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TUBE ELECTRONIQUE A ECRAN LUMINESCENT.
L'invention concerne un tube électronique à écran luminescent, ainsi qu'un procédé de fabrication d'un tel tube et en particulier, un procédé de fabrication de l'écran luminescent de ce tube.
L'un des problèmes essentiels qui se posent dans-un tube électronique muni d'un écran luminescent sur lequel se trace une image, est la charge de cet écran provoquée par la grande quantité d'électrons qu'amené le pinceau électronique. En effet, de nombreux écrans sont si peu conducteurs qu'il ne peut être question d'une évacuation de cette charge par conduction. Pour améliorer la conduction, on a mélangé la matière luminescente avec une substance conductrice., par exemple un,métal. Dans d'autres cas, on a appliqué la matière luminescente sur une couche métallique conductrice.
Dans tous les autres cas,il faut, en ce qui concerne l'évacuation de la charge, recourir aux propriétés d'émission secondaire de la matière luminescente. Il est en effet compréhensible que, lorsque le coefficient d'émission secondaire de la matière luminescente est égal ou supérieur à 1, l'écran ne se chargera pas. Or, pour de nombreuses substances luminescentes, il n'en est pas ainsi et se produisent donc tous les phénomènes désagréables résultant de la charge de l'écran. Ces phénomènes sont entre autres un flou du spot sur l'écran, la production de faibles éclairements irréguliers de parties de l'écran non touchées par des électrons etc.
Il est déjà connu d'améliorer l'émission secondaire d'un écran luminescent en y appliquant, par vaporisation, du césium et en transformant ce césium) par oxydation, en oxyde de césium. Dans ce procédé connu, après le 'scellement et le pompage du tube électronique, on vaporise une certaine quantité de césium qui se trouve en un endroit approprié dans le tube électronique, et on précipite la vapeur sur l'écran. Le chauffage d'une certaine quantité de matière appropriée, par exemple de bioxyde de manganèse, disposée en un autre endroit du tube, provoque le dégagement d'oxygène qui transforme le césium de l'écran en oxyde de césium.
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On a constaté que l'emploi d'une couche d'oxyde de césium en- traîne certains inconvénients. En effet, la liaison entre le césium et l'oxygène n'est pas suffisante pour empêcher la désagrégation de l'oxyde de césium pendant le bombardement électronique. De ce fait, le coeffi- cient d'émission secondaire d'un écran luminescent recouvert d'oxyde de césium, diminue pendant l'emploi du tube. Certains phénomènes semblent même prouver que le coefficient d'émission secondaire peut alors acquérir une valeur inférieure à celle de la matière luminescente non traitée. Un autre inconvénient de l'oxyde de césium est le grand poids atomique du césium. De ce fait, l'oxyde de césium retient encore un assez grand nom- bre d'électrons, qui, autrement contribueraient à la production de lumière par l'écran.
Un tube électronique conforme à l'invention comporte un écran luminescent dont la face tournée vers la cathode est recouverte d'une cou- che d'oxyde de magnésium, de préférence d'une épaisseur comprise entre 10 et 1000A.
L'emploi d'oxyde de magnésium fournit un coefficient d'émis- sion secondaire très élevé, qui baisse, il est vrai, lentement pendant l'emploi du tube, mais qui reste toujours plus grand que 1 vu que la li- aison entre le magnésium et l'oxygène est très forte.
Comparativement à l'oxyde de césium, l'oxyde de magnésium of- fre en outre le grand avantage que le poids atomique du magnésium est no- tablement plus petit que celui du césium. Une couche luminescente d'un tu- be électronique conforme à l'invention peut être recouverte de plusieurs manières d'oxyde de magnésium. Après que la couche luminescente est appli- quée sur un support, en général la paroi de verre du tube électronique, on peut vaporiser dans le vide une certaine quantité de magnésium et amener la vapeur de magnésium en contact avec l'écran luminescent sur lequel elle se dépose, du moins partiellement.
Cette vaporisation du magnésium doit s'effectuer avant l'introduction du système d'électrodes dans le tube élec- tronique, car sinon, ce système,, qui comporte entre autres une cathode, se recouvre de magnésium, ce qui constitue un sérieux inconvénient vu que la cathode acquerrait une moins bonne émission et que des dép8ts conducteurs pourraient se former entre les diverses électrodes. Après que le magné- sium est déposé sur la couche luminescente, on transforme le magnésium en oxyde de magnésium en chauffant la couche luminescente dans une atmosphère contenant de l'oxygène, par exemple dans l'air. Ce n'est qu'ensuite que l'on fixe le système d'électrodes dans le tube, après quoi le tube peut être fini de la façon usuelle.
Dans de nombreux tubes électroniques, la paroi latérale du tu- be est recouverte d'une couche réfléchissant mal la lumière, par exemple une couche de carbone. Cette couche est généralement obtenue en étendant sur la paroi une suspension de carbone dans un liant combustible, par exem- ple l'aquadag obtenable dans le commerce. Le liant peut être enlevé par combustion et cette phase du processus de fabrication d'un tel tube électro- nique peut être combinée avec l'oxydation du magnésium de la couche lumines- cente.
On peut évidemment vaporiser aussi le magnésium sous une pression réduite dans une atmosphère contenant suffisamment d'oxygène, par exemple dans l'air pour provoquer l'oxydation du magnésium pendant la vaporisation. La couche luminescente est alors recouverte directement d'oxyde de magnésium.
Une tout autre méthode pour recouvrir d'oxyde de magnésium l'é- cran luminescent, méthode qui fait également partie de l'invention, consis- te à amener en contact la couche luminescente appliquée d'avance sur un sup- port, avec un nuage d'oxyde de magnésium et de laisser déposer de ce nuage sous l'effet de la pesanteur, une certaine quantité d'oxyde de magnésium sur la matière luminescente. Le nuage d'oxyde de magnésium peut s'obtenir facilement par la combustion d'une certaine quantité de magnésium. Cette combustion de magnésium ne doit pas nécessairement s'effectuer dans le ré- cipient contenant la couche luminescente.
Dans une forme de réalisation du
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procédé conforme à l'invention, on brûle en effet dans un récipient de ré- serve une certaine quantité de magnésium et on forme ainsi de l'oxyde de magnésium qui, par pompage ou décantation, peut être amené dans un récipient contenant la couche luminescente. Le temps nécessaire pour obtenir un dépôt suffisant d'oxyde de magnésium est de 10 à 50 min. Le dépôt uniquement ' - provoqué par la pesanteur, assure un recouvrement très uniforme de l'écran
On peut accélérer le dépôt de l'oxyde de magnésium sur l'écran en appliquant une charge électrostatique entre le nuage d'oxyde de magné- sium et l'écran.
En général, on procèdera à l'application du magnésium ou de l'oxyde du magnésium dans le tube électronique même utilisant l'écran luminescent. Toutefois, ceci n.'est pas indispensable, car on peut également fabriquer un écran luminescent détaché, par exemple pour l'emploi dans les microscopes électroniques, à l'extérieur du tube électronique proprement dit dans une enceinte fermée appropriée.
RESUMA
1.-- Tube électronique à écran luminescent, caractérisé par le fait que la face de la couche luminescente tournée vers la cathode, est re- couverte d'une couche d'oxyde de magnésium d'une épaisseur comprise entre 10 et 1000 A.
2. - Procédé de fabrication d'un tube électronique tel que spécifié sous 1, caractérisé par le fait qu'après l'application de la couche luminescente sur un support et avant la mise en place du système d'électrodes, on vaporise dans le vide une certaine quantité de magnésium et que la vapeur est amenée en contact avec la couche luminescente sur laquelle elle se dépose du moins partiellement, après quoi, on procède à l'oxydation du magnésium, en chauffant l'écran dans une atmosphère contenant de l'oxygène, par exemple dans l'air.
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