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SERINGUE POUR AMPOULES CYLINDRIQUES.
Les seringues commerciales pour ampoules cylindriques présentent le gros inconvénient de ne pas permettre de ramener en arrière le bouchon jouant le rôle de piston de refoulement, c'est-à-dire d'effectuer une succion ou une aspiration.
De nombreuses tentatives ont déjà été faites pour surmonter cet inconvénient d'une manière satisfaisante. Suivant la méthode la plus ancienne que l'on n'applique que rarement, on opère comme suit : on fixe, par vulcanisation, un cylindrique métallique taraudé dans le piston de refoulement et l'on munit d'un embout fileté la tête de la tige de refoulement de la seringue ou l'on fait l'inverse, de sorte que l'on peut accoupler solidement la tige de refoulement et le pistono Toutefois,cette mesure complique et augmente considérablement le prix des pistons,, ce qui interdit son application à des préparations peu coûteuses;
en outre,, cette construction présente l'inconvénient que, si l'on peut aisément visser l'embout fileté dans le piston de refoulement quisurtout après un emmagasinage prolongé, se trouve collé à la paroi de l'ampoule , il est impossible de séparer cet embout du piston lorsque ce dernier a effectué son mouvement de va-et-vient qui l'a décollé de la paroi car ce piston tourne alors facilement sur lui-même, ce qui rend très difficile l'élimination des ampoules cylindriques vidées.
Dans d'autres constructions, applicables aux bouchons de forme ordinaire, on se sert d'un tire-bouchon; cependant, les mêmes inconvénients en ce qui concerne l'élimination de l'ampoule vidée subsistent. D'autres constructions sont tellement compliquées que l'on ne peut pas s'en servir en pratique en raison de leur coût élevé.
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La seringue pour ampoules cylindriques, objet de la présente invention, permet de résoudre d'une manière satisfaisante le problème que l'on vient d'exposer,
Dans cette seringue, la tête creuse de la tige de refoulement contient au moins deux griffes que l'on peut faire sortir ou rétracter à l'aide d'un poussoir muni d'une tête de construction spéciale, les pointes de ces griffes venant se rencontrer, en position sortie,dans le prolongement de la tige de refoulement.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La figure 1 est une vue en bout de la tête de la tige de refoulement, les griffes étant rétractées.
La figure 2 est une vue en élévation correspondante, avec un arrachement montrant la tige de manoeuvre des griffes.
La figure 3 est une vue analogue à la figure 1, les griffes étant sorties.
La figure 4 est une vue en élévation analogue à la figure 2 et correspondant à la figure 3.
Les figures 5 et 6 sont des vues de côté et de face de l'une des griffes.
La figure 7 est une coupe à plus grande échelle suivant la ligne AB de la figure 1.
La figure 8 est une vue schématique, en plan, d'un des disques du dispositif de manoeuvre.
La figure 9 est une coupe longitudinale des éléments séparés de l'extrémité extérieure de la seringue.
La figure 10 montre ces éléments assemblés avec adjonction de l'aiguille.
La tête creuse 1 de la tige de refoulement est fermée, en bout, par une plaque 2 présentant une cavité centrale et des ouvertures marginales 3 pour livrer passage à des griffes 7. Sur sa périphérie, la tête 1 présente des fentes ou fenêtres 5 dont il sera question plus loin. Le mouvement des griffes 7 est provoqué à l'aide d'un poussoir 6 pénétrant axialement dans la tête 1.
Le poussoir 6 se termine, à l'intérieur de la tête 1, par deux disques 9 et 10 dont l'écart correspond au diamètre des pivots 8 dont sont munies les griffes 7 (figure 6). Le disque supérieur 9 est muni d'échancru- res 12, comme le montre la figure 8. La plaque 2 porte, au voisinage de cha- cune de ces ouvertures 3, un doigt 11 dirigé vers l'intérieur. Les éléments 7,9 et 10 sont représentés en traits pleins dans la position pour laquelle les griffes 7 sont sôrties et en traits interrompus (71, 91 et 101) dans la position pour laquelle elles sont rétractées. Les doigts 11, comme il ressort du dessin servent à guider les griffes et à les immobiliser dans leur position finale.
Les fentes 5 sont destinées à loger les griffes rétractées dans la tête la Le disque 9 et les pivots 8 interviennent pour la rétraction des griffes 7. La cavité 4 de la plaque supérieure 2 a pour rôle d'offrir la possibilité de se déformer au caoutchouc du piston de refoulement quand ce caoutchouc subit la contrainte des griffes, de sorte que la pression du caoutchouc contre les parois du cylindre n'est pas augmentée inutilement.
Du point de vue technique, il serait possible de faire agir les griffes du centre vers la périphérie au lieu de les disposer comme il est décrit ci-dessus; cependant, cette variante n'apporterait pas d'avantages; au contraire, il se produirait des difficultés et un plus grand risque de
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rupture des griffes si elles étaient manipulées maladroitement.
Afin de pouvoir enfoncer les griffes dans le caoutchouc tenace du piston de refoulement, on doit appliquer la tête de la tige de refoulement fermement sur ce piston, Suivant la technique appliquée jusqu'ici, on place les ampoules cylindriques dans la seringue déjà munie de l'aiguille à injec- tion à deux pointes. Si l'on agissait de même dans le présent cas, du fait de la pression exercée sur le piston de refoulement, la solution d'injection sortirait avant que les griffes aient pénétré dans le caoutchouc. Par con- séquent, il est nécessaire de n'enfoncer l'aiguille à injection à travers le bouchon supérieur en caoutchouc de l'ampoule cylindrique qu'après qu'on a assuré le maintien solide du piston de refoulement au moyen des griffes, sui- vant la présente invention, comme il a été décrit ci-dessus.
Il est vrai que dans les seringues appliquées jusqu'ici, il est possible de n'insérer l'ai- guille d'injection' qu'après l'introduction de l'ampoule cylindrique ; mesure est cependant compliquée et non satisfaisante du point de vue hygié- nique. Dans les constructions connues, il est presqu'impossible d'introduire . l'aiguille d'injection d'une manière telle qu'elle ne touche pas la paroi du trou de la partie supérieure de la seringue à travers lequel on doit la faire passer et, par conséquent, il serait nécessaire de stériliser la serin- gue avant chaque injection.
On peut surmonter cet inconvénient en opérant de la manière sui- vante entre l'embout taraudé 15, à l'aide duquel l'aiguille à injection 16 est maintenue en place, et la seringue 13, on intercale une petite pièce in- termédiaire 14, que l'on peut stériliser en même temps que l'embout 15 et l'aiguille à injection 16 (figure 9 et 10).
Les dimensions de la pièce intermédiaire 14 sont telles que, même si la manipulation est effectuée d'une manière peu habile, il n'existe pas de risque d'amener l'aiguille à injection, au contact des parois de la tête de la seringue 13 en l'insérant. Avant que la pointe de l'aiguille d'in- jection ait atteint l'ouverture 17 de la seringue 13, la partie inférieure de la pièce intermédiaire 14 et l'aiguille à injection 16 sont guidées et centrées par la partie supérieure creuse de la seringue 13, à travers l'ou- verture 17. On peut visser la pièce intermédiaire sur la seringue 13, comme le montrent les figures 9 et 10 ou on peut la fixer par un verrouillage à baïonnette.
De cette façon, il est possible d'abord d'enfoncer les griffes et de ne visser qu'ensuite les organes servant au montage de l'aiguille à injection pour percer le bouchon supérieur en caoutchouc de l'ampoule cylin- drique.
Etant donné que les organes 14 et 15 sont de simples pièces décolletées que l'on peut fabriquer à bas prix, le médecin peut s'en procurer une quantité suffisante afin d'avoir toujours à sa disposition le nombre vou- lu d'aiguilles à injection.
La réalisation d'un dispositif approprié permettant de manoeu- vrer le poussoir 6 ne présente aucune difficulté technique. Il en est de même des autres parties non représentées de la seringue.
11 va de soi que des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation qui vient d'être décrit, notamment-par substitution d'équivalents techniques sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention.