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PERFECTIONNEMENTS AUX BROSSES CYLINDRIQUES.
La présente invention est relative aux brosses cylindriques rotatives et, en particulier, aux brosses de ce type, destinées à être utilisées dans les machines peigneuses textiles du type français ou continen- tal, ces brosses étant connues, en anglais, sous la dénomination de "Noil brushes". Ces brosses sont communément constituées d'un cylindre tourné en bois ou en métal, qui est divisé en deux moitiés, en le fendant centralement. Des trous pour les poils ou soies sont alors forés à la main dans chaque moitié du cylindre, puis la matière des poils est tirée à la main dans ces trous, après quoi les deux moitiés sont assemblées autour de l'arbre de la machine peigneuse.
Les intervalles, qui se présentent entre les deux moitiés de ces brosses, tendent à recueillir des peluches et ceci ne peut être évité.
On éprouve également de grandes difficultés à obtenir une brosse qui tourne rond, par suite d'une usure inégale dans les deux moitiés, ainsi que du fait que les borsses sont souvent constituées de moitiés provenant de brosses différentes et émanant même de fabricants différents. Ce type de brosse doit être renvoyé au fabricant pour être réparé, en sorte que les manufactures doivent posséder un grand stock de pièces de rechange.
La présente invention supprime les dépenses et le temps nécessaires pour tourner le cylindre, forer les trous pour les poils, ainsi que la coûteuse opération consistant à tirer'les poils à la main dans ces trous, à tel point que des économies considérables sont réalisées au point de vue du coût de fabrication. Par ailleurs, il ne se produit pas d'intervalles, capables de recueillir des peluches, à la surface de la brosse, tandis qu'on peut beaucoup plus aisément obtenir une brosse tournant rond.
Les manufactures utilisant des brosses suivant l'invention peuvent conserver un stock des lames ou lattes, à partir desquelles les brosses sont fabriquées, en sorte que les lattes usées peuvent aisément être remplacées à la manufacture, ce
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qui réduit l'investissement de capitaux nécessaire et le prix courant des brosses.
Suivant la présente invention, une brosse cylindrique est formée à partir d'un certain nombre de lames ou lattes, sur la surface extérieure courbe desquelles font saillie des poils ou soies et qui, lorsqu'elles sont assemblées en ayant leurs faces radiales en contact, forment un cylindre complet.
Ces lames ou lattes peuvent être produites, de manière économique, à partir de morceaux de bois droits de section rectangulaire, en leur conférant une section arquée, dans une rabotteuse en bois. De plus, au lieu de forer des trous pour les poils au soies et de tirer les touffes de poils à la main dans ces trous, un résultat satisfaisant est obtenu en enfoncant à la machine les poils dans la surface extérieure courbe des lames ou lattes et ce en une seule opération. On préfère utiliser quatre sections du type décrit ci-avant, en sorte qu'à l'axe de la brosse, chaque section sous-tend un angle de 60 .
Dans les brosses suivant l'invention, des intervalles entre les poilsont tendance à apparaître le long des bords des lames ou lattes,' étant donné qu'à ces bords la distance entre les racines des poils, à l'endroit où ils sont plantés dans les lames voisines, est supérieure à la distance séparant les poils dans une lame particulière. Ceci cause une usure' rapide des poils au bord des lattes ou lames.
Pour remédier à cet inconvénient, dans chaque lame, les touffes de poils, au lieu de rayonner à partir d'un centre commun se trouvant sur l'axe de la brosse finie, centre autour duquel la surface de la lame est courbée, rayonnent à partir d'un axe parallèle à l'axe de la brosse finie, cet axe étant cependant décalé d'une certaine distance le long du rayon médian de la lame vers la surface courbée de celle-ci, en sorte que seules les touffes se trouvant sur ce rayon s'étendent L partir de la lame réellement en direction radiale par rapport à l'axe de la courbure de la lame, les touffes se trouvant de chaque coté étant inclinées vers l'extérieur dans une mesure augmentant à mesure que croît leur distance partir de la ligne centrale de la lame.
Les lames sont établies autour de l'arbre, entre des colliers munis de rebords entourant les extrémités des lames, une partie amovible pouvant être prévue dans un des rebords, de manière à permettre l'insertion des lames.
Une forme d'exécution d'une brosse suivant l'invention est illustrée, à tjtre d'exemple, sur les dessins ci-annexés, dans lesquels : - la figure 1 est une coupe longitudinale d'une brosse complète ; - la figure 2 est, après coupe partielle, une vue en bout de la brosse; - la figure 3 est une vue en bout d'une seule lame ou latte, cette vue illustrant l'agencement des touffes; - les figures 4 à 9 montrent d'autres agencements pour monter et maintenir les lames ou lattes en place.
La brosse représentée aux figures 1 et 2 comporte six lames ou lattes en bois 1, présentant chacune une section arquée, comme montré à la figure 2. Les faces latérales 2 de chaque lame ou bande sont formées, de manièreà être radiales, par rapport au centre de courbure de la face extérieure. Dans chaque lame ou latte sont insérées mécaniquement sept touffes 3, les rangées alternatives de touffes étant décalées l'une par rapport à l'autre.
Comme le montre la figure 3, dans chaque latte, seul l'axe de la rangée centrale de touffes 3 est véritablement radial, c'est-à-dire passe par l'axe 5 de la brosse, tandis que les axes des rangées extérieures, prévues de chaque côté de cette rangée centrale, sont inclinés de plus en plus vers l'extérieur par rapport à la surface extérieure courbe de la latte, de @
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façon à se couper sur l'axe 4. L'inclinaison vers l'extérieur conférée aux rangées de touffes, aux bords des lames, assure ainsi que les extrémités li- bres des touffes s'étendent au delà du bord de la lame et empêche ainsi un espacement accru entre la rangée extérieure de touffes d'une lame et la ran- gée extérieure de touffes de la lame voisine.
Dans un cas particulier, dans lequel le diamètre de la surface extérieure des lames est de 4 3/8 pouces, les lames ayant une longueur de 16,5, 18,5 ou 22,5 pouces, la distance entre l'axe central de la brosse et le point 4 est sensiblement de 9/le de pouce. Ainsi, les axes des rangées extérieures de touffes, qui sinon ne sous-tendraient qu'un angle de 50 environ, à l'axe 5 de la brosse, sous-tendent un angle de 62 environ à l'axe 4. Le diamètre intérieur des lames est tel qu'elles s'adaptent à l'arbre, autour auquel la brosse est assemblée.
A chaque extrémité, les lames s'étendent d'un pouce au delà des centres des touffes d'extrémité des rangées, de façon à permettre un ancrage enzre les colliers d'extrémité 6, dont est pourvu l'arbre 7. Chaque collier corte un rebord cylindrique 8, s'étendant axialement et assujetti au collier par des vis9, traversant des fentes 10 ménagées dans le -,-,bord, en sorte que les rebords peuvent être glissés axialement vers l'extérieur, de façon à permettre l'enlèvement des lames ou lattes. A la figure 4, le collier et le rebord sont en une seule pièce 11, qui peut être glissée sur l'arbre 7 et est maintenue en place par une vis de blocage 12.
De plus, les extrémités des lattes sont réduites en 13, de manière à réduire le di.amètre du collier, les lattes étant maintenues en place par un bossage ou une bague 14 prévue sur le collier.
La figure 5 montre l'agencement préféré pour maintenir les lames en place. Dans ce cas, pour permettre le remplacement ou l'enlèvement des lames, sans déplacement du collier 15, une partie 17 du rebord cylindrique ló est renoue amovible, de manière à laisser un intervalle 18 suffisant pour l'enlèvement d'une lame. A la surface extérieure de la partie 17 est assujettie une bande a'acier 19, grâce à laquelle cette partie 17 est maintenue en place, de manière à fermer l'intervalle 18, à l'aide de vis de blocage 20.
Un agencement similaire est représenté à la figure 6, dans laquelle amovible 21 est articulée au collier en 22 et est munie d'une simple patte plane 23, que traverse une vis de blocage 24, pour maintenir la pièce 21 en place.
A la figure 7, la pièce 17 est maintenue en place par un ressort annul@tre 25, qui s'adapte dans une rainure 26 s'étendant à la périphérie du rebora 16.
A la figure 8, la pièce 17 est maintenue en place par une vis de blocage 27 traversant des fentes longitudinales 28 ménagées dans la pièce 17, en sorte que, lorsque les vis 27 sont desserrées, la pièce 17 peut être déplacée par glissement dans une direction parallèle à l'arbre, jusqu'à découvrir ou dégager l'extrémité des lattes ou lames en bois 1.
Dans l'agencement représenté à la figure 9, la pièce 17 est articulée au rebord 16 en 29 et possède une patte 30 munie d'une encoche, de façon à pouvoir être maintenue en place par une vis de blocage 31. Lorsqu'une lame doit être enlevée, on peut faire tourner la pièce 17, de la ma- ni.ère représentée, autour du pivot 29.