' la soupape auxiliaire 19. La pièce de retenue 59 de la soupape auxiliaire 19 est guidée dans un orifice de la pièce de logement 39 et est soumise à Inaction d'un ressort de fermeture 63 s'appuyant contre un arrêt 62. Des canaux 60 disposés concentriquement forment un passage libre par l'ouverture de soupape 58 vers l'espace inférieur supérieur 18 en-dessous de la membrane 61. Un système de leviers 64 sert de liaison mécanique entre le bord 65 de la pièce de retenue 59 et la membrane 61.
Celle-ci est raidie par des plaques 66 à sa partie centrale, Elle est saisie au bord de la pièce de logement 39 par un écrou à. capuchon 67 et recouverte d'un capuchon 68 muni d'ouvertures 69. La conduite de transmission de pression 17 mène de l'espace 18 à l'espace de la soupape d'inspiration 13 de la boîte à soupapes 4 (Figs. 1 et 3)o Dans le même espace aboutit la conduite d'échappement 21 venant de la soupape d'admision d'oxygène 22 (Figs. 1 et 3).
Le mode de fonctionnement d'un appareil protecteur respiratoire conforme à l'invention, est le suivant
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Du raccord au visage, l'air d'expiration du porteur de l'appareil s'écoule par un tube flexible d'expiration et par les tubulures de raccordement
2 dans la chambre 6 de la soupape d'expiration de la boîte à soupapes 4 (Fig.1), et passe ensuite par la soupape d'expiration 7 et la conduite de respiration
8 dans le dispositif de purification d'air 9, Après s'être libéré de sa teneur en acide carbonique, le reste du gaz respiré passe dans la poche de respiration
24.
Pendant le passage à travers la soupape d'expiration 7, la plaquette de soupape 32 (Fig. 3) se soulève à l'encontre de la pression du ressort de soupa- pe 31 et ainsi, à côté du passage à travers le tube de respiration 8 et le dis- positif de;purification d'air 9, se libère également le passage à travers le tube de purge 10 et l'ouverture de purge 12. Le courant d'expiration se répar- tit par conséquent entre les deux voies de passage en fonction de leurs résis- tances. Il est théoriquement et pratiquement démontré que la partie d'une res- piration devant être refoulée à l'extérieur par la purge., n'a pas besoin de dé- passer notablement 0,3% du volume de chaque respiration individuelle.
On peut alors maintenir dans le circuit de 1 'appareil une teneur constante en oxygène, bien que chaque supplément d'oxygène prélevé sur la réserve soit chargé de
2% d'azote.
Ce mode de liaison connu en soi de la quantité de purge au débit traversant la soupape d'expiration convient évidemment particulièrement bien pour maintenir un rapport déterminé entre le débit refoulé par l'ouverture de purge 12 et l'importance d'une respiration pour toutes les possibilités prati- ques existantes. Ce dispositif de purge ne garantit toutefois la sécurité né- cessaire contre des accumulations d'azote dans le circuit de l'appareil de protection respiratoire que pour autant que l'azote existant comme impureté de l'oxygène provenant du réservoir d'approvisionnement passe petit-à-petit dans le circuit.
Au cas,ou le circuit de l'appareil de protection respiratoire est rempli d'air au début de l'emploi, de manière qu'un nombre considérable de respirations soit nécessaire- jusqu'à ce que le supplément d'oxygène comman- dé par les poumons commence à être fourni, la chute de la teneur en oxygène dans le circuit est inévitable et ne peut être empêchée par une légère purge.
Les dispositifs connus décrits plus haut essaient de supprimer ces difficultés en renonçant au supplément d'oxygène correspondant exactement à la consommation momentanée. Mais de' ce fait,, l'utilisation de la réserve d' oxygène à la respiration devient moins bonne et réduit par une purge excessif la durée d'emploi de l'appareil. La présente invention, par contre,? maintient la purge d'azote ménagée connue en soi et propose deux mesures complémentaires pour l'élimination des(quantités d'azote pouvant exister dans le circuit au début de l'emploi ou respectivement pour l'augmentation automatique de la te- neur en oxygène au début de la respiration.
A part les conduites de respiration fixes, les tubes de respiration flexibles et l'espace libre dans le dispositif de purification d'air, la poche de respiration,? ayant une capacité de 5,5 à 6 litres, représente le plus grand espa,ce qui puisse être rempli d'air au début de l'emploi. La première mesure repose par conséquent, dans la présente invention, sur le raidissement de la poche de respiration 24 par une plaque appliquée sur sa paroi extérieure et la disposition, sur un étrier 25 comprimant la poche de respiration 24, d'un ressort 26 fonctionnant de façon élastique, qui vide la poche de respiration à un léger reste près.
Le ressort 26 (Fige 2) est de préférence construit sous forme de ressort à cane, de manière que ses spires se disposent les unes dans les autres quand la poche de respiration est pleine et permettent ainsi l'utilisation complète de l'espace disponible pour la poche de respiration 24. Comme la pression du ressort 26 se répartit sur la grande surface de la plaque de raidissement 27 de la poche de respiration 24, même une forte charge de la poche de respiration ne provoque qu'une faible augmentation, entièrement supportable,de la résistance à la respiration provoquée par l'expiration dans la poche de respiration.
La seconde mesure proposée par l'invention comprend l'utilisation d'une soupape additionnelle d'oxygène connue en soi, commandée par une soupape auxiliaire, suivant la Fig. 4. Ce bloc de soupape est raccordé directement par la tubulure 42 à une soupape de réduction de pression 28 (Fig. 1) ou également
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directement la soupape de retenue 29 (Fig. 1) du réservoir d'approvisionnement d'oxygene 30 (Fig. 1). Si la soupape de retenue est ouverte, l'oxygène passe dabord par la tubulure 42 (Fig.4) dans l'espace intérieur 41 de la pièce de logement 38 limitée vers le haut par la membrane 40.
Le passage du courant d'oxygène dans l'espace 55 au delà de la menbrane 40 n'est possible que par la tuyère d'étranglement très étroite 54 prévue dans la pièce 53, qui est fixée par la vis perforée 52 à la membrane 40. L'étranglement du courant par la tuyère 54 a par conséquent tout d'abord pour résultat une différence de pression entre les espaces 41 et 55 des deux côtés de la membrane 40. De ce fait,la membrane 40 se soulève à rencontre de la pression du ressort 56, et le ressort 51 dans l'espace 41 veille à ce que le capuchon de liaison 50 muni d'ouverturesde passage 49, et la pièce de fermeture 46 qui y est raccordée par la vis 48, suivent ce mouvement.
De ce fait, la soupape additionnelle d'oxygène 22 s'ouvre et une certaine quantité d'oxygène peut passer dans le circuit par la large ouverture de soupape 44 et la conduite 21 (Figs.
4 et 1). Pendant que la pression se maintient dans l'espace 41 par suite du raccordement libre au réservoir d'approvisionnement d'oxygène 30 (Fig. 1), la pression monte dans l'espace 55 situé au-dessus de la membrane 40 à cause de l'étranglement du courant d'oxygène par la tuyère 54, jusqu'à ce que les pressions s'équilibrent des deux cotés de la membrane 40. Le ressort de fermeture 56 ramène la membrane 40 à sa position de départ vers la fin de ce phénomène d'équilibrage et transmet sa force de fermeture au capuchon de liaison 50 et à la pièce de retenue 46 de la soupape d'admission d'oxygène 22.
Le courant d'oxygène introduit dans le circuit est ainsi coupé avant que la soupape d'admission d'oxygène ne passe à sa position d'emploie
La quantité d'oxygène qui pénètre de cette façon dans le circuit de l'appareil au début de l'emploi, dépend, en plus de la pression qui règne dans l'espace 41 par le raccordement ouvert à la soupape de réduction de pression 28 (Figo 1) ou directement avec le réservoir d'approvisionnement d'oxygène, essentiellement de la section de la tuyère d'étranglement 54 et de la grandeur de l'espace 55 situé au-dessus de la membrane 40.
Comme le diamètre de la tuyère d'étranglement 54 est pratiquement de l'ordre de grandeur de 0,1 mm, et ne peut par conséquent être modifié que difficilement, il est préférable de modifier la grandeur de l'espace 55 quand une quantité déterminée d'oxygène doit pénétrer dans le circuit par l'ouverture de la soupape de retenue du récipient d'approvisionnement d'oxygène. En conséquence, l'invention propose de construire le corps de tuyère 53 de manière qu'il pénètre au delà de la membra- ne 40 dans l'espace 55 en remplissant cet espace. En modifiant son diamètre Et sa longueur, la grandeur de l'espace libre 55 peut varier dans une large mesure,.
Si par exemple on choisit le réglage de manière qu'en une fraction de seconde, il pénètre environ 1 litre d'oxygène jusqu'à ce que la soupape additionnelle d'oxygène passe à sa position d'emploi, et si on veille par un ressort 26 correspondant à ce que la poche de respiration se vide jusqu'à un reste de 1/2 à 1 litrela teneur initiale en oxygène dans le circuit peut de façon sûre être élevée de 21% à 35 à 40%.
Le porteur de l'appareil commence ainsi à respirer avec une réserve d'oxygène qui suffit pleinement même dans le cas où, pour des respirations les moins intenses, la première addition d'oxygène de la soupape additionnelle ne se produit qu'après un nombre assez important de respirations,
Si alors la poche de respiration est presque vide, de manière que, lors de l'inspiration, il se produise dans l'espace de la soupape d'inspiration 13 (Figs. 1 et 3) une aspiration de l'ordre d'environ 10 mm de colonne d'eau, cette dépression se transmet par la conduite 17 (Figs. 1 et 4) à l'espace 18 (Fig. 4) en dessous de la membrane 61 qui se raccorde vers l'extérieur à la pièce supérieure 39 du bloc de soupapes.
La membrane 61 coopère avec les plaques de raidissement 66 par l'intermédiaire de plusieurs systèmes de leviers disposés concentriquement 64 sur le bord dépassant 65 de la pièce de retenue 59.
Celle-ci se soulève à l'encontre de la pression du ressort de fermeture 63 et libère l'orifice étroit 58 de la soupape auxiliaire 19 (Figs, 1 et 4). De l'espace 55 à présent rempli sous pression, situé au-dessus de la membrane 40, un léger courant d'oxygène commence à passer par les canaux 69 dans l'espace 18
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en-dessous (le la membrane 61.
Il a immédiatement pour conséquence une forte réduction de pression dans l'espace 55, parce que l'espace est très petit et que l'oxygène ne peut s'écouler de l'espace 41 situé en-dessous de la mem- brane 40 que fortement étranglé à travers la tuyère étroite 54. Il en résulte de nouveau;
, comme on le décrit plus haut dans ce qui se passe immédiatement après l'ouverture de la soupape de retenue 29 (Fig. 1) du réservoir d'appro- visionnement d'oxygène 30, un déplacement de la membrane 40 à l'encontre de la force du ressort de fermeture 51 de sorte que, sur une petite fraction de seconde après l'ouverture de la soupape auxiliaire 19, la quantité d'oxygène consommée chaque fois à chaque respiration est remplacée par un volume égal en provenance du réservoir d'approvisionnement d'oxygène. Le passage s'effec- tue de nouveau à travers une conduite spéciale 21 qui aboutit au raccord 20 (Figs, 1 et 3) de la chambre de la soupape d'inspiration 13.
Cette conduite peut également être raccordée en un autre endroit de la voie de respiration entre l'appareil de purification d'air 9 et la chambre de la soupape d'inspi- ration 13,de façon particulièrement avantageuse à la conduite de respiration 23 entre l'appareil de purification d'air 9 et la poche de respiration 24.
Après disparition de la dépression dans la chambre de la soupape d'inspiration 13 (Figs. 1 et 3)9 la membrane 61 (Fig. 4) retourne également à sa position de départe et la soupape auxiliaire 19 est fermée par le ressort de fermeture 63 agissant sur la pièce de retenue 59. Endéans une très petite fraction de seconde, l'équilibre de pression s'établit alors également entre les espaces 55 et 41 du bloc de soupapes et la soupape additionnelle d'oxygène 22 se ferme.
Quand la respiration continue, et que ces phénomènes se reproduisent en général à chaque respiration , il suffit alors comme on 1-la dit plus haut, pour empêcher de nouvelles accumulations d'azote provenant des impuretés de l' oxygène utilisé., d'une très légère purge qui, à chaque expiration rejette obligatoirement quelques cm3 dans le tube de purge pendant le passage de l'air expiré à travers la soupape d'expiration 7, et par l'ouverture de purge 12 à l'extérieur. La réalisation de ce dispositif de purge représenté sur la Fig. 3 et caractérisé dans les revendications, représenté un progrès notable par rapport aux dispositifs connus. Le tube de purge 10 ne mène pas par le plus court chemin de l'espace de la soupape d'expiration 6, à l'intérieur, mais traverse toute la boîte à soupape 4 sous une section relativement grande.
Le tube de purge 10 forme par conséquent depuis la soupape d'expiration 7 jusqu'à l'ouverture de purge 12 une antichambre suffisamment grande pour empêcher un courant de retour d'air extérieur dans le circuit de l'appareil par suite du déplacement de la soupape d'expiration. En outre, le tube de-purge 10 est monté dans des espaces dont la température varie peu, de sorte qu'aucune condensation à partir de l'air de purge qui s'échappe ne soit à craindre par refroidissement.
Une goutte d'eau se formant dans l'ouverture de purge 12 et qui s'y maintient par capillarité, ne trouve que peu de résistance à cause du disque très mince dans lequel se trouve l'orifice de purge, de sorte qu'elle est aisément détachée par soufflage et ne peut par conséquent avoir qu'une influence négligeable sur la quantité d'air de purge qui s'écoule chaque fois en fonction de la grandeur et de la durée des respirations individuelles,
Une influence plus grande est cependant exercée sur la purge par la résistance de passage du dispositif de purification d'air 9 (Fig. 1) quand celuici est rempli de produit chimique alcalin de façon connue.
Par la forte efflorescence des grains de produits chimiques lors de l'absorption de l'acide carbonique expiré et;par la formation inévitable de lessive, la résistance de ces dispositifs augmente fortement de façon incontrollable., et rend difficile une purge exactement réglée, telle qu'on s'efforce de l'atteindre par la présente in- vention. Comme particulièrement avantageux se montre par conséquent l'emploi dans le cas actuel d'un remplissage connu en soi de l'appareil de purification d'air par un produit chimique de chaux dont les grains ne se modifient pas extérieurement lors de l'absorption d'anhydride carbonique de sorte que, lors de l'emploi, il n'apparaît aucune augmentation de résistance.
Par ce dispositif, la purge d'azote est limitée à la nécessité absolue, la provision d'oxygène est utilisée dans la plus forte proportion au besoin de la respiration et par conséquent la durée de service est considérablement augmentée par rapport à celle des appareils connus.
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En combinaison avec les autres caractéristiques de l'invention suivant lesquelles la poche de respiration est vidée à l'état de repos, et, au début de l'emploi, lors de l'ouverture de la soupape de retenue de la bouteille d'approvisionnement d'oxygène, la teneur en oxygène dans le circuit est automatiquement augmentée,tout danger dazote est écarté par une voie entièrement nouvelle.
REVENDICATIONS.
1.- Appareil de protection respiratoire à oxygène à circuit de respiration, admission d'oxygène commandée par les poumons et dispositifs pour écarter le danger de l'azote, caractérisé en ce que, dans le plan du siège de la soupape d'expiration (7), débouche un tube de purge (10) qui traverse l'espace d'expiration et d'inspiration de la boite à soupape (4) et qui, à l'autre extrémité, communique librement avec l'air extérieur par une ouverture de purge étroite (12), en ce que, un ressort (26) s'appuie contre un étrier (25) exerçant une pression sur la poche de respiration (24) et, à l'état de repos, vide la poche de respiration non-subdivisée (24) en n'y laissant qu'un léger résidu, et en ce qu'il est en outre prévu une soupape d'admission d'oxygène (22) connue en soi,commandée par une soupape auxiliaire (19)
et qui laissant pénétrer une certaine quantité d'oxygène dans le circuit lors de l'ouverture de la soupape de retenue (29) du réservoir d'approvisionnement d'oxygène (30) et du passage de la soupape à sa position d' emploi s'effectuant alors automatiquement.