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SOCIETE ANONYME DES ETABLISSEMENTS CHARLES TESTUT, résidant à PARIS.
DISPOSITIF DE PESAGE.
La présente invention est relative aux dispositifs de pesage et notamment à ceux qui sont destinés à peser une masse disposée sur un plateau, de telle manière que le centre de gravité de la masse pesante ne s'écarte pratiquement pas ou très peu en projection du centre géométrique du plateau.
Tel est le cas des appareils dits : pèse-personnes, de petit encombrement et dont les dimensions s'écartent très peu de celles du polygone de sustentation de la personne qui se pèse.
Le dispositif selon l'invention comporte essentiellement un cadre rigide supporté par des ressorts en des points équidistants d'un point central du dit cadre et, de préférence, équidistants de son centre géométrique.
Ce cadre rigide supporte le plateau. Le mouvement de ce centre géométrique est transmis par levier à une crémaillère qui, selon une autre caractéristique inventive, est librement suspendue et cette crémaillère agit à la manière usuelle sur un pignon et, par l'intermédiaire de ce pignon, sur le dispositif indicateur.
On donnera ci-après des exemples de réalisation du dispositif selon l'invention sans que la demanderesse entende limiter la portée générique de son invention aux particularités ou par les particularités spécifiques aux exemples choisis pour l'illustration.
Dans le dessin joint :
La figure 1 représente un pèse-personnes selon l'invention, vu en plan, le plateau étant enlevé.
La figure 2 est une coupe médiane selon II - II de figure 1.
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Les figures 3 et 4 sont des schémas montrant la suspension du cadre rigide respectivement par des ressorts travaillant à la compression et des ressorts travaillant à la traction.
La figure 5 est un schéma représentant un autre mode de réalisation pour lecture verticale.
Sur les figures,on a désigné par 1 le carter, par exemple métallique, et par le plateau qui emboite avec un certain jeu le carter et réalise ainsi une sorte de couvercle assurant la protection du mécanisme.
Le cadre rigide, de forme rectangulaire, comporte quatre traverses, 3, 4, 5, reliant quatre blocs creux 7, 8, 9, 10. Ces blocs supportent le plateau 2.
Sur la figure 2 on a, pour la clarté du dessin, représenté les blocs à une certaine distance au-dessous du plateau mais il faut bien comprendre que le plateau 2. repose sur les blocs auxquels il sera, de préférence, assujetti, par exemple par quatre vis non représentées.
Les ressorts, au nombre de diatre, 7',8'. 9', 10', ont une extrémité logée dans la partie creuse du bloc correspondant, l'autre extrémité étant solidement fixée sur la base horizontale du carter 1 par tous moyens convenables. Le cadre rigide se trouve donc supporté par ces quatre ressorts qui sont équidistants du centre géométrique 11 du cadre. Ce centre 11 est matérialisé à l'aide d'une petite potence 12, fixée sur une entretoise 13 du cadre rigide.
La compression des ressorts étant proportionnelle à la masse appliquée, le déplacement du centre 11 sera proportionnel à la masse pesée.
La transmission de ce mouvement à l'appareil de lecture constitue une autre partie de la présente invention.
Le centre 11 agit de préférence par l'intermédiaire d'une bille ou d'un couteau sur un levier coudé 14 qui transforme le mouvement vertical du centre en un mouvement horizontal.
Le levier 14 est pivoté en 15 par exemple par deux axes tournant dans l'âme de deux vis vissées dans un étrier porté par la pièce 16 (non représentée en figure 2) ou par tout autre dispositif d'articulation. La branche 17 du levier est celle sur laquella git le centre géométrique 11. L'autre branche 18 du levier pénètre dans l'oeil d'une plaquette 19, suspendue élastiquement par les quatre ressorts 20, 21, 22, 23.
Les ressorts 20,21 et 23 sont fixés à leur autre extrémité soit au carter, soit à une plaque 24, solidaire du carter et constituant une embase pour le mécanisme.
Le ressort 22 est fixé par son autre extrémité au carter par l'intermédiaire d'un dispositif de réglage 25, très chématiquement indiqué en figure 2, et qui sert à régler la tension du dit ressort.
Une crémaillère 26 est solidaire de la plaquette flottante 19.
De préférence, ainsi qu'il est indiqué sur les figures, le ressort 20 exerce sa traction sur la plaquette 19 par l'intermédiaire de la crémaillère, ce qui permet d'utiliser une légère composante transversale de la traction pour appliquer la crémaillère 26 sur le pignon 27.
L'axe 28 de ce pignon est vertical; on peut par exemple le faire tourner dans les plaques 24 et 16 qui assurent sa verticalité, ou le pivoter de toute manière convenable par rapport au carter. L'axe 28 entraîne le cadran 29, lequel présente sur sa surface supérieure des graduations équidistantes. On lira ces graduations par exemple par une fenêtre munie d'un repère et pratiquée dans le plateau 2.
Le fonctionnement est immédiat :
Sous l'action de la charge P, les ressorts 7, 8, 9, 10, fléchissent proportionnellement; le mouvement du point 11 qui appuie la potence sur
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la branche 17 du levier 14 fait basculer vers la gauche de la figure 2 la branche 18 du levier 14, laquelle agit sur la plaquette 19 et donc sur la crémaillère 26. Celle-ci, grâce à sa suspension flottante, attaque toujours convenablement le pignon 27, qui entraîne le cadran 29 et le fait tourner d'un angle proportionnel à la nasse pesée.
Si l'on enlève le poids ', le plateau 2, refonte sous l'action des ressorts 7, 8, 9, 10, et le levier est rapp@@@ par la plaquette 19, elle-même rappelée par le ressort 22.
Comme on le voit directement en comparant les schémas de figure
3 et de figure 4, les ressorts 7, ,, 9, peuvent être des ressorts travaillant à la compression (figure 3), ce qui constitue un avantage distinc- tif par rapport aux autres modes de réalisation connus de dispositifs de pe- sage de ce genre, mais aussi les ressorts 7, 8, 9, 10, @@uvent travailler à la traction (figure 4).
Comme on le voit en figure 5, il est possible de renvoyer le mouvement du point 11 dans une direction permettant la lecture verticale sur le cadran 29, grâce à un levier de renvoi 30, pivoté en 31 et articulé en 32. avec la tige verticale 33 qui porte la crémaillère 26. La suspension de cette dernière n'a pas été représentée.
L'ensemble qui vient d'être décrit permet de réaliser, sous un très faible volume, un pèse-personnes de dimensions sensiblement égales à celles des deux pieds réunis de la personne à peser, et dont la hauteur verticale est de l'ordre de quelques centimètres.
Il est extrêmement robuste, surtout quand les ressorts travaillent à la compression, et du fait que les parties délicates sont flottantes.
REVENDICATIONS.
1 - Dispositif de pesage dans lequel la masse à peser est supportée par un plateau, caractérisé en ce que le plateau est supporté par un cadre rigide, ledit cadre étant supporté par des ressorts équidistants d'un point central.
2 - Dispositif selon 1, caractérisé en ce que le point central est le centre géométrique du plateau.
3 - Dispositif selon 1, caractérisé en ce que le mouvement du point central est renvoyé, de préférence avec multiplication, à un dispositif de mesure, par l'intermédiaire d'une crémaillère suspendue élastiquement.