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PERFECTIONNEMENTS RELATIFS A DES GRUES.
Les grues employées pour le déchargement des navires à quai doivent souvent fonctionner à l'étroit et satisfaire des exigences poussées.
De préférence, elles doivent être capables de lever une charge située du cote éloigné d'une cale et de la déposer soit aussi près que possible du pied de la grue,soit à une distance aussi grande que possible de ce dernier, dans diverses directions. En même temps, il faut que la flèche évite des obstacles tels que le gréement et la lisse proche d'un navire. De telles grues sont parfois montées sur de hauts portiques qui roulent sur des rails) toutefois, ces grues sont encombrantes, lourdes et donc de construction plus coûteuse que les grues à flèche montée sur une base comparativement basse et étroite. La portée extérieure d'une flèche montée sur une base basse est toutefois limitée par des obstacles tels que la lisse proche du navire, et une bonne portée ne peut être obtenue qu'avec une flèche qui est démesurément grande ou qui est courbe.
Une flèche à grande portée est relativement lourde, elle fonctionne lentement et évite malaisément le gréement et on peut en dire autant de la flèche courbe de manière permanente qui subit des torsions indésirables lorsqu'elle pivote; les flèches de ces deux types ne peuvent être ramenées de manière à déposer une charge suffisamment près de la base de la grue.
Dans la Spécification britannique N 470.295 du demandeur, ce dernier a décrit et revendiqué des flèches construites en deux parties, à savoir une partie principale ou inférieure et une partie en @ ou allonge, reliées entre elles de manière à pivoter l'une par rapport à l'autre, un dispositif étant prévu grâce auquel rallonge peut être soit tenue alignée sur la partie principale, soit réglée de manière à faire un certain angle avec la partie principale.
Les flèches décrites en détail dans la Spécification n 470.295 sont principalement destinées à déplacer des charges au travers d'ouvertures plus basses qu'il ne serait possible autrement,par exemple,
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sous les fermes d'un toit ou par les portes de wagons fermés de chemin de fer et, dans ce dernier but, la partie principale, dans la position baissée extrême, est inclinée vers le bas, tandis que l'allonge reste horizontale ou sous l'inclinaison quelconque prédéterminée par la construction. En s'élevant depuis cette position, l'allonge conserve l'inclinaison prédéterminée sur l'horizontale, bien que la partie principale se déplace progressivement vers l'horizontale et s'élève ensuite vers son inclinaison maximum sur l'horizontale.
Dans une variante, l'allonge peut, si le préposé le préfère, être maintenue dans la. fonction de prolongation fixe de la flèche principale, alignée sur celle-ci ou faisant avec celle-ci un angle fixe, les deux éléments s'élevant et s'abaissant ensemble sans mouvement relatif entre eux.
Dans la présente invention, le demandeur modifie la construction décrite en détail dans le brevet antérieur du demandeur et propose un seul câble destiné à actionner à la fois la flèche principale et l'allonge. Ce câble passe autour de poulies montées sur les talons des deux organes,et deux arrêts sont prévus dont l'un sert à arrêter la rotation d'un des organes autour de son pivot dans un sens et l'autre, à arrêter la rotation de l'autre organe autour de son pivot dans le sens opposa par suite de quoi lors des deux mouvements de volée, sortant et rentrant, de la grue, l'allonge tourne en deux phases, à savoir par rapport à la flèche et avec la flèche
De préférence, lors du mouvement de volée sortant, l'allonge tourne d'abord et ensuite, l'allonge et la flèche tournant ensemble, mais on peut faire usage de l'agencement inverse.
L'amplitude du mouvement de l'allonge par rapport à la flèche principale peut être déterminée par un cran mobile qui sert comme un des arrêts. En outre, on peut pourvoir à l'arrêt de la rotation de l'allonge par rapport à l'horizontale, vers la limite inférieure du mouvement de volée sortant, de la manière décrite dans la Spécification n 470.295.
Cela permet de donner à la grue de très nombreuses applications.
Les dessins annexés représentent un exemple de grue construite selon la présente invention et son mode de fonctionnement.
La figure 1 est une élévation latérale de la grue.
La figure 2 est une vue à grande échelle de la partie inférieure de la figure 1.
La figure 3 est un schéma représentant l'agencement des câbles de hissage et de mouvement de volée.
Les figures 4 à 8 sont des schémas qui représentent le fonctionnement de la grue.
La grue consiste en un châssis 2 à roues, sur lequel est montée une plaque tournante 4 portant des bâtis en pyramide 6, une cabine 8 et un contrepoids 10. La flèche principale 12 de la grue pivote sur les bâtis 6 autour d'un axe 14 et porte, à son extrémité supérieure, une allonge 16 pivotant sur la tête de la flèche principale en 18. Un bâti triangulaire, 20, formant le talon de l'allonge, pivote également en 18 et est joint à la tête de l'allonge par des tirants 22.
Le mouvement de volée de la grue est réglé par un câble 24 qui est ancré à une extrémité sur un arbre 26 porté par des appliques 28 montées sur la flèche principale. Ce câble passe autour d'une poulie 30 montée sur un arbre 32 porté par le bâti 20, ensuite autour d'une poulie de renvoi 34 portée par l'arbre 26 et de là, successivement, autour des poulies 36, 38, 40, 42 et 44 portées par un arbre 46, monté sur le talon de la flèche principale et par un arbre 48 monté à l'arrière de la cabine 8. Finalement, le câble 24 est enroulé sur un tambour 50 monté sur l'arbre 48. Lorsque le cable 24 est enroulé sur le tambour 50, il tend à lever à la fois la flèche principale 12 et l'allonge 16.
Les poids de la flèche principale et de l'allonge et le nombre des parties du câble qui agissent sur leurs talons sont tels que la flèche principale est levée de préférence à l'allonge.
Le mouvement ascendant de la flèche principale 12 est limité par la venue
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en contact de son talon avec une traverse 52. Après le contact de la flè- che et de la traverse, l'enroulement subséquent du câble 24 sur le tambour
50 lève l'allonge 16 vers sa position supérieure qui, dans l'exemple, est sensiblement alignée sur la flèche principale. Cette position est repré- sentée figure 4.
Lorsqu'au départ de cette position supérieure, le câble 24 est déroulé du tambour 50, la flèche principale 12 reste immobile, tandis que l'allonge 16 pivote vers l'horizontale et la grue atteint la position repré- sentée figure 5. La rotation de l'allonge par rapport à la flèche princi- pale est limitée par des tirants 54 qui pivotent sur le bâti 20 en 56 et qui sont reliés à leurs extrémités inférieures, par une traverse 58 coulissant dans des fentes 60 de la flèche principale 12. Après que la traverse 58 a atteint l'extrémité supérieure des fentes, le déroulement sub séquent du câble 24 permet à la flèche principale et à l'allonge de pivoter ensemble vers l'horizontale jusqu'à ce qu'elles atteignent la position représentée figure 6.
On voit que la séquence des mouvements de la flèche principale et de l'allonge a lieu sous le seul réglage du câble 24 et il s'ensuit qu' un seul tambour et un seul moteur de commande sont nécessaires pour lever et baisser à la fois la flèche principale et l'allonge.
Le rapport des forces dont l'action est requise sur les talons de l'allonge et de la flèche principale, pour les supporter, varie selon la charge que la grue porte. Pour compenser celle-ci, un câble de hissage 62, enroulé sur un treuil 64, après passage sur des poulies de renvoi 66 et 67, est conduit autour d'une poulie 68 montée sur l'arbre 32, une poulie 70 montée sur l'arbre 26 et une autre poulie 72 montée sur l'arbre 32 avant de passer sur une poulie 74 montée sur la tête de l'allonge 16. La tension du câble 62 contribue ainsi à adapter la force qui agit sur le talon de l'allonge 16 à la grandeur de la charge portée.
L'amplitude du mouvement de l'allonge 16 par rapport à la flèche principale 12, entre les positions représentées figures 4 et 5 est représen- tée figure 1, où le contour 76 représente le bord proche du navire et 78, une écoutille. Une flèche rectiligne., apte à éviter la lisse du navire et à descendre une charge dans la cale? devrait être bien plus longue que les longueurs combinées de l'allonge et de la flèche principale de la grue représentée.
L'emploi de la présente grue ne se limite toutefois pas au présent cas et il est pourvu, si on le désire, à la restriction ou à la suppression du mouvement relatif de l'allonge et de la flèche principale 12 au moyen d'un cran 80 (représenté figure 2) que l'on peut amener à pivoter autour de l'axe 14 de manière à empêcher partiellement ou complètement le mouvement de la traverse 58 dans la fente 60. La grue peut alors se déplacer de la position représentée figure 4 à celle représentée figure 8. Cette possibilité peut être précieuse pour éviter certains obstacles supérieurs.
L'allonge 16 est également pourvue d'un second jeu de tirants 82 pivotant en 56 et joints par une traverse 84. Cette traverse 84 repose généralement sur les tirants 54, mais si la flèche principale est baissée sous la position représentée figure 6, la barre 84 bute contre une butée dressée 86 fixée sur le bâti 6. L'effet de ce contact est d'arrêter la rotation subséquente de l'allonge 16 par rapport à l'horizontale, de sorte que la position inférieure atteinte par la grue est celle que représente la figure 7 où l'allonge est revenue à une position alignée sur la flèche principale. Cela permet à la tête de l'allonge de pénétrer dans les portes d'entrepôt et analogues.
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